��� PROLONGEMENT DE FONCTIONS. EXEMPLES ET APPLICATIONS.
Définition d’un prolongement d’une fonction définie surAµE.
I. Prolongement par continuité
[Gou��, §�.�, p��]On considère des espaces métriques.
I. A. Prolongement ponctuel
Continuité d’une fonction continue en un point d’accumulationaimpliquelimxæaf(x) = f(a). On peut donc prolonger par continuité la fonction si elle n’est pas définie enalorsque limxæaf(x) =¸œF.
Exemples desinc, contre-exemple desin(1/x)ou d’une fonction indicatrice.
I. B. Prolongement par densité
Deux fonctions continues égales sur une partie dense sont égales, exemple d’une équation fonctionnellef(x+y) =f(x) +f(y)æfest linéaire
Prolongement par densité d’applications uniformément continues, application à la définition d’une intégrale de fonctions continues à partir des fonctions en escaliers
Prolongement d’applications linéaires continues définies sur un sous-espace dense.
Application : prolongement de la transformée deF������définie surS(Rd)dense dansL2(Rd).
II. Prolongement di�érentiel
II. A. Prolongement C
ket applications
[Gou��, §�.�, p��–��] [Rou��, Ch�, p���–���]Prolongement d’une fonction continue de classeC1surI\ {a}telle quefÕ x≠ææa ¸œR. Alors festC1surI(etfÕ(a) =¸).
Exemple de fonctionCŒsurR, nulle surR≠.
Fonctions plateaux, existence de fonctionCŒadmettant des limites à gauche fixées des déri- vées à toute ordre.
II. B. Prolongement des solutions d’EDO
[Ber��, Ch�/�]Équation di�érentielle, solution, prolongement d’une solution, solution globale implique maxi- male, mais pas la réciproque, exemple dexÕ=x2.
Prolongement d’une solution en une solution maximale Théorème deC�����-L��������
Théorème des bouts Exemple deL����-V�������
Sifest bornée : le théorème des bouts implique que la solution maximale est globale!
Lemme deG�������, application au théorème des bouts dans le cas d’un problème linéaire avecA, Bfonctions continues
III. Prolongement de fonctions de la variable complexe
III. A. Prolongement de séries entières
[Gou��, §�.�, p���–���] [BMP��, §�.�/�.�, p��–��]
Soitq
nØ0anznune série entière de rayon de convergenceR.
D����������. [����� �� �����������]
On définit le rayon de convergence de la série entière par le réel R = sup({rØ0|(|anrn|)nœNest bornée}).
E�������. La série entièreq
nØ0zn
n! a un rayon de convergence infini.
P�����������. [����� �’A���]
• Si|z|< R, la sérieq
nØ0anznconverge absolument,
• La série entièreq
nØ0anznconvergence normalement surDr(0)pour toutr < R. En particulier, la série entière est continue surDR(O),
E������ �. On n’a pas forcément continuité sur DR(0)! Considérer par exemple qnØ0(≠1)nzn=1≠1zsurD1(0), prolongeable en1par1/2mais dont la série en1diverge.
E�������. [���������� ������������� ��������� ��� �� ������CR(0)]
• q
nØ0zndiverge en tout point deC1(0),
• q
nØ0zn/nconverge en tout point deC1(0)sauf en1,
• q
nØ0zn/n2converge en tout point deC1(0).
T��������. [�������� �’A���]
Soitf : z ‘≠æ q
nØ0anzn de rayon de convergence1. On suppose queq
nØ0an
converge. Alors pour tout–œ[0,fi/2[, on a
zæ1,zlimœ –
f(z) =ÿ
nØ0
an où –={1≠flei◊œD(0,1)|fl>0,◊œ[≠–,–]}
T��������. [�������� ��������� ������]
Soitf : z ‘≠æ q
nØ0anznde rayon de convergence1. On suppose quean =o(1/n)et qu’il existeSœCtel quef(x)≠æxæ1≠ S. Alorsq
nØ0anconverge etq
nØ0an=S.
ÉNS Paris-Saclay –����/���� AntoineB������–https://perso.ens-lyon.fr/antoine.barrier/fr/ Page���sur���
Agrégation – Leçons ���– Prolongement de fonctions. Exemples et applications.
III. B. Prolongement des fonctions holomorphes
[Tau��, §Ch�/�, p��/��] [BMP��, §�.�, p��]
Prolongement analytique, exemple de l’identitécos2+ sin2 = 1étendue àCtout entier, du prolongement holomorphe de l’exponentielle
Application : base hilbertienne des polynômes orthogonaux Principe du maximum, cas d’égalité, lemme deS������
Types de singularité : dans le cas d’une fausse singularité prolongement par continuité holo- morphe! Exemple desincen0.
Pole (simple)
P�����������. est holomorphe sur{Ÿ(z)>0}.
A�����������. admet un unique prolongement méromorphe surC, holomorphe sur C\≠N.
A������������. ’xœRú+, (x) = lim
næ+Œ
n!nx
x(x+ 1). . .(x+n) [������� ��G����]
������
Graphe desinc, d’une fonction plateau, des solutions deyÕ=y2, d’une solution maximale ...
������
L’objectif de cette leçon est de parvenir à prolonger des fonctions définies sur di�érents es- paces. Par exemple la fonction sinus cardinal nous donne l’idée simple du prolongement par continuité en0.
On comprend rapidement qu’il y a plusieurs manières de prolonger une fonction, on s’intéresse notamment aux propriétés de régularité, et à quelles conditions cela est possible. D’abord on regarde le prolongement par continuité, en utilisant une notion de densité.
Dans le cadre des équations di�érentielles, la notion de durée de vie des solutions amène au théorème deC�����-L��������et au théorème des bouts. En analyse complexe, le prolonge- ment analytique corollaire du théorème des zéros isolés permet d’assurer l’unicité.
������������
Il faut savoir démontrer le théorème d’holomorphie sous le signe intégral, connaître le théo- rème deH���-B�����: si ce n’est pas dans le plan, on peut avoir des questions dessus.
���������
Q Soit–œ]≠1,1[etui = (–in)nœNpouriœ N. Montrer que pour toutiœN,ui œ¸2(N)et que la famille(ui)iœNest une famille totale de¸2(N).
R On a|(ui)n|2=--–2i--nest convergente puisque|–|<1. Montrons que la famille est totale.
Soitv œ Vect((ui)i)‹. Regardons la série entièref : z ‘≠æ q
nœNv(n)zn. Son rayon de convergence est au moins1, par critère deC�����-S������. De plusfs’annule en les–i, donc est nulle par le théorème des zéros isolés. Doncv= 0.
Q Déterminer les morphismes d’algèbre continues de(C0([0,1],R),Î.ÎŒ)dans(R,|.|).
R Regarder l’image des polynômes puis utiliser le théorème deW����������. On obtient les morphismes d’évaluation.
Q Existe-t-ilf œH(D(0,1))(ouf œH(C\ {≠i, i})) telle quef|]≠1,1[ = arctan?
R Considérer par exemplef :z‘≠æq
nØ0z2n+1 2n+1.
�������������
[Ber��] F.B��������:Équations di�érentielles. Cassini,����.
[BMP��] V.B���, J.M�����et G.P����:Objectif Agrégation. H&K,�èmeédition,����.
[Gou��] X.G������:Les maths en tête - Analyse. Ellipses,�èmeédition,����.
[Rou��] F.R�������:Petit guide de calcul di�érentiel. Cassini,����.
[Tau��] P.T�����:Analyse complexe pour la Licence�. Dunod,����.
ÉNS Paris-Saclay –����/���� AntoineB������–https://perso.ens-lyon.fr/antoine.barrier/fr/ Page���sur���