1 numériques Suites
Sommaire
Partie A (s
2) 2
1 Rappels de première . . . . 2 2 Limite d’une suite. . . . 3
2.1 limite infinie 3
2.2 limite finie 5
Partie B (s
14) 7
3 Suites géométriques . . . . 7
3.1 Rappels de première 7
3.2 Somme des termes 7
3.3 Limite 8
Partie A (s
2)
La notion de suite est indissociable des procédures itératives utilisées dès l’Antiquité, notamment chez le scientifique grec Archimède de Syracuse pour trouver des ap- proximations de nombres irrationnels commeπou de grandeurs à mesurer : surfaces, volumes. . .
À partir du xviiie siècle, les suites deviennent un outil incontesté pour la détermi- nation de valeurs approchées de valeurs numérique. De nos jours, les ordinateurs permettent des approximations de plus en plus fines.
La théorie des suites fournit un cadre de modélisation dans de nombreux domaines : en économie, biologie, écologie, physique. . .
Archimède (-287 ;-212)
1 Rappels de première
Une suite de réels est une liste ordonnée de nombres réels indexée par les entiers naturels.
On note u = (u
n)
n∈N= (u
0; u
1; u
2; . . . ; u
k−1; u
k; u
k+1; . . . ) Définition 1.
Exemple 2
Vous avez certainement déjà vu ce genre de défi où il faut continuer la suite :
• 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64,. . . suite géométrique de raison 2
• 1, 4, 9, 16, 25, 36, 49,. . . suite des carrés
• −3, 1, 5, 9, 13, 17, 21,. . . suite arithmétique de raison 4
• 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21,. . . suite de Fibonacci
Voir vidéo Késako sur le nombre d’or
Une suite (u
n)
n∈Nest définie de manière explicite lorsque chaque terme u
nest défini en fonction de son rang n, indépendamment des autres termes : u
n= f (n) où f désigne une fonction.
Définition 3.
Une telle expression permet de calculer n’importe quel terme de la suite.
ici,f:x→7x−5
Exemple 4
Soit (un)n∈Nla suite définie par un= 7n−5.
• u0= 7×0−5 =−5 ;
• u1= 7×1−5 = 2 ;
• u2014= 7×2 014−5 = 14 093.
Une suite (u
n)
n∈Nest définie par récurrence lorsque l’on connait son pre- mier terme et une relation de la forme :
u
n+1= f (u
n) où f désigne une fonction.
Définition 5.
Cette relation de récurrence permet de calculer un terme de la suite à partir du terme précédent.
Exemple 6
Soit (un)n∈Nla suite définie par :
u0 = 3 un+1 = −2un+ 1 .
• u1=−2u0+ 1 =−2×3 + 1 =−5 ;
• u2=−2u1+ 1 =−2×(−5) + 1 = 11. . .
L’inconvénient d’une telle suite est que les termes « éloignés » du début de la suite sont difficiles d’accès : pour calculeru100il faut, a priori, calculer tous les termes précédents ! !
Pour calculer les termes d’une suite, on peut utiliser un tableur, un logiciel de géométrie dynamique ou logiciel de programmation.
2 Limite d’une suite
Quel est le comportement d’une suite (u
n) lorsque n prend de grandes valeurs ? On écrit : lim
n→+∞
u
n= ?
2.1 limite infinie
On dit qu’une suite (u
n) a pour limite +∞ quand n tend vers +∞ si pour tout entier naturel p, on peut trouver un rang N à partir duquel tous les termes u
nsont supérieurs à 10
p. On écrit :
n→+∞
lim u
n= +∞.
Définition 7.
n u
nb b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
n≥N un≥10p
10
pExemple 8
Soitula suite définie parun= 0,5n2−n+ 1.
On admet que cette suite admet une limite infinie en +∞.
Mettre en œuvre un algorithme permettant de déterminer un seuil à partir duquel un≥10 000, soit un≥105.
Un algorithme est une suite finie d’instructions permettant de résoudre un problème.
Le mot algorithme vient du nom du mathématicien perse Al-Khwarizmi (années 800) surnommé le père de l’algèbre
Algorithme Seuil pour une limite infinie Variable
n:un nombre entier naturel { indice de la suite } u:un nombre réel { valeur de la suite au rangn } Début
Affecter à n la valeur 0
Affecter à u la valeur 0,5n2−n+ 1 { ou directement 1 } TantQue u est inférieur à 10 000 Faire
Affecter à n la valeur n+ 1 { incrémentation de 1 }
Affecter à u la valeur 0,5n2−n+ 1 { nouvelle valeur deu } FinTantQue
Afficher n Fin
On peut tester cet algorithme grâce à un logiciel ou une calculatrice.
Voici ce que cela donne avec AlgoBox :
VARIABLES
n EST_DU_TYPE NOMBRE u EST_DU_TYPE NOMBRE DEBUT_ALGORITHME
n PREND_LA_VALEUR 0
u PREND_LA_VALEUR 0.5*n*n-n+1 TANT_QUE (u<10000) FAIRE
DEBUT_TANT_QUE
n PREND_LA_VALEUR n+1
u PREND_LA_VALEUR 0.5*n*n-n+1 FIN_TANT_QUE
AFFICHER n FIN_ALGORITHME
n=0 u=1
et avec Python : while u>10000:
n=n+1
u=0.5*n*n-n+1 print(n)
L’algorithme nous donne un seuil de 143, c’est à dire que pour toute valeur densupérieure ou égale à 143,un sera supérieur ou égale à 105.
2.2 limite finie
On dit qu’une suite (u
n) a pour limite ℓ quand n tend vers +∞ si pour tout entier naturel p, on peut trouver un rang N à partir duquel tous les termes u
nsont à une distance de ℓ inférieure à 10
p. On écrit :
n→+∞
lim u
n= ℓ.
Définition 9.
n u
nb b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b |un−ℓ| ≤10−p
n≥N
N ℓ
−10
−pℓ
ℓ + 10
−pExemple 10
Soitula suite définie pour toutn≥1 parun= 3 +(−1)n n2 pour . On admet que cette suite admet pour limite 3 en +∞.
Mettre en œuvre un algorithme permettant de déterminer un seuil à partir duquel
|un−3| ≤0,00001, soit|un−3| ≤10−5.
Algorithme Seuil pour une limite finie Variable
n:un nombre entier naturel u:un nombre réel
Début
Affecter à n la valeur 1
Affecter à u la valeur 3 +(−1)n n2
TantQue |u−3| est supérieur à 0,00001 Faire Affecter à n la valeur n+ 1
Affecter à u la valeur 3 + (−1)n n2 FinTantQue
Afficher n Fin
Variables
Initialisation
Traitement
Sortie
Voici ce que cela donne avec AlgoBox :
VARIABLES
n EST_DU_TYPE NOMBRE u EST_DU_TYPE NOMBRE DEBUT_ALGORITHME
n PREND_LA_VALEUR 1
u PREND_LA_VALEUR 3+pow(-1,n)/pow(n,2) TANT_QUE (ABS(u-3)>0,00001) FAIRE
DEBUT_TANT_QUE
n PREND_LA_VALEUR n+1
u PREND_LA_VALEUR 3+pow(-1,n)/pow(n,2) FIN_TANT_QUE
AFFICHER n FIN_ALGORITHME la syntaxe pourab
estpow(a,b)
n=1 u=2
et avec Python : while abs(u-3)>0.00001:
n=n+1
u=3+pow(-1,n)/pow(n,2) print(n)
L’algorithme nous donne un seuil de 317, c’est à dire que pour toute valeur den supérieur ou égale à 317, la différence entreun et 3 sera inférieure à 0,00001.
Remarque 11
Une suite peut ne pas admettre de limite. Par exemple la suite de terme général
(−1)
nprend alternativement les valeurs 1 et
−1. Elle n’admet pas de limite.Partie B (s
14)
3 Suites géométriques
3.1 Rappels de première
Une suite (u
n)
n∈Nest géométrique s’il existe un réel q non nul appelé raison de la suite tel que pour tout entier naturel n :
u
n+1= q
×u
n. Définition 12.
Autrement dit, on passe d’un terme de la suite au suivant en multipliant toujours par le même nombre q.
Exemple 13
Soit (un)n∈N, la suite géométrique de premier termeu0= 5 de raisonq=−2.
La définition de la suite (un)n∈N par récurrence est
u0 = 5 un+1 = −2un :
• u1=−2u0=−2×5 =−10 ;
• u2=−2u1=−2×(−10) = 20. . .
Soit (u
n)
n∈Nune suite géométrique de premier terme u
0de raison q,
•
Pour tout n
∈N, on a u
n= u
0×q
n,
•
Pour tous (n, p)
∈N×N, on a u
n= u
p×q
n−p. Propriété 14.
sip= 0, on retrouve la formule précédente
Exemple 15
Soit (un)n∈N la suite géométrique de premier termeu0 = 5 de raisonq =−2, le terme de rang 4 est :u4= 5×(−2)4= 80.
3.2 Somme des termes
La somme des (n + 1) premières puissances d’un nombre q
6= 1 est :S = 1 + q + q
2+
· · ·+ q
n= 1
−q
n+11
−q .
Propriété 16.
Ch.01
Suites numériques
TaleSTI2DRemarque 17
Pour simplifier l’écriture, on note
n
X
i=0
q
i= 1 + q + q
2+
· · ·+ q
n.
on lit somme pouri allant de1àndesqi
Démonstration :
1 + q
✁+
✓✓q
2+ . . . + q
n= S
−
q
✁+
✓✓q
2+ . . . + q
n+ q
n+1= qS
1
−q
n+1= S
−qS = S(1
−q)
d’où le résultat attendu : S = 1
−q
n+11
−q .
Exemple 18La somme des 9 premières puissances de 2 vautS = 1 + 2 + 22. . .+ 28=1−28+1 1−2 = 511.
3.3 Limite
Si 0 < q < 1 alors lim
n→+∞
q
n= 0, et si q > 1 alors lim
n→+∞
q
n= +∞.
Propriété 19.
le casq= 1est trivial carqn= 1∀n
1 2 3 4 5 6 7
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
q= 2
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
q= 1,5
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
q= 1,3
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
q= 1,2
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
q = 1
b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b b
q = 0,5
n q
nUne suite géométrique peut également être définie ainsi :
pour tout n
∈N, u
n= u
0×q
n, on a donc les propriétés suivantes.
Soit (u
n) une suite géométrique de premier terme u
06= 0 et de raisonq > 0.
•
si 0 < q < 1 alors lim
n→+∞
u
n= 0 ;
•
si q = 1 alors la suite (u
n) est constante et égale à u
0;
•
si q > 1 alors lim
n→+∞
u
n=
−∞si u
0< 0 et lim
n→+∞