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Les ensembles

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Les ensembles

Quelles sont les opérations usuelles sur les ensembles ? Pour deux ensemblesAetB:

A∪Best l’ensemble constitué des éléments qui appartiennent àAouàB: AB={x|xAouxB}

(noter que ABcontient les éléments deAetles éléments deBce qui prête parfois à confu- sion) ;

ABest l’ensemble constitué des éléments qui appartiennent à la fois àAetàB: AB={x|xAetxB}

A\Best l’ensemble constitué des éléments qui appartiennent àAet qui n’appartiennent pas àB:

A\B={x|xAetxB}

A\Best aussi notéAB.

Illustration graphique : le cercle de gauche délimite l’ensembleA, celui de droite l’ensembleB. Les parties hachurées correspondent respectivement àAB,ABetA\B.

AB AB A\B

Comment montrer queAB? Si A etB sont deux ensembles, AB signifie que A que tout élément deAappartient également àB. Pour montrer queAB, on considèrexAet on démontre quexB.

Exemple. Démontrer queABavecA=Vect³ 1

−10

´

etB=n³x y z

´

∈R3|x+y+z=0o . ÞSoituA, il existe alorsλ∈Rtel queu=λ³ 1

−10

´

λ

−λ0

´

. On noteux

y z

´

, alorsx=λ,y= −λet z=0 doncx+y+z=0.On en déduit queuB.Ceci montre queAB.

1

(2)

Comment montrer l’égalité de deux ensembles ? On a l’équivalence : A=B ≺===Â (A⊂BetBA)

Pour montrer queA=B, on montre alors queABetBA(on dit que l’on proccède par double inclusion).

Exemple. Démontrer queF=GavecF={P∈R[X]|P(1)=0} etG={P∈R[X]|(X−1)|P}.

ÞSoitPF. On réalise la division euclidienne dePpar (X−1) : il existe un unique couple (Q,R)∈ R[X] tel queP(X)=(X−1)Q(X)+R(X) et degR<deg(X−1). Comme deg(X−1)=0, on a degRÉ0 donc le polynômeRest constant. En substituant 1 àX, on obtientP(1)=0=R(1) donc le polynôme Rest constant égal à 0 doncR=0 et ainsiP=(X−1)Q. Par conséquent, (X−1)|PdoncPGet ceci montre queFG. Réciproquement, soitPG, il existe alorsQ∈R[X] tel queP(X)=(X−1)Q(X).

En substituant 1 àX, il vientP(1)=0 doncPF. Ceci montre queGFet on en déduit finalement

queF=G.

Remarque. On peut parfois démontrer l’égalité entre deux ensembles en raisonnant par équiva- lences :

xA ≺===Â · · · ≺===Â xB

Exemple. Soitf : R3 7→ R3

³x yz

´

7→ ³xy yz zx

´

. Démontrer que Kerf =Vect³1

11

´ .

ÞPour³x

y z

´

∈R3on a :

³x y z

´

∈Kerf ≺===Â f³x y z

´

=0 ≺===Â ³x−y

y−zzx

´

=0 ≺===Â

x=y y=z z=x

≺===Â x=y=z

≺===Â ³x y z

´

x

xx

´

≺===Â ³x y z

´

=x³1

11

´

≺===Â ³x y z

´

∈Vect³1

11

´

et par conséquent Kerf =Vect³1

11

´

.

Remarque. SiF estGsont des sous-espaces vectoriels d’un espaceEde dimension finie,FGet dimF=dimG, alorsF=G. On dit dans ce cas que l’on montre l’égalité deF etGpar un argument

de dimension.

Exemple. Démontrer queF=GavecF=Vect³³1

11

´,³1

01

´´etG=Vect³³−1

−11

´,³0

10

´´

ÞSoituG, il existeα,β∈Rtels queu=α³−1

−11

´ +β³0

10

´ . Ainsi : u=α³³1

11

´

−2³1

01

´´

+β³³1

11

´

−³1

01

´´

=(α+β1

11

´

+(−2α−β1

01

´

doncuF. Ceci montre queGF. De plus,FetGsont des sous-espaces vectoriels deR3engendrés par deux vecteurs non colinéaires, donc dimF=dimG=2. On en déduit queF=G.

2

Références