Devoir surveill´ e de Sciences Physiques n
◦6 du 03-02-2022
— Dur´ee : 4 heures. Solutions —
Probl` eme n
o1 – ´ Etude de l’alliage 2024
Centrale MP 2015A. Structure
Etude de la phase´ α
1.L’aluminium cristallise en cubique faces centr´ees. Le contact entre les boules dures repr´esentant les atomes s’effectue sur la diagonale d’une face, cette condition de tangence conduit `a la condition a√
2 = 4R. On en d´eduit que le param`etre de maillea= 405 pm. Il faut d´eterminer la taille des sites t´etra´edriques et octa´edriques pour voir si l’on peut loger `a l’int´erieur un atome de cuivre. On peut sans doute s’avancer un peu car le rayon atomique du cuivre est tr`es l´eg`erement inf´erieur `a celui de l’aluminium. Comme la taille des sites est bien inf´erieure `a celle des atomes du r´eseau cristallin, il est peu probable que l’on puisse y ins´erer un atome de cuivre. Le mieux est toutefois de faire les calculs des tailles des sites. Un site t´etra´edrique est situ´e au centre de chaque cube d’arˆetea/2 de la maille qui en comporte donc 8 au total. La grande diagonale de ce petit - si l’on peut dire - cube est a√
3/2. En notantrt le rayon du site t´etra´edrique, cette distance doit correspondre `a la relation suivante : 2(RAl+rt) =a√
3/2. On trouve alorsrt=a√43−RAl= 32 pm. Cette valeur est inf´erieure
`
a RCu = 128 pm, un atome de cuivre ne peut pas se loger dans ce site sans pousser les murs, c’est-`a-dire sans d´eformer consid´erablement le r´eseau cristallin. Dans la maille, il y a un site octa´edrique au centre de la maille ainsi qu’un centr´e sur le milieu de chaque arˆete. En notantrole rayon du site, on peut ´ecrire que 2(RAl+ro) =a.
On trouve quero= 60 pm, c’est toujours insuffisant pour y loger un atome de cuivre. On peut donc pas avoir un alliage par insertion mais uniquement un alliage par substitution .
Etude de la phase´ β
2. Il faut d´enombrer les atomes d’aluminium pr´esents dans la maille : on en a 8 aux sommets du cube qui sont partag´es entre 8 mailles, 1 au centre de la maille, 2 sur les faces d’en haut et d’en bas partag´es entre deux mailles et enfin les 4 atomes `a mi-hauteur de la maille qui sont partag´es entre 4 mailles. On a donc NAl = 8×18 + 1 + 4×14 + 2×12 = 4. Pour le cuivre, on a 4 atomes partag´es entre deux mailles, ce qui fait NCu= 4×12 = 2. La formule chimique de la phaseβ est : Al2Cu.
3.La coordinence d’un atome de cuivre est le nombre de plus proches voisins aluminium. Ils sont tous `a une distance repr´esentant la moiti´e d’une diagonale de face de cˆot´ea/2 o`ua= 404 pm. On en trouve : 8 .
4.On notec= 580 pm. La masse volumique s’´evalue en faisant le rapport de la masse pr´esente dans le volume a2cpar ce mˆeme volume. On a donc : µβ= 4MNAl+2MCu
Aa2c . On trouve :µβ= 4,12×103kg·m−3.
B. Analyse chimique de l’alliage
Premi`ere phase : s´eparation du cuivre et de l’aluminium
5.On utilise l’alliage sous forme de poudre pour augmenter la surface de contact entre le solide et la solution.
6.Les nombres d’oxydations de l’aluminium dans les diff´erentes esp`eces est : 0 pourAls, 3 pour les trois autres formesAlO−
2aq,Al3+ et Al(OH)3s. Par cons´equent, ces trois derni`eres esp`eces sont n´ecessairement s´epar´ees par une fronti`ere verticale qui correspond `a des transferts d’ions H+, c’est-`a-dire `a des questions en rapport avec l’acido-basicit´e. D’apr`es les notations propos´ees par l’´enonc´e, A est la forme acide de B qui est lui mˆeme la forme acide deC. La r´eactionAlO−
2aq+H3O+⇋Al(OH)3smontre queAlO−
2 est la base conjugu´ee deAl(OH)3s. De la mˆeme fa¸con,Al(OH)3s+ 3H3O+ ⇋Al3+aq+ 6H2Omontre queAl(OH)3s est une tribase pour l’ionAl3+. Les esp`eces sont donc : A=Al3+, B=Al(OH)3s,C=AlO−
2aq et D=Als .
7.L’apparition du solideAl(OH)3s, dans une solution contenant les ionsAl3+aq `a la concentrationC= 1,00× 10−2mol·L−1, s’effectue `apH= 4. Le produit de solubilit´e de l’hydroxyde d’aluminium estKs=Al3+
[HO−]3. A la fronti`ere o`` upH= 4, on a [HO−] = 10−10mol·L−1, avecAl3+
=C = 10−2mol·L−1, on trouveKspuis pKs= 32 . Cette valeur correspond bien `a celle propos´ee par l’´enonc´e. cela justifie lepH de la fronti`ere.
8.L’´equation du transfert ´electronique est : 2Cu2++H2O+2e−⇋Cu2Os+2H+. On applique la loi deNernst
`
a ce couple r´edox, on obtient :E =E◦+ 0,03 log[Cu2+]2
[H+]2 . Cela peut encore s’´ecrireE =E◦−0,06 log [H+] +
0,06 logCu2+
. On obtient un cas de figure assez rare avec une pente positive dans un diagramme potentiel-pH puisqu’ici, on a +0,06pH .
9. On utilise une solution tr`es concentr´ee en soude pour que l’on puisse se retrouver dans le domaine de pr´edominance deAlO−
2aq. En effet, avec l’effet de la dilution, on a [HO−] = 100350×8 = 2,3 mol·L−1. Cela signifie que pH= 14,4 . L’ aluminium ne partage aucun domaine commun avecH2O,H+ ou encoreHO−. Par contre, pour le cuivre, on a un domaine commun avec l’eau et ses ions, il n’y a pas de r´eactivit´e thermodynamiquement envisageable. Les ´equations des transferts ´electroniques sont :
(×2) Als+ 2H2O ⇋ AlO−2 + 4H++ 3e− (×3) 2H++ 2e− ⇋ H2gaz
2Als+ 4H2O ⇋ 2AlO−
2aq+ 2H++ 3H2gaz 2H++ 2HO− ⇋ 2H2O
2Als+ 2H2O+ 2HO− ⇋ 2AlO−
2aq+ 3H2gaz
10.Il est judicieux de travailler en milieu tr`es basique plutˆot que neutre car si on travaillait verspH = 7, le produit de l’oxydation de l’aluminium serait un solideAl(OH)3s et non pas un ion soluble commeAlO−
2aq. On ne pourrait pas faire le tri avec la poudre de cuivre solide.
11.Porter le m´elange `a ´ebullition quand le d´egagement gazeux faiblit permet de forcer le d´egazage de la solution et d´eplace l’´equilibre du cˆot´e de l’oxydation. Cela favorise sans aucun doute la cin´etique de la r´eaction.
Deuxi`eme phase : dissolution du cuivre
12.La r´eaction de dissolution du cuivreCus en pr´esence d’acide nitrique s’obtient selon : (×3) Cus ⇋ Cu2++ 2e−
(×2) NO−
3 + 4H++ 3e− ⇋ NOgaz+ 2H2O 2NO−
3 + 8H++ 3Cus ⇋ 3Cu2++ 2NOgaz+ 4H2O Troisi`eme phase : dosage du cuivre dans l’alliage
13. Il faut effectuer le calcul de la constante d’´equilibre KR3◦ = [S4O2−6 ][I−]2
[I2][S2O2−3 ]2. On obtient cette constante en
´ecrivant qu’`a l’´equilibre il y a ´egalit´e des potentiels r´edox des deux couples mis en jeu. On a donc pour le couple de l’iode E1 =E1◦+ 0,03 log[I[I2−]C]2◦ et E2 =E2◦+ 0,03 log[S4O2−6 ]C◦
[S2O2−3 ]2 . ´EcrireE1 =E2 permet d’obtenir 0,03 logKR3◦ =E1◦−E2◦ et donc : KR3◦ = 10
E◦ 1−E◦
2
0,03 = 1018 . On constate queKR3◦ ≫1. La r´eaction est donc totale.
14.D’apr`es l’´equation du dosage, on peut ´ecrire qu’`a l’´equivalence n1 = 2n2 o`un1 repr´esente le nombre de moles de thiosulfate vers´e etn2le nombre de moles de diiode dos´e. On a doncn2= n21 = CV2 . Il y avait donc dans la solution 3,125×10−4mol de diiode. D’apr`es la stœchiom´etrie de la r´eaction (R2),n3= 2n2= 6,25×10−4mol d’ionsCu2+dans la solution issue de l’action de l’acide nitrique sur le cuivre. La masse de cuivre pr´esente dans le gramme d’alliage est donc :m3=n3MCu= 0,04 g. on a donc bien un alliage `a 4% de cuivre .
15.R´ep´eter une nouvelle fois ce dosage n’apporterait pas grand chose , on peut am´eliorer le calcul du point de vue des incertitudes, en le r´ep´etant un plus grand nombre de fois qu’une seule fois. . .
Mod´elisation de la corrosion
16.On trouve ∆rH◦=−1 700 kJ·mol−1, la r´eaction est exothermique. On trouve aussi ∆rS◦=−310,5 J·K−1· mol−1, l’entropie standard de r´eaction est n´egative, cela correspond `a une diminution du d´esordre qui est logique avec la consommation de gaz pour former un solide, en l’occurrence l’alumine. On a ∆rG◦= ∆rH◦−T∆rS◦=
−1 607,5 kJ·mol−1. ∆rG◦<0 , cela signifie que l’´equilibre est fortement d´eplac´e du cˆot´e des produits de la r´eaction (R5).
17.On calcule la constante d’´equilibre avec ∆rG◦=−RTlnKR5◦ . On trouve num´eriquementKR5◦ ≃10282. Or, la constante d’´equilibre est aussiKR5◦ =
p◦ pO2,eq
3/2
. On trouvepO2,eq≃10−188bar. On peut constater que cette pression est extrˆemement petite par `a celle qui r`egne dans l’atmosph`ere actuelle puisque l’on apO2 ≃0,2 bar.
L’enthalpie libre de r´eaction est : ∆rG= ∆rG◦+RTlnQ=RTlnKQ◦
R5. On a donc ∆rG= 32RTlnpO2p,eq
O2 <0.
Or, le sens d’´evolution spontan´e d’´evolution des r´eactions monobares, monothermes est donn´e par ∆rG <0 . on en d´eduit que, spontan´ement, toute la surface de l’aluminium est recouverte d’une couche d’alumine.
18. La r´eaction est exothermique, la loi de mod´eration indique que si l’on augmente la temp´erature, on favorise de sens endothermique. Ici, on d´efavoriserait la formation de la couche d’alumine. Le bilan des coefficients stœchiom´etriques de la r´eaction pour les gaz est ∆rngaz =−3/2, si on augmente la pression, toujours par la loi de mod´eration, on va d´eplacer l’´equilibre dans le sens d’une consommation des gaz pour tenter de contrer l’augmentation de pression. Ici, cela favorise la formation de l’alumine.
Corrosion galvanique
19.Une r´eaction r´edox se met en place dans des conditions o`u l’intensit´e anodique ia >0 correspondant `a l’oxydation est l’oppos´ee de l’intensit´e cathodique. Cela permet de d´efinir un potentiel mixte sur le graphique qui permet d’´evaluer la cin´etique du processus. Compte tenu des positions relatives des courbes courant-potentiel, on peut voir, `a la figure 1, que l’intensit´e est tr`es faible pour la corrosion de cuivre alors qu’elle beaucoup plus grande pour l’aluminium.
E i
bb
ia
ic=−ia
Al→Al3+ Cu→Cu2+ H2O→O2
H2O←O2aq (surCu)
Figure1 – Courbes courant-potentiel Dissolution de l’oxyde de cuivre (I)
20.L’´equation de la r´eaction d’oxydo-r´eduction montrant l’oxydation du cuivre par le dioxyg`ene est : (×2) Cu2Os+ 2H+ ⇋ 2Cu2++H2O+ 2e−
O2aq+ 4H++ 4e− ⇋ 2H2O
2Cu2Os+ 8H++O2aq ⇋ 4Cu2++ 4H2O
21.Une acidification locale du milieu rend favorable la formation des ionsCu2+ puisque le bilan r´eactionnel fait intervenir 8H+ .
Red´eposition du cuivre
22.En ´etudiant les courbes courant-potentiel associ´ees aux esp`eces pr´esentes, on peut voir qu’effectivement il y aura une intensit´e ´elev´ee pour le processus d’oxydation de l’aluminium par les ions cuivre, voir la figure 2.
Protection contre la corrosion
23.Lors de la phase (a), on aAls→Al3++ 3e−. Les ions aluminium ont tendance `a passer en solution et ne limite pas l’oxydation. Pendant la phase (b), il se forme Al2O3squi forme progressivement le film protecteur . L’intensit´e reste tr`es faible lors de la phase (c), normalement beaucoup plus faible que cela n’apparait sur le graphique qui est en ´echelle lin´eaire car le film est un tr`es bon isolant ´electrique. On devrait plutˆot avoir un courant tr`es faible dans des ordres de grandeurs diff´erents des courants d’oxydation pr´esent´es sur le graphique, ce qui imposerait une ´echelle logarithmique.
24.L’oxydation est une perte d’´electrons pour l’aluminium. Il faut donc que le g´en´erateur r´ecup`ere ces ´elec- trons. Cela doit donc se passer `a son ´electrode positive qui est l’anode.
25. En fixant le potentiel de l’´electrode d’aluminium `a −0,25 V, on peut lire sur le graphique que j = 180µA· cm−2= 1,8 A·m−2. Le transfert ´electronique qui s’effectue est le suivant :
E i
Al→Al3+ Cu→Cu2+
Al←Al3+ Cu←Cu2+
bb
ia
ic=−ia
Figure2 – Courbes courant-potentiel
2Als+ 3H2O⇋Al2O3s+ 6H++ 6e− Le nombre de moles d’´electrons utilis´es pendant une heure est ne− = jS∆tN
Ae o`u S est la surface o`u s’effectue le d´epˆot. Le nombre de moles deAl2O3s produit est ne−/6. La masse d’alumine form´ee est exprim´ee de deux fa¸cons : m =µAl2O3sSeAl2O3s = 6NjS∆t
AeMAl2O3s. On en d´eduit queeAl2O3s = 6Nj∆tMAl2O3s
AeµAl2O3s. La densit´e de l’alumine estd= 4, on en d´eduit queµAl2O3s = 4×103kg·m−3. On peut alors calculer l’´epaisseur d’alumine form´ee. On trouve : eAl2O3s = 0,29µm .
Probl` eme n
o2 – Pi´ egeage de mol´ ecules polaires
X PC 2005A. Analyse des sym´ etries
1. L’invariance par translation du syst`eme selon l’axeOz provoque l’ind´ependance enz du potentiel V et des composantes du champE.~
2. Tout plan perpendiculaire `a l’axe de la forme M xy est un plan de sym´etrie Π+. Le champ ´electrique appartient aux plans de sym´etries par cons´equent, on peut conclure que : E~ =Er(r, θ)~er+Eθ(r, θ)~eθ .
3.Les trois plans passant par l’axe central et les axes de deux ´electrodes oppos´ees sont aussi des plans Π+. Le champ y appartient. Comme il doit aussi appartenir au plan de sym´etrie pr´ec´edent, on en d´eduit que le champ
´electrique est orient´e selon l’intersection. Pour tout point M appartenant `a une direction CiCi+3 le champ
´electrique sera align´e sur cette direction : E~ ∈CiCi+3 .
4.Tous les plans situ´es `a ´egale distance des ´electrodes sont des plans d’antisym´etrie Π−. Or un champ ´electrique est perpendiculaire `a un Π− donc un tel plan est une surface ´equipotentielle carE~ =−−−→grad V ce qui permet d’´ecrire que dV =−−→grad V·d~l=−E~·d~l. SiE~ est perpendiculaire au d´eplacement ´el´ementaire d~lalors on constate bien que dV = 0.
5.De fa¸con assez ´evidente, on constate que la p´eriode angulaire laissant le syst`eme invariant est de 2π3 : on a doncV(r, θ) =V(r, θ+2π3). `A condition de pouvoir envisager de rechercher une solution `a variables s´epar´ees, on peut proposer un d´eveloppement en s´erie deFouriersur la variableθ. La p´eriode fondamentale ´etant 2π3, cela correspond `a une pulsation du fondamental de 3. Les harmoniques auront donc une pulsation de la forme 3no`u n∈N. On d´efinira l’angleθ par rapport `a l’axeOx comme c’est le cas habituellement. On peut constater que puisque le planOxz est un Π+ que le potentiel sera paire enθ:V(r, θ) =V(r,−θ). Le d´eveloppement en s´erie deFouriersera donc uniquement constitu´e de cosinus. On peut proposer : V(r, θ) =P∞
n=0an(r) cos 3nθ. 6.En appliquant le th´eor`eme deGauss`a une surface ferm´ee cylindrique centr´ee sur l’axe de la distribution, de hauteurhet de rayonri, on arrive ais´ement `a : 2πrihE= λhε
0 ce qui permet de donner l’expression vectorielle : E~ = 2πελ
0ri~eri. Le potentiel pour un fil unique sera de la forme : 2πελ
0ri~eri = −dVdrii~eri. On en d´eduit que : Vi=−2πελ0lnri+α o`u αest une constante d’int´egration ind´etermin´ee `a ce stade du calcul. Il suffit de poser ri=Di pour r´epondre `a la question pos´ee.
7.Par le th´eor`eme de superposition, on arrive facilement `a l’expression demand´ee `a condition de choisirV = 0 sur l’axeOz ce qui annule la constante d’int´egration : V(P) = 2πελ
0ln
D2D4D6
D1D3D5
.
8. En travaillant dans le plan complexe, on peut ´ecrire C1P = Z −R o`u on a not´e C1 le centre de la
distribution de charge correspondante. De la mˆeme fa¸con, on aura C2P = Z−jR et C3P = Z −j2R. Le produitC1P C2P C3P donne apr`es calcul :C1P C2P C3P =Z3−(1 +j+j2)Z2R+j(1 +j+j2)ZR2−j3R3. Or d’apr`es la d´efinition de j, on voit aussitˆot quej3 = 1 comme cela est d’ailleurs indiqu´e dans l’´enonc´e. On peut aussi montrer que 1 +j +j2 = 0 puisque j = expi2π3 et j2 = expi4π3 = exp−i2π3. Cela nous permet d´ecrire que 1 +j +j2 = 1 + expi2π3 + exp−i2π3 = 1 + 2 cos2π3 = 0 puisque cos2π3 = −12. On a donc : D1D3D5=|C1P C2P C3P|=|Z3−R3|. Pour l’autre calcul, il suffit de changerRen−Ret on trouve, en tenant compte de|Z3−R3|=|R3−Z3|que : DD2D4D6
1D3D5 =
R3+Z3 R3−Z3
.
9. On effectue un d´eveloppement limit´e `a l’ordre le plus bas non nul en Rr. On a donc : RR33+Z−Z33 ≃ (1 +
Z3
R3)2 ≃ 1 + 2Rr33expi3θ. On d´eveloppe selon : RR33+Z−Z33 = 1 + 2Rr33cos 3θ +i2Rr33sin 3θ. Le module vaudra : q
(1 + 2Rr33cos 3θ)2+ 4Rr66sin23θ. On ne garde que les termes en Rr33 et il vient alors :|RR33+Z−Z33| ≃1 + 2Rr33cos 3θ.
Avec un d´eveloppement limit´e du logarithme ln(1 +ǫ) =ǫ, on obtient : V(r, θ)≃ πελ0Rr33cos 3θ .
10.On choisit par exemple de travailler avecC1. La distribution de charge est ´equipotentielle, on se placera
`
a la surface deC1. On voit facilement que :D1=a,D4= 2R,D2=D6=R. Il resteD2=D5=R√
3 que l’on obtient par des relations trigonom´etriques classiques des triangles `a l’int´erieur d’un losange de cˆot´eR. `A l’aide de la formule exacte calcul´ee pr´ec´edemment, on trouve : V0=2πελ
0ln2R3a . Le potentiel des ´electrodes paires est
−V0 par antisym´etrie.
11.Une unit´e de longueur du syst`eme correspond pour les ´electrodes positives `a une chargequ= 3λet `a−3λ pour les autres. La diff´erence de potentiel entre les trois ´electrodes positives et les trois ´electrodes n´egatives est : V0−(−V0) = 2V0. La capacit´e lin´eique du dispositif est donc : C= 2V3λ
0 . On peut encore r´e´ecrire le potentiel au voisinage de l’axe selon :V(r, θ) =ln6V2R0
3a
r3 R3cos 3θ.
12.On trouve : C=ln3πε2R0 3a
= 4,4×10−11F·m−1 .
B. Mouvement des mol´ ecules polaires dans un hexapˆ ole ´ electrostatique
13.On a : Epot=−d~·E~; avec la d´efinition propos´ee : Epot=−def f|E~|. 14.On aE~ =−∂V∂r~er−1r∂V∂θ~eθ=πε3λr2
0R3[−cos3θ~er+ sin 3θ~eθ]. Le module du champ s’´ecrit alors :|E~|=πε3λr2
0R3
d’o`u une ´energie potentielle : Epot=−def f 3λr2
πε0R3 . def f ´etant fix´e, il n’y aura qu’une seule force radiale sur~er
puisque l’´energie potentielle ne d´epend que der. On trouve :F~ =−dEdrpot~er= dπεef f0R6λr3 ~er.
15.En n´egligeant toute autre force que celle d´etermin´ee avant, on obtient l’´equation diff´erentielle :mddt2~r2+K~r=
~0 avecK=−dπεef f0R6λ3. Le mouvement sera born´e et p´eriodique uniquement siK >0 c’est-`a-dire sidef f <0. On interpr´etera la notion de fr´equence angulaire par la notion traditionnelle de pulsation : ω0=q
K m =
q−def f6λ mπε0R3 . Les mol´ecules ayant un def f >0 vont avoir un mouvement divergent en exponentiel au voisinage de l’axe et vont quitter ce voisinage tr`es rapidement pour ensuite poss´eder un mouvement plus complexe car l’expression g´en´erale deV(r, θ) et deE~ est elle aussi plus complexe. Quoi qu’il en soit, ces mol´ecules ne repasseront pas par l’axe.
16.En passant en coordonn´ees cart´esiennes et en projetant l’´equation diff´erentielle, on obtient deux ´equation
´equivalentes : ¨x+ω20x= 0 et ¨y+ω02y = 0. La solution pourxest de la forme : x=αcosω0t+βsinω0t. Les conditions initiales sontx= 0 et ˙x=v0x. Elles sont compl`etement ´equivalentes sury et finalement la solution obtenue est : x= vω0x0 sinω0tet y=vω0y0 sinω0t. Il n’y a pas de force sur l’axe Oz, le mouvement y est donc uniforme et z=v0zt.
17.On a d´ej`a vu que les mol´ecules poss´edantdef f >0 ne pouvait pas se refocaliser. Pour les autres, la dur´ee et par cons´equent la distance de refocalisation sera diff´erente puisque la p´eriodeT0=2πω
0 d´epend dedef f. Cette distance de refocalisation sera obtenue lorsque la mol´ecule repasse par l’axe (x= 0 et y = 0), cela se produit apr`es une demi-p´eriode T20. La distance parcourue sur l’axez sera : L=v0zω0π .
18.On a : dNdv =Av2exp−2kmvB2T. La vitesse la plus probable correspond au maximum de cette fonction. Pour le trouver, il faut calculer sa d´eriv´ee env c’est-`a-dire : ddv2N2. On trouve que ddv2N2 =Aexp−2kmvB2T[2v−kmvBT3] = 0 conduit `a12mv2ppb=kBTce qui donne enfin : vppb =
q2kBT
m . On appelle vitesse quadratique la vitesse moyenne
`a l’´equilibre thermique. Ici, on envisage le probl`eme de la translation avec 3 degr´es de libert´e de mouvement (x, y etz) et on sait qu’il y a 12kBT par degr´e de libert´e pour l’´energie cin´etique. La vitesse quadratique moyenne est donc donn´ee par 12mv2q = 32kBT ce qui donne :vq=q
3kBT
m . On constate bien que la vitesse quadratique et la vitesse la plus probable diff`erent : vq =q
3 2vppb . 19.On remarque tout d’abord que : πελ0 = ln2V2R0
3a. Cela permet d’exprimer la pulsation ω0 =q|d
ef f|12V0
mR3ln2R3a = 1,04×103rad·s−1. La fr´equence est donc : f0= ω2π0 = 165 Hz . La vitesse la plus probable est :vppb = 262 m·s−1. En supposant que cette vitesse la plus probable correspond `a l’ordre de grandeur de v0z, on en d´eduit que l’abscisse du premier de retour sur l’axe est : zP = v2fppb0 ≃0,8 m .