J
OURNAL DE
T
HÉORIE DES
N
OMBRES DE
B
ORDEAUX
F
RANÇOIS
D
RESS
Discrépance des suites de Farey
Journal de Théorie des Nombres de Bordeaux, tome
11, n
o2 (1999),
p. 345-367
<http://www.numdam.org/item?id=JTNB_1999__11_2_345_0>
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Discrépance
des suites de
Farey
par
FRANÇOIS
DRESSRÉSUMÉ. On étudie la
discrépance
absolue de la suite deFarey
d’ordre n et on montre, en utilisant notamment une
majoration
d’une
intégrale
portant sur la fonction sommatoire de la fonction deMôbius, qu’elle
estégale
exactement, cequi
est la valeurlocale au point d’abscisse
ABSTRACT. We
study
the absolutediscrepancy
of theFarey
se-quence of order n and we
establish, by using
inparticular
anupper bound of an
integral
related to the summatory function of the Môbiusfunction,
that it isequal
exactly,
which is the local value at thepoint
of abscissaA - Présentation d’ensemble
1. INTRODUCTION
Soit n un entier
positif.
Ondésigne
par0n
la suite deFarey
d’ordre n,ensemble des
rationnels ri
= q ,
avecq n,1 p q,
(p, q)
= 1,
ordonnésde
façon
croissante. Si on pose N =N(n)
= on a l’estimationclassique
Pour a e
]0, 1],
ondésigne
parAN(a)
le nombre de termes de3in qui
appartiennent
à l’intervalle]0, a],
et on définit ladiscrépance
localeFranel
[F]
avait établil’équivalence
entrel’hypothèse
de Riemann et unecertaine
majoration
de laEnsuite,
Niederreiter[Ni
a étudié ladiscrépance
absolueet montré que son ordre de
grandeur
était exactement1 . Depuis,
aucunautre résultat sur la
discrépance
n’a été donné.2. MÉTHODE ET RÉSULTAT
Si l’on note la
partie
fractionnaire de x, x> la différenceet si l’on
désigne
par M la fonction sommatoire de la fonction deMôbius,
on démontre sans difficulté
(cf [N])
la formule suivante :Fig.
1. -Comportement
deDN(a)
pour = 25(N
=200),
a variant de 0 à 1.
Le
comportement
de la fonctionRN(a)
peut
êtreapproximativement
décrit àpartir
de deux remarques. D’unepart
des variations fortes(dues
aufait que Na varie avec a
cependant
queAN(a)
resteconstant)
seproduisent
sur les"grands"
intervallesqui séparent
deux termes consécutifs de3in ,
i.e. ceuxqui
encadrent des rationnels depetit
dénominateur(les
plus grands
de ces intervalles étant
~0, n~
et[1 -
~1])-
D’autrepart
uneheuristique
élémentaire utilisant la formule
(1)
ainsi que l’étudenumérique
directe pour les"petites"
valeurs de npermettent
deconjecturer
queRN(a)
est trèsproche
de 0lorsque
a est un rationnel depetit
dénominateur.Si ri
= 1!. estq un tel
rationnel,
les termes deFn qui
sont dans sonvoisinage
immédiat ontpour dénominateurs les éléments d’une
progression arithmétique
de raisonq. Si l’on s’écarte un peu
plus,
on constate queRN(a)
varie localement "endents de
scie",
ces dents de scie dessinant des festons surchaque
intervalle- nl, - ,
ces festonsprésentant
eux-mêmes une tendancegénérale
q q q 9
à + croit
(avec
en ri une discontinuité enO( n )
doncnégligeable)
jusqu’à
une valeurproche
de 1 ;
puis ensuite,
RN (a)
présente
symétriquement
uncomportement
en dents de scie etfestons,
de tendancegénérale
décroissante.Fig.
2. -Comportement
en festons deDN (a)
pour n = 280(N
=23860),
a variant de 0 à 0.1.
Le
comportement
global
deRN(a)
apparait
ainsi comme étant dutype
arcs
majeurs-arc mineur,
lecomportement
local sur un arcmajeur
centrésur §
étantapproximativement
l’homothétique,
dans unrapport -
ducom-portement
local sur l’arc centré sur 0. Et c’est naturellement sur cet arcmajeur
principal
que doit se trouver le maximum deRN(a).
Si ce maximum est effectivement atteint pour a = rl - 0n
0,
il estalors
égal à
N,
et parconséquent
RN - 1 ,,
°n n wIN-
*
Nous nous
limiterons,
dans toute la suite de cetarticle,
aux valeurs de acomprises
entre 0et .1 .
On a en effetDN ( 1-
a)
= 1-DN (a),
saufpour les valeurs de a
égales
à un terme de~n
(discontinuités
deDN (a) ),
où l’on aexactement
DN ( 1- a) -
-DN (a) .
La définition deDN
est standardet,
entout état de cause, le
signe
de la valeurcritique
rendl’inégalité
démontrée pour acompris
entre 0et 2
afortiori
vraie pour acompris
entre 1
et 1.Posons maintenant
Dès que l’on
dispose
d’unemajoration
effective dutype
c 0
1090 x
avec
Q
>1,
onpeut
montrer que cetteintégrale
estconvergente
et encalculer en
principe
une valeurapprochée
aussiprécise qu’on
le désire. La somme de la formule(1)
peut
êtremajorée
trèssimplement
au moyen decette
intégrale,
et l’onpeut
endéduire,
defaçon
effective pour tout e >0,
lamajoration
On constate alors deux difficultés. La
première
tient à ce que l’effectivitédes
majorations
de I n’est quethéorique.
Dans l’état actuel(cf
para-graphe
4)
desmajorations
effectives connues deIM(x)l,
il faudrait parexemple
calculernumériquement
l’intégrale jusqu’à
environ10115o
pouravoir une
majoration
du reste inférieure à 0.1. La seconde difficulté tientà la valeur même de I. Le calcul
numérique
del’intégrale
tronquée
à101° suggère,
moyennant
uneheuristique simple
pour estimer lereste,
queI = 1.01427.... Cette valeur conduirait à une
majoration
deDN(a)
équivalente
à 0.507 ... n, et donc à unemajoration
deRN équivalente
à 0.50...7, o.so7...2 1.668...alors que l’on souhaite établir
!-.
Contraire-3n
n ,
alors que l’on souhaite établirn
Contraire-ment à la
première,
cette deuxième difficultépeut
être contournée. Il de-vientenvisageable
d’obtenir mieuxque 1
en utilisant desmajorations
dessommes 1 ¿ ka > 1
meilleures que2 (v -
)+0(1).
Mais cesma
jo-ukvrations ne seront valides que dans un domaine excluant des
voisinages
de 0 et des rationnels de"petit"
dénominateur,
et on devra donc effectuer aupréalable
unemajoration
directe deDN(a),
dans unpremier
temps
pourles deux arcs
majeurs
centrés sur 0et 1,
et dans un deuxièmetemps
poursept
arcsmajeurs,
centrés sur les rationnels de dénominateur inférieur ouégal
à 6.Enfin,
la manière laplus
efficace de concrétiser lesmajorations
conduiraà faire intervenir
au lieu de
l’intégrale complète
I. Il y aura bien entendu pourh
et12
(comme
il y aurait eu pour
I)
un écartimportant
entre la valeurconjecturale
et lamajoration
qu’il
serapossible
d’établir.Théorème. Pour
tout n,
on al’égalité
On commencera par
utiliser,
avec seulement deux arcsmajeurs,
lamé-thode
qui
vient d’êtredécrite,
et on constatera que,compte
tenu de lamajoration
deIl
dont ondispose
(et
pourlaquelle
iln’y
a aucunespoir
d’amélioration notable à court
terme),
onpeut
seulement démontrer lethéorème
pour n
10419.
On devra
alors,
dans un deuxièmetemps,
considérer un nombreplus
élevéd’arcs
majeurs
etapporter
divers raffinements pourcompléter
la démonstra-tion(on
profitera
de la restriction à n >1041s
pour se libérer de toutpro-blème d’évaluation du reste dans les
majorations
dessommes E
ka>).
ukvB -
Démonstration
pour n10419
3. MAJORATION GÉNÉRALE DE
DN(a)
3.1.
Majoration
sur les arcsmajeurs.
Onrappelle
que l’on s’est limité aux valeurs de acomprises
entre 0et 2.
On définit alors les arcsmajeurs
et l’arc mineur par :
Proposition
1. pour a EI (n~,
on a lamajoration
...
Lorsque
a est inférieur ouégal
à 1,
on constate que les nombres deF’n
compris
entre 0 et a sont exactement lesrationnels 1
avec n>
k >
~.
On en déduitl’expression
deAN (a)
puis
celle deDN (a)
= Na -AN (a) :
, L L
([ ]
notation de lapartie
entière parexcès) .
La
première expression
varie de 0 à~,
la secondereprésente
un "feston"composé
d’une suite de "dents descie",
morceaux localement croissants.Le
premier
morceau varie àn 1 -1
(pour
ade £
avec un maximum
approximativement
égal
à~+-~20131~
(on
peut
seposer la
question
des"petites"
valeurs de n : on pourra parexemple
vérifiertrès facilement que
-~y 2013 1 ~
dèsque n >
3).
Les morceaux suivantsdécroissent
globalement jusqu’à
a voisin de20132013
, avec des valeurséquivalentes
à ’N + n - n N ( 2" - "2 ) N -
0.3377 ... N et ensuite lesnB1"3 r V3 3 n °°
°
morceaux croissent
globalement jusqu’au
dernierqui
prend
des valeurs très voisines de2N - n ,
(2 -
"-2 ) N = 0.3550 ...
.
n 2 6 n
° ° ° °
n °
Enfin
DN ( n ) = 2n
+ 2 - n -
d,
avec J =1 ou 2 selon que n estpair
ouimpair.
Sur
[0,
~],
on a donc bien lamajoration
souhaitéeDN(a)
~.
Lorsque
a estsupérieur
à 2 - n,
on constate que les nombres de.~n
compris
entre aet !
sont exactement lesavec Z
2k + 1 n. TI fautprendre
encompte
laparité
de n, et poser n = 2m -1 ou n =2m ;
lesnombres de
,~n
concernés sont alors les k m -1. Onen déduit
l’expression
deAN(a)
puis
celle deDN(a)
= Na -AN(a) :
Les deux
expressions
prennent
des valeursnégatives
sur les intervallesconsidérés. La
première représente
un feston en dents descie,
formant unesuite décroissante de morceaux localement croissants.
Le
premier
morceauprend
des valeurs très voisines+ 1 =
N
n’2 -1 ,
12 @ le dernierprend
des valeurs très voisines 2n deuxièmeexpression
variede - n
environjusqu’à
1.Sur
~2 - n, 2~,
on a donc bien lamajoration
souhaitéen .
3.2.
Majoration
sur l’arc mineur. La démonstration de lamajoration
pour l’intervalle
]~- 2013 ~[
nécessite desmajorations
des sommes1
E
ka >1
que nous allons énoncer maintenant. Pourcela,
nous ukvdevons introduire les fonctions
La fonction
gm(a)
estcontinue, présente
des"pics"
auxpoints
d’abscisserationnelle et converge
(non uniformément),
lorsque
m tend versl’’ ’,
1vers la fonction
g(a)
égale
à §
si a est rationnel d’écritureirréductible 1!.,
q q
et
égale
à 0 si a est irrationnel. Les fonctionsTm,
et gm sontsymétriques
par
rapport
à a= 2
et les résultatsgénéraux
seront formulés seulement pour acompris
entre 0et
-Lemme 1. On pose, pour m >
4,
Si a E
CJ3(m),
on a lamajoration:
Remarque.
Laprésentation adoptée
préfigure
l’extension de ce résultat(ainsi
quel’indice,
qui
renvoie à desmajorations
générales
dont le termeprincipal
sera~ ,
cf lemme5).
On
pourrait ajouter
pour êtrecomplet -
mais ces résultats ne serontpas utilisés ici - que la valeur exacte de au
voisinage
dupic
en 0est -
2 et que la valeur exacte auvoisinage
dupic
en 1
est2 2
m+r _
m(m3+2r)
1 -
a ,
avec r = 0 ou 1 selon laparité
de m.4 2
(2 )
1La démonstration de ce lemme n’est pas donnée ici. Elle est un peu
longue
et
minutieuse,
mais entièrement élémentaire. Il faut étudier lecomporte-ment de
Tm
dans levoisinage
desrationnels P-
de"petit"
dénominateur : dans un intervalle de rayon2013
où se manifeste l’effet depic,
etéventuelle-ment dans un
voisinage
un peuplus
large.
Les raccordements se font ensuite en utilisant une formule deréciprocité
généralisant
cellequi
relie les sommesProposition
2. pour a ECI(n)
et n >25,
on a lamajoration :
(1)
où
H(t)
est unemajorations
monotone décroissante(quelconque)
de+
1
[
(cf
paragraphe
,~).
La restriction à n >
25, posée
poursimplifier
l’écriture desintégrales
del’énoncé,
n’est quetechnique.
On suppose donc maintenant que a est
compris
expression qui
améliore le recours à uneintégrale
dutype
On
décompose
alors lamajoration
de lafaçon
suivante :avec
Pour la
première
somme, l’intervalle de sommation est delongueur
rra = 2
et,
comme a ECI(n)
CGJ3(j),
onpeut
appliquer
lamajoration
dulemme 1 :
Pour la deuxième somme, l’intervalle de sommation est de
longueur
m= 3
et,
comme a eCI(n)
C onpeut
de mêmeappliquer
lamajoration
du lemme 1 :
et par
conséquent
Pour les deux autres sommes, on
simplifiera
les notations enposant
IM(t)
+11
=Pour
S’ 3 ,
on remarque que l’onpeut
écrireavec
On considère maintenant les intervalles
[Ï, k n 1 ) .
Comme k varie deà
5 ~,
la réunion de ces intervalles est incluse dans l’intervalle[5,.¡ri
+2].
Ces
intervalles,
àl’exception
de 3 d’entre eux, ne contiennent pasd’entier ;
commeh(t)
=h([t]),
lescorrespondants
sont doncnuls ;
pour
les intervalles
qui
contiennent unentier,
on constate immédiatementque
nlrkl
]
1. Parconséquent
et donc
La dernière somme
S"3
estmajorée
en introduisant une fonctionH(t)
monotone décroissante
(quelconque)
qui majore
IM(t)
+ 1~.
Onpeut
alors écrirece
qui
donneet termine la démonstration de la
proposition
2.4. MAJORATION DE L’INTÉGRALE
Il
Pour obtenir la meilleure
majoration
possible
del’intégrale
h,
oncal-cule
l’intégrale jusqu’à
101°,
puis
onmajore
lereste,
de101°
àl’infini,
1[D,
C-D-EM,
EMI,
dont l’ensemblepermet
d’écrireIM(t)
+ 1~
H(t),
avecLe passage des
majorations
deIM(t)1
auxmajorations
utilisées pourH(t)
ne mérite aucuncommentaire,
sauf en cequi
concerne les deuxpremières.
D’une
part
lamajoration
0.570 591(t)
donnée dans[DI
pour 33 t1012
peut êtreremplacée
par 0.516178(t)
si l’on se restreint à101"
t1012,
majoration qui implique
+1) [
0.516188,/t-.
D’autre
part
lamajoration
donnée dans[C-D-EM]
pour t >
2160 535 estcomplétée
par desmajorations
"intermédiaires" nonpubliées
mais dont
quelques
unes ont étéreportées
dans le théorème 1 de[D-EM].
On utilisera ici une
majoration
intermédiaire convenablementchoisie,
d’où ungain
d’environ 0.000 6(on
pourrait
gagnerjuqu’à
0.000 9 en utilisant 3 ou 4majorations
supplémentaires).
Lemme 2. On
définit
On a les
majorations
suivantes,
pourl’intégrale complète
et pourl’intégrale
tronquée :
La démonstration s’effectue donc en
décomposant
La
majoration
del’intégrale
tronquée
se vérifie entronquant
ce tableauà
e965.i9 ~, 104i9.2
.5. FIN DE LA DÉMONTRATION DU THÉORÈME POUR n
10419
Les
majorations
deRN(a)
proviendront
demajorations
deDN(a),
"con-verties" parRN (a) -
1IDN(a)I.
Pour obtenir une conversioneffective,
il n’est pas
possible
d’utiliserl’expression asymptotique
de N= ~
p(k)
kn
rappelée
au début duparagraphe
1,
il faut donner des formules avec descoefficients
numériques
explicites.
On commence par montrer avec des
produits
de convolution entièrementélémentaires la
majoration
La
première majoration
est alors fournie par l’utilisation de cettemajora-tion
complétée
par un calculnumérique
(elle
est doncoptimale),
la deuxièmemajoration
du lemme résulte del’application simple
de lamajoration
fonc-tion de n.Proposition
3. Pour a eCI(n) _
[£ , § - 2n~,
on a les résultdts suivants :Pour le résultat
a),
la vérification directe est sans difficulté(les
constantesne sont pas les meilleures
possibles,
mais iln’y
a aucunenjeu).
Pour le résultat
b),
on constate tout d’abord que(on
nepeut
pas"recopier"
simplement
lapartie
concernée du tableau duparagraphe
4 parce quevn
est inférieure à1010
(néanmoins,
les différences sont extrêmementfaibles)).
L’application
de la formule(2)
fournit alors le résultatsur
DN,
et celui surRN
résulte del’application
de lapremière majoration
du lemme 3.
Pour le résultat
c ) ,
onapplique
la formule(2)
avec la valeur deh
( 1 O419.2 )
et la deuxième
majoration
du lemme 3.Ceci achève la démonstration du théorème
nRN
= 1pour n
10419.2.
C -
Démonstration
pour n >10400
A
partir
de maintenant lesrésultats,
aussi bien pour ladiscrépance
surles arcs
majeurs,
que pour les fonctionsTm ( a)
etgm(a)
et ladiscrépance
sur les arcsmineurs,
seront énoncés pour n >10400 .
On gagnera à la fois en efficacité et en clarté en travaillant sur des
développements limités
(généralisés)
tronqués,
dont on omettraà
10-100.
Cette circonstance(qui
concernera aussi bien les variables etparamètres
que les valeursprises)
serasignalée
par l’utilisationd’appella-tions telles
que "
wvaleur " et designes
relationnelsprécédés
d’unoméga
enexposant :
" w =",
" "ou " ".
Quoique
tout cela soitparfaitement standard, l’esprit
est néanmoins trèsproche
del’analyse
non-standard.6. EXTENSION DE LA MAJORATION DE SUR LES ARCS MAJEURS Avant d’étendre la
proposition 1,
il est nécessaire de donner uneestima-tion de la valeur de la
discrépance
auxpoints
a = 3 , 4 , 5 , 5 et 1
(seules
lesdiscrépances
auxpoints
0et !
sonttriviales).
L emme 4. Si n >
10400 ,
al ors :(En fait la majoration obtenue pour est légèrement meilleure, mais il sera
plus commode pour la suite de la démonstration de prendre la même
majoration.)
Pour a
= ~,
onpart
de la formule(1) :
qui
"kn
donne
l’expression
-où ak est le reste de la division de
kp
par q,expression
que l’onpeut
réécrireaprès
soustraction de =k 2q «
avec les coefficients
bk = 2ak - q
+ 1 de somme nulle sur tout intervalle de q entiers consécutifs(ils
peuvent
même êtregroupés
deux par deux de valeurs absolueségales
et designes
opposés, propriété qui
permet
demajorer
simplement
lereste).
On coupe alors la somme en unepartie
principale
jusqu’à
k =qh,
On coupe alors la somme en une
partie
principale jusqu’à
k -qh,
qu’on majore
au moyen de lamajoration
IM(x)1
4 345
(valable
pourx >
2160 535)
de~C-D-EM~,
appliquée
à l’estimationu log qh
-~- u +O( 1 /h)
de lasomme E
un reste,majoré
enca/qh.
Le résultat est unekqh
majoration
dépendant
de h,
qu’il
est immédiatd’optimiser.
Le détail des calculs estprésenté
ci-dessous.C’est l’extension annoncée de la
proposition
1(les
notationsI (n)
etCI(n)
désignent
de nouveaux arcs - ceux définis auxpropositions
1 et 2 n’ontplus
d’intérêtmaintenant).
On
paramètre
levoisinage
durationnel P-
de enposant
a= p t ,
q q qn )
et on commence par écrire :
- - - -
-Ensuite,
pourchaque
l!. ,
on considère les intervalles successifspour t :
]0,1[,[1,2[, ...
et on estime la "valeur de enprésen-q qn q
tant les rationnels de
Fn
dans l’intervalle considéré. Lamajoration qui
endécoule
mélange
des termes en n et des termesen N ;
lespremiers
sontconvertis par la relation n
’2 N :
3l’expression
obtenue est de la formen
(t
+ t -
(pour
reprendre
laterminologie
desexplications
données au q t nparagraphe
2,
l’utilisation des ’valeurs efface les dents de scielocales,
etl’on ne "voit"
plus
que lesfestons).
Il suffit alors de vérifiernumériquement
IDN(a)1
1
N/n
pour démontrer lapartie
de laproposition
4 relative à l’intervalle en t considéré. On constatera que lesmajorations
sont,
oumono-tones,
ou avec un minimumunique,
de sorte que ce sont lesmajorations
auxextrémités des intervalles
qui
déterminent la validitéglobale.
. rationnel a =
0,
intervalles à droite =0)
intervalle I =
]0, ~[,
soit t e]0,1[
aucun rationnel dans I donc
AN (0)
= 0(ici
et pour toute cette vérificationdétaillée,
"rationnel dans I"
signifie "
rationnel de3in
dansI ")
majoration
(en
fait valeurexacte) IDN(a)1 = tN/n
strictement croissanteon
peut
ainsi réaliser un tableau de valeurs(t,D(t)),
signifiant
queD (t) n ,
en alternant extrémités(i.e.
valeurs entièresde t )
et "abscisses des minimums
(les
valeursnumériques
seront donnéesavec une
précision
absolue de10-3) :
on notera que, pour les valeurs de k
qui
nousintéressent,
chaque
feston
possède toujours
un minimum dans l’intervalle considéré(ce
qui équivaut
à constaterque £
esttoujours compris
entre-!ïk2
ak
et +
1)~ ;
mais cettepropriété
n’est pasgénérale
(les
premières
"sorties" de l’intervalle
~k,
k +1]
sont t = 819.9818pour k
=820,
ett = 1064.0001 pour k =
1063 ) .
. rationnel a
= ) ,
intervalle àgauche
0.000 540n)
ùltervalle I =
J 6 -
14n 6
soit te]0,
[
[
cf l’intervalle
symétrique
àdroite,
la démonstration est"symétrique"
et lamajoration identique
cf les intervalles
symétriques
àdroite,
la démonstration estLa démonstration de la
proposition
4 est ainsicomplète.
7. EXTENSION DE LA MAJORATION DE SUR LES ARCS MINEURS.
C’est l’extension du lemme 1. La démonstration
s’appuie
sur lecom-portement
de auvoisinage
immédiat d’unrationnel § :
- siIJI
1
et si qm3/8
on a +d)
’= 2 -
m21JI
q , q Q 2 ,
et sur une formule de
réciprocité
dont la "version est :m
- soit ,S’
= L:
ka + b >, on pose = ma et on définit S’ =k=1
, formule
qui
se réduità IS
+ [ " = 0La
première
formuleprécise
lepic
auvoisinage
d’unrationnel §
de’’pe-tit"
dénominateur,
déterminant lesJk(m)
comme réunions d’intervalles~~_~ ~-~-k-~-.~po~q~-1.
Comme
précédemment,
le détail de ladémonstration,
élémentaire maislongue
etminutieuse,
ne sera pas donné ici.Chaque
majoration
nécessite undécoupage
en intervalles ad hoc etl’utilisation, adaptée
à chacun de cesintervalles,
desmajorations précédentes.
Un
exemple
en feracomprendre
leprincipe :
si lama joration
~’ 4
a été démontrée pour[2~’ !],
elle est bien évidemment valable pouro~e [§,3 2013 2~ J,
etl’application
de la "formule deréciprocité
permet
alors d’en déduire lamajoration
"~’°‘ "z
1 _
~, §].
Proposition
5. Si n >10400
et si a cuE(l’arc
mineurayant
été
défini
à laproposition
4),
on a latAtnajoration
, ,
où
H(t)
est unemajoration
monotone d écroissante de+1~.
C’est l’extension de la
proposition
2. On écritpour améliorer encore le recours à une
intégrale
dutype
J’°°
Lesmajorations
dessommes 2:
ka>dépendent
de lalongueur
de l’intervalle de sommation :La somme de ces
majorations
est 0.085 714 29 ... n.La
majoration
du dernier termeE
~M(n/k)
+2)
ka> est similaire knà celle effectuée dans la démonstration de la
proposition 2,
à deux dif-férencesprès :
d’unepart
l’intégrale
de référence n’estplus J500
mais
f °°
et d’autrepart
la considération des "valeurs a fait dis-’10 t2paraître
des termesnégligeables.
La fin de la démonstration
reprend
les calculs duparagraphe
4. Lemme 6. On a larraajoration
del’intégrale :
La démonstration s’effectue comme pour
h
endécomposant
__’ln --’1’"
et l’ensemble des calculs est
récapitulé
dans le tableauabrégé
ci-dessous.On
peut
alors conclure.BIBLIOGRAPHIE
[C-D-EM] H. Cohen, F. Dress et M. El Marraki, Ezplicit estimates for summatory functions
linked to the Môbius m-function. Preprint A2X n° 96-7 (1996), soumis à Math. Comp.
[D] F. Dress, Fonction sommatoire de la fonction de Möbius, 1. Majorations
expérimen-tales. Expérimental Mathematics 2 (1993), 89-98.
[D-EM] F. Dress et M. El Marraki, Fonction sommatoire de la fonction de Möbius, 2.
Majo-rations asymptotiques élémentaires. Expérimental Mathematics 2 (1993), 99-112.
[EM] M. El Marraki, Fonction sommatoire de la fonction de Möbius, 3. Majorations
asymp-totiques effectives. Journal de Théorie des Nombres de Bordeaux 7 (1995), 407-433.
[F] J. Franel, Les suites de Farey et le problème des nombres premiers. Gôttingen Nachrichten (1924), 198-201.
[N] H. Niederreiter, The distribution of Farey points. Math. Ann. 201 (1973), 341-345.
François DRESS
Arithmétique Algorithmique expérimentale (A2X),
UPRESA CNRS 5465,
Université Bordeaux 1,
F-33405 TALENCE cedex