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Chapitre 1 le circuit économique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Chapitre 1

le circuit économique

(2)

Introduction

• La méthode du circuit : agrégation des agents économiques et des flux

– Ménages : Offreurs de facteurs de production aux entreprises (travail) contre une rémunération

– Entreprises : production de biens et services à but lucratif – Institutions financières : crédit et intermédiation financière

– Les administrations publiques: fourniture de biens et services non marchands

– L'extérieur: ensemble des agents résidant à l'étranger et ayant des relations avec l'économie nationale

(3)

Section I. Un circuit simplifié à 3 pôles

1. Définitions de base

• L'analyse du circuit économique national simplifié va consister à enregistrer les

principaux flux entre les différents pôles d'agents

• les flux sont de deux types : réels et monétaires

• Entre ménages et entreprises, deux flux:

– consommation d'un coté – revenu distribué de l'autre

• Les flux réels circulent en sens inverse des

flux monétaires

(4)

Le circuit simplifié à deux pôles

M E

C

Y

Biens et services

Offre de travail

Flux monétaires Flux réels

(5)

Section I. Un circuit simplifié à 3 pôles

1. Définitions de base

• Le Principe de l'équilibre simultané de tous les pôles

• Ce simple schéma permet de dégager une définition du revenu : droit abstrait sur la production

M

C Y

Emplois Ressources E

Y C

Emplois Ressources

(6)

Section I. Un circuit simplifié à 3 pôles

2. L'introduction du pôle financier : épargne et investissement

• On rompt deux hypothèses :

– Les ménages ne consomment plus la totalité de leur revenu : la partie non consommée forme l'épargne des ménages

– D'autre part les entreprises ne produisent plus seulement des biens de consommation mais aussi des biens d'investissement

• Un nouveau pôle : le pôle financier

– Financement intermédié : les banques

– Financement désintermédié : les marchés financiers

• Trois nouveaux flux dans le circuit macroéconomique :

– S : l’épargne des ménages

– F: flux de financement à destination des entreprises – I : l’investissement

• Introduction d’un processus d’accumulation du capital : le changement économique

(7)

Le circuit à trois pôles

M E

C

Y Pôle

Fin.

I

S F

C: consommation finale Y: revenu distribué

S : l’épargne des ménages

F: flux de financement à destination des entreprises

I : l’investissement

(8)

Section II. La mise à jour des grands équilibres comptables

1. L’équilibre simultané de tous les pôles

M

C Y

Emplois Ressources E

Y C

Emplois Ressources

S I

F I PF

F S

Emplois Ressources

M E

C

Y

Pôle Fin.

I

S F

(9)

Section II. La mise à jour des grands équilibres comptables

2. L’approche demande/revenu/dépense

Problème : quel est le revenu global (P) de cette économie ?

Optique de la demande

– Calculons la valeur totale de la production des entreprises : P=C+I

– Identité comptable entre production globale et demande macroéconomique globale

Toute la production a un emploi

C'est ce qu'on appelle l'analyse sous l'angle de la demande

Optique du revenu

– A partir du compte du pôle entreprises il vient : P=C+I=(I-F)+Y

– I-F : Part de l'investissement sur la période qui n'est financée ni par un flux de crédit ni par des ressources financières désintermédiées = autofinancement des entreprises

– On vérifie que I-F = P-Y

– L'équation P=I-F+Y indique donc la répartition du revenu national, égal à la production, entre ménages et entreprises

Si on se souvient que Y= salaires + profits distribués, on obtient une équation de répartition du revenu national entre salaires et profits, soit la rémunération des facteurs de production

Optique de la dépense

– En repartant de P= I-F+Y, avec Y=C+S, on obtient : P=I-F+ S +C – Répartition du revenu national entre consommation et épargne

L’ approche production-revenu -dépense peut être résumée de la façon suivante : i) Toute la production est égale à la demande en biens de consommation et d'investissement ii) La valeur de la production est égale au revenu national distribué sous forme de salaires et de

profits pour rémunérer les facteurs de production

iii) Le revenu national est dépensé sous forme de consommation et d'épargne

(10)

Section II. La mise à jour des grands équilibres comptables

3. L’identité entre épargne et investissement

• A partir de l'équation de demande et de l'équation de dépense :

P=C+I=(I-F)+S+C Soit: I=(I-F)+S

• Identité de l'investissement et de l'épargne

– Attention au vocabulaire : il s'agit d'une identité comptable valable au terme de la période étudiée : elle signifie que le flux d'investissement au cours d'une période à pour contrepartie macroéconomique une flux

d'épargne dégagé par les ménages et les entreprises

• Deux précisions importantes :

– Il s'agit d'une identité dite "ex post" : cela ne signifie pas que, en début de période, les désirs d'épargne des ménages (et des entreprises)

concordent avec les plans d'investissement des entreprises

– C'est même en règle générale le contraire : cela signifie simplement qu'il existe une contrainte de bouclage ex post du circuit économique

– De plus, cette identité ne préjuge en rien des relations de causalité entre épargne et investissement : on ne peut pas dire l'épargne détermine le montant de l'investissement, ni l'inverse

(11)

Section III. L'introduction de l'Etat et des relations extérieures

1. L'introduction des administrations publiques

• On introduit ici une simplification, en posant I=F, soit I-F = 0

• On introduit les administrations publiques par trois types d'opération :

– Les prélèvements obligatoires: T – les transferts aux ménages sans

contrepartie: Tr

– les dépenses publiques: G

(12)

Le circuit à quatre pôles

M E

C

Y Pôle

Fin.

I

S F

APU

T

Tr G

C: consommation finale Y: revenu distribué

S: l’épargne des ménages F: flux de financement I: l’investissement

T: Les prélèvements obligatoires

Tr: Transferts aux ménages sans contrepartie G: les dépenses publiques

(13)

Section III. L'introduction de l'Etat et des relations extérieures

1. L'introduction de l'état

• Réécrivons les deux égalités du circuit suivant l'optique de la demande puis de la dépense :

– demande : P= C+I+G

– Dépense (I=F) : P= Y =C+S+(T-Tr)

• De ces deux égalités il vient : C+I+G=C+S+(T-Tr)

• soit :S=I+G-(T-Tr)

– Si G+Tr>T, alors le déficit des administrations trouvera sa contrepartie macroéconomique dans l'épargne nationale

M

C Y

Emplois Ressources E

Y C

Emplois Ressources

S

I

F I PF

F S

Emplois Ressources

T

Tr G

APU

G T

Emplois Ressources

Tr

• Les comptes de pôles

(14)

Section III. L'introduction de l'Etat et des relations extérieures

2. L'introduction du « reste du monde »

L'introduction du RDM se traduit par la prise en compte de deux flux supplémentaires : – Les exportations : X

flux monétaire donc du RDM vers l'économie nationale

– Les importations : M

Optique de la demande : offre globale = demande globale P+ M = C+I+G+X

Soit : P = C+I+G+(X-M)

Optique de la dépense :

P= C+S+(T-Tr)

Soit : I+G+(X-M)= S+(T-Tr)

Identité épargne /investissement :

S-I= (G+Tr-T) + (X-M) – Imaginons que le budget de L'Etat est équilibré : S-I=X-M

Une balance commerciale excédentaire trouve sa contrepartie dans un excédent macroéconomique de l'épargne nationale

Concrètement : sorties de capitaux dans la balance des paiements

(15)

(Etats-Unis)

(16)

Section IV. La mesure de la richesse par le PIB

1. définition et champ

• Le PIB : Somme des valeurs ajoutées brutes produites par les unités économiques résidentes

– Critère de résidence par opposition au critère de nationalité – Mesure « brute »: non prise en compte de l’usure du capital

• Le champ pris en compte

– La production marchande: destinée à être écoulée sur un marché à un prix économiquement significatif (>50% du coût de revient)

– La production pour usage final propre

• Les loyers fictifs des propriétaires

• La construction pour compte propre des entreprises

– La production non marchande

• Services fournis à d’autres agents à titre gratuit ou quasi gratuit (pour un prix inférieur à 50% du coût unitaire)

• Évaluation au coût de production

(17)

Section IV. La mesure de la richesse par le PIB

2 . Les décompositions du PIB

• Trois grandes décompositions

– Optique de la production

• PIB= Σ VAB

– Optique de la demande

• PIB= CFM+FBCF+D

APU

+(X-M)+∆Stocks

– Optique du revenu

• PIB = RS + I

Pnets

+ EBE

(18)

L’articulation des décompositions du PIB

Production

Demande finale

Répartition primaire des

revenus Répartition secondaire des revenus

Branches

Σ VAB

Branches

Excédent Brut d’Exploitation Rem.

salariales

Impôts/production nets

Cotisations et Impôts

Prestations sociales

RDB

CFM FBCF M DAPU

(19)

Une décomposition plus fine de la demande globale en 2018 et évolution entre 2008 et 2010

Milliards

d'euros Évolution en volume

2018 2008 2009 2010

Produit intérieur brut (PIB) 2353,1 -0,1 -2,7 1,5

Importations 755,6 0,9 -10,8 8,8

Total des emplois finals 3108,7 0,1 -4,6 2,9

Consommation effective des ménages 1628,8 0,5 0,6 1,3

dont : dépense de consommation

- des ménages 1219,8 0,3 0,1 1,3

- individualisable des administrations 360,3 1,5 2,1 1,1

Consommation effective des administrations publiques 190,6 0,9 2,5 1,5

Formation brute de capital fixe dont : 537,9 0,3 -9 -1,2

- des entreprises non financières 303,5 2,6 -12,2 2,4

- des ménages 126,4 -3,1 -9,3 -1,5

- des administrations publiques 79,9 -3,2 2,4 -9,6

Variation de stocks (contribution à la croissance) 14,0 -0,2 -1,2 0,6

Exportations 737,4 -0,3 -12,4 9,7

(20)

Section IV. La mesure de la richesse par le PIB

3. le PIB : une mesure du bien-être ?

• Le PIB ne mesure pas « le bien-être »

– Indicateur quantitatif centré sur la production marchande

– 3 grandes faiblesses

• Ne valorise pas la plupart des activités non marchandes

– l'exclusion du travail domestique, – l'exclusion du travail bénévole,

– la production non marchande de l'État souvent sous-évaluée

• Ne prend pas en compte les externalités et le patrimoine

• Insensible à la distribution des revenus

(21)
(22)

L’IDH du PNUD

• Une innovation (2010) : L’IDHI

– L’IDHI prend en compte les inégalités d’espérance de vie, d’éducation et de revenu, en imposant un «

malus » à la valeur moyenne de chaque dimension en fonction de son degré d’inégalité

– L’IDHI est égal à l’IDH lorsqu’il n’y a aucune inégalité entre individus, mais se situe d’autant plus en deçà de l’IDH que l’inégalité est plus importante

3. le PIB : une mesure du bien-être ?

(23)

3. le PIB : une mesure du bien-

être ?

(24)

IDH et IDHI en 2010

Source: PNUD, 2010, Rapport sur le développement humain

(25)

les indicateurs alternatifs : L’ISS

(26)
(27)

Evolution du BIP 40 et du PIB par habitant en France depuis 1980, en dollars constants 2000

Le BIP 40 : indice construit sur 58 séries statistiques concernant six dimensions des inégalités et de la pauvreté : travail, revenus, logement, éducation, santé et justice

(28)

3. le PIB : une mesure du bien-être ?

• L’approche subjective du bien-être : la géographie du bonheur

– La stagnation de la

«satisfaction de vie » (Easterlin, 1974) depuis l’après-guerre – Les disparités

dans les

comparaisons internationales : l’effet

« Amérique Latine »

(29)

L’indice de satisfaction de vie (2010)

Source: PNUD, 2010, Rapport sur le développement humain

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