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Dispositif pour la mesure des tensions de vapeur jusqu'à 20 kg/cm2 et 500° C

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(1)

HAL Id: jpa-00212907

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Submitted on 1 Jan 1963

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Dispositif pour la mesure des tensions de vapeur jusqu’à

20 kg/cm2 et 500° C

R. Bessouat, H. Chavanel, S. Elberg

To cite this version:

(2)

39

A.

DISPOSITIF POUR LA MESURE DES TENSIONS DE VAPEUR

JUSQU’A

20

kg/cm2

ET 500° C. Par R.

BESSOUAT,

H.

CHAVANEL,

S.

ELBERG,

Section des Transferts Thermiques Centre d’Études Nucléaires de Grenoble.

Résumé. 2014

L’appareil

a été construit pour l’étude des fluides caloporteurs organiques utilisables

dans les réacteurs atomiques. Son principe est basé sur une méthode de zéro. Le dispositif permet

des mesures jusqu’à des pressions de 20 kg/cm2 et des températures de 500 °C.

Les résultats des essais effectués sur le diphényle, les terphényles OM2 et OMP

et le

dowtherm A sont fournis.

Abstract. 2014 The

apparatus described here was built for the study of organic coolants for nuclear

reactors. Its principle is based on a nul method. The device allows measurements up to

20 atmospheres and 500 °C.

Results of measurements made with

diphenyl,

terphenyls OM2 and OMP and with Dowtherm A are given.

PHYSIQUE APPLIQUÉE TOME 24, MARS 1963,

1. Introduction. -

L’appareil

présenté

fait

partie

d’un ensemble de

dispositifs

construits pour la détermination des

caractéristiques physiques

des fluides

caloporteurs organiques

utilisables dans les réacteurs

atomiques.

Il a été conçu

plus

spéciale-ment pour déterminer les tensions de vapeur des

polyphényles,

ce

qui

a

imposé

des limites d’utili-sation de 500 OC pour les

températures

et 20

kg/CM2

pour les

pressions.

D’autre

part,

les

produits

étudiés étant solides à la

température

ambiante et très peu

solubles dans les solvants

ordinaires,

il s’est avéré nécessaire de

prévoir

un

appareil

de forme

géomé-trique simple, démontable,

pour faciliter la

charge

et surtout le

nettoyage.

Une autre

caractéristique

de cet

appareil

est la faible

quantité

de substance nécessaire :

quelques

centimètres cubes.

2.

Principe.

- C’est

une méthode

d’équilibre

( fcg. 1) :

on oppose à la

pression

créée par la vapeur, une

pression

d’azote que l’on mesure.

Le

produit

est

placé

dans le réservoir

(2) ;

l’azote

est

injectée

dans la

partie

1. Les deux

parties

sont

séparées

par un soufnet

métallique

(5)

dont les déformations traduisent la différence de

pression

entre les enceintes

(1)

et

(2).

Une

tige (3)

solidaire du soufflet ferme un contact actionnant un relais

qui

permet

ainsi de visualiser la

position

d’équilibre.

Au début de

l’expérience,

le

produit

est

placé

dans le réservoir

(2) ;

le vide est fait dans les deux enceintes

(pour

l’enceinte

inférieure,

on utilise la vis

pointeau (4).

Le

pot

est introduit entièrement dans un four.

Quand

la

température s’élève,

la

pression

dans

(2)

croît et elle est

égale

à la tension de vapeur du

produit

(toute

l’enceinte étant à la même

température).

On

injecte progressivement

de

FIG. 1. -

Schéma de

principe.

l’azote pour rétablir

l’équilibre.

Un

manomètre,

placé

sur le circuit d’alimentation en

azote,

donne la valeur de la tension de vapeur

quand

l’équilibre

est réalisé.

3.

Description

de

l’appareil.

- La

figure

2 repro-duit la coupe de

l’appareil.

(3)

40 A

Il

comprend

trois

parties principales :

Le

réci-pient (2)

contenant le

liquide ;

la

partie

supérieure

formant couvercle et contenant le

dispositif

de

contaçt

servant à

repérer

la

position d’équilibre ;

la

partie

intermédiaire

séparant

les deux enceintes mentionnées au

paragraphe

2.

1

FIG. 2. - Vue en

coupe de

l’appareil.

3.1. RÉCIPIENT.-Le

récipient

(2),

de forme

cylindrique,

est en acier

inoxydable.

L’intérieur est une cavité

cylindrique

renfermant le

liquide à

étudier

(1).

Cette cavité se

prolonge

vers le haut par une autre

également cylindrique

constituant le

logement

du soufflet

(3) ;

le diamètre de cette der-nière cavité est

supérieur

à celui de l’autre de

façon

à former butée pour le soufpet

(en

cas d’une

surpression

d’azote

trop

importante).

Dans la

paroi

du

récipient

se trouve un passage renfermant une vis

pointeau (4).

Cette vis

pointeau

sert à isoler l’enceinte inférieure une fois que le vide y a été fait. Elle

possède

une cavité

hexago-nale

pouvant

recevoir une clé mâle 6 pans. Cette

clé traverse d’une

façon

étanche une cloche

pou-vant

plaquer

sur un

méplat

usiné sur le

récipient (2)

(voir fig. 3).

Cet ensemble

permet

de faire le vide à travers le

logement

de la vis

pointeau.

FIG. 3. -

Dispositif de mise sous vide.

L’étanchéité obtenue avec cette vis

pointeau

est

parfaite

à

froid,

mais pour éviter d’éventuelles fuites à

chaud,

il a été

prévu

un

dispositif

supplé-mentaire d’étanchéité

(4).

Celui-ci est

essentielle-ment constitué

d’un joint

de cuivre serré contre le

méplat

à l’aide d’une

petite bride,

le serrage étant obtenu au moyen de

quatre

goujons.

Deux trous

borgnes

ont été

pratiqués

dans la

paroi

du

récipient (2)

destiné à recevoir les thermo-sondes à résistance de

platine (8)

pour la mesure de la

température.

Ces trous sont inclinés de

façon

que l’extrémité de la sonde soit le

plus près possible

de la

paroi

intérieure.

FIG. 4. -

(4)

3.2. PARTIE SUPÉRIEURE. - Elle est constituée d’une bride se

plaçant

sur le

récipient (2).

Cette bride est soudée à un tube muni d’ailettes

(II)

des-tinées à refroidir les éléments du passage isolant étanche du contact

électrique (14)

(ce

refroidisse-ment

permet l’emploi

de

joints

en

téflon).

Une tubulure latérale

(9)

conduit à la pompe à vide et au circuit d’alimentation en azote.

3.3. PARTIE INTERMÉDIAIRE. - Elle

comprend

un soufflent

métallique (3)

en acier

inoxydable

sépa-rant les deux enceintes. Soudé à la face inférieure du

soufflet,

un minitube

(10)

transmet les

déplace-ments du soufflet. Il est terminé à son extrémité

supérieure

par un

petit

ressort

(5)

destiné à

amor-tir le contact dans le cas d’une

surpression

de la

vapeur. Cette extrémité constitue un contact

élec-trique

relié à la masse. A l’intérieur du

soufflet,

une butée

permet

de limiter la déformation de celui-ci

vers le haut

(en

cas de

surpression

de la

vapeur).

3.4. CONTACT

ÉLECTRIQUE.

- Le contact

supé-rieur

(14),

isolé de la masse, est fixé dans son pas-sage isolant étanche

(13).

Ce dernier est solidaire d’un corps de passage étanche

(12)

réglable

en

hauteur ;

ceci

permet

de fixer la

position

du

contact

supérieur

en mettant les deux enceintes à la même

pression.

Cette

position d’équilibre

est

repérée

sur une

graduation

circulaire

placée

sur la dernière

ailette ;

te pas du

filetage (12)

étant de 1 mm, on a une bonne

précision

sur la détermina-tion de la

position d’équilibre.

La fermeture du circuit

(14-5)

commande un. relais sensible même à de mauvais contacts

(fig.

5).

FIG. 5. - Relais.

.

L’égalisation

de

pression

dans les deux enceintes

est ainsi détectée par

l’éclairage

d’un

voyant ;

ce

dispositif

pourra par la

suite,

alimenter des vannes

électro-magnétiques

dans le but de rendre

l’enre-gistrement

des mesures

automatiques.

3.5.

ÉTANCHÉITÉ.

- L’étanchéité entre le souf-flet et le

récipient (2)

d’une

part,

et entre le soufflet et la bride

supérieure

d’autre

part,

est assurée par deux

joints plats

en cuivre recuit

(7).

3.6. MESURE DE LA TEMPÉRATURE ET DE LA PRESSION. - La

température

est mesurée à l’aide d’une thermosonde à résistance de

platine

de 100 ohms à 0 °C. La résistance est mesurée au

pont

de Wheatstone par la méthode trois fils.

L’étalonnage

de la thermosonde a été fait sur le banc

d’étalonnage

à

points

fixes du laboratoire :

glace fondante, point

d’ébullition de

l’eau, point

d’ébullit,ion du soufre. On en déduit les valeurs de

Ro

et des coefficients A et B intervenant dans

l’expression

de la variation de la résistance R de la sonde en fonction de la

température

t.

La thermosonde est

protégée

par un

doigt

de

gant

en acier

inoxydable. L’appareil

a été

prévu

avec deux sondes de manière à ne pas

interrompre

l’expérience

en cas de détérioration de l’une d’elles. L’une est branchée vers le

pont

de

Wheat-stone,

l’autre vers un indicateur de

température.

La

pression

est mesurée à l’aide de trois

mano-mètres de vérification

ayant

des échelles

diffé-rentes :

FIG. 6. -

L’appareil de mesure de tension de vapeur

(5)

42 A

Fie. 7. - Éléments constitutifs de

l’appareil de mesure de tension de vapeur.

4. Mode

opératoire.

- La

première opération

consiste à

régler

la

position

du contact

supérieur

en vissant

plus

ou moins le corps de passage

(12),

les deux enceintes étant à la

pression atmosphérique.

Cette

position

restera

inchangée

pendant

toute la

manipulation.

Le vide est d’abord fait dans le réservoir conte-nant le

produit

étudié

l’aide de la cloche et de la vis

pointeau).

Le

dispositif supplémentaire

d’étan-chéité est alors mis en

place.

On

place

ensuite

l’appareil

dans son four

(réglé

à une faible allure de

chauffe)

à l’intérieur d’un man-chon en cuivre destiné à

homogénéiser

la

tempé-rature

(chauffage - 6 ; calorifuge : 15).

Une

petite

quantité

d’azote est

injectée

dans la

partie supérieure.

Au bout d’un certain

temps,

le

voyant

du relais s’éclaire : cela

signifie

que le contact entre la

tige

mobile et la

partie supérieure

est

fermé ; l’équilibre

est

réalisé ;

on note alors la valeur

indiquée

par le manomètre et celle de la

température (pont

de

Weatstone).

On

injecte

à

nouveau de l’azote et ainsi de suite.

Au cours du

refroidissement,

il faut éliminer l’azote

progressivement

de manière à ne pas

sou-mettre les deux faces du soufflet à des

pressions

trop

différentes.

5. Résultats. - Les

mesures ont surtout

porté

sur les

polyphényles ;

diphényle,

terphényle OM2,

terphényle

OMP.

Les

comparaisons

avec les résultats

publiés

ne

sont

guère possibles

car les

expérimentations

anté-rieures ont surtout concerné les Santowax OM et R dont les

compositions

diffèrent

légèrement

de celles des

terphényles

OM2 et OMP.

Une vérification a été effectuée avec l’eau. La courbe obtenue est

reproduite

sur la

figure

8. La concordance avec les résultats donnés par Dor-sey

( 1)

est bonne : écart maximum inférieur à 2

% ;

écart moyen : 1

%.

Un autre

repère

valable est le

diphényle

qui

est

FIG. 8. - Tension de

vapeur de l’eau.

(6)

un

produit

pur. La

figure

9

permet

de comparer les résultats obtenus avec les valeurs

indiquées

par le Data book de Monsanto : l’écart moyen ne

dépasse

pas 3

%.

FIG. 9. - Tension de

vapeur du

diphényle.

FIG. 10, - Tension de

vapeur du

terphényle

OM2.

La

figure

10

représente

la courbe de tension de vapeur du

terphényle

OM2 dont la

composition

est la suivante :

Orthoterphényle .... 20,4 %

Métaterphényle ... 76 %

Paraterphényle

... 3,6 %

FIG. M. - Tension de vapeur du terphényle OMP.

FIG. 12. - Tension de

(7)

44 A

La courbe II concerne le

terphényle

OMP de

composition :

Orthoterphényle .... 12,4 %

Métaterphényle ... 63 %

Paraterphényle ... 24,6 %

La

figure

12 donne la tension de vapeur du Dow-therm A

qui

est un

mélange eutectique

de

diphé-nyle (26,5 %)

et de

diphényle

éther

(C6

H5)2

0

(73,5 %).

6. Précision des mesures et remarques sur le

fonctionnement de

l’appareil.

-

Les manomètres de vérification utilisés sont de la classe

0,5 %.

La

précision

de lecture

peut

être estimée à 5 g pour le manomètre 0-2

kg/cm2,

soit

2,5/1000

de l’échelle totale

(l’incertitnde

est du même ordre pour les autres

manomètres).

On

peut

donc affirmer que l’on détermine la

pression

à mieux que 1

% près,

sauf pour les très basses

pressions

où l’erreur de lecture a une

plus grande

influence. D’ailleurs

l’appareil

a été conçu

plus spécialement

pour

fonc-tionner au-dessus de la

température

atmosphé-rique

où l’utilisation des ébulliomètres est limitée.

L’erreur maximum sur la

température

est de

1/4

de

degré centigrade.

L’influence de la vitesse de

chauffage

n’est pas

négligeable

en raison de l’inertie

thermique

de

l’appareil

et du fait que la sonde n’est pas en

contact direct avec la substance. Elle a été mise en évidence au cours d’une

manipulation

où les mesures ont été faites lors de la montée en

tempé-rature et

également

au cours du refroidissement.

Pour éliminer cette

influence,

il faut

opérer

par

paliers

ou à une vitesse de chauffe très faible :

moyennant

quoi

les résultats obtenus sont

parfai-tement

reproductibles.

D’ailleurs ceci est surtout sensible pour les tensions de vapeur élevées.

L’influence des dilatations du soufpet a été

déter-minée ;

elle se

traduit,

si on n’en tient pas

compte

par une erreur maximum de 40

g/cm2

à 450 °C.

7. Réalisation d’un second

appareil (fig. 13).

-Une deuxième

version, quelque

peu différente de la

première,

est en cours de réalisation. Le

produit

étudié est

placé

dans un

récipient

en acier

inoxy-dable

(5)

d’épaisseur

assez

faible,

entouré d’un manchon en cuivre

(6).

Le

chauffage

est assuré par un enroulement chauffant

(7).

La sonde de mesure de

température (1)

est

placée

dans un

doigt

de

gant

pénétrant

dans le

liquide.

La mise sous vide de l’enceinte inférieure se fait

à travers la tubulure

(3),

l’étanchéité étant assurée par la vis

pointeau

(2).

FIG. 13. - Vue

en coupe

du nouvel appareil.

(enceinte

inférieure.)

Le

dispositif supplémentaire

d’étanchéité à chaud est constitué par la vis moletée

(4)

munie

d’un joint

torique.

Ces nouvelles

dispositions

doivent diminuer

l’inertie

thermique

de

l’appareil,

nous assurer une meilleure

précision

sur la détermination de la

température

et éliminer ainsi

partiellement

l’in-fluence de la vitesse de

chauffage.

8. Conclusion. -

L’appareil

décrit a

permis

d’effectuer de nombreuses mesures tant sur les

produits

cités que sur d’autres fluides

caloporteurs

d’origine

pétrolière

dont les résultats ne sont pas

donnés ici. Le fonctionnement de cet

appareil

est

resté satisfaisant au cours de ces différentes déter-minations.

On

compte

rendre les

manipulations

et

l’enre-gistrement

des courbes de tension de vapeur

auto-matiques

par

l’adjonction

d’un

enregistreur

poten-tiométrique

et d’électrovannes.

Nous

remerçions

EURATOM d’avoir autorisé la

publication

de cette étude effectuée dans le cadre d’un contrat

passé

avec le Centre

d’Études

Nu-cléaires de Grenoble pour le

projet

ORGEL.

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