• Aucun résultat trouvé

Les connecteurs propositionnels

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Les connecteurs propositionnels"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

Les connecteurs propositionnels

Cours ďintroduction à la logique et à la philosophie du langage au semestre ďhiver 2005-2006

Feuille ďaccompagnement pour le cours du 7 novembre 2005

Points à retenir du dernier cours

1. La logique moderne a été créée par Gottlob Frege en 1879.

2. La philosophie est la science des arguments.

3. La logique est ľétude des inférences valides.

4. La logique porte sur un langage simplifié, idéalisé et formel.

5. La logique propositionnelle étudie les connecteurs propositionnels qui relient des propositions ; la logique des prédicats étudie en plus la quantification, les relations et les fonctions.

6. La syntaxe concerne la forme des expressions, la sémantique leurs significations et la pragmatique leur usage.

7. La formalisation des arguments est un art.

8. Les arguments ne sont pas vrais ou faux, mais valides ou invalides.

9. Une inférence est valide si et seulement s’il est impossible que ses prémisses soient vraies et sa conclusion fausse.

10. Il faut distinguer ľutilisation et la mention des mots et mettre des guillemets si on veut parler ďune expression linguistique et non pas de la chose qu’elle représente.

La formalisation

Considérons ľargument suivant (formulé dans une langue naturelle): Si j’étudie la logique, alors je serai heureux et sage.

J’étudie la logique.

Donc, je serai heureux et sage.

En abrégeant les propositions exprimées par des lettres, on obtient : Sip, alorsq.

p Donc,q.

Nous indiquons le fait que la conclusion est tirée à partir des deux prémisses de la manière suivante : Sip, alorsq.

p q

Nous passons à une langue formelle on introduisant “→” pour signifier la relation ďimplication maté- rielle (“si... alors —”):

p→q p q

C’est le squelette ďun argument représenté dans le langage formel de la logique propositionnelle : il représente la forme commune à tous les arguments valides qu’on obtient en remplaçant “→” par “si ...

alors —”, le trait par “Donc, ...”et “p” et “q” par des phrases du langage ordinaire.

1

(2)

La syntaxe et la sémantique

Définition du vocabulaire de notre langage formelL:

A1 des propositions atomiques “p”,“q”,“r”,“s”,“t” etc.

A2 des constantes logiques “∧” (parfois : &) (“et”),“∨” (“ou”),“¬” (parfois∼) (“il n’est pas le cas que”) et “→” (parfois :“⊃”) (“si .. .alors .. .”)

A3 des parenthèses “(” et “)”

Définition récursive des formules bien formées deL:

B1 Toute proposition atomique est une formule bien formée.

B2 Si “φ” et “ψ” sont des formules bien formées, alors “(¬φ)”,“(φ∧ψ)”,“(φ∨ψ)” et

“(φ→ψ)” sont des formules bien formées.

B3 Il n’y a pas ďautres formules bien formées.

Le principe de vérifonctionnalit"(pour la logique propositionnelle) : La valeur de vérité ďune pro- position complexe ne dépend que des valeurs de vérité des propositions qui la constituent et des connecteurs qui les relient.

Uneinterprétatio#ďune proposition est ľattribution des valeurs de vérité aux propositions simples qu’elle contient.

La négation

La signification de “¬” est déterminée par la table de vérité suivante : p ¬p

V F

F V

Élimination de la double négation :

¬¬p

p ¬E (1)

Réduction à ľabsurde (reductio ad absurdum): p→ ⊥

¬p ¬I∗ (2)

Soit “p” une proposition arbitraire :

principe de bivalence soit “p” est vrai soit “p” est faux

principe de non-contradiction il n’est pas possible que “p”e$“¬p” soient vraies ensembles principe du tiers-exclu ou bien “p” est vraie ou bien “¬p” est vraie

La conjonction

Les règles ďintroduction et ďélimination de la conjonction : p, q

p∧q ∧I p∧q

p ∧E p∧q

q ∧E (3)

2

(3)

Sa table de vérité:

p q p∧q

V V V

V F F

F V F

F F F

La disjonction

Ses règles ďintroduction et ďélimination : p

p∨q ∨I q

p∨q ∨I p∨q, ¬p

q ∨E (4)

Sa table de vérité:

p q p∨q

V V V

V F V

F V V

F F F

Ľimplication matérielle

Sa règle ďélimination (le modus ponens): p→p q

q →E (5)

Sa table de vérité (“p→q” est équivalent à “¬p∨q”): p q p→q

V V V

V F F

F V V

F F V

Ľéquivalence matérielle

Les règles ďintroduction et ďélimination de ľéquivalence matérielle : p→q, q→p

p↔q ↔I p↔q

p→q ↔E p↔q

q→p ↔E (6)

Sa table de vérité:

p q p↔q

V V V

V F F

F V F

F F V

3

(4)

Les tables de vérité – première méthode

Construisons une table de vérité pour “¬(¬p∨ ¬q)”: 1. Première étape :

p q V V V F F V F F 2. Deuxième étape :

p q ¬p ¬q

V V F F

V F F V

F V V F

F F V V

3. Troisième étape :

p q ¬p ¬q ¬p∨ ¬q

V V F F F

V F F V V

F V V F V

F F V V V

4. Quatrième étape :

p q ¬p ¬q ¬p∨ ¬q ¬(¬p∨ ¬q)

V V F F F V

V F F V V F

F V V F V F

F F V V V F

Les tables de vérité – deuxième méthode

1. Première étape :

¬ (¬ p ∨ ¬ q)

V V

V F

F V

F F

2. Deuxième étape :

¬ (¬ p ∨ ¬ q)

F V F V

F V V F

V F F V

V F V F

3. Troisième étape :

¬ (¬ p ∨ ¬ q)

F V F F V

F V V V F

V F V F V

V F V V F

4. Quatrième étape :

¬ (¬ p ∨ ¬ q) V F V F F V F F V V V F F V F V F V F V F V V F

4

Références

Documents relatifs

La logique propositionnelle étudie les connecteurs propositionnels qui relient des phrases ; la logique des prédicats étudie en plus la quantification, les relations et les

Si les États-Unis n’attaquent pas l’Iran et que le prix de l’essence augmente, la Syrie attaque Israël.. Si la Syrie n’attaque pas Israël, le Liban

La forme logique d’un énoncé exhibe ses conditions de vérité : elle ne concerne que ce qui, pour Frege, est crucial à l’interpréta- tion de n’importe quel

La logique propositionnelle étudie les connecteurs propositionnels qui relient des propositions ; la logique des prédicats étudie en plus la quantification, les relations et

(b) ils ne font pas de distinction entre termes singuliers et prédicats ; par conséquent, elles ne traitent de phrases existentielles que si on introduit des prédicats qui ne sont

Une formule propositionnelle est une conséquence (sémantique) ďun ensemble de propositions (écrit : “ Th | = φ ”) si et seulement si toute interprétation qui rend vraies toutes

(b) elles ne distinguent pas entre termes singuliers et prédicats ; par conséquent, elles ne traitent de propositions existentielles que si on introduit des prédicats qui ne

5 Une autre provision est nécessaire : les connecteurs propositionnels, définis dans le langage de la logique propositionnelle comme reliant des propositions, relient dans la logique