HAL Id: jpa-00236928
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Submitted on 1 Jan 1874
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cylindres
M. Blavier
To cite this version:
M. Blavier. Résistance électrique de l’espace compris entre deux cylindres. J. Phys. Theor. Appl.,
1874, 3 (1), pp.151-154. �10.1051/jphystap:018740030015100�. �jpa-00236928�
I5I
RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE DE L’ESPACE COMPRIS ENTRE DEUX CYLINDRES;
PAR M. BLAVIER,
Inspecteur divisionnaire des lignes télégraphiques.
( FI--,. )
Le condensateur est formé de deux
cylindres indéfinis,
dont l’unest intérieur à
l’autre;
lecylindre
intérieur est en communicationavec une source
électromotrice ;
l’armature extérieurecommunique
avec la terre. Nous devons déterminer la valeur de la
charge
pourtoute
position
des deuxcylindres
dont leurs axes,d’ailleurs,
restentparallèles.
On sait que le
potentiel V
d’une distributionélectrique
en unpoint quelconque
estégal
a la somne des rapports des masses élec-triques
ni à leur distance 1 aupoint
considéréEn posant V = const., on a une série de surfaces
équipotentielles
ou de
niveau;
enchaque point,
la forcequi agirait
sur une masseélectrique
q est normale à la surfaceéquipotentielle qui
passe parce
point
et a pour valeurdV étant
l’augmentation
dupotenticl
à une distance infinimentpetite
dN dupoint considéré, comptée
sur la normale à la surface de niveau.Les
lignes
de force sont leslignes
normales aux surfaceséqui- potentielles.
Si un corps conducteur est
électrisé,
lepotentiel
est constantdans toute son
étendue, puisque,
pourqu’il y
aitéquilibre,
la forcequi agit
enchaque point
doit être nulle. La surface extérieure du corps est une surface deniveau,
et la force lui est enchaque point
normale. On
démontre,
deplus,
que toute lacliarge
réside entre lasurface extérieure et le corps isolant
qui
entoure le conducteur.En
chaque point, l’épaisseur
de la coucheélectrique,
ou laArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018740030015100
charge qui correspond
la dérivée étant
prise
à extérieur.Si l’on
prend
les dérivés secondes deV.
c’est-à-direde Em/r,
par rapport à x, y et z, et w 1 "11 fait leur somme, on est conduit à
l’équation
fondamentale(1()iii on a l’habitude de
resprésenter
lepremier
terme par le sym- bole AV.Cette
équation, identique
avec celle de lapropagation,
nes’ap- plique qu’aux points
situes en dehors des niassesélectriques.
Pour déterminer le
potentiel
aux diverspoints
del’espace,
on adonc,
comme dans le cas de lapropagation,
ilintégrer l’équations
et à déterminer convenablement les constantes.
Considérons, comme nous l’avons fait
précédemment,
deux cy- lindresparallèles
indéfinis à hase circulaire.Si l’on
prend
l’axe des zparallèle
aux axes descylindres,
la va-lent du
potentiel
scraindépendante
de la1-ariaLle z,
etl’équation
dinén 11 t iullc deviendra
L’intégrale générale
a été donnéeplus
haut[équation (3) J.
Les
cylindres
coupent lcplan
des xy suivant deux circonférencesqui
sont des courbesd’égale tension,
et les calculs faitsprécédem-
ment à l’occasion de la
propagation
sontapplicables.
En
adoptant
les mêmesnotations,
on a, pour la valeurgénérale de V (1),
(t) Le potentiel V et la tension Il représentent les mêmes grandeurs; c’est seulement
pour éviter la confusion que nous avons adopté deux notations différentes.
I53
a et (1.’ étant les distances de deux
points
fixes :B1 et N(fig. 1)
aucentre 0 du
grand cercle;
leurs valeurs sont données par leséqua- tions (11)
et(12).
Si le
cylindre
extérieur est en communication a, ec la terre, sonpotentiel
V1 estnul;
soit V2 celui de la source électromotrice aveclaquelle
lecylindre
intérieur est encoinmunication,
on aon en tire
Il reste à déterminer la
charge électrique
ducylindre intérieur, qui
est en communication avec la sourceélectrique.
L’épaisseur
de la coucheélectrique,
ou la densité enchaque point,
estégale
à-I/4T
dV/dN pour un élément de courbe ds et unelongueur
d descylindres ;
lacharge dQ
sera doncPour avoir la
charge totale,
il fautprendre l’intégrale
dans toutel’étendue du cercle
On a vu que cette
intégrale
a pour valeur 2T A: doncLe
pouvoir
condensant H estproportionnel a
lacharge Q
En
remplaçant log &
par sa valeur en fonction de J.(21).
ontrouve
31 étant une constante.
Ce résultat nous montre, ainsi que nous l’avons
dit,
que le pou- voir condensant suit la mème loi que laconductibilité,
c’est-à-dire que, endéplaçant
lescylindres,
lacharge
varie en raison inverse de la valeur de la résistance À. Cela n’a rienqui
doivesurprendre;
car, en
appliquant l’analyse
àl’hypothèse
des deuxfluides,
on trouveque les lois de l’induction
électrostatique
sont les mêmes que celles de lapropagation
de l’électricité.Pour avoir une
représentation géométrique
del’épaisseur
de laFig. 2.
couche
dccLrique
aux diverspoints
ducylindre intérieur,
on tra-cera une courbe
d’égale
tension très-voisine de la circonférence ABC(fié;-. 2);
on mènera aux diverspoints
de cette dernière des nor-malcs sur chacune
desquelles
onprendra
unelongueur
inv erse-ment
proportionnelle
à la distance des deuxcourbes, comptée
surcette normale.
On
pourrait
avoir uneexpression
de lacharge électrique qui correspond
àchaque
élélllcnt ds cn se servant del’équation
car on a Bu que la B aleur de