HAL Id: jpa-00207265
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Submitted on 1 Jan 1972
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Ondes de pression osmotique dans les solutions de 3He dans 4He superfluide
A. Ghozlan
To cite this version:
A. Ghozlan. Ondes de pression osmotique dans les solutions de 3He dans 4He superfluide. Journal de
Physique, 1972, 33 (4), pp.415-422. �10.1051/jphys:01972003304041500�. �jpa-00207265�
ONDES DE PRESSION OSMOTIQUE
DANS LES SOLUTIONS DE 3He DANS 4He SUPERFLUIDE
A. GHOZLAN
Institut d’Electronique Fondamentale (*)
Bâtiment 220, Université Paris-XI, 91, Orsay (Reçu le 21 juillet 1971, révisé le 4 novembre 1971)
Résumé.
2014Une formule thermodynamique simple reliant la pression fontaine, la pression
osmo-tique et la vitesse du second
sonest établie. Elle permet d’interpréter simplement le second
sondans les mélanges 3He-He II
comme uneonde correspondant à la pression osmotique totale du
fluide normal par rapport
ausuperfluide. Elle est appliquée à la détermination de la vitesse du second
sonà toute température, à l’aide de l’expression récente de la pression osmotique de Varo-
quaux. La comparaison effectuée entre les valeurs expérimentales de la vitesse du second
sonet celles qui sont déduites des
mesuresde pression osmotique conduit à
unbon accord entre
cesdeux ensembles de
mesures.Abstract.
2014We have derived
asimple thermodynamical relationship between second sound
velocity in 3He-4He mixtures and osmotic and fountain pressures. This connection shows the intimate nature of second sound in helium mixtures
as a waveof osmotic pressure of the whole normal fluid with respect to the superfluid component. With the help of this formula, and the expres- sion for the osmotic pressure given by Varoquaux
wecompute the second sound velocity : the
results found
arevalid at all temperatures.
The two sets of measurements for
03C0and uII
arefound to be in good agreement.
Classification : Physics Abstracts
14.00, 14.70
1. Introduction.
-L’influence des atomes de 3He dissous dans un bain de 4He superfluide a fait l’objet
de nombreuses investigations tant sur le plan théorique qu’expérimental. La première étude théorique a été
faite par Pomeranchuk [1], qui a déterminé la valeur
de la vitesse du second son en supposant que le
système de ’He en solution dans He II se comportait
comme un gaz de quasi-particules libres, de masse
M03 participant au mouvement du fluide normal.
Dans la région de température semi-classique (T > TF), l’expression de la vitesse du second son
est la suivante :
où TF désigne la température de Fermi du système
de 3He. Lorsque celui-ci est complètement dégénéré,
la vitesse du second son est reliée à la vitesse de Fermi des quasi-particules par la formule :
Les formules (1) et (2) peuvent s’interpréter en
considérant le second son comme une onde de pres-
sion osmotique, ce qui mène au concept de
«son osmotique ».
La pression osmotique exercée par les atomes de soluté au sein de la solution est définie comme la différence de pression existant, à l’équilibre thermo- dynamique, entre un bain de solvant pur et un mélange 3He-He II séparés entre eux par une superfuite, qui
réalise ainsi une membrane semi-perméable ne lais-
sant passer que le superfluide. On peut induire des variations de pression osmotique en faisant varier
la température ou la concentration de la solution.
Ces perturbations se propagent, comme nous allons le montrer, en régime ondulatoire et non en régime
de diffusion : l’onde correspondante est le son osmo- tique.
Si nous calculons la vitesse d’une telle onde dans
une solution suffisamment diluée pour que la pression osmotique [2] y soit égale à la pression d’un gaz idéal à la même température et ayant la même densité numérique que le système des quasi-particules de
’He dissoutes dans He II, en utilisant les formules
habituelles pour la pression d’un gaz de Fermi [3],
nous trouvons une expression de la vitesse du second
son qui se réduit aux formules (1) et (2) dans les
limites où le système obéit à la statistique de Boltzmann
(T > 7p) d’une part, et est complètement dégénéré (T
=0) d’autre part.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01972003304041500
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Un calcul rigoureux va nous permettre de géné-
raliser l’interprétation précédente en utilisant une
relation thermodynamique exacte entre la pression osmotique, la pression fontaine et la vitesse du second
son. Cette formule inclut tous les effets dus à la
compressibilité, à la dilatation thermique, aux exci-
tations de He4 et aux interactions entre quasi-par-
ticules de He3. Dans la première partie de ce travail,
nous donnerons une démonstration complète de
cette formule, qui a été publiée ailleurs [6]. Dans la
seconde partie, nous étudierons quelques-unes de
ses applications ; nous déterminerons d’abord la vitesse du second son à toute température en fonction
du potentiel d’interaction effectif entre les quasi- particules de He3, en utilisant l’expression de la pression osmotique obtenue par Varoquaux [4],
dans le cadre d’un modèle thermodynamique simple
des solutions qu’il a récemment traité ; les expressions
de la vitesse du second son résultant d’une part de
ce calcul, d’autre part du calcul effectué par Throop
et van Leeuwen [16] seront analysées à la fin de ce
paragraphe ; nous achèverons ce travail par une
comparaison des valeurs expérimentales de la vitesse du second son [5] à celles que nous avons déduites des mesures de pression osmotique [7], [8] et qui
conduit à un bon accord entre les deux ensembles de valeurs.
2. Etablissement de la formule thermodynamique
reliant la pression fontaine, la pression osmotique et la
vitesse du second son dans les solutions diluées. - Nous commençons ce paragraphe par un bref exposé
des résultats de London [9] et Khalatnikov [10] qui
ont généralisé, dans le cadre d’un traitement appro- fondi de l’hydrodynamique des solutions diluées, les expressions de la vitesse du second son obtenues par Pomeranchuk.
1) HYDRODYNAMIQUE DES SOLUTIONS DILUÉES.
-L’utilisation d’une approximation linéaire dans les équations de l’hydrodynamique conduit au système
suivant :
Le système (3) est valable tant que :
-
le modèle à deux fluides garde un sens ;
-
les effets de diffusion sont négligeables.
Les notations utilisées ici sont celles de London [9] :
p, o, et pn désignent respectivement les densités massiques de la solution, du superfluide et du fluide normal ; P représente la pression régnant au sein de
la solution ; s, w, 714 caractérisent l’entropie de la solution, sa concentration en He3 et le potentiel
chimique partiel de He4 ; ces grandeurs sont exprimées
par gramme de solution et sont affectées d’une barre
lorsqu’elles sont relatives à l’un des deux composants.
Les deux premières équations de (3) correspondent
à des ondes de densité et d’entropie couplées ; le
troisième mode est un mode dégénéré qui ne se propage pas et qui traduit la conservation dans le temps de la quantité s/w : cette dernière relation nous a amenés
à considérer le second son comme une onde de
pression localement adiabatique.
Pour résoudre le système (3), nous adoptons le jeu de variables P, s, w et nous éliminons w en utilisant la relation (3c), ce qui nous conduit aux deux équa-
tions suivantes :
ul et U2 correspondent aux vitesses des deux ondes en
l’absence de couplage (e
=0) et sont données par les expressions suivantes :
8 est une quantité petite et représente le coefficient de couplage entre les deux ondes :
L’expression de la vitesse du second son obtenue par Khalatnikov en résolvant le système (4) est la
suivante :
L’expression (6) ne se prête guère à une interpré-
tation physique simple du phénomène de second son
dans les mélanges 3He-He II. Nous allons établir maintenant la formule que nous avons présentée
dans l’introduction et exposer l’interprétation phy- sique du second son qui en résulte directement.
2) RELATION ENTRE LA PRESSION OSMOTIQUE, LA PRESSION FONTAINE ET LA VITESSE DU SECOND SON.
-a) Considérons d’abord le lien qui peut exister entre la pression fontaine PF et la pression du gaz d’exci-
tations de 4He. Dans un bain de 4He dont la tempé-
rature est inférieure à la température de transition TÀ,
le fluide normal est constitué des excitations élémen-
taires de 4He, phonons et rotons. Leur nombre n’est
pas fixé ; il est déterminé par la condition de minimum
de l’énergie libre du gaz d’excitations :F. Le potentiel chimique des phonons et des rotons est donc nul.
La pression du gaz ne dépend, dans ce cas particulier,
que de la température et sa différentielle a la forme suivante :
Q désigne le volume occupé par le gaz et S son entropie.
Cette relation est identique à la relation de définition de la pression fontaine formulée par London [11].
Nous pouvons alors en conclure que la pression fon-
taine est égale à la pression du gaz d’excitations de 4He et apparaît ainsi comme la pression osmotique
du fluide normal en solution dans le superfluide.
L’effet thermomécanique peut alors être simplement interprété comme une perturbation de l’équilibre osmotique du système constitué de deux récipients
de He II reliés par une superfuite, lorsqu’on introduit
une différence de température entre les deux bains.
b) Considérons maintenant le système physique
suivant :
Trois récipients A, B, C sont reliés entre eux par des superfuites. Le premier, A, contient de l’He II pur, au zéro absolu et à une certaine pression Po ;
le second contient de l’He II pur à une certaine tem-
pérature T et le troisième est rempli d’un mélange He3-He II de concentration w et à la même tempé-
rature T. Lorsque le système est à l’équilibre les pressions Po, PB et Pc sont telles que :
Donc la pression Pc, qui correspond à la pression hydrostatique réelle au-dessus de la solution, est reliée directement à la pression fontaine et à la pression osmotique
npar la relation :
Po a une signification physique simple : c’est la pression régnant au sein d’un bain de He II au zéro absolu séparé par une superfuite d’un récipient
contenant une solution de He3 dans He II, et avec lequel il se trouve en équilibre ; Po est ainsi une fonc-
tion des trois variables P, T, w, caractérisant la pres- sion au sein de la solution, sa température et sa
concentration en He 3
La condition d’équilibre du système des trois
bocaux A, B, C, requiert l’égalité des potentiels chi-
miques du solvant de part et d’autre des superfuites ;
elle se traduit donc par la relation :
Cette relation nous permet d’une part, d’avoir une définition précise de Po, d’autre part, d’exprimer dJl4
sous la forme d’une différentielle totale exacte :
dfi4 = W40(PO) dPo , (8)
où W40 désigne le volume massique de He4 pur, au zéro absolu et sous la pression Po.
Lorsque l’équilibre mécanique du système est réalisé, c’est-à-dire lorsque la pression extérieure P est constante, la condition dïl4
=0, traduisant l’équilibre thermodynamique du système est équi-
valente à la condition d(PF + n)
=0 : la somme de
la pression fontaine et de la pression osmotique,
n
=PF + n, reste donc constante dans un récipient
contenant une solution de He3 dans He II, lorsque
la température et la concentration varient au sein du mélange.
Nous pouvons remplacer dp4 par sa valeur (8)
dans le système (3) dont la résolution conduit aux
deux équations suivantes :
où nous avons posé :
81 et B2 correspondent aux coefficients de couplage
entre les deux ondes de densité et d’entropie et sont
donnés par les expressions :
Nous montrerons au paragraphe suivant que ces coefficients sont égaux (81
=E2
=e) ; nous pouvons alors résoudre le système (9a), (9b) de la même manière
que Khalatnikov [10] et obtenir l’expression de la
vitesse du second son sous la forme suivante :
où p *
=m* n3 dans la limite des basses températures (excitations de 4He négligées T 0,5 °K) et des
solutions diluées.
418
Le second son apparaît ainsi comme une onde de pression osmotique totale (les quantités n et PF
interviennent ensemble) du fluide normal par rapport
au superfluide. La présence du terme s/w peut être expliquée de la façon suivante : une petite variation
de concentration en He3 de la solution entraîne une
variation de la concentration du fluide normal (et
par suite de la pression fontaine) ; ceci revient à considérer que les excitations de He4 et les quasi-par-
ticules de He3 se déplacent simultanément de telle
façon que l’entropie par quasi-particule de He3 reste
constante. Le processus à s/w constant correspond
donc à un régime de collisions fortes entre les phonons
et les quasi-particules de ’He et ceci ne sera plus
nécessairement vrai à basse température ; mais
dans ce cas, les excitations de 4He disparaissant, la pression fontaine devient négligeable et seule reste
la pression osmotique.
3. Discussion de la formule établie. Valeur de la vitesse du second son au voisinage du zéro absolu.
-La discussion de la formule établie portera sur les deux points suivants :
1) comparer les formules (10b) et (11a) (ou 11 b)
aux expressions correspondantes (5b) et (5c), obtenues
par London et montrer qu’elles leur sont strictement
équivalentes ; 2) étudier la valeur limite de la formule établie lorsque la concentration en ’He de la solution tend vers zéro.
Considérons d’abord les expressions (lla) et (llb)
des coefficients de couplage 81
1et 82. L’identification des coefficients 81 et 8 (5c) est obtenue aisément en introduisant dans (Ila) l’expression de l’entropie partielle s, de 4He en fonction de l’entropie de la
solution s [9] :
Pour montrer l’égalité des coefficients E2 et e,
nous utilisons les relations de définition des volumes
partiels de ’He et 4He [9], ainsi que la transformation des dérivées d’une grandeur thermodynamique par la méthode des jacobiens [3] ; nous obtenons alors les expressions suivantes :
L’identification des coefficients 82 et
8résulte direc- tement de l’introduction de ces relations dans la formule ( 11 b).
Il nous reste à montrer l’équivalence des expressions (5b) et (10b) ; développons cette dernière en trans-
formant les dérivées partielles par la méthode utilisée
précédemment ; puis utilisons la relation de Gibbs- Duhem [12] entre les potentiels chimiques partiels Ji3
et Ji4, après avoir remplacé dJï4 par son expression (8)
en fonction de la pression fontaine et de la pression osmotique. Nous obtenons ainsi une stricte identité
entre nos résultats et ceux de London.
Nous pouvons également comparer la formule (12)
à l’expression de la vitesse du second son (6) obtenue
par Khalatnikov ; l’équivalence est moins stricte que dans le cas précédent dans la mesure où la dilatation
thermique, négligée par Khalatnikov dans la déter- mination de la vitesse du second son, figure dans l’expression du coefficient de couplage que nous
avons obtenue.
Nous étudions maintenant le cas particulier où la
concentration en ’He de la solution tend vers zéro.
Dans cette limite, seule la pression fontaine contribue à la valeur de 7r, ce qui permet d’exprimer u2 sous
la forme :
Nous obtenons ainsi la valeur de la vitesse du second son dans He II pur [11] ] (lorsque le système
des équations de l’hydrodynamique est résolu en adoptant le jeu de variables P, s).
La valeur de la vitesse du second son au voisinage
du zéro absolu a fait l’objet de la conjecture suivante
formulée par Mc Clintock et coll. [18] : en raison du
fait que la contribution (17b) due à l’influence des interactions attractives croît avec la concentration
plus rapidement que la contribution « cinétique » d’origine répulsive (17a), la vitesse du second son
devait s’annuler pour des concentrations suffisamment élevées.
Il nous a paru possible et intéressant de discuter cette suggestion en étudiant les conséquences d’une
valeur nulle de la vitesse du second son à travers nos
formules thermodynamiques ; il résulte de l’appli-
cation de (12) qu’une telle valeur de uii entraîne une valeur nulle de (èif/èw)p,s/w (en effet le coefficient
est toujours positif et garde toujours une valeur finie). Nous pouvons décomposer
en une somme de deux termes
dont le second est toujours positif et dont le premier
va être discuté.
Nous pouvons réécrire ce terme, à l’aide de la
relation (8)
Le signe de (OJi4/0W)P,T est fixé par la condition de stabilité du système :
Donc (on/ow)p,s/w a toujours une valeur positive.
Nous en déduisons que la vitesse du second son d’une solution diluée ne peut s’annuler lorsque la tempé-
rature tend vers zéro.
4. Détermination de la vitesse du second son à toute
température.
-Nous allons maintenant appliquer
la formule (12) à l’évaluation de la vitesse du second son, lorsque la pression osmotique est connue. Nous utiliserons, pour effectuer ce calcul, l’expression de
la pression osmotique de Varoquaux [4] et nous
comparerons, à la fin de ce paragraphe, la valeur de la vitesse du second son résultant de ce calcul à celle
qui a été obtenue par Throop et van Leeuwen [16].
La pression osmotique est donnée à toute tempé-
rature par l’expression suivante [4] :
n
est ici une fonction de la température, de la pression et de la densité numérique n3 des 3He en
solution dans le superfluide ; dans la limite des tem-
pératures semi-classiques, le développement corres- pondant en puissances de n3 est limité aux termes du second ordre inclus ; pour des valeurs de la tem-
pérature où le système de 3He est dégénéré, le déve- loppement est limité aux termes d’ordre 8/3 inclus.
Vo et Yl caractérisent le potentiel d’interaction
entre les quasi-particules de 3He, qui dans le modèle
traité par Varoquaux [4], est un potentiel local à
deux corps, analogue au potentiel de Mac Millan [14]
où le développement en puissances de q est limité
aux termes du second ordre :
Vo et Fi ont été évalués par BBP [13] et Mac
Millan [14] ; q c est le moment caractéristique défini
par la relation: qc
=m4 s, s désignant la vitesse du
son dans He4 pur. En supposant que l’utilisation d’un potentiel local et de l’approximation de Hartree- Fock est encore valable à haute température, les propriétés thermodynamiques du mélange sont alors
déterminées et exprimées à l’aide des fonctions de
Fermi F(il) ; la fonction CP(r¡) est définie par la rela- tion :
il est reliée au potentiel chimique y, du système de fermions libres de masse m * par la formule :
kB TII = y, ; rot correspond au volume d’excès des atomes de He3 dissous dans le superfluide : Wl = W3 - W4 ~ aw40, où
aest le paramètre de
BBP [13]. L’expression (13) de la pression osmotique appelle toutefois la remarque suivante : la principale
différence entre (13) et les expressions précédentes
de la pression osmotique [2], [15] réside dans la correction introduite par le volume d’excès des atomes de He3 ; en effet, cette correction est ici
proportionnelle à rot’ tandis que le terme correspon- dant dans les expressions des références [2] et [15]
est proportionnel à rot + w40. Ce point est discuté
en détail dans la référence [4].
1) EXPRESSION DE LA VITESSE DU SECOND SON A TOUTE
TEMPÉRATURE.
-Pour pouvoir utiliser l’expres-
sion (13) de la pression osmotique dans l’évaluation de la vitesse du second son, nous transformons la formule (Sb) en y introduisant le système de variables
(T, P, n3), ce qui conduit à la relation suivante :
Cv représente la chaleur spécifique volumique de la
solution et le terme de couplage est de la forme :
Nous pouvons remarquer en considérant (13), que la
pression osmotique
nest une somme de deux termes
dont le premier nF correspond à la contribution du gaz idéal de fermions de masse m * et dont le second ni rend compte des effets dus aux interactions effectives
entre les quasi-particules et au volume d’excès des atomes de He3 en solution. La même remarque est
applicable à la chaleur spécifique Cv [4] ; nous inclu-
rons toutefois dans Cv; la contribution due aux excita- tions de He4 (qui est très petite devant CvF). Nous
pouvons alors décomposer (14) en une somme de deux termes traduisant l’influence de ces deux contri- butions après avoir tenu compte du fait que C; et ni sont d’un ordre supérieur en n3 par rapport aux gran- deurs correspondantes pour le système idéal de Fermi
et les expressions que nous obtenons sont les suivantes :
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Ces formules sont valables à toute température ; les différentes grandeurs thermodynamiques sont exprimées simplement à l’aide des fonctions de Fermi :
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