Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.
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Septième Année. — N
072.
Prix du numéro 10 centimes
Jeudi 7 Septembre 1893.
Bureaux : R u e d e la Serre, 27.
A B O N N E M E N T S
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Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3»—
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Paraissant IB Jeudi et le C r a c h e à la Ghaux-de-Fonds
A N N O N C E S
Provenant de la Suisse 20 et. la ligne de l'étranger 25 » » Minimum d'une annonce 50 cent.
Les anno "es se paient d'avance O r g a n e d e la S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e d e s I n d u s t r i e s du J u r a , d e s C h a m b r e s d e c o m m e r c e , d e s Bureaux d e contrôle
et d e s Syndicats professionnels.
L'Exposition de Chicago
par Charles Souriet
Horloger-Technicien, à C O U V E T (Suisse) Délégué officiel « !exposition de Chicago.
(Suite) P e t i t s M o t e u r s
Mon programme comprenait la recherche de petits moteurs pouvant être employés pour notre industrie là ou il n'y a pas de pression hydraulique ou de gaz à disposition, soit ceux à vapeur et à pétrole.
Les petits moteurs faisaient défaut dans la section américaine, probablement que le besoin ne s'en fait pas sentir, car dans chaque endroit industriel,les américains ont fait de suite les frais d'une installation de distribution de force par l'électricité; dans l'exposition même, beaucoup de machines ou seulement des mouvements partiels sont actionnés par de petits dynamos dissimulés sous le plancher, voire dans le socle même des machines.
Il y a de petits moteurs à gaz de systèmes connus, dans diverses sections. Dans la section allemande j'en trouve un à pétrole ordinaire de 1 à 10 chevaux. Moteur vertical de lm25 à 2m35 de hauteur, qui emploie environ pour 10 centimes de pétrole par heure et par cheval, le pétrole est renfermé dans un vase à part et parvient au cylindre par un tuyau en caout- chouc, un autre tuyau amène l'eau froide.
Le poids du plus petit (1 cheval) est de 400 kilos brut et son prix de fr. 1200 environ. Celui du plus gros (10 chevaux) est de 1850 kilos brut et son prix de fr. 4500 environ.
Un moteur à peu près semblable dans la section anglaise coûte le môme prix.
Une fabrique du grand duché de Bade en ex- pose un à vapeur de V2 à20chevaux. La machine est indépendante ou fait corps avec la chaudière que l'on peut chauffer avec un combustible (bois, tourbe, etc.) quelconque. Ses dimensions sont pour le plus petit, 1 mètre de haut 0,90 de long et 0,40 de large.
Le poids du môme (V2 cheval) est de 460 kilos et son prix de fr. 1000.
Le poids de celui de 10 chevaux est de 3200 kilos et son prix de fr. 4380.
Un numéro extra petit du même modèle, Vio cheval, mesure 0,35 de long, 0,25 de large et 0,50 de hauteur et pèse seulement 100 kilos.
Son prix est de 300 fr.
Il pourrait être utile pour faire marcher un ou deux tours seuls, ou une machine automa- tique, mais malheureusement il ne se chauffe qu'au gaz.
J'en ai vu un ou 4&t*- autres systèmes, mais les prix courants nefln'en sont pas encore par- venus. En général la crix en est relativement élevé pour les plus petits où le travail du mé- canisme est le même qu'aux autres et je ne crois pas trouver meilleur marché que fr. 1000 pour un cheval.
M a c h i n e s o u t i l s p o n r m é c a n i c i e n s Avant de quitter la galerie des machines, je ferai quelques remarques sur les machines- outils employées par le mécanicien, d^abord pareeque cela peut avoir quelque intérêt pour ce dernier chez nous, ensuite, que certains de ces outils ont de l'analogie avec les machines employées pour la fabrication de pièces d'hor- logerie.
P o u r cela je commencerai par la section américaine très complète.
Le balancier à fléau et celui à friction ne sont pas du tout représentés, ils sont rempla- cés soit pour l'emboutissage soit pour l'étam- page par la poinçonneuse de toutes les di- mensions.
Cette poinçonneuse comprend un volant à axe horizontal sur la circonférence duquel agit directement la courroie. L'axe porte un excentrique qui, par l'entremise d'une courte bielle, fait marcher le poinçon. Il n'y a que les gros modèles et quelques exemplaires dans la section française où le volant qui marche alors avec une plus grande vitesse actionne l'excentrique par l'entremise d'engrenages.
A tous les modèles américains où le volant est soit sur le côté soit derrière, il est fou sur son axe et on l'embraye en pressant sur une pédale ou un levier à portée de la main. T a n t que l'on appuie sur la pédale, l'excentrique marche, dès qu'on cesse, le volant est débrayé et son axe cesse de tourner; l'arrêt se fait toujours au moment où la bielle a entraîné le poinçon dans sa position la plus élevée.
Suivant les dimensions, la vitesse du volant est de 60 à 100 tours à la minute. Ces poinçon- neuse ne sont pas nouvelles et sont entrées complètement dans l'usage pour toutes les in- dustries, je n'ai vu pendant mon séjour en Amérique des balanciers à main que chez les faiseurs d'étampes et encore le fléau est-il remplacé par un volant horizontal.
Quelques exemplaires de presses à levier, dont j ' a i vu employer de petits modèles, pour découper les roues; par exemple, dans les fa- briques d'horlogerie. Le mouvement est t r a n s - mis au poinçon p a r un long levier m a n œ u v r é avec le pied.
On trouve très peu de raboteuses, elles sont nécessaires dans certains cas si leur solidité permet de prendre de fortes passes, mais elles sont en général remplacées p a r les fraiseuses et l'exposition contient un nombre considérable de ces dernières; les modèles les plus grands sont disposés comme les raboteuses, la place du burin est occupée par une ou plusieurs fraises.
Dans ceux de moyenne grandeur rentrant dans l'outillage de nos mécaniciens, les unes ont l'axe de la fraise vertical, les autres hori- zontal. Le premier exemplaire fait de ce der- nier modèle est exposé par la maison B r o w n
& Scharpe, de Providence, qui avec la P r a t t &
W h i t n e y C'», de Hartford, sont les cocos de l'exposition, dont ils montrent très volontiers, en les expliquant, les détails, si l'on se pré- sente en donnant son adresse. Ces deux mai- sons m'ont remis leurs prix-courants qui sont très bien faits.
Avec les machines à fraiser il faut néces- sairement l'outillage pour faire les fraises.
D'abord les machines à tailler qui sont des fraiseuses de petits modèles ayant tous les mouvements et divisions nécessaires ; puis celles à buriner, moyen pour ainsi dire nou- veau qui permet de faire des fraises à formes variées qui s'affûtent et se diminuent sans que la forme change.
Cette méthode de faire les fraises est celle qu'emploient les fabriques d'horlogerie pour leurs taillages de roues, elles dérivent au fond de ce que nous appelons la fraise à crochet, seulement au lieu de n'en porter qu'un, il y en a 8 ou 12 sur la circonférence.
Avec un burin de forme voulue, on tourne la rondelle qui deviendra la fraise, mais la ron- delle tourne lentement sur elle-même et le burin fait un mouvement rapide d'avance et de recul qui produit une dentelure sur le cer- cle de la rondelle.
Cette dentelure est rendue tranchante par des fentes taillées comme des rayons et en en- levant un des côtés.
L a coupe qui reste représente la forme et peut s'affûter depuis devant s a n s la changer.
P o u r des taillages de dents de roues de montres, on donne a u x tranchants du burin une forme épicycloïdale, il y a de petits appa- reils pour cela.
Un moyen qui est beaucoup en usage là-bas maintenant, mais trop peu chez nous, c'est le meulage ou lapidage des pièces en acier après la trempe.
Les machines exposées permettent de lapi-
310 LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE
der de grandes surfaces planes, de faire des facettes, de meuler des tiges, des arbres, des trous, etc.
Un joli modèle exposé par une école de mé- canique permet de faire tout cela. Il représente une machine à fraiser horizontale où la fraise est remplacée par une meule d'émeri. Le char susceptible de tous les déplacements peut por- ter soit des poupées pour meuler entre pointes, soit un étau pour meuler les plats.
Les très petites meules d'émeri sont rem- placées par des rondelles en cuivre chargées de diamant, les Américains s'en servent par exemple pour retoucher les cônes intérieurs des poupées de tours.
(A suivre.)
Droit au travail
Voici le texte que les pétitionnaires demandent au peuple et aux Etats d'in- troduire dans la constitution fédérale :
Le droit à un travail suffisamment ré- tribué est reconnu à chaque citoyen suisse. La législation fédérale, celles des cantons et des communes, doivent rendre ce droit effectif par tous les moyens pos- sibles.
En particulier, il y a lieu de prendre les mesures suivantes :
a) Par des précautions susceptibles de rendre le travail plus abondant, notam- ment en réduisant les heures de travail dans autant de branches d'industrie que possible;
b) En établissant des institutions desti- nées à procurer gratis du travail à ceux qui en auront besoin, telles que bourses du travail, placées directement dans les mains des ouvriers;
c) En protégeant légalement l'ouvrier contre les renvois injustifiés;
d) En assurant d'une façon suffisante les travailleurs contre les suites du man- que de travail, soit par une assurance publique, soit en assurant les ouvriers à des institutions privées, à l'aide des moyens publics;
e) En protégeant pratiquement le droit d'association, en faisant en sorte que la formation d'associations ayant pour but rie défendre les intérêts ouvriers contre les employeurs ne soit jamais empochée, de même que les adhésions à ces asso- ciations;
f) Etablissement d'une juridiction offi- cielle des ouvriers vis-à-vis de leurs em- ployeurs et pour l'organisation démocra- tique du travail dans les fabriques et ateliers, notamment dans ceux de l'Etat et des communes.
« Le droit au travail, s'écrie le correspondant bernois de la Revue, c'est là un magnifique cliché, qui perd beaucoup au déballage et ne sera pas plus clair après qu'avant le débat parlementaire. Il n'y a pas un socialiste, aussi savant, aussi éloquent fut-il, qui pourra jamais nous expliquer d'une façon claire, précise et pratique comment il entend mettre cet axiome en application. L a diversité des dons des hu- mains, leurs goûts, leurs aptitudes naturelles ou conséquences de l'hérédité, rendent la for- mule du droit au travail absolument incom- préhensible. Je comprends le droit au travail
pour quelques catégories maltraitées par le destin, mais on sait que les grandes misères ne sont pas toutes connues; les pauvres en habit noir ne sont pas moins intéressants que les autres. Un huissier naufragé pourra-t-il réclamer de l'Etat des victimes à poursuivre?
Un ouvrier en boites à musique demandera-t-il au gouvernement de Berne des commandes en rouleaux sur l'air de la marche bernoise ? Quel est le bâton de fée qui fournira des capitaux pour acheter la matière première, car enfin, et c'est le consternant de la chose, il n'y a pas de travail possible sans l'action du capital.
On a vu ce que Robinson a eu de peine pour fabriquer son fameux parasol-parapluie resté historique. Il n'y a pas de budget, même lors- qu'on a u r a réduit les dépenses militaires au strict nécessaire, qui y tiendrait. Et du reste les produits fabriqués en dehors des besoins ne trouveront pas à se placer, en sorte que l'Etat qui a u r a assuré le droit au travail fera mieux de décréter qu'on se reposera six jours et qu'on travaillera le septième, c'est-à-dire qu'il trouvera avantage à payer les ouvriers pour ne rien faire, car le consommateur insa- tiable n'existe que dans l'imagination des hurluberlus en sociologie.
« Ne serait-il pas plus logique d'inscrire dans une constitution le € devoir du travail?»
Tout homme ne travaillant pas serait exposé à être taxé, mais on arriverait à la cacophonie sociale, pour avoir voulu tout réglementer.
Mais voilà! on va provoquer des perturbations dans les rapports entre les communes et l'Etat;
ce droit au travail va faire t a r a r a dans les conseils communaux de certains cantons suisses qui paient six mois de loyer à certains de leurs ressortissants qui émigront vers les villes, dans le but de s'en débarrasser et de mieux partager les prébendes communales.
Les conseils diront aux pauvres: «Allez à Baie, à Lausanne, à Genève, à Berne, à Zurich, à Lucerne; vous trouverez une providence qui veille à ce que chacun soit occupé ici-bas. » Médecins, avocats, notaires, scribes, pâtis- siers, en passant par toutes les branches de l'activité humaine, photographes, fabricants de lunettes, maîtres de danse, boutiquiers, éta- meurs de casseroles, tout ce qui s'agite ici-bas a u r a le même droit. Les pontifes du socialisme diront que nous nous moquons d'eux, qu'ils n'entendent pas cela, mais simplement qu'on aille aux prolétaires à vivre. Alors nous ré- pondrons: mais c'est ce qui se fait depuis des siècles; l'assistancs volontaire ou par l'Etat existe dans tous les pays civilisés et là où elle est volontaire, elle est plus efficace; elle en- gendre moins la paresse et d'oisiveté. Nous en avons en Suisse les effets sous les yeux. »
Le Journal de Genève publie sur cette même question l'article suivant:
Le Vonrcerts, organe du parti socialiste allemand, félicite dans un long article les socialistes suisses du succès qu'ils ont obtenu en réussissant à réunir 50,000 signatures pour demander le" droit au travail. D'après le Vor- weerts, ce résultat serait dû aux socialistes seuls. La Zwicker Post fait remarquer à ce propos que plusieurs feuilles radicales et dé- mocratiquesont appuyé la demanded'initiative pour des motifs de tactique ou de sentiment.
Ce qui est plus important, c'est que le Vor- wœrts se réjouit du succès de l'initiative unique- ment pareequ'il y voit « un bon moyen d'agi- tation socialiste. » En revanche, le journal, allemand se prononce contre le principe du droit au travail ; il s'efforce de démontrer que ce droit serait inapplicable et que les ouvriers seraient fort déçus s'il était accepté, car il ne leur procurerait point tous les avantages qu'ils en espèrent.
Voilà des réflexions que les ouvriers suisses feront bien de méditer et qui jettent un jour assez curieux sur les intentions que peuvent
avoir eues les instigateurs de la demande d'ini- tiative. Il est fort possible qu'ils se soucient aussi peu du droit au travail que leurs core- ligionnaires politiques d'Allemagne, et qu'ils aient lancé le petitionnement dans Ie seul but de créer en Suisse une agitation socialiste. Le peuple suisse leur donnera, nous n'en doutons pas, la réponse qu'ils méritent et leur mon- trera qu'ils n'est pas disposé à laisser créer chez lui un foyer d'agitation permanente.
Les versements à la caisse des retraites en France
Dans un moment où l'on discute en Suisse, l'organisation d'institutions desti- nées à augmenter la sécurité de la classe ouvrière, on lira avec intérêt les rensei- gnements suivants, que nous empruntons au Monde économique.
On vient de publier le rapport de la Commission supérieure de la Caisse des retraites pour 1892. Les versements y sont classés en trois catégories : directs, par intermédiaire, et de sociétés de se- cours mutuels; en voici le relevé :
Nomb. d.comp. Som. versées Moyenne
Versem. directs. 22.687 13.017.312,30 573,80 Vers, par inter-
médiaires. . . 278.837 11.677.450,10 41,00 Vers. Soc. de sec.
mutuels. . . . 4.228 8.105.222,— 1.917,03 Totaux . . 305.752 32.999.784,40
Les versements par intermédiaires sont classés comme suit :
Nomb.d.cornp. Sommes Moyenne Comp. de chemin
de 1er 108.554 5.974.334,37 55,04 Ouv. et cmpl. des
mines et de la
métallurgie . . . 30.982 1.241.948,—
Industries diverses 16.847 1.189.673,— 50,85 Cantonniers, agents
de l'Etat, dépar-
tements, etc. . . 122.454 3.271.494,73 26,70 Totaux . . . 278.837 11.677.450,10
Parmi les versements faits par l'indus- trie privée, les plus importants sont :
Nomb. d. vers. Francs
Le Creusot 51.000 620.935 Mines d'Anzin 93.202 374.071 Mines de Bessèges 5.393 36.637 Grands magasins du Louvre 956 321.800 Saint-Gobain 21.093 264.828 Fives-Lille 10.754 125.075 Solvay et C'e à Dombasle . . 356 80.936 Belle Jardinière 7.429 49.580 Messageries maritimes . . . 719 48.2H4 Houillères de Boncham . . . 1.091 43.585 Hachette et C'° 695 38.922
Il suit de là que les particuliers font un fort maigre usage de la Caisse des retraites.
Le tableau suivant montre quelle est l'importance des versements pour la ca- tégorie des « versements directs ».
Versementsdirecs Nomb.d.cornp. Sommes Moyenne
Au dessous de 10 fr. 1.593 7.138 4,48 Vers, de 10 à 49 fr. . 2.403 51.755 21,54
— de 50 à 199 fr. 3.711 256.828 91,37
— de 200 à 499 fr. 2.030 594.335 292,77
— de 499 à 999 fr. 2.376 1.493.342 628,51
— de 1.000 fr. . . 10.530 10.530.000 1.000,—
D'où il r é s u l t e q u e l e s v e r s e m e n t s de 1.000 f r a n c s f o r m e n t p l u s d e s 8 2 c e n t i è -
LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE 311 mes des versements directs. Comme dans
l'ensemble ils constituent le tiers de la totalité des versements, on doit en con- clure que la clientèle de la Caisse des retraites est en majeure partie composée de personnes à l'aise. C'était encore bien autre chose, lorsque le maximum auto- risé des versements annuels était de 1.500 francs.
Envois à l'exposition de Chicago
Il résulte de renseignements certains : Io Que les envois à destination de l'exposi- tion, arrivés à Chicago après le 10 juillet écoulé, ne peuvent être retirés des entrepôts de douane que contre paiement intégral des droits d'entrée.
2» Que les marchandises formant ces envois ne peuvent entrer dans l'exposition.
Les propriétaires de ces marchandises fe- ront donc bien de donner des instructions à leurs représentants, concernant l'usage qu'ils doivent en faire.
Nouvelles diverses
Exposition de Chicago. M. James Perre- noud, commissaire suisse à Chicago, dont nous annoncions, il y a quelque temps, le retour pour raison de santé, est arrivé à la Chaux-de-Fonds lundi.
11 doit prendre un repos absolu de plusieurs jours.
P é a g e s . — Les recettes des péages pour le mois d'août 1893 se sont élevées à 3.124.061 fr., présentant un excédent de 475.999 fr. sur le mois d'août 1892. P o u r les 8 mois de 1893, l'ex- cédent total s'élève à 2.373.265 fr.
Variétés
t e c é l i b a t e n A n g l e t e r r e . — Il paraît que dans les deux parties du Royaume-Uni, le nombre des célibataires est énorme par r a p - port à celui des personnes vivant dans l'état marital. Il y a 8,716,363 célibataires du sexe fort et 8,908,666 du sexe faible, soit en tout 17,625,028, et seulement 9,768,197 gens mariés.
Les veufs, qui sont au nombre de 489,990, n'ont que l'embarras du choix parmi les veuves, dont le contingent s'élève à 1,124,310. Un chiffre étrange, qui nous fait rêver: Des 9,768,197 gens mariés, il n'y a que 4,851,548 hommes et4,916,649 femmes. D'où vient que les deux chiffres, au lieu d'être é g a u x , présentent un écart de 65,101? Est-ce que 65,101 maris ont menti aux agents du recensement et essayé de se faire passer pour célibataires? Ou1 au moment du recensement, ces 65,101 époux avaient-ils fui leur épouse pour aller chercher des aventures aux antipodes? Ou encore, 65,101 vieilles filles, honteuses d'avouer leur célibat, se seraient- elles données comme mères de famille? Que de mystère!
Nous remercions ceux de nos abonnés qui ont bien voulu nous adresser les numéros demandés p a r notre avis du 31 août.
L'administration.
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Manille de Fabrique T r - J T =
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