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P r i x du numéro IO centimes

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(1)

Les consulats suisses à l'é tranger PA M. Μ<* Gfeller

Berne

T r o i s i è m e a n n é e . — N° 33.

P r i x du numéro IO centimes

<L3Xf>. M e r c r e d i 24 a v r i l 1889.

Bureaux : Bue de l'Union, 2

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IiCS bureaux, de l a « F é d é - ration ltorlogère » sont dès a u j o u r d ' h u i définitivement transférés r u e HTeUVe

9

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dans les locaux, a n t é r i e u r e - ment occupés p a r Messieurs H o d l e r «fc Steffen.

Ecole de dessin artistique et industriel de Bienne.

Lundi 22 courant a eu lieu, dans la grande Salle des Assises de l'Hôtel-de-

Ville de Bienne, la distribution des prix affectés aux meilleurs travaux du con- cours ouvert entre les élèves de l'Ecole.

Cette cérémonie, qui clôturait l'expo- sition générale des travaux exécutés pen- dant le dernier semestre d'études, a été ouverte par M. Bourquin-Borel, président de la commission de l'Ecole qui, après une courte allocution, a donné lecture du rapport sur le dernier exercice.

La commission se déclare satisfaite de l'assiduité et de la fréquentation pendant le dernier semestre; 45 élèves, dont 37 jeunes gens apprentis ou jeunes ouvriers et 8 demoiselles et messieurs dilettanti, ont régulièrement fréquenté l'Ecole. En effet, tandis que dans le semestre d'été 4888, la moyenne de fréquentation dans les 16 semaines d'enseignement — soit 3600 heures, donnait 62 % , la moyenne des 24 semaines du semestre d'hiver — soit 5880 heures — donne 92,6 % .

Les élèves se répartissent comme suit, par profession :

10 graveurs, 6 peintres en bâtiment, 3 architectes, 3 mécaniciens, 2 bijoutiers, 2 photographes, 2 instituteurs, 1 tapissier, Ί charpentier, 1 relieur, et 3 dont la pro­

fession n'est pas déterminée. Dans le groupe des dilettanti, nous voyons 3 ins- titutrices et 2 instituteurs.

Les travaux des élèves se répartissent de la manière suivante: Dessins d'orne- ments artistiques, à main levée, 27 ; en- seignement des formes ornementales avec exercices, 7; dessin de géométrie et de projection, 8 ; étude des ombres, 7 : mode- lage, 2; dessin d'architecture,!; dessin de figures, 5.

Pour les dilettanti, ornements, fleurs, portraits, dessin décoratif, paysages au fusain, à l'aquarelle, à la sépia, etc.

Huit élèves ont pris part au concours organisé dans le but de les encourager et de stimuler leur zèle. Quoique ces huit élèves soient dans la catégorie de ceux qui ont exécuté des productions dans le précédent semestre, la Commission a jugé à propos, pour cette première épreuve, de leur faire exécuter complètement de leurs mains et sans aucune retouche du maître, des copies d'oeuvres dont ils ont librement fait choix.

Le Jury, composé de MM. Pachselt, pro- fesseur à l'Ecole d'art de Berne; Lanz, chef d'atelier décorateur; Louis Muller, fabricant; Frcy, architecte, et Albert GeIl, décorateur-graveur, à Bienne, s'est dé- claré satisfait de l'exécution des travaux.

Les 7 prix décernés, accompagnés d'un diplôme indiquant le genre de travail et le nombre de points obtenus, se répar- tissent comme suit:

1e r prix M. E. Wuillemier.

31110

5.11e

6m c

Les

M. P. Derendinger.

s M. Schmidt.

τ> M. Ch. Spichiger et R. Schàrz.

» Oscar Wuilleumier.

» A. Eberhard.

» E. .lost.

membres de la Commission de l'Ecole et du Jury de concours, des repré- sentants des autorités locales et de nom- breux amis de l'institution, assistaient à

la distribution des récompenses, tenant ainsi à témoigner de l'intérêt qu'ils por- tent au développement et à la prospérité d'une école qui, de même que les établis- sements similaires créés clans d'autres cantons horlogers, est destinée à rendre de précieux services.

Ajoutons que M. de Steiger, délégué du Conseil d'Etat bernois, a clôturé la cérémonie en prononçant quelques paroles de sympathie et d'encouragement.

*

Au point de vue financier, la situation de l'Ecole est réjouissante.

Les recettes, pour 1888, s'élèvent à la somme de fr. 8349. 15 et les dépenses à fr. 7178. 35.

La fortune de l'Ecole est composée de:

Solde en caisse, au 31 dé- cembre 1888

Dépôt à la Banque populaire Matériel, selon inventaire

ΠΓ35Ϊ5ΤΪ5 Pour de plus amples renseignements, nous renvoyons ceux de nos lecteurs que cela intéresse plus particulièrement, au rapport général sur le dernier semestre, qui sera publié prochainement.

Exposition universelle de Paris.

Pour répondre à la demande qui nous en a été faite par plusieurs de nos abonnés, nous publions les noms des exposants suisses dans la classe 26, horlogerie, en les groupant par localités.

C h a u x - d e - F o n d s .

470. 80 3044. 45 2000. —

Callmann-Lewié et frères, Didisheim-Goldschmidt, Hirsch et Cie A. S., Ditisheim Maurice, Picard et Cie,

Maurice Woog et Grumbach, Grosjean Alfred,

Heucho Léon, Mosimann et fils U ,

fabricants ,

9

»

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(2)

1(34 LA FtDElUTION IIORLCGERE SUISSE

Si'hwoh hères, fabricanis Schaedeli Th , » Bluin et Grosjean, » James A. .leanneret, » Picard et Hermann frères, »

BovyEdouarl, fournitures Richarriet, aiguilles Schw.ib Alfred, ressorts Leuba Adolphe Henri, fabricant Grosjean-Redard Paul, machines Humbert fils, successeur de Humberl- fabricant,

Ratnus et Cie.

Girard-Perregaux et Cie, fabricanis Perrenoud et fils Z., » Deiikelmanu C., » Ζ:γν César, · »

Bourquin et Kenel, » Buitikofer-Bourquin W., , »

Couryoisier frères \ » Matjiey Arnold, » HuguenimArnold, ·>

Rozat Louis, » Vuille Albert, » Chatelain-Perret J., » Calame-Robert J s . , » Courvoisier et Cie, » Clémence frères, » Perret Paul, » Uhlmann Rodolphe, » Couleru-Meuri Ch., » WiIIe frères, » Schmid et Cie, Vve Ch. Léon, »

Heger Rodolphe, » Robert et fils Henri. » BeyeW-Favre A., ' cadrans Tnppt Numa, décorateur Rueff frères, fabricants Gander Emile, » Dubois-Studler, » Billon-Calame J., » Blum et frères Meyer, » Ecole d'horlogerie ël de mécanique

E i o c l e .

Nardin Paul D., fabricant Barbezat-Boillat C, successeur de Guye >

et Barbezal.

Association ouvrière » Breiinget Cie Aug, » Grandjean et Cie Henry, » Jurgensen Jules, » Tissot et fils Chs. F., »

Buliré Paul, » Frères Bergeon, » Georges Favre-Jacot, » Ritterlin-Sehmidt, pierres Huguenin Chs. Louis, assortiments

Mattiey fils, Auguste aciers Groscfaude Ad., étuis Ecole d'horlogerie et de mécanique.

G e n è v e .

Golay-Leresche A. et fils fabricant Lecoulire Marias, » Zentler frères, » Rediird et IHs IL, » Dufour et Cie J. E., » Maison B. Haas Jeune » Geneva Non-maguetic Watsch Co. Ld. »

Patek Philipp et Cie s Borgel François, boites More et Meroz, cadrans Journal suisse d'horlogerie.

Wagnon frères, aiguilles Berlie E., outils Dunand père et fils, pollissage dos métaux

Contrôle officiel des montres. *&&&&&

Usine genevoise de dégrossissage d'or. Q

Guyot Alfred, divers Kobel F., fabricant Badollet J.J., » Leisenheimer Vtin, fils, aiguilles

Servet, limes Ecole municipale d'horlogerie.

S t - I m i e r . Ecole professionelle d'horlogerie.

Jeanneret AIb. et frères, fabricants

Droz et Cie » Ernest Francillon et Cie, >

Agassiz (ils, s Jaquet James, >

Reymond James, huile pour horlogerie I l i e i m e .

Bachschmid F., fabricant Brand et fils Louis, » Goschler et Cie »

Jacot Burmann Henri, fabricant Rappeler et Cie, » Scbûchlin W., · Bobillier-Besson J., » Rufli-FInry C , » Heuer Ed., » Aegler Jean, » Thalmann Henri, » Kramer et Moser boîtes Baehni et Cie, spiraux Aubry J.. boîtes Ecole d'horlogerie et de mécanique.

F l e u r i e r .

Lardet Chs. Ed., fabricant Kaufmann Jean, aiguilles Staub Ja-ob, mécan smes

Yersin Ed., fabricant I V e u e h à t e l .

Châtelain Fr., fabricant Gluck Emile. cadrans Perrudet et fils Henri, assortiments

Perret B. fils, fabricant Ecole commercial d'horlogerie.

ITSal DtO(I.

Rochat A., fabricant C h e z - l e - B a r t .

Lambert el Maret Achille Lambert, suc. fournitures Guillod et Schuhmacher, fabt. de fraises

T r a v e r s .

Bucommun et Cie Paul ébauches H l a r i n .

Rougeot R., produits chimique pour l'horlogeaie C o u v e t .

Cavin et fils Fritz, fabt., de fraises Réunion collective des mécaniciens outils.

B o v e r e g i e .

Balphon Favre et Cie, outils S*. C r o i x .

Bornand Berlhe E.. fabricant Î V I o n t i l l i e r .

Société suisse d'horlogerie fabricant I V e u v e v ï l l e .

Sagne Frédéric Julien, fabricant Moser Edouard, » Favre frères, »

! • o r r e n t r u y .

Bubail Monin, Frossard et Cie » in» F e r r i è r e .

Aubry Graizely et Godât, » W a l d e n b u r g .

Thomen G., » F o n l e n a i e .

Coullery'frères, » S e n t i e r .

Le Coultre et Cie, ébauches O r i e n t d e l ' O r b e .

Lugrin A., » B r w e n e .

Goley Fs. et fils, balanciers

Pignët Alfred, fraises Atidemars Piguet, fabricant

I i u c e n e .

Junod Louis Fd., pierres S o l e u r e .

Muller-Schweizer, vis R e n a n .

Wuilleumier F., fabricant Perret Ulysse, ressorts

V i l l e r e t .

Robert C , fabricant F r i b o u r g .

Industrielle limes Kaiser Alexander, fabricant

C a r o u g e .

Vautier et fils S., limes Y a l l o r b e s .

Grobet et fils, limes O l l o n — V a u t l .

Anex, fils Auguste S-, pendules C o r t a i l l o d .

Faure Edouard, outils C o n n n u g n y .

Guichoud Marc, outils M o û t 1 e r .

lnnkehr N., machines B e x .

Fontannaz Fr., fabricant En tout 154 exposants.

— - : - » « « •

V A R I É T É

D e l ' é q u i l i b r e d e s t r a v a u x i n t e l l e c - t u e l s e t c o r p o r e l s .

par le conseiller privé deNusshaum,de Munich.

Lorsque j e revois les i m p r e s s i o n s q u e m'ont laissées 29 a n n é e s de pratique médi- cale, je dois reconnaître q u e j'ai eu r a r e m e n t à soigner des malades dont la santé était ébranlée par u n eccès de travail corporel.

Alais j ' a i pu observer des centaines d e pa- tients dont le travail intellectuel assidu avait usé les forces et c'était toujours avec les plus grandes difficultés q u ' i l s parvenaient à se rétablir complètement.

Ces faits m'ont laissé l'impression absolu- m e n t positive q u e le corps n'est pas fait pour le pupitre, mais pour les travaux manuels.

J'ai toujours trouvé en meilleure santé et en bonne h u m e u r ceux qui travaillaient aux champs et aux jardins, ceux qui semaient et récoltaient ou dont le travail exigeait un exer- cice continuel en plein air. A ces hommes, la nourriture la plus simple goûte toujours, presque jamais on n'entend parler chez e u x de troubles digestifs, de congestions ou de troubles nerveux.

P a r contre, combien est différent l'état cor- porel des employés, des savants, des a r t i s t e s : souvent, ils ont la tète brûlante, les pieds glacés ; souvent, la digestion est mauvaise, l'intestin ne fonctionne p a s . Il s'en trouve peu, parmi eux, qui n e se plaignent de trou- bles nerveux continuels. Le sentiment du bien-être, de la bonne s a n t é , s'y rencontre de moins r-n moins souvent.

Nous savons que tel organe qui fonctionne souvent, devient plus s a n g u i n : ses artères se développent et comme il est prouvé qu'il cir- cule plus d e sang dans un muscle fonction- nant q u e dans un muscle reposé, tout cela est également vrai en ce qui c o n c e r n e ie cer- veau. Si le cerveau accapare le sang, c'est au dépens des autres o r g a n e s ; c'est pourquoi les jambes et les b r a s deviennent froids et sont comme privés de sang, alors que le cer- veau en est chargé : plus le sang afflue vers cet organe central et plus les extrémités en sont dépourvues, d'autant plus désagréable est notre état de s a n t é . Ensuite, plus tôt apparaissent ces symptômes, c'est-à-dire plus j e u n e est l'individu, plus les suites d'un développement aussi irrationnel sont fatales.

Lorsque la croissance est terminée, les tissus sont devenus plus d u r s , de m ê m e q u e les m e m b r a n e s , et les vaisseaux ne sont plus aussi souples q u e chez les j e u n e s e n f a n t s , c'est aussi la raison pour laquelle l'homme fait résiste p l u s longtemps q u e l'adolescent ou l'enfant.

Si chez l'enfant, la disproportion dont j ' a i parlé plus haut se m o n t r e déjà, les suites en seront inévitables et tellement tenaces, q u e le rétablissement d ' u n équilibre normal n e pourra se faire qu'avec u n e dépense de temps et d'argent bien r a r e m e n t possible. Dois-je le dire c l a i r e m e n t ? Tout l'avenir d'un h o m m e p e u t être en j e u , si les vices, produit du tra- vail anormal dont il est question s'implantent déjà dès le jeune â g e .

C'est, en tout c a s , une r e m a r q u e complète- ment fausse de croire qu'un enfant de 9 a n s a p p r e n d plus en 7 à 8 heures d'étude q u ' e n 4 à 5 h e u r e s . J'en ai fait souvent l'expérience et appris à un enfant e n un q u a r t d'heure ce que la veille il n'avait pu saisir a p r è s u n e heure d'étude. Mais c'était le matin d'un jour de congé, après q u e l'enfant avait bien dormi, après u n e h e u r e de jeu et de déjeu- ner, alors q u e la veille r e n t r é de classe a p r è s 7 heures d'étude, la tête en feu, les yeux fati- gués et le corps brisé, il avait lu et relu 10 fois cette malheureuse leçon, si r a p i d e m e n t apprise le matin.

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• • "

LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE

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On parle seuvent de surmenage intellec- tuel ;. sous ce nom, l'un comprend ceci, l'au- tre cela. L'un croit que les branches trop diverses du programme en sont la cause ; l'autre rejette la faute sur Ia méthode d'en- seignement. Mais non, ces deux choses ne sont pas et n'amènent pas le surmenage.

|f Que l'on se trouve en famille le soir à 9 heures, là on verra ce qu'est le surmenage.

Le père est à son cercle et s'y amuse ; la mère et les filles ont réuni un petit cercle d'amies et causent agréablement ; le gamin de 9 ans, qui devrait dormir à cette heure, est seul à sa table et appuie dans ses mains glacées sa tête en feu qui ne veut plus rete- nir ce qu'il doit savoir le lendemain matin.

Souvent une larme mouille le livre, et l'étude qui devrait être la joie du petit homme, de- vient son martyre.

C'est du surmenage quand, du soir au ma- tin, doivent être résolus par tous les enfants des problèmes que peuvent à peine résoudre, non sans une notable diminution du temps de sommeil nécessaire, les dix élèves les mieux doués ; quand les pauvres écoliers cloués à leur table le soir jusqu'à 9 et 10 h., doivent être au travail le malin à δ heures parce que le soir leur esprit ne percevait plus.

Malheureusement, le matin il est souvent trop tôt 8 heures : le devoir est seulement fait à moitié ; la punition s'ensuit et apporte encore un surcroit de travail.

Déjà dans les dernières classes des écoles allemandes, les inconvénients signalés plus haut se rencontrent journellement, mais c'est surtout dans les écoles professionnelles, les athénées et les classes des humanités, égale- ment dans les écoles et institutions supé- rieures de filles que l'on trouve, et partout, ce malheureux état de choses. Les enfants, après 9 heures, doivent être couchés et l'on

ne doit pas les laisser découcher avant 5 ou 6 heures, sinon l'esprit n'est pas suffisam- ment reposé.

Cinq heures de sommeil, on le sait, suffi- sent à un agriculteur, à l'ouvrier ; mais celui qui travaille de l'esprit doit dormir au moins 7 à 8 heures ; les enfants encore plus.

Je reconnais comme excellent principe de donner à un enfant de l'occupation toute la journée : mais une grande partie du temps doit être consacrée au développement physi- que, en plein air si possible. C'est un bon commencement de rendre la gymnastique obligatoire : seulement, je ne puis m'empê- cher de dire que la dose homéopathique à laquelle on distribue cette vivifiante méde- cine, n'a vraiment que très peu d'action.

Je suis intimement persuadé, et l'avenir le dira, que l'on doit, chaque jour, faire alterner pendant des heures entières, les exercices corporels avec le travail intellectuel. Je suis enfin fermement convaincu que l'on apprend plus facilement lorsque le corps est plus ro- buste, lorsque Ia tension intellectuelle n'est pas aussi prolongée qu'actuellement dans presque tous les établissements d'instruc- tion.

A l'exception de quelques rares individus spécialement bien doués, les enfants, déjà souvent l'après-midi, mais presque toujours le soir, sont dans un état d'engourdissement intellectuel qui diminue l'entendement et leur permet d'apprendre mécaniquement, à force de temps, mais sans compréhension.

J'ai été fortifié dans ces idées par diverses expériences que j'ai faites dans plusieurs fa- milles de rang élevé. Sur mon conseil, des enfants débiles ont été livrés à eux-mêmes jusqu'à l'âge de 8 ou 9 ans, on ne cherchait qu'à leur donner l'occasion de se fortifier par le séjour prolongé et les travaux en plein air.

Tout au plus le professeur donnait-il aux plus âgés et presqu'en jouant quelques courtes le- çons que les enfants demandaient souvent d'eux-mêmes.

Lorsque ces enfants se mirent à l'étude vers l'âge de 10 ans, ils y prirent rapidement goût et avancèrent de telle manière qu'à 16 ans ils étaient aussi instruits que leurs frères l'étaient à cet âge ; mais, par contre, l'étude les amusait et ils étaient corporellement plus forts ; tandis que, chez les frères aînés, dès la sixième année, les observations et les pu- nitions n'avaient pas cessé et ils étaient res- tés faibles et de constitution délicate.

Pour résumer, je dirai que mes expérien- ces m'autorisent à affirmer la nécessité de préparer les enfants à l'étude de la gymnasti- que, les jeux et les travaux manuels, surtout en plein air ; pendant les années d'étude, le développement corporel doit être énergique- ment secondé afin d'éviter la congestion du cerveau, cet état devenant la cause de malai- ses ultérieurs. Malgré le sacrifice de temps que ces modifications exigent, il n'y a pas à craindre des résultats moins satisfaisants pour les études.

Bien au contraire, l'étude qui est actuelle- ment un suplice pour la plupart des enfants, deviendra un plaisir et ainsi on étouffera les germes des maladies nerveuses, aujourd'hui déjà si prépondérantes. On n'abat pas l'arbre du premier coup. L'introduction de la gym- nastique dans les écoles est le premier pas ; bientôt on échangera les gymnases poussié- reux, contre la plaine en plein air; en même temps, on modifiera en conséquence les pro- grammes d'étude.

J'ai la ferme conviction qu'on ne le regret- tera jamais. (Gymn. belge, trad. du Turner.)

Le rédacteur responsable: Fritz HUGUENIN.

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Balanciers compensés non magnétiques

brevetés en Amérique (Etats-Unis). France, etc.

B a l a n c i e r s c o i n p e u » · - * e t f a ç o n c o m p e n s é e

M a i s o n f o n d é e

Ό

a c i e r e t l a i t o n , t o u s g e n ­ r e s , g r a n d e u r s e t p r i x e n 1848.

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PONTS-MARTEL (Suisse)

LA PLUS GRANDE FABRIQUÉ SUISSE POUR CETTE BRANCHE D'HORLOGERIE

Récompenses et médailles à plusieurs expositions Paris 1878, Chaux-de-Fonds 1879, Chaux-de-Fonds 1881

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Imprimerie de la Fédération horlogèresuisse.

Références

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