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Les pathologies du chat à l'officine

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Academic year: 2021

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UNIVERSITE CLERMONT AUVERGNE

UFR DE PHARMACIE

Année 2019 N° :

THESE D’EXERCICE

pour le

DIPLOME D’ÉTAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE.

Présentée et soutenue publiquement le 18 novembre 2019

par

Noéline CARMONA

LES PATHOLOGIES DU CHAT A L’OFFICINE

Directeur de thèse : Mme Valérie LIVRELLI

Jury :

Président : Mme Valérie LIVRELLI Professeur

UFR Pharmacie de Clermont-Ferrand

Membres : M. Thierry GAGNAIRE Pharmacien titulaire

Pharmacie Gagnaire, Issoire

Mme Laetitia DELORT Maitre de Conférence HDR

UFR Pharmacie de Clermont-Ferrand

Mme Sabrina BEDHOMME Maitre de Conférence

UFR Pharmacie de Clermont-Ferrand

M. Laurent PLANEIX Vétérinaire,

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1

UNIVERSITE CLERMONT AUVERGNE

UFR DE PHARMACIE

Année 2019 N° :

THESE D’EXERCICE

pour le

DIPLOME D’ÉTAT DE DOCTEUR EN PHARMACIE.

Présentée et soutenue publiquement le 18 novembre 2019

par

Noéline CARMONA

LES PATHOLOGIES DU CHAT A L’OFFICINE

Directeur de thèse : Mme Valérie LIVRELLI

Jury :

Président : Mme Valérie LIVRELLI Professeur

UFR Pharmacie de Clermont-Ferrand

Membres : M. Thierry GAGNAIRE Pharmacien titulaire

Pharmacie Gagnaire, Issoire

Mme Laetitia DELORT Maitre de Conférence

UFR Pharmacie de Clermont-Ferrand

Mme Sabrina BEDHOMME Maitre de Conférence

UFR Pharmacie de Clermont-Ferrand

M. Laurent PLANEIX Vétérinaire

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2 A Praline,

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3

REMERCIEMENTS

A Mme Valérie Livrelli,

D’avoir accepté de présider ce jury, pour l’intérêt qu’elle a porté à ce travail et à sa disponibilité.

A M. Thierry Gagnaire,

D’avoir accepté de juger ce travail et de m’avoir guidée pour tous mes stages et ce, depuis la

classe de 3ème.

A Mme Laetitia Delort, Mme Sabrina Bedhomme, et à M. Laurent Planeix D’avoir accepté de lire et de juger ce travail.

Je voudrais remercier en premier lieu mes parents : Papa, Maman ; qui ont cru en moi dès le début de cette belle idée de devenir pharmacienne et qui m’ont poussée et soutenue à tous les moments où la motivation pouvait flancher et surtout pour m’avoir encouragée de toutes les manières possibles. Une mention spéciale pour toi Papa, de m’avoir accompagnée pour toutes les sorties : les herbiers et les champignons.

De la même manière, un grand merci à ma famille : Papy, Mamie et Tatie pour qui ma réussite était une évidence et m’ont offert des bouffées d’oxygène à chaque retrouvaille. Merci Mamie pour tous tes petits plats pour ma première année.

Un grand merci à toi Anaïs, qui me suit depuis la première année et dont l’amitié m’est si chère.

Un énorme merci à Martin, qui en plus de m’avoir encouragée à plusieurs reprises, m’a

supportée pour tous les partiels et tous les moments de stress depuis la 2ème année.

Merci à toi Émeline, pour ces deux dernières années remplies de magnifiques souvenirs à tes côtés.

Un merci général à mes amies : Pauline, Marie et Caro rescapées du lycée ; mais aussi à mes copines de fac Audrey, Laura, Océane et Camille.

Un merci particulier à l’équipe de la pharmacie Gagnaire à Issoire qui, au-delà de m’avoir accueillie depuis si longtemps en tant que stagiaire ; m’ont réellement confirmé qu’être pharmacien était un beau métier. Merci pour tous ces précieux conseils et à votre gentillesse à tous.

(6)

4

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION ... 9

PARTIE 1 : LE CHAT – GENERALITES ... 10

I) PHYSIOLOGIE DU CHAT ... 10

II) ANATOMIE DU CHAT ... 10

III) REPRODUCTION ... 11

A. DE LA FECONDATION A LA MISE-BAS ... 11

B. CONTRACEPTION ... 11

IV) ALIMENTATION ... 12

V) ÉDUCATION ... 14

VI) FORMES PHARMACEUTIQUES DISPONIBLES ... 15

A. COMPRIMES ... 16 B. PIPETTES OU SPOT-ON ... 17 C. SPRAYS ... 17 D. COLLIERS ... 18 E. SUSPENSIONS BUVABLES ... 18 F. FORMES AURICULAIRES ... 18

G. COLLYRES ET POMMADES OPHTALMIQUES ... 19

H. POUDRES ... 19

I. PATES ... 19

J. BAINS OU LOTIONS ... 20

K. GRANULES D’HOMEOPATHIE ... 20

PARTIE 2 : LES PRINCIPALES MALADIES FELINES RENCONTREES A L’OFFICINE ... 21

I) LES PARASITES (29) ... 21 A. LES PARASITES EXTERNES ... 21 1) Les insectes ... 21 a. Les puces (30) ... 21 b. Poux ... 24 c. Moustiques ... 24 d. Phlébotomes ... 26 2) Les acariens ... 26 a. Les tiques ... 26 b. Les aoûtats ... 29 c. Otodectes ... 30 d. Les cheylétielles ... 31 e. Demodex ... 32

f. Les agents des gales du corps ... 33

3) Les champignons ... 34

(7)

5 b. Malassezia ... 35 B. LES PARASITES INTERNES ... 36 1) Les Nématodes ... 36 a. Les ascarides ... 36 b. Ankylostomes ... 38 c. Dirofilaires ... 39

d. Les strongles respiratoires ... 40

2) Les cestodes ... 40 a. Les ténias ... 41 b. Les échinocoques ... 41 3) Protozoaires ... 42 a. Les Coccidies ... 42 b. Giardia ... 45

C. LES MEDICAMENTS ANTIPARASITAIRES DISPONIBLES ... 45

1) Choix d’un antiparasitaire externe (APE) : ... 46

2) Choix d’un antiparasitaire interne : ... 47

3) Thérapeutiques alternatives ... 48

a. Phytothérapie ... 48

b. Homéopathie ... 48

c. Aromathérapie ... 49

D. CALENDRIER DE VERMIFUGATION DU CHAT ... 50

II) LES TROUBLES DIGESTIFS (67) ... 51

A. VOMISSEMENTS ... 51

B. CONSTIPATION ... 52

C. DIARRHEES ... 53

D. EXCES DE POIDS ET OBESITE ... 54

E. LA PERTE DE POIDS ET L’ANOREXIE ... 56

III) LES TROUBLES DE LA SPHERE ORL ... 58

A. LES YEUX ... 58

1) Le nettoyage des yeux ... 58

2) Les principales pathologies oculaires ... 58

3) La perte de vue et la cécité ... 59

B. LES OREILLES ... 59

1) Le nettoyage des oreilles ... 59

2) Les principales pathologies ... 60

C. LE NEZ ... 61

D. L’HYGIENE BUCCO-DENTAIRE ... 62

1) Le nettoyage des dents ... 62

(8)

6

3) Les différentes pathologies ... 63

IV) LES TROUBLES DERMATOLOGIQUES ... 66

A. GENERALITES SUR LE PELAGE ET LA PEAU ... 66

1) Le pelage ... 66

2) La peau ... 66

3) L’entretien ... 67

B. PETITES AFFECTIONS CUTANEES ... 69

1) Plaies ... 69

2) Lésions de grattage ... 69

3) Abcès cutané ... 69

C. DERMATOSES INFECTIEUSES ... 70

1) Dermatoses parasitaires ... 70

2) Dermatoses bactériennes et virales ... 71

a. Dermatoses virales ... 71 b. Dermatoses bactériennes ... 72 D. HYPERSENSIBILITES ET ALLERGIES ... 73 E. DERMATOSES DIVERSES ... 74 1) Auto-immune ... 74 2) Acné du chat ... 74 F. THERAPEUTIQUES ALTERNATIVES ... 75 1) Phytothérapie ... 75 2) Aromathérapie ... 76 3) Homéopathie ... 76 4) Autres ... 76

V) LES TROUBLES DU COMPORTEMENT ... 78

A. PRINCIPAUX TROUBLES RETROUVES CHEZ LE CHAT ... 78

1) Anxiété ... 78 2) Phobie ... 79 3) Dépression ... 79 4) Hyperactivité ... 80 5) Dysthymie ... 80 B. LES TRAITEMENTS ... 80

1) Thérapies comportementales chez le chat ... 80

2) Médicaments ... 82

3) Thérapeutiques alternatives ... 83

a. Phytothérapie ... 83

b. Aromathérapie ... 84

c. Homéopathie ... 85

(9)

7 A. ACCIDENTS DOMESTIQUES ... 86 1) Chutes ... 86 2) Noyade ... 86 3) Étouffement ... 87 4) Brûlure ... 88 5) Électrocution ... 88 B. INTOXICATIONS ... 88 C. FORMALITES ET VOYAGES ... 89

PARTIE 3 : PRINCIPALES ZOONOSES ... 91

A. PARASITAIRES ET FONGIQUES ... 91

1) La toxoplasmose ... 91

2) Les teignes / Epidermophyties cutanées ... 92

3) Les vers ... 93

B. VIRALE ... 93

La rage ... 93

C. BACTERIENNE ... 94

1) Maladie des griffes du chat ... 94

2) Pasteurella ... 94 D. ALLERGIE ... 95 CONCLUSION ... 97 ANNEXES ... 108 LES INTOXICATIONS ... 108 1) Médicaments ... 108 2) Produits ménagers ... 108 3) Plantes ... 113

4) Insectes et petits animaux ... 115

(10)

8

TABLE DES ILLUSTRATIONS

FIGURE 1:ANATOMIE DES ORGANES VITAUX DU CHAT (5) ... 10

FIGURE 2:SQUELETTE DU CHAT (6) ... 10

FIGURE 3:AIRES D'ACTIVITE DU CHAT (14) ... 14

FIGURE 4:COMMENT ADMINISTRER UN COMPRIME A UN CHAT (19) ... 16

FIGURE 5:PUCE ADULTE (CTENOCEPHALIDES FELIS)(30) ... 21

FIGURE 6:CYCLE DE LA DIROFILARIOSE (34) ... 25

FIGURE 7:DIFFERENTS STADES DE DEVELOPPEMENT DE LA TIQUE ... 27

FIGURE 8:TIQUE ANCREE SUR UN CHAT ... 27

FIGURE 9:UTILISATION D'UN TIRE-TIQUE ... 28

FIGURE 10:INFESTATION D'AOUTAT(39) ... 29

FIGURE 11:CHEYLETIELLOSE CHEZ LE CHAT (40) ... 31

FIGURE 12:CYCLE DE L'ASCARIS CHEZ LE CHAT ... 37

FIGURE 13:CYCLE D'ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS ... 42

FIGURE 14:CYCLE DE CONTAMINATION DE LA TOXOPLASMOSE CHEZ LE CHAT (59) ... 44

FIGURE 15:QUAND VERMIFUGER SON CHAT (65) ... 50

FIGURE 16:PYODERMITE A STAPHYLOCOQUE ... 72

FIGURE 17:FILET DE PROTECTION POUR CHAT (124) ... 86

FIGURE 18:GRILLES DE PROTECTION POUR FENETRES OSCILLO-BASCULANTES (130) ... 87

FIGURE 19:EXEMPLE D'UN CALENDRIER VACCINAL (136) ... 89

FIGURE 20:EXEMPLE DE LESIONS DE TEIGNE (141) ... 92

(11)

9

INTRODUCTION

En France, selon une étude publiée en 2017, on compte 13 480 000 chats (1). Le chat est donc devenu l’animal de compagnie préféré des français, détrônant depuis peu le chien. En effet le chat s’adapte mieux à notre mode de vie actuel et représente, dans l’esprit des français, plus d’indépendance et moins de contraintes. L‘espérance de vie de nos compagnons augmente de plus en plus (2) (environ 15 ans (3)) parallèlement à la place qui leur est accordée au sein des foyers. Pour certains propriétaires, le chat est considéré comme un membre de la famille à part entière.

De manière logique, la demande en termes de soins pour les chats ne cesse de croître. Le pharmacien, professionnel de santé de proximité, est donc de plus en plus souvent confronté aux inquiétudes des maîtres qui recherchent l’amélioration de la qualité de vie de leur animal. Dans cette thèse, nous chercherons à répondre aux principales attentes des propriétaires concernant leur chat, à savoir les traitements antiparasitaires, les troubles digestifs, les troubles de la sphère ORL mais aussi les atteintes dermatologiques, les troubles psychologiques et les premiers soins.

Il n’est bien sûr pas question ici de remplacer le vétérinaire, véritable professionnel de santé de l’animal, mais uniquement de répondre en tant que pharmacien aux problématiques les plus courantes des propriétaires.

Après une partie introductive consacrée à la physiologie, l’alimentation, la reproduction et l’éducation du chat, seront ensuite détaillés les formes pharmaceutiques, les principales maladies félines rencontrées à l’officine et les traitements correspondant. L’ensemble des thèmes sera abordé en envisageant les conseils de traitement et de prévention sous l’angle de la pharmacopée vétérinaire, mais aussi de ses alternatives en homéopathie, phytothérapie et aromathérapie. En effet, certains propriétaires sont adeptes d’un « retour au naturel » comme on peut l’observer de manière plus générale chez l’homme, et demanderont donc préférentiellement ces thérapeutiques alternatives. A chaque problématique, sera associé le conseil officinal correspondant

(12)

10

PARTIE 1 : LE CHAT – GENERALITES

I)

Physiologie du chat

Le chat a une température corporelle comprise entre 38°C et 38,5°C. Chez l’adulte on retrouve une fréquence cardiaque entre 100 et 140 battements par minute et une fréquence respiratoire de 10 à 20 mouvements par minute (4). La puberté varie selon les races mais l’âge moyen pour les mâles se situe entre 7 et 10 mois et pour les femelles entre 6 et 12 mois.

II)

Anatomie du chat

Le chat domestique appartient à la famille des félins, donc aux mammifères.

Figure 1: Anatomie des organes vitaux du chat (5)

(13)

11

III)

Reproduction

A. De la fécondation à la mise-bas

La « période des amours » chez le chat sauvage et encore chez les chats semi-sauvages a lieu deux fois par an, à savoir au début du printemps et à la fin de l’été. De nos jours, chez le chat domestique, il n’y a plus de périodes bien définies et la chatte peut avoir des chaleurs de manière beaucoup plus fréquente. C’est surtout le cas des chattes vivant en appartement, où la lumière et la chaleur sont constantes. De manière générale, les cycles s’interrompent de novembre à février.

Les chaleurs vont durer environ une semaine et recommencer deux ou trois semaines après, durant la saison des amours, si la fécondation n’a pas eu lieu. La chatte aura alors un comportement bien particulier pendant ses chaleurs : agitation, miaulements, recherche de caresses, mise en avant de l’arrière-train, mictions plus fréquentes. Toutes ces actions auront pour but d’attirer les mâles. Eux-mêmes vont avoir tendance à se battre entre eux et de faire des marquages urinaires très malodorants.

Une fois que les partenaires se sont mutuellement choisis, l’accouplement a lieu. C’est le coït qui déclenche l’ovulation chez la femelle, sachant que si tous les ovules ne sont pas fécondés par le mâle, ils pourront l’être par le ou les suivants. C’est ce que l’on appelle une superfétation.

La gestation dure ensuite 63 jours en moyenne, où l’on peut observer un changement de comportement de la chatte, elle sera plus casanière et plus affectueuse. Le jour de la mise-bas, après s’être isolée dans un endroit douillet et tranquille, la chatte expulse ses chatons environ tous les quarts d’heure. Au fur et à mesure, elle mange les placentas (ce qui accélère les contractions et déclenche la montée de lait), ainsi que les excréments et éventuellement les mort-nés ou chatons anormaux (7).

B. Contraception

De nombreux propriétaires désirent une contraception pour leur félin que ce soit pour éviter une portée, ou pour supprimer les comportements désagréables liés à la reproduction. De plus, au-delà de la gêne occasionnée, cela permet de sécuriser le mode de vie du chat mâle. En effet, celui-ci aura tendance au vagabondage ce qui est très risqué de par les bagarres entre congénères mais aussi les mauvaises rencontres (véhicules, prédateurs, pièges…). Le chat non stérilisé a une durée de vie de seulement 3 à 4 ans.

La meilleure des contraceptions, bien que définitive, reste la stérilisation que ce soit l’ovariectomie pour la chatte ou la castration pour le mâle. En effet, ces opérations entrainent peu d’effets indésirables et sont des actes chirurgicaux sûrs (et relativement simple pour la castration).

De plus, l’idée reçue comme quoi une chatte doit porter au moins une fois est fausse, c’est de l’anthropomorphisme. Une chatte ou un chat qui se reproduit n’est pas en meilleure santé

(14)

12 physique ou mentale (8). De même, dans le cas d’une chatte âgée (au-delà de 7 ans), la grossesse est fortement déconseillée car elle pourrait être dangereuse. En effet, il n’y a pas de ménopause chez la chatte, donc le risque de fécondation est toujours présent.

Il existe également des contraceptifs hormonaux par voie orale pour les propriétaires ne souhaitant pas stériliser leurs compagnons ou pour qui l’intervention chirurgicale est trop onéreuse. Ces médicaments sont soumis à une prescription vétérinaire obligatoire. En effet, il est impératif que la pilule ne soit donnée qu’après un examen clinique annuel. Pour les chattes gravides, un avortement aura lieu associé à un risque de momification du fœtus, ce qui entraine une infection utérine. L’utilisation sera proscrite pour les futurs reproducteurs. Ces pilules pour chattes doivent être administrées à la fin des chaleurs (au moins 3 semaines après) au rythme de tous les quinze jours pour l’acétate de mégestrol (MEGEPILâ, FELIPILâ, MEGECATâ) ou toutes les semaines pour l’acétate de médroxyprogestérone (CONTROLESTRIâ, HEBDO’PILâ, PERLUTEXâ) (9). On notera que l’acétate de mégestrol est moins bien toléré. Lorsque la contraception est prise régulièrement, les chaleurs seront supprimées. Sur prescription vétérinaire, on peut aussi délivrer ces contraceptifs pour le mâle. Les effets indésirables sont fréquents, et bien que surtout observés chez les chattes âgées et sur le long terme, ils peuvent survenir dès la première prise. Il y a notamment un risque de pyomètre (infection utérine hormono-dépendante), qui est une urgence vétérinaire, de l’hypothyroïdie, de l’hypertension artérielle, du diabète, une modification du comportement, des risques de thrombo-embolie ainsi qu’un risque de tumeur mammaire hormono-dépendante. En raison de ces effets indésirables nombreux et fréquents, on conseillera une utilisation ponctuelle de courte durée. Par exemple, chez une chatte âgée ayant reçu une contraception pendant une grande partie de sa vie, toute opération deviendra complexe, car le risque thrombo-embolique sera élevé (7) (10).

IV)

Alimentation

Une alimentation saine et équilibrée apporte santé et longévité au chat, d’où l’intérêt de choisir correctement son alimentation.

Le chat domestique a gardé les habitudes de ses ancêtres sauvages de faire plusieurs repas par jour. Il est donc essentiel de respecter le rythme naturel du chat et de laisser de la nourriture en libre-service pour qu’il se nourrisse naturellement entre 10 et 15 fois par jour. Si le propriétaire donne des rations une ou 2 fois par jour, cela peut être source de stress. En effet donner des petites rations déstabilise le rythme du chat, modifie sa satiété et celui-ci voit comme un objectif de terminer la gamelle.

Dans l’idéal, on conseille une ration alimentaire associant sec et humide. Le maitre peut par exemple distribuer matin et soir une petite quantité de nourriture humide et laisser en libre-service des croquettes pour la journée (tout en ne dépassant pas la quantité recommandée). L’aliment sec correspond bien au penchant naturel du chat à être grignoteur. Les croquettes favorisent également la mastication, ce qui permet une bonne hygiène bucco-dentaire.

(15)

13 L’alimentation humide (mousses, bouchées en gel, pâtées) permet d’apporter une bonne hydratation, utile surtout lorsque le chat ne boit pas beaucoup ou dans certaines pathologies (cystites). De par son apport important en eau, l’aliment humide favorise aussi la satiété. Pour les chats d’appartement, on préconisera de laisser la ration de croquettes dans des jouets alimentaires plutôt que de les laisser en libre-service. En effet, cela favorisera le comportement naturel de chasse et de petits repas tout au long de la journée (11).

Les aliments industriels ne sont pas tous de même qualité. On peut différencier des autres aliments, les gammes Premium (haut de gamme) comme les marques PRO PLANâ, ADVANCEâ, LAMSâ, SCIENCE PLANâ etc… Les matières premières sont alors plus nobles et les aliments sont cuits de manière à conserver les qualités nutritionnelles comme les vitamines. Ces gammes premium sont plus facilement digestibles et demandent une moindre quantité que les autres aliments (mais une fois dans l’estomac, avec l’eau, la sensation de satiété sera bien présente).

Il est important d’adapter l’alimentation aux différentes périodes de vie du chat, mais aussi à son sexe, sa race. Lorsqu’il est chaton, des croquettes spécifiques existent, plus petites et plus énergétiques. On peut noter que ces croquettes sont également tout à fait adaptées à la femelle allaitante et gestante à partir du deuxième mois. Il existe aussi des aliments diététiques pour chats stérilisés (moins riches) et pour les chats séniors (enrichis en minéraux et vitamines).

Pour les propriétaires désireux de préparer la nourriture de leurs animaux eux-mêmes, de nombreuses précautions s’imposent. Tout d’abord, l’alimentation doit rester saine et équilibrée, donc il n’est pas question de lui donner les restes. Tous les aliments à base d’amidon sont à proscrire, car ils ne se digèrent pas et provoquent des diarrhées. Les aliments conseillés sont les pâtes, le riz et les haricots verts.

A titre d’exemple voici à quoi devrait ressembler une ration journalière d’un adulte entier (c’est-à-dire non stérilisé) : 5/10 de viande (5% de matière grasse) ou de poisson maigre, 2/10 de riz ou de pâtes, 2/10 de légumes (de préférences des haricots verts), 1/10 de complément alimentaire minéral et vitaminé et une cuillère à café d’huile végétale (comme de colza, de soja ou de noix, riches en oméga 3). La ration de viande correspond à environ 37 grammes par kilos.

Il convient bien sûr de ne pas oublier de toujours laisser une gamelle d’eau (environ 250mL) remplie et changée tous les jours (7).

(16)

14

V)

Éducation

Pour assurer un quotidien agréable pour le chat comme pour le maître, il est essentiel que ce dernier connaisse les éléments essentiels au bien-être de son compagnon. Ainsi le félin sera dans de bonnes conditions pour vivre en harmonie avec son environnement, et d’une certaine manière, s’éduquer.

Jusqu’à la huitième semaine, les chatons sont normalement auprès de leur mère qui leur enseigne l’essentiel : l’hygiène, la chasse/le jeu, l’autocontrôle… Dès la naissance, leurs sens sont extrêmement développés : sens de l’équilibre, toucher, odorat. Les yeux ne s’ouvriront

qu’entre le 7ème et le 9ème jour et l’ouïe se développe dans les premières semaines (12).

La période sensible correspond à un laps de temps durant lequel les expériences qu’aura rencontré le chaton seront déterminantes pour sa vie d’adulte. Chez le chat, elle correspond

environ de la 2ème à la 8ème semaine. C’est le moment où se crée ce qu’on appelle le filtre

sensoriel, c’est le seuil en dessous duquel le chaton ne manifeste ni peur, ni irritation lorsqu’il est soumis à diverses stimulations. Un milieu correctement stimulant entrainera le développement d’un cerveau correct et des réponses émotionnelles adaptées (13).

On comprend donc qu’il est préférable de soumettre le chaton rapidement à de nombreuses stimulations avec des jeux, des objets de la vie quotidienne (comme l’aspirateur), d’autres animaux, des humains (tous les âges et sexe) etc… pour qu’il développe son caractère et ses compétences sociales. Plus le chaton aura été manipulé avec douceur dès son plus jeune âge, plus il recherchera le contact et pourra tisser un lien fort avec des humains. De manière

générale, on peut conseiller de mettre au maximum le chaton avant la fin de sa 10ème semaine

dans un environnement similaire à celui de sa vie future.

Une autre donnée essentielle pour comprendre le chat et ses réactions sont ses aires de vie. En effet, le chat aime segmenter ses aires d’activé en : aire d’alimentation, aire de repos, aire de passage, aire de jeux, une ou des aires pour la litière. Il est donc primordial de les respecter et de ne pas placer la gamelle à côté de la litière par exemple au risque que le chat soit malpropre.

(17)

15 De même, il sera important de respecter le comportement naturel de l’espèce. Le chat est un chasseur, il serait donc préférable qu’il ait un accès à l’extérieur ; si ce n’est pas le cas, il doit pouvoir avoir de nombreux jouets et que le maître soit disponible pour jouer avec lui (jamais directement avec les mains, réserver les mains pour les caresses). Le chat, bien que sociable, doit pouvoir avoir des cachettes pour se retirer à disposition, de préférence en hauteur (comme un arbre à chat).

Même si un chat ne s’éduque pas à proprement parler, on peut reproduire le comportement de la mère. Par exemple si le chaton s’excite trop pendant une séance de jeu et sort les griffes, il faut interrompre le jeu et ne reprendre que lorsqu’il s’est calmé. On peut aussi lui signifier s’il ne se maitrise pas, avec une petite pichenette sur le nez (non douloureuse) qu’il faut stopper cette attitude (15).

Par la suite, quand le chat grandit, on peut prévenir certaines bêtises qui sont en général un comportement tout à fait naturel (comme griffer les meubles). Par exemple, il est indispensable que le chat ait accès à un griffoir ou un endroit qu’il puisse griffer pour assouvir son instinct. Pour autant s’il s’en prend tout de même aux meubles, on peut essayer de pulvériser des phéromones sur ledit meuble (12).

Il est rarement utile de punir le chat quand il fait une mauvaise action, car celui-ci ne comprend pas forcément le message et associe la punition au maître donc le craint davantage. Ce qui n’empêche pas d’intervenir ; par exemple s’il grimpe sur quelque chose d’interdit, un petit jet d’eau discret (pulvérisateur, pistolet à eau) ou un bruit désagréable peuvent être utilisés. De cette manière le chat va associer son action à quelque chose de désagréable et ne le fera plus (16).

VI)

Formes pharmaceutiques disponibles

Il existe de nombreuses formes pharmaceutiques différentes qui seront choisies en fonction du principe actif, et si plusieurs formes existent pour un même produit, selon les préférences du propriétaire (praticité, économie).

De ces différentes formes dépendent des modalités d’administration et des précautions d’emplois spécifiques.

Il est à noter que le chat n’est pas toujours un animal facile et il flairera vite les subterfuges utilisés par le maitre pour lui faire prendre un médicament. Nous essaierons dans ce passage de donner quelques astuces pour faciliter au mieux l’administration des médicaments à nos félins. Parfois le médicament sera extrêmement désagréable pour le palais du chat et on pourra observer à ce moment une hypersalivation (17). Ce signe reste sans gravité mais il faudra par la suite changer de méthode pour administrer le médicament.

Après ce moment stressant autant pour le propriétaire que pour l’animal, il ne faut pas oublier de donner une petite récompense comme une friandise ou un câlin (sauf si le médicament nécessite d’être à jeun comme les comprimés PROFENDER®), de manière à ce que le chat associe le médicament à une récompense. Si c’est un traitement régulier, certains chats

(18)

16 deviennent méfiants à l’heure de prise, on peut donc conseiller de décaler la prise un petit peu tous les jours (18).

Pour toute administration de produits vétérinaires, il sera recommandé de bien se laver les mains avant et après manipulation des médicaments et de l’animal.

A. Comprimés

Tout d’abord, on peut retrouver la forme comprimé. Attention, l’animal peut être rétif. Il sera alors plus aisé si le propriétaire peut se faire aider par une tierce personne.

Il faudra en premier lieu faire asseoir l’animal et l’amener à regarder vers le plafond, pour cela on place sa première main sur la tête du chat avec le pouce et le majeur de part et d’autre du museau juste derrière les crocs. L’autre main abaisse la mâchoire inférieure en plaçant le majeur sur les incisives tout en tenant le comprimé entre le pouce et l’index. On placera alors le comprimé bien au fond de la gorge (sinon il le recrachera) puis on refermera les mâchoires tout en gardant la tête inclinée vers le plafond. Pour stimuler le réflexe de déglutition, on conseillera de masser doucement le cou. On attendra que l’animal déglutisse avant de le relâcher.

Figure 4 : Comment administrer un comprimé à un chat (19)

Si l’animal se débat ou devient agressif, il ne faut pas insister au risque de se blesser. Il existe d’autres méthodes pour administrer un comprimé. On peut notamment le dissimuler dans une boulette appétente ou encore écraser le comprimé dans une pâte appétente que l’on étale sur la commissure des lèvres du chat. Dans les deux cas, le chat mangera ou lèchera naturellement le médicament (19).

De manière plus simple on peut essayer de cacher le comprimé dans un mets qu’apprécie particulièrement notre compagnon comme une boulette de viande, du fromage etc… Ou encore l’enrober de beurre qui possède l’avantage d’adoucir le goût désagréable mais également de glisser dans la gorge et être facilement avalé (20). Ces méthodes ne pourront

(19)

17 pas fonctionner avec tous les chats, la plupart ne vont pas toucher aux aliments qu’ils trouvent « contaminés » par l’odeur du médicament et peuvent de surcroit se méfier de la prochaine récompense, il sera donc important d’adapter la bonne technique d’administration au bon animal (21).

Malgré ces subterfuges, il ne faut pas oublier de récompenser le chat juste après l’administration.

B. Pipettes ou Spot-on

Les pipettes sont également nommées Spot-on et peuvent être d’action topique ou de surface (diffusant à la surface de la peau et exerçant une activité antiparasitaire de contact). Il existe également des Spot-on à effet systémique : le principe actif traverse alors la peau et atteint les capillaires sanguins. Cette dernière forme sera alors intéressante pour les parasites internes et les parasites hématophages.

Les pipettes sont faciles à appliquer même s’il faut bien s’assurer de mettre le produit sur la peau et non dans les poils. Pour administrer une pipette, il est nécessaire de bien écarter les poils au niveau des omoplates et de déposer le contenu de la pipette sur la peau puis faire sécher. Il ne faut pas appliquer sur des lésions, ni à un endroit accessible au léchage. La durée d’action sera de 4 à 8 semaines, notamment pour les antiparasitaires.

On pourra par exemple distraire l’animal avec un repas pour que le produit sèche sans qu’il ne le lèche. Dans les 48h suivant l’injection, il ne faudra pas donner de bain au chat. De même, s’il y a des enfants en bas âge dans la maison on leur demandera de ne pas caresser le chat pendant 2 jours pour ne prendre aucun risque. Enfin, si le foyer compte plusieurs animaux, il faudra veiller à ce qu’ils ne se lèchent pas entre eux tant que le produit n’a pas séché.

C. Sprays

Les sprays peuvent faire peur au chat, de par leur bruit. En effet, le chat est très sensible aux sons, et de plus celui-ci fait penser au feulement du félin, donc a une connotation négative pour notre matou. On conseillera au propriétaire de traiter le soir et de ne pas toucher l’animal tant qu’il n’est pas sec.

Pour éviter que l’animal ne se lèche après l’application du spray, on peut conseiller au propriétaire d’occuper l’animal juste après les soins comme lui donner son repas ou bien jouer avec lui.

Si le chat a peur de la pulvérisation on peut également donner comme astuce de pulvériser le produit sur des gants à usage unique et ensuite de masser les zones désirées avec ces gants (22).

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D. Colliers

Les colliers ont une longue durée d’action (entre 7 et 8 mois pour les antiparasitaires) mais peuvent se perdre ou être léchés par d’autres animaux ou être touchés par des enfants. Il faudra bien penser à enlever le collier au cours du lavage de l’animal ou lorsqu’il y a des lésions. Le collier est principalement utilisé pour lutter contre les parasites externes ou en tant que répulsif (moustique, phlébotomes). Il présente l’avantage d’être une solution économique pour le propriétaire (un collier tous les 8 mois).

Pour que le collier soit adapté et le plus confortable possible pour l’animal, il est nécessaire de mesurer le tour de cou puis d’ajuster en s’arrangeant pour que 2 doigts puissent passer entre la peau et le collier, et ainsi de couper l’excédent. Pour éviter tout accident, les colliers possèdent un dispositif anti-étranglement, qui s’avèrera utile si l’animal se retrouve coincé et qui lui permettra de se dégager.

E. Suspensions buvables

La suspension buvable serait de préférence à administrer au cours du repas. On appliquera la seringue-doseuse dans le fond de la gueule contre la commissure des lèvres, le chat aura alors un réflexe de mâchonnement l’obligeant à déglutir. L’administration devra se faire par petites quantités et il faudra attendre que le chat déglutisse pour continuer. Si jamais le propriétaire est trop rapide, le chat va tousser et s’étouffer et risque une pneumonie de fausse déglutition (18).

F. Formes auriculaires

Il existe notamment des pommades utilisées pour le traitement de la gale auriculaire ou d‘otites à Malassezia. Il sera préconisé de commencer par nettoyer l’oreille du félin avec une solution standard de nettoyage et de vérifier que les conduits auditifs ne soient pas pleins de poils.

Pour nettoyer les oreilles du chat, on procèdera de la manière suivante : d’une main, relever le pavillon de l’oreille et de l’autre prendre la lotion auriculaire. Puis on insère l’embout de la lotion dans le conduit auditif et on fait couler quelques gouttes de produit. On peut alors masser la base de l’oreille pour décoller les impuretés et bien nettoyer le conduit. Ensuite, on laisse le chat se secouer la tête naturellement : les saletés remontent le long du conduit vers le pavillon. Enfin, on pourra essuyer l’entrée du conduit et le pavillon à l’aide d’une compresse, d’un mouchoir en papier, ou encore d’un disque démaquillant. L’utilisation du coton tige est par contre proscrite (23).

Pour administrer une pommade auriculaire, il faudra bien enfoncer délicatement l’embout du tube de pommade dans le conduit (il n’y a aucun risque de percer le tympan car le conduit est coudé). On déposera l’équivalent d’un petit pois de pommade, puis nous pourrons masser à la base de l’oreille pour que le produit pénètre en profondeur. Pour que le traitement soit efficace, il est nécessaire de répéter l’opération dans les 2 oreilles.

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G. Collyres et pommades ophtalmiques

Préalablement, comme pour les soins des oreilles, on vérifiera que l’œil soit propre et si ce n’est pas le cas, on commencera par laver l’œil du félin avec du sérum physiologique puis après 5-10 minutes, on pourra commencer le soin.

Pour effectuer un lavage oculaire, on prendra la tête du chat d’une main que l’on inclinera en arrière et dans l’autre main la solution de lavage. Délicatement, on écartera les paupières et on instillera 2 ou 3 gouttes de solution. Ensuite on essuiera à l’aide d’une compresse d’avant en arrière puis le coin interne (24).

Pour ces formes oculaires, on fera asseoir le chat puis on se placera derrière lui. Avec une main on lui inclinera légèrement la tête en arrière et avec l’autre main on prendra le collyre que l’on positionnera 4cm au-dessus de l’œil. La main tenant la tête du chat va également ouvrir les paupières avec 2 doigts, placés pas trop près de l’œil (au risque de faire mal à l’animal). Une goutte suffit dans chaque œil. Ensuite, il faut ouvrir et fermer délicatement plusieurs fois les paupières pour que le collyre rentre bien en contact avec la surface oculaire. Dans le cas des pommades, c’est le même principe sauf qu’elle se dépose directement sur l’œil et que le propriétaire doit attendre qu’elle fonde avant de libérer l’animal. Les pommades peuvent être mieux tolérées (25).

H. Poudres

Les poudres sont utilisées pour les traitements antiparasitaires externes. Elles sont simples d’utilisation, on recommande de les administrer à l’extérieur de la maison sauf s’il y a trop de vent (sinon on peut utiliser la baignoire).

On peut appliquer la poudre sur le pelage en évitant bien évidemment les yeux et le museau tout en brossant l’animal à rebrousse-poil pour faire pénétrer le produit. Après avoir attendu 5 minutes on brossera le chat pour faire tomber l’excédent de poudre (26). Dans les 2 jours qui suivent on évitera les bains.

I. Pâtes

Les pâtes sont utilisées pour certains vermifuges pour chatons. Il faut mesurer la quantité à administrer en fonction du poids de l’animal puis le faire asseoir et se placer derrière lui. On pourra alors lui relever la tête, avec une main sous le cou et avec l’autre main on place l’embout de la seringue doseuse dans la gueule en l’appliquant bien contre la commissure des lèvres. Comme vu précédemment, on peut masser le cou pour obliger l’animal à déglutir. Sinon, il existe la possibilité d’utiliser le réflexe naturel d’hygiène du chat en lui en appliquant sur la patte ou le museau, le chat lèchera donc toute la quantité déposée. Il est important de comprendre que cette méthode est certes simple mais possède l’inconvénient que l’on ne sait pas si la dose prise est suffisante (27).

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J. Bains ou lotions

Ces formes pharmaceutiques sont efficaces pour les parasitoses externes comme la teigne ou la démodécie. Il pourra alors être intéressant de tondre l’animal pour que le produit entre en contact avec la peau. L’administration se fera de préférence dans une pièce aérée et le propriétaire devra porter des gants voire un tablier.

On préconisera de bien imbiber toute la peau de l’animal en s’aidant d’une éponge et de ne pas rincer par la suite. On conseillera de procéder au bain plutôt le soir car il ne faudra pas manipuler l’animal tant qu’il n’est pas totalement sec ce qui demande environ 8h.

K. Granules d’homéopathie

Pour administrer des granules à un chat, on prélève les granules à l’aide du capuchon du tube avant de les laisser tomber directement dans la gueule si l’animal est coopératif. Sinon, il existe la possibilité d’administrer le remède dissous dans de l’eau de boisson, comme pour les jeunes enfants. Cependant la dissolution des granules est lente, il faudra compter 30 minutes environ, agiter la solution puis laisser à disposition pour la journée.

De manière générale, pour l’homéopathie on retiendra que pour les affections localisées (blessure superficielle, inflammation d’un organe), on donnera des dilutions basses entre 5 et 7 CH. De la même manière, lorsque la similitude entre les signes de l’animal et la pathogénésie du remède est limitée, on donnera de faibles dilutions ; alors que lorsque l’on observe une forte similitude, on utilisera plutôt des dilutions entre 7 et 9 CH. Pour le traitement d’affections touchant le système nerveux, une douleur non localisée, un trouble du comportement, ou lorsque la similitude est forte, on donnera des dilutions élevées entre 15 à 30 CH (28).

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21

PARTIE 2 : LES PRINCIPALES MALADIES FELINES RENCONTREES A

L’OFFICINE

I)

Les Parasites (29)

A. Les parasites externes

Le chat héberge souvent des parasites sur sa peau, ce qui nuit à son bien-être et peut altérer son comportement habituel.

1) Les insectes

a. Les puces (30)

ë Description et mode de vie de la puce :

Les puces sont des insectes aptères, c’est-à-dire dotés de 6 pattes mais sans ailes. Le corps est segmenté en 3 parties, avec une tête comportant des peignes caractéristiques pour certaines espèces. On distingue également un appareil buccal de type piqueur.

Pour le chat, l’espèce de puce incriminée la plus fréquemment est Ctenocephalides felis (qui peut également infecter le chien ou même l’homme plus rarement). Elle mesure entre 1,5mm et 3,2 mm. La puce se déplace par sauts au sol mais court très vite une fois sur son hôte, son physique étant fait pour se faufiler parmi les poils. Pour atteindre son hôte elle peut sauter à 30 cm.

Figure 5 : Puce adulte (Ctenocephalides felis) (30)

Cet insecte est hématophage au stade adulte (les autres stades (œufs, larves et cocons) se nourrissent de déchets). Un individu reste en général toute sa vie sur son hôte, ce qui équivaut à environ 3 semaines ; il se nourrit dès le premier jour et pique plusieurs fois par jour. 1 à 2 jours après s’être nourrie pour la première fois, la puce va commencer à pondre, et elle peut pondre jusqu’à 20 œufs par jour.

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22 Le pic maximal d’activité de ces insectes se situe de la fin de l’été à la fin de l’automne, même si dans une maison, les puces peuvent être actives toute l’année. Les œufs éclosent dans l’environnement pour donner des larves qui vont fuir la lumière (tapis, moquettes, plancher…) et se cacher dans des endroits sombres. Par la suite, la larve va tisser un cocon dans lequel elle se transforme en nymphe puis en adulte dit « pré-émergé ». Elle émergera de son cocon

à l’arrivée de facteurs annonçant la présence de l’hôte : vibrations du sol, dégagement de CO2,

chaleur… L’attente peut durer plus de 6 mois si la puce ne ressent pas ces facteurs.

ë Risques pour l’animal :

La Pulicose correspond à l’infestation d’un animal par des puces, avec comme symptôme principal, des démangeaisons liées à la piqure. Cependant les chats tolèrent relativement bien les puces et peuvent en porter sans montrer aucun signe de démangeaison. Le chat se débarrasse également assez facilement des puces grâce à son comportement naturel à savoir la toilette régulière, et à la physiologie de sa langue, ses papilles étant serrées comme les dents d’un peigne à puces. Cependant, étant donné qu’il ingère les puces, il a aussi plus de risques de s’infecter avec une larve d’un ver plat parasitant elle-même la puce : Dipylidium

caninum. Ceci explique pourquoi il faut toujours vermifuger un chat porteur de puces avec un

produit efficace sur les Cestodes.

Il est important de noter que chez le chaton, une anémie peut être observée en cas d’infestation massive. Cela peut également être le cas chez les animaux âgés ou malades. La Dermatite par allergie aux piqûres de puces (DAPP), est une allergie due à la salive de puce. Elle peut engendrer des lésions type d’une dermatite miliaire (papules et croutes qui ont une forme de grain de mil) avec de grandes plaques sans poils, des plaies de léchage ou un granulome éosinophilique (31).

De plus la puce est un vecteur de maladies infectieuses dont certaines peuvent être graves. C’est le cas de certaines bactéries comme celle responsable de la maladie des griffes du chat chez l’homme, soit la Bartonellose féline chez le chat. Généralement le chat est asymptomatique mais peut présenter une anémie sévère accompagnée d’une fièvre durant 3 semaines, voire une atteinte cardiaque ou oculaire. Attention, cette maladie est transmissible à l’Homme, c’est une zoonose (32).

ë Traitements :

Pour traiter les puces, il est indispensable d’associer un traitement pour l’animal et un traitement pour l’environnement afin d’enrayer l’infestation. Les molécules utilisées seront détaillées ultérieurement dans la partie sur les médicaments antiparasitaires.

Ø Pour l’animal :

Il existe différentes formes galéniques possédant chacune des atouts et des inconvénients : Spot-on, comprimés, sprays, poudres, colliers … On retrouve des médicaments curatifs et d’autres préventifs (sachant que certains sont capables de faire les deux).

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23 Le choix du produit se fera selon les attentes du propriétaire notamment s’il désire un spectre d’action antiparasitaire large ou encore s’il veut traiter plusieurs animaux d’espèces différentes à la fois (chiens, lapins) ; mais également selon l’état physiopathologique de l’animal : âge, poids, gestation ou lactation, peau lésée (ne pas utiliser les produits topiques de contact), allergie…

Attention, il ne faut jamais utiliser un produit destiné initialement au chien pour le chat ! En effet, certains composants des médicaments pour chiens sont toxiques voire mortels pour le chat (comme la perméthrine par exemple).

Ø Pour l’environnement :

Il existe les Foggers ou diffuseurs utiles pour les grandes surfaces. Il faudra faire attention à bien respecter le nombre de mètres carrés que traite le dispositif, le placer au centre de l’appartement et ouvrir toutes les portes. Le fogger associe généralement un insecticide/acaricide à action immédiate avec un IGR (Régulateur de la Croissance des Insectes) inhibant les œufs et les larves jusqu’à 6 mois. Après avoir actionné le mécanisme de diffusion, il faut bien sûr quitter la maison/l’appartement et le laisser agir pendant 1 à 2h. Lors de l’utilisation du Fogger, il est conseillé d’éloigner les aliments, de couvrir les aquariums, de sortir les cages de rongeurs ou d’oiseaux, et de fermer les fenêtres. Ensuite, il sera important d’aérer pendant une petite demi-heure. Pour améliorer l’efficacité, on conseille de nettoyer avant la diffusion, d’enlever les draps et d’ouvrir les portes de placard (33).

On retrouve également des sprays pour les petites surfaces comme le panier ou encore la voiture ainsi que des poudres qui seront pratiques pour les moquettes ou le sac de l’aspirateur.

Certains produits font à la fois Fogger et Spray il est recommandé d’avoir les deux produits pour les utiliser chacun différemment.

ë Conseils pratiques :

Ø Pour repérer les puces :

Elles sont généralement de couleur brune, donc facilement visibles dans les pelages clairs ; si jamais le pelage est plutôt foncé, on peut conseiller de regarder sur l’abdomen ou les cuisses où les poils sont plus clairsemés. Il faut caresser l’animal à rebrousse-poil. On peut également observer les déjections des puces en grattant l’animal sur un drap blanc, on verra tomber des petites virgules noires.

Ø Protection et élimination des puces :

On peut éviter que le chat ne saute sur le lit ou sur le canapé, il y fera sûrement tomber des puces qui pourront ensuite infester l’homme. Les produits agissent pour des durées limitées (majoritairement pour 1 à 3 mois) il faut donc renouveler le traitement préventif plusieurs fois par an.

Lors d’une infestation, il faut bien traiter tous les animaux du foyer et l’environnement avec tous les endroits où va l’animal en passant par le panier, la voiture, les moquettes, le canapé etc… Si l’infestation est massive, il est important de traiter une nouvelle fois la maison et les endroits de passage environ 1 mois après le premier traitement.

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24

b. Poux

ë Description :

Les poux sont des insectes aptères, passant toute leur vie sur leur hôte, ce sont des parasites permanents. Pour le chat, l’espèce concernée est Felicola subrostratus qui appartient aux poux broyeurs. Cela signifie qu’ils se nourrissent de débris épidermiques, de cellules et de squames et non de sang. Le pou du chat est spécifique, il ne passera jamais sur l’homme ou le chien. La transmission se fait par contact direct avec un animal infecté ou par du matériel contaminé.

Les femelles pondent des œufs que l’on appelle lentes qu’elles collent sur les poils ; 2 semaines plus tard on a des larves qui muent pour donner des nymphes et enfin des adultes, ce cycle dure entre 1 mois et 1 mois et demi.

ë Risques pour l’animal :

Bien que l’infestation reste rare, on peut l’observer au niveau du tronc, du dos et des cuisses. Cette infestation entraine une maladie appelée la phtiriose (ou phtiriase ou pédiculose) déclenchant un prurit intense avec une modification du comportement possible (animal irritable) et peu de lésions cutanées (plutôt sur des animaux malades, ou ne se toilettant plus).

ë Traitement :

Il faudra penser à bien traiter tous les chats de la maison ou en contact, mais aussi les peignes, les couvertures, les paniers etc… Les poux ne peuvent survivre que quelques heures en dehors de l’hôte, donc la décontamination de l’environnement est relativement facile.

Les poux sont visibles à l’œil nu, ils sont plats et de couleur sombre. Les lentes peuvent être récupérées par un scotch test (pour les différencier des cheylétielles).

Les traitements sont disponibles sous plusieurs formes : Spot-on, Spray, Poudre. Il faudra répéter le traitement au bout de 15 jours pour éliminer les larves venant d’éclore des lentes.

c. Moustiques

ë Description :

Les moustiques sont des insectes diptères donc possédant des ailes. Ils possèdent de longues antennes et une trompe. Seules les femelles sont hématophages et piquent pour se nourrir. Plusieurs espèces sont des vecteurs et transportent des agents pathogènes qu’ils peuvent inoculer.

3 genres principaux sont présents en France : Culex (pipiens), Aedes (casipus, albopictus), et

Anopheles sp. Les moustiques vivent à proximité de points d’eau car c’est à cet endroit qu’ils

pondent leurs œufs (eau douce, salée, réservoirs temporaires…)

La femelle du moustique trouve son hôte à l’aide de capteurs : détection des mouvements, de la couleur, de son odeur. Elle est aussi sensible aux infra-rouges.

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ë Piqûre de moustique :

Comme chez l’homme, la piqûre est non douloureuse mais peut entrainer des démangeaisons par hypersensibilité à la salive du moustique. On voit apparaître un bouton très prurigineux voire une réaction locale pouvant être importante avec des plaques érythémateuses étendues. La piqûre en elle-même n’est donc pas très grave, le risque majeur étant la transmission d’agents pathogènes que ce soit des virus ou des parasites. Dans le Sud de la France, le moustique vecteur principal est Culex pipiens qui peut transmettre la dirofilariose cardiaque (bien qu’aussi transmissible par Aedes et Anopheles) et la filariose cutanée.

Pour qu’il y ait transmission d’agent pathogène, celui-ci doit effectuer une partie de son cycle dans le moustique pour être infectant. En effet la femelle va prendre un premier repas sanguin chez un hôte ; à ce moment elle injecte de la salive qui est anticoagulante, antihistaminique et anesthésiante. Elle ingère le sang contenant les agents pathogènes présents. Puis une fois rassasiée, elle va pondre ses œufs quelques jours plus tard. Les agents pathogènes ont le temps de maturer et le moustique devient infectant lors de la rencontre avec son hôte suivant.

Figure 6 : Cycle de la dirofilariose (34)

ë Mesures de protection :

On préconisera d’éviter de laisser de l’eau stagnante dans le jardin ou sur le balcon (soucoupes d’eau, pelouse trop arrosée…), et de poser des moustiquaires aux fenêtres.

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d. Phlébotomes

ë Description :

Le phlébotome est un insecte diptère, c’est un moucheron piqueur ressemblant à un petit moustique velu de couleur jaune. En France, on retrouve 2 espèces principales : Phlebotomus

perniciosus et Phlebotomus ariasi. Il est silencieux contrairement au moustique et entraine

une piqûre douloureuse.

On le retrouve dans les zones chaudes et humides, en France au Sud de la Loire. La femelle devient hématophage avant la ponte et peut piquer différents hôtes.

Pour piquer, l’appareil buccal dilacère les tissus et fait éclater les petits vaisseaux pour former un lac hémolymphatique. Les phlébotomes piqueront de préférence les zones glabres : museau, pourtour des yeux et des oreilles.

ë Piqûre :

Elle est douloureuse et peut entrainer chez des individus sensibles l’apparition d’une petite pustule qui sera prurigineuse et pouvant se surinfecter.

Les phlébotomes sont eux aussi des vecteurs de maladies, comme la Leishmaniose féline, due au parasite Leishmania infantum. Elle reste très rare chez le chat, bien qu’il y ait quelques cas recensés dans le Sud de la France, en région méditerranéenne. Elle toucherait plus facilement le chat immunodéprimé. Après une longue période d’incubation, trois formes de la maladie peuvent apparaître : cutanée, oculaire ou systémique-généralisée. Il existe peu de traitements curatifs mais le vétérinaire peut prescrire de l’allopurinol ou du N-méthyl-méglumine (35).

ë Conseils de protection

Les poils protègent un peu des piqures, on recommandera donc d’éviter la tonte. On peut brancher un ventilateur car les phlébotomes n’aiment pas le vent. Enfin, comme avec les moustiques, on évitera les eaux stagnantes, et on conseillera de remplir les crevasses des murets. Les moustiquaires seront inutiles car ils passeront à travers, étant plus petits.

Plusieurs produits sont disponibles notamment en pipettes.

2) Les acariens

a. Les tiques

ë Description :

Les tiques sont des acariens de grande taille, les femelles gorgées mesurant 1 à 2 cm, alors que les mâles, les larves et les nymphes mesurent entre 2 et 5 mm. Leur corps comporte deux parties : la tête et le corps. Sur la première paire de ses pattes, on retrouve des récepteurs olfactifs lui permettant de repérer l’hôte et le partenaire de reproduction. Ce sont des parasites temporaires qui ne mordent que pour se nourrir ; en effet ils ne restent que 10% de leur vie sur un hôte. La tique a besoin d’un repas sanguin avant chaque mue. Son cycle complet dure 5 à 6 mois.

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Figure 7 : Différents stades de développement de la tique

On retrouve 3 espèces principales appartenant aux tiques dites dures : Ixodes ricinus,

Dermacentor reticulatus et Rhipicephalus sanguineus (plus spécifique du chien mais peut

quand même atteindre le chat). En Auvergne, on retrouve principalement Ixodes ricinus et

Dermacentor reticulatus. Elles sont toutes vectrices de maladies virales, bactériennes ou

parasitaires. C’est le cas de la piroplasmose, l’ehrlichiose, ou l’anaplasmiose même s’il reste rare que les tiques transmettent des maladies graves aux chats, sauf en cas d’immunodépression (36).

Les tiques endophiles (Rhipicephalus sanguineus) vivent dans des locaux ou un sol dur (chenils, cours, habitations) et on les retrouve toute l’année. Les tiques exophiles (Ixodes,

Dermacentor) vivent dans un milieu extérieur à l’affut sur l’herbe dans les bois et les jardins ;

elles ont des pics d’activité au printemps et en automne.

Une fois sur l’hôte, la tique se déplace pour trouver le lieu idéal donc ne se fixe pas tout de suite. Elle aimera se fixer sur un endroit où la peau est fine et glabre comme le scrotum, les mamelles, sur la tête (oreilles, paupières), sur les régions inguinales et axillaires, ou dans les espaces interdigités.

Elle s’ancre ensuite et injecte sa salive. Enfin, c’est la phase de gorgement : cette phase dure plusieurs jours et son abdomen grossit (jusqu’à 4 fois sa taille pour les femelles).

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28 Peu après s’être fixée, la tique ingère très peu voire pas du tout de sang, donc il est rare que la transmission ne se fasse avant les premières 48h. Cependant pour éviter tout risque de transmission, il est primordial de retirer les tiques au cours des premières 24h.

ë Risques :

Le chat arrive souvent à se débarrasser seul et correctement de ces tiques qui le gênent(37). La morsure de tique est en général sans conséquence pour l’animal sauf pour le chaton en cas d’infestation massive où elle peut être à l’origine d’une anémie. La morsure peut également s’infecter et former un micro-abcès.

Enfin certaines tiques secrètent des substances neurotoxiques responsables d’une paralysie ce qui peut engendrer une boiterie irréversible.

ë Conduite à tenir :

Il faut retirer la tique le plus rapidement possible avec un tire-tique. Pour l’utiliser, il suffit de glisser la tique entre les 2 crochets puis de tourner le tire-tic jusqu’à ce que le parasite se décroche de lui-même. Par la suite, on pourra tuer la tique en la brûlant ou en la mettant dans de l’alcool.

Figure 9 : Utilisation d'un tire-tique

Il ne faut jamais tirer simplement dessus, au risque de laisser les pièces buccales dans la peau ce qui augmenterait le risque de contamination. Il est totalement déconseillé de désinfecter la peau à l’alcool ou autre produit agressif (comme l’éther) avant de la retirer, cela pourrait entrainer une régurgitation de salive par la tique ce qui augmente donc le risque de transmission.

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29 Par mesure de précaution, on pourra appliquer un acaricide sur l’animal : d’autres tiques ont pu être oubliées, et cela signifie de toute façon qu’elles sont présentes dans l’environnement de l’animal.

Il est toujours nécessaire de vérifier le pelage de l’animal régulièrement même s’il a déjà un traitement préventif.

Les traitements disponibles sur le marché sont principalement sous formes de pipettes et de collier.

b. Les aoûtats

ë Description (38)

Les aoûtats sont des larves microscopiques d’un acarien appelé Neotrombicula automnalis. Ils sont donc très petits, de couleur orange et mesurent environ 0,3 mm avant le repas et 1 mm après le repas. Ce sont des parasites obligatoires mais non permanents, ils se nourrissent en effet sur leur hôte avant de tomber pour muer. Ils sont histophages et hématophages et ne sont pas spécifiques, recherchant autant des mammifères que des oiseaux. Leur période maximale d’activité est d’août à septembre (mais sont présents de mars à octobre).

Une infestation massive est souvent visible et ressemble à une poussière orangée regroupée en amas. Les régions privilégiées sont celles en contact avec la végétation et celles où la peau est fine : la face, les pavillons auriculaires, les espaces interdigités et l’abdomen.

Figure 10 : Infestation d'aoûtat(39)

ë Risques

L’infestation de ces aoûtats s’appelle la trombiculose. La piqûre engendre l’apparition de papules rouges sur la peau. On observe donc un prurit important et relativement soudain chez notre compagnon.

Pour se soulager, le félin peut lécher, mordiller, ou gratter les zones accessibles ; ce comportement sera alors susceptible d’engendrer des lésions de grattage pouvant se surinfecter.

Les propriétés antigéniques de la salive des aoûtats peuvent entrainer des réactions d’hypersensibilité et de démangeaisons importantes qui persistent longtemps même après le départ des aoûtats.

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ë Traitement et Prévention (22)

Il est important de rappeler que nous pouvons aussi être la cible des aoûtats, qui comme nous l’avons dit précédemment, ne sont pas difficiles sur le choix de leur hôte. Les mesures de prévention sont donc importantes à respecter.

En prévention, on préconisera au propriétaire d’aérer et d’aspirer régulièrement (2 fois par semaine) le foyer. Les aoûtats aiment les endroits humides pour proliférer, donc si l’habitation est trop humide, on pourra utiliser un déshumidificateur. De la même manière, il est conseillé de tondre régulièrement la pelouse et d’assécher les zones humides du jardin. Certaines plantes comme la menthe, la citronnelle ou la mélisse seront également naturellement répulsives pour ces parasites. Un produit acaricide, sous forme de poudre, peut également être répandu sur l’herbe après la tonte (ou de la terre de Diatomée).

Pour traiter l’animal, il existe des sprays à utiliser sur les zones ayant déjà été infestées une fois par semaine pour prévenir les récidives ou pour traiter l’infestation. Attention, pour le pourtour des yeux, on préfèrera « gratter » les parasites avec un coton-tige imbibé d’eau. Des spots-on ou des colliers antiparasitaires peuvent également être employés.

c. Otodectes

ë Description

L’otodecte est un acarien vivant en surface du conduit auditif, se nourrissant de lymphe et de sang en piquant son hôte. C’est un parasite permanent, et non spécifique : Otodectes cynotis. Le cycle dure 2 à 3 semaines. Les otodectes peuvent rester à la surface du corps autour des oreilles ou aux extrémités des membres. La contamination aura lieu quand le chat fait sa toilette, c’est de cette manière que les acariens passent d’une oreille à une autre puis d’un animal à un autre. L’infestation est très contagieuse.

ë Risques

On parle d’otacariose, d’otodectose ou, plus généralement de la gale de l’oreille. Elle touche préférentiellement les jeunes chats de moins d’un an et entraine une otite externe très prurigineuse et érythémateuse.

On observe une production abondante de cérumen noir et sec pouvant envahir le conduit auditif. Le chat va, suite au prurit, se secouer fortement la tête, ce qui pourra entrainer un othématome s’il se cogne. De plus, il va se gratter fortement créant des plaies pouvant s’infecter. On peut aussi voir un port anormal des oreilles, elles seront basses, tombantes. Enfin, le chat présente un réflexe oto-podal (si on lui gratte la base de l’oreille, il a un mouvement de pédalage avec la patte arrière correspondante).

La gale de de l’oreille est sans gravité si elle est traitée rapidement mais peut se compliquer d’othématome ou d’otites difficiles à traiter.

Il est important de noter que le prurit intense peut modifier le caractère de l’animal, il faudra donc être prudent avec les caresses vers la tête notamment, pouvant entrainer une réaction violente. Il a également été observé des crises d’épilepsies.

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ë Traitement :

Avant tout traitement, il est conseillé de nettoyer l’oreille avec une solution auriculaire calmante et adoucissante. On traitera toujours les deux oreilles plusieurs fois par semaine pendant au moins 4 semaines. Il est donc important de respecter la durée du traitement donnée par le vétérinaire, même quand les symptômes ont disparu, l’agent de la gale peut être encore présent sur le chat.

Après l’application du produit, on massera l’oreille pour faire ressortir le cérumen et le retirer sur une compresse ou un mouchoir.

Comme dans toutes les maladies contagieuses, on effectuera le traitement sur tous les animaux sensibles de la maison

Enfin, dans la mesure du possible, on évitera tout appui sur les oreilles qui déclenche douleur et prurit.

d. Les cheylétielles

ë Description

Les cheylétielles sont des acariens vivant à la surface de l’épiderme et y creusant des galeries. Ce parasite est visible sous forme de petite pellicule blanche se déplaçant sur le dos de l’animal. Pour le chat, il s’agit de Cheyletiella blakei. Ces acariens pondent des œufs à la surface de la peau, les collant aux poils. Le cycle complet prend un peu plus d’un mois, le parasite peut survivre 1 mois dans le milieu extérieur. Il se nourrit autant de débris cutanés que de sang et de lymphe.

Figure 11 : Cheylétiellose chez le chat (40)

ë Risque

La cheylétiellose est une zoonose, par contact direct avec l’animal ou par contamination indirecte par l’environnement. Elle se contracte surtout sur des individus jeunes ayant été en communauté (élevage, refuge, chatterie…). C’est une dermatose très contagieuse.

Comme symptômes, on retrouve un prurit et la présence de nombreuses squames sur le dos et la croupe de l’animal.

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ë Traitement

Aucun produit n’a à ce jour une AMM spécifique sur les cheylétielles, mais certains produits anti-puces et/ou anti-tiques peuvent avoir une efficacité contre ce parasite (41). Le traitement de tous les animaux en contact est primordial, les adultes sont souvent porteurs asymptomatiques.

Le traitement de l’environnement est essentiel, notamment le couchage et les instruments de toilettage. Pour compléter la prise en charge, on conseillera au maître de passer l’aspirateur soigneusement puis d’appliquer un produit acaricide.

Il n’est pas utile au propriétaire de se traiter s’il est lui-même infesté, en effet le traitement de l’animal et de l’environnement suffit car les parasites ne peuvent survivre uniquement sur l’Homme.

e. Demodex

ë Description

Le demodex est un acarien commensal naturel de la peau, on le retrouve chez tous les animaux. Il devient pathogène si les défenses naturelles de l’hôte sont réduites. Il est spécifique de l’hôte, ceux du chat sont Demodex cati et Demodex gatoi. Ce parasite réside dans les follicules pileux ou les glandes sébacées, il ne se nourrit pas de sang mais de sébum. Il ne peut survivre que quelques heures dans le milieu extérieur.

ë Risque

Le risque principal pour le chat est la démodécie. La transmission d’un animal à un autre se fait pour D. cati par les nymphes par contact direct mais uniquement pendant les premières heures de vie (de la mère au nouveau-né). Pour D. gatoi, il se transmet tout au long de la vie du chat, entrainant une dermatite prurigineuse. La démodécie reste rare chez le chat, souvent associée à un déficit immunitaire grave ou à certaines races sensibles (Siamois, Birmans) (42). Il existe deux formes de démodécies :

- La démodécie localisée avec moins de 5 lésions, ce qui représente 90% des cas. La peau est rouge avec une perte de poils, une séborrhée et une mauvaise odeur de la peau. Il n’y a pas de prurit. La démodécie évoluera spontanément vers la guérison, et est donc de bon pronostic.

- La démodécie généralisée avec plus de 5 lésions ou avec une extension à toute une région du corps ou encore avec une complication bactérienne. Elle représente 10% des cas. En cas d’infection des follicules pileux, c’est une pyodémodécie due à un Staphylocoque. On observera alors un pus blanc, et un prurit plus ou moins important. L’évolution sera chronique avec une peau devenant épaisse, grise, ayant une odeur forte, et un mauvais état général de l’animal. Le chat guérira dans moins d’un tiers des cas et le traitement sera long et difficile.

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ë Traitement

Il y a très peu de produits utilisables chez le chat et tous sont hors AMM. Le traitement se fera au cas par cas, par exemple pour la forme localisée, on surveillera juste l’évolution de la démodécie mais on ne traitera pas systématiquement (43).

Pour la forme généralisée, le vétérinaire pourra donner un antibiotique associé à un acaricide. Une supplémentation en vitamine E et en acides gras essentiels pourrait accélérer la guérison.

f. Les agents des gales du corps

ë Description

Ces acariens sont des parasites permanents. Pour les chats, les espèces incriminées sont

Sarcoptes scabiei var canis (infectant aussi le chien, le lapin et l’homme) et Notoedres cati

(infectant aussi le chien, le lapin, le cobaye et l’homme). La gale notoèdrique semble cependant avoir disparu en France métropolitaine.

Les mâles, les femelles non fécondées et certaines larves vivent en surface de la peau, se nourrissent de débris épidermiques et de squames et sont responsables de la contagion. Les autres formes vivent en profondeur de la peau et y creusent des galeries, elles sont histophages et libèrent une salive antigénique et allergisante ; elles sont donc responsables des symptômes. Le cycle dure 2 à 3 semaines.

ë Risques

On observe sur la face et le bord des oreilles des croûtes et une perte de poils. Comme l’animal va se lécher et se gratter intensément, des lésions peuvent se surinfecter : dans ce cas la croûte devient plus jaune, la peau s’épaissit et peut former de véritables rides comme si l’animal portait un casque.

La transmission se fait par contact direct. Si elle n’est pas traitée, la gale peut être mortelle pour nos compagnons. En effet, la pathologie est extrêmement prurigineuse, au point que les animaux se blessent eux-mêmes pour se soulager ce qui peut entrainer une surinfection. Lorsque les lésions et le prurit s’étendent à tout le corps les animaux sont affaiblis. Le parasite et les germes entrent dans les plaies et peuvent libérer des toxines provoquant une septicémie sur des animaux très faibles (surtout le chaton).

C’est une zoonose, car l’Homme peut être contaminé par contact direct avec un chat, mais l’infestation sera de courte durée. L’Homme pourra présenter quelques lésions cutanées et des démangeaisons (44) mais la sous-espèce ne pourra pas proliférer, c’est une impasse parasitaire.

ë Traitement

Il faudra traiter tous les animaux du foyer, même ceux ne présentant pas encore de symptômes. Le traitement prescrit par le vétérinaire pourra être composé de soins locaux (tonte, lotions), d’injections ou encore de pipettes (45).

Figure

Figure 1: Anatomie des organes vitaux du chat (5)
Figure 3: Aires d'activité du chat (14)
Figure 4 : Comment administrer un comprimé à un chat (19)
Figure 5 : Puce adulte (Ctenocephalides felis) (30)
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