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Corrig´ es des exercices

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Exercices de Math´ematiques

Familles libres, li´ees, g´en´eratrices (II) Enonc´´ es

Enonc´ ´ es des exercices

Exercice 1 [ Indication ] [ Correction ]

Soit u1, u2, . . . , un une famille de n vecteurs de E.

On d´efinit les vecteursvk=u1+· · ·+uk, pour k compris entre 1 et n.

Montrer que (u) est libre (resp. g´en´eratrice) ⇔ il en est de mˆeme de (v).

Exercice 2 [ Indication ] [ Correction ]

Soient A, B deux polynˆomes de IK[X], non constants, et premiers entre eux.

Soit n dans IN. Montrer que les Pk =AkBn−k (avec 0≤k ≤n) forment une famille libre.

Exercice 3 [ Indication ] [ Correction ]

Soient α etβ deux scalaires disctincts. Soit n un entier naturel.

Montrer que lesPk = (X−α)k(X−β)n−k, o`u 0≤k ≤n, forment une base de IKn[X].

Exercice 4 [ Indication ] [ Correction ] Soient a, b, c trois r´eels quelconques.

Montrer que fa :x7→sin(x+a),fb :x7→sin(x+b) et fc :x7→sin(x+c) sont li´ees.

Exercice 5 [ Indication ] [ Correction ]

Soit E l’espace vectoriel de toutes les applications de IR dans IR.

On note fk :x7→ |x−k|. Montrer que la famille (f1, f2, . . . , fn) est libre.

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Exercices de Math´ematiques

Familles libres, li´ees, g´en´eratrices (II) Indications, r´esultats

Indications ou r´ esultats

Indication pour l’exercice 1 [ Retour `a l’´enonc´e ]

1. Les vecteursvk sont combinaisons lin´eaires des uk, et r´eciproquement.

2. Exprimer une combinaison lin´eaire quelconque des uk sous la forme d’une combinaison lin´eaire des vk, et r´eciproquement.

Indication pour l’exercice 2 [ Retour `a l’´enonc´e ] Supposer qu’il existen+ 1 scalaires non tous nuls tels que

n

P

k=0

λkPk= 0.

Consid´erer l’indice k0 minimum tel que λk0 soit non nul.

Indication pour l’exercice 3 [ Retour `a l’´enonc´e ] Utiliser l’exercice pr´ec´edent.

Indication pour l’exercice 4 [ Retour `a l’´enonc´e ] Exprimerfa, fb, fc en fonction dex7→sinx et de x7→cosx.

Indication pour l’exercice 5 [ Retour `a l’´enonc´e ] Supposer qu’il existe (λ1, . . . , λn)6=−→

0 tel que que

n

P

k=1

λkfk = 0 (1).

Consid´erer l’indice r maximum tel que λr 6= 0. Se placer sur ]r−1, r[ puis sur ]r,+∞[.

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Exercices de Math´ematiques

Familles libres, li´ees, g´en´eratrices (II) Corrig´es

Corrig´ es des exercices

Corrig´e de l’exercice 1 [ Retour `a l’´enonc´e ]

1. Les vecteursvk sont combinaisons lin´eaires des uk.

Il en d´ecoule que si v1, . . . , vn engendrent E, il en est de mˆeme deu1, . . . , un. D’autre part on a u1 =v1 et, pour tout k de {2, . . . , n}, uk =vk−vk−1. Les vecteurs uk sont donc combinaisons lin´eaires des vk.

On en d´eduit l`a aussi que si u1, . . . , un engendrent E, il en est de mˆeme dev1, . . . , vn. 2. Soit λ1, λ2, . . . , λn une famille de n nombres r´eels.

On constate que

n

P

k=1

λkvk =−→ 0 ⇔

n

P

j=1

µjuj =−→

0 , avec µj =

n

P

k=j

λk. Il en d´ecoule que si lesλk sont nuls, alors il en est de mˆeme desµj.

On a ´egalement λnn et, pour tout k de {1, . . . , n−1}, λkk−µk+1. On en d´eduit que si les µj sont nuls, alors il en est de mˆeme des λk.

Ainsi la famille u1, . . . , un est libre ⇔la famille v1, . . . , vn est libre.

Corrig´e de l’exercice 2 [ Retour `a l’´enonc´e ] Par l’absurde, on suppose que P0, P1, . . . , Pn sont li´es.

Il existe doncn+ 1 scalaires non tous nuls λ0, λ1, . . . , λn tels que

n

P

k=0

λkPk = 0.

On note k0 l’indice minimum tel que λk0 soit non nul.

L’´egalit´e

n

P

k=0

λkPk = 0 devient λk0Pk0 =−

n

P

k=k0+1

λkPk.

Apr`es division par le polynˆome non nulAk0, on trouve : λk0Bn−k0 =−

n

P

k=k0+1

λkAk−k0Bn−k. Supposonsk0 < n. Alors le second membre de cette ´egalit´e est divisible par A.

Ainsi le polynˆome A est un diviseur de Bn−k0. Mais A∧B = 1⇒A∧Bn−k0 = 1.

Il en d´ecoule que A est un polynˆome inversible (constant non nul), ce qui est faux.

Ainsi la seule possibilit´e est k0 =n, ce qui implique λnPn= 0 : c’est absurde car Pn 6= 0.

Conclusion : la famille P0, P1, . . . , Pn est libre.

Corrig´e de l’exercice 3 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Il suffit d’appliquer l’exercice pr´ec´edent carα6=β ⇒(X−α)∧(X−β) = 1.

Ainsi lesn+ 1 polynˆomes P0, P1, . . . , Pn sont libres.

Ils sont ´el´ements de IKn[X] : ils en forment donc une base car dim IKn[X] =n+ 1.

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Exercices de Math´ematiques

Familles libres, li´ees, g´en´eratrices (II) Corrig´es

Corrig´e de l’exercice 4 [ Retour `a l’´enonc´e ] Pour toutx de IR, fa(x) = cosasinx+ sinacosx.

Ainsi l’applicationfa est combinaison lin´eaire de x7→sinx et de x7→cosx.

De la mˆeme mani`ere, fb etfc sont dans le plan engendr´e par x7→sinx et de x7→cosx.

Les trois applications fa, fb, fc ´etant dans un mˆeme plan, elles forment une famille li´ee.

Corrig´e de l’exercice 5 [ Retour `a l’´enonc´e ]

Supposons que (f1, . . . , fn) soit li´ee : Il existe (λ1, . . . , λn)6=−→

0 tel que que

n

P

k=1

λkfk = 0 (1).

Soit r maximum tel que λr 6= 0. (1) s’´ecrit : ∀x∈IR,

r−1

P

k=1

λk|x−k|+λr|x−r|= 0.

On se place sur ]r−1, r[ puis ]r,+∞[. On obtient, en notant a=

r−1

P

k=1

λk etb=

r−1

P

k=1

k : (∀x∈]r−1, r[, ax−b+λr(r−x) = (a−λr)x−b+rλr = 0

∀x∈]r,+∞[, ax−b+λr(x−r) = (a+λr)x−b−rλr = 0

Mais chacune de ces deux ´egalit´es (une fonction affine nulle sur un intervalle d’int´erieur non vide) n’est possible que si les coefficients de ces fonctions affines sont nuls.

Cela impliquea−λr= 0 et a+λr = 0 et donc λr = 0, ce qui est absurde.

Conclusion : Pour tout entiern ≥1, la famille (f1, f2, . . . , fn) est libre.

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