Christophe Bertault — Mathématiques en MPSI D ÉTERMINANTS
1 G ROUPES SYMÉTRIQUES 1 1) On pose : σ =
1 2 3 4 5 6 7
2 4 7 1 3 5 6
et θ = 1 2 3 4 5 6 7
1 4 2 7 6 5 3
. Écrire σθ et σ −1 comme des produits de cycles disjoints.
2) Écrire la permutation :
(1 2) (2 4 6 5) (1 3 7) (2 5 4) (3 5 6 1) (2 5) (1 4 6) comme un produit de cycles disjoints.
3) Calculer la signature des permutations : 1 2 3 4 5 6 7
5 7 2 1 6 4 3
et (1 3 4) (2 4 3 1) (2 3).
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2 1) Simplifier : σ (a 1 a 2 . . . a p ) σ −1 pour tous σ ∈ S n et a 1 , . . . , a p ∈ ¹ 1, n º distincts avec : p ¾ 2.
2) Montrer que toute permutation de ¹ 1, n º est un produit de transpositions (1 i), i décrivant
¹ 2, n º .
3) Montrer que pour tout n ¾ 3, Id est la seule permutation de ¹ 1, n º qui commute à tout élément de S n .
4)
a) Montrer que toute permutation de ¹ 1, n º est un produit de transpositions (i i + 1), i décri- vant ¹ 1, n − 1 º .
b) En déduire que toute permutation de ¹ 1, n º est un produit des permutations (1 2) et (1 2 . . . n).
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2 C ALCULS DE DÉTERMINANTS 3 Soient a, b, c, d ∈ C . Factoriser :
1) a)
a − b − c 2a 2a
2b b − c − a 2b
2c 2c c − a − b
. b)
1 1 1
a b c
b + c c + a a + b
. c)
a c c b
c a b c
c b a c
b c c a
.
d)
b + c c + a a + b b
2+ c
2c
2+ a
2a
2+ b
2b
3+ c
3c
3+ a
3a
3+ b
3. 2)
a)
1 1 1
sin a sin b sin c cos a cos b cos c
. b)
1 a a
2a
41 b b
2b
41 c c
2c
41 d d
2d
4.
c)
(b + c)
2b
2c
2a
2(c + a)
2c
2a
2b
2(a + b)
2.
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4 Soit M ∈ M n ( R ) à coefficients dans
− 1, 1 . Montrer que det(M) est un entier divisible par 2 n−1 .
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5 Soient a 1 , . . . , a n , x ∈ C . Factoriser : 1)
a
n.. . a
1. 2)
a
1a
1· · · a
1a
1a
2· · · a
2bbb bbb
a
1a
2a
n.
3)
1 + x 1 · · · 1
1 1 + x
bbb bbbbbb b
b
b b
b
b
1
1 · · · 1 1 + x
[n]
. 4)
1 1 1 · · · 1
1 1 0 · · · 0
1 0 1
bbb bbbbbb bbb b
b
b b
b
b
0
1 0 · · · 0 1
[n]
.
5)
0 1 · · · 1
−1 0
bbb bbbbbb b
b
b b
b
b
1
−1 · · · −1 0
[n]
.
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6 Montrer que pour tous a 1 , . . . , a n ∈ C :
1 + a
11 · · · 1
1 1 + a
2 bbb bbbbbb b
b
b b
b
b
1
1 · · · 1 1 + a
n= a 1 . . . a n + X n k=1
Y
1 ¶ i ¶ n i6=k
a i .
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7 Retrouver l’expression explicite des déterminants de Vandermonde vue en cours en utilisant seulement des opérations élémentaires.
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8 Soient a, b, c ∈ C avec : a 6= b. Pour tout x ∈ C , on pose : D(x) =
c + x a + x · · · a + x
b + x c + x
bbb bbbbbb b
b
b b
b
b
a + x
b + x · · · b + x c + x
[n]
. 1) Montrer que D est une fonction affine.
2) En déduire une expression explicite de D(x) pour tout x ∈ C .
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9 Soient x ∈ C et θ ∈ R . Dans les deux situations suivantes, montrer que la suite ( ∆ n ) n∈ N
∗est récurrente linéaire d’ordre 2, puis déterminer une expression ex- plicite de ∆ n en fonction de n pour tout n ∈ N ∗ .
1) ∆ n =
1 + x
2x 0 · · · 0
x 1 + x
2x
bbb bbb0
bbb bbb bbb0
bbb b
b
b
x 1 + x
2x
0 · · · 0 x 1 + x
2[n]
.
2) ∆ n =
2 cosθ 1 0 · · · 0
1 2 cos θ 1
bbb bbb0
bbb bbb bbb0
bbb b
b
b
1 2 cosθ 1
0 · · · 0 1 2 cosθ
[n]
.
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10 Soit P = X n + a n−1 X n−1 + . . .+ a 1 X + a 0 ∈ C [X ].
On appelle matrice compagnon de P la matrice :
C =
0 −a
01 0 −a
11
bbb bbbb
b
b
0 −a
n−21 −a
n−1
. Montrer que : χ C = P.
1
Christophe Bertault — Mathématiques en MPSI D ÉTERMINANTS
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11 1) Que peut-on dire de l’inversibilité d’une ma- trice antisymétrique ?
2) Soient A ∈ M 2n ( C ) antisymétrique et x ∈ C . On note J la matrice carrée de taille 2n dont tous les coefficients valent 1.
a) Calculer :
0 1 · · · 1
−1
bbb
−1 A
.
b) En déduire que :
1 1 · · · 1
−x
bbb
−x A
= det(A).
c) En déduire que : det(A+ x J ) = det(A).
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12 Soient A, B ∈ M n ( C ). Montrer l’égalité :
A B B A
= det(A + B) det(A − B).
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13 1) Soient A, B, C, D ∈ M n ( C ). Quel produit matriciel pour transformer
A C B D
en
A + 2B C + 2D
B D
? Comparer leurs déterminants.
2) Montrer que pour tous A, B ∈ M n ( C ) :
I n B A I n
= det(I n − AB) = det(I n − BA).
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14 1) Soient A ∈ M p,q ( C ) et B ∈ M q,p ( C ). Complé- ter le calcul par blocs suivant :
X I p − AB · · · 0 X I q
I p 0
· · · I q
=
I p 0
· · · I q
X I p · · · 0 X I q − BA
, où X est simplement l’indéterminée de C [X ].
2) En déduire que : χ AB = χ BA pour tous A, B ∈ M n ( C ).
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15 Pour tout M ∈ M n ( C ), on pose : M = m i j
1 ¶ i,j ¶ n , Re(M ) = Re(m i j )
1 ¶ i,j ¶ n et Im(M) = Im(m i j )
1 ¶ i,j ¶ n . 1) Montrer que pour tout M ∈ M n ( C ) :
det M
= det(M ).
2) Soient A, B ∈ M n ( R ) deux matrices qui com- mutent. Montrer que : det A 2 + B 2
¾ 0.
3) Soit P ∈ R [X ] unitaire sans racine réelle et A ∈ M n ( R ). Montrer que : det P(A)
¾ 0.
4) Soit M ∈ GL n ( C ).
a) Montrer que : Re M −1
= M −1 Re(M )M −1 . Une impression de déjà vu ?
b) En déduire que det Re(M)
et det Re M −1 ont même signe. Comparer de même les signes de det Im(M )
et det Im M −1 .
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16 Soit A ∈ M n ( C ). On pose : B =
(−1) i+ j a i j
1 ¶ i,j ¶ n . En revenant à la définition du déterminant, montrer l’égalité : det(B) = det(A).
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17 Soient y, z, t ∈ R . Pour tout x ∈ R , on pose : A(x) =
x − y −z −t
y x −t z
z t x − y
t −z y x
.
1) a) Montrer que la fonction x 7−→ det A(x) est polynomiale unitaire de degré 4.
b) Calculer : A(x) ⊤ A(x) pour tout x ∈ R . À quelle condition nécessaire et suffisante A(x ) est-elle inversible ?
c) En déduire det A(x)
pour tout x ∈ R . 2) Ces résultats sont-ils conservés si x, y, z, t ∈ C ?
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18 1) Soient a, b, c ∈ C . On pose : M =
a b c
c a b
b c a
et J =
1 1 1
1 j j
21 j
2j
. a) Montrer que : det(J) 6= 0.
b) Calculer M J et en déduire det(M ).
2) Mêmes questions avec la matrice circu- lante :
M =
a
1a
2· · · a
na
na
1· · · a
n−1bbb bbb b
b
b bbb
a
2a
3· · · a
1
et J =
ω (i−1)(j−1)
1 ¶ i,j ¶ n
pour tous a 1 , . . . , a n ∈ C en posant : ω = e 2iπ n .
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19 On pose : P 0 = 1 et pour tout n ∈ N ∗ : P n = X (X − 1). . . (X − n + 1)
n! .
1) Simplifier : det
P j−1 (a i )
1 ¶ i,j ¶ n pour tous n ∈ N ∗ et a 1 , . . . , a n ∈ C .
2) Montrer que pour tout n ∈ N : P n ( Z ) ⊂ Z . 3) En déduire que pour tous a 1 , . . . , a n ∈ Z , le pro-
duit : Y
1 ¶ i<j ¶ n
(a j − a i ) est divisible par Y n−1 k=1
k!.
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20 Soient a 1 , . . . , a n , b 1 , . . . , b n ∈ C . On note M la matrice
(a i + b j ) n−1
1 ¶ i,j ¶ n . Écrire M comme le pro- duit de deux matrices et en déduire det(M ).
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3 D ÉTERMINANT D ’ UN ENDOMORPHISME
21
1) On pose : A =
1 3 0
3 −2 −1
0 −1 1
.
a) Déterminer le polynôme caractéristique, les va- leurs propres et les sous-espaces propres de A.
2
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b) En déduire que A est diagonalisable.
2) Mêmes questions avec
2 −1 1
1 0 −1
2 −2 1
.
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22 1) Soient E 6=
0 E un K -espace vectoriel de dimen- sion finie et F et G deux sous-espaces vectoriels supplémentaires de E. On note s la symétrie par rapport à F de direction G. Calculer det(s) en fonc- tion de dim G.
2) Calculer en fonction de n le déterminant de l’en- domorphisme M 7−→ M ⊤ de M n ( R ).
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23 1) Soient E un R -espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E). Que peut-on dire de dim E si :
f 2 = −Id E ? 2)
a) Proposer un exemple d’endomorphisme f de R 2 pour lequel : f 2 = −Id R
2.
b) Même question avec R 2n à la place de R 2 . 3) Proposer un exemple d’endomorphisme f
de C n pour lequel : f 2 = −Id C
n.
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24 Soient E 6=
0 E un K -espace vectoriel de di- mension finie, ϕ une forme linéaire de E et a ∈ E. On note f l’endomorphisme x 7−→ x + ϕ(x) a de E. Mon- trer que : det(f ) = 1 + ϕ(a) en écrivant la matrice de f dans une base de E adaptée à Ker ϕ.
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25 Soient E un K -espace vectoriel de dimension finie n ¾ 1 et u, v ∈ L (E). On suppose que u et v commutent et que v est nilpotent.
1) Montrer que Im v est stable par u.
2) En déduire la forme des matrices de u et v dans une base de E adaptée à Im v.
3) Montrer par récurrence sur n l’égalité : det(u + v) = det(u).
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26 Soient E 6=
0 E un K -espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L (E). Soit en outre x ∈ E non nul fixé. On note d le plus grand entier k ∈ N ∗ pour lequel la famille
x, u(x ), u 2 (x), . . . , u k−1 (x)
est libre.
On pose enfin : F = Vect
x, u(x), u 2 (x), . . . , u d−1 (x ) . 1) Justifier la bonne définition de d et l’existence
de scalaires a 0 , . . . , a d−1 ∈ K pour lesquels : u d (x ) =
X d−1
k=0
a k u k (x), puis montrer que F est stable par u.
2) Montrer que χ u
F
divise χ u . On pourra s’intéresser à la matrice de u dans une base bien choisie.
3) Montrer que : χ u
F