A NNALES DE L ’I. H. P., SECTION A
M ARC H ENNEAUX
Univers de Bianchi et champs spinoriels
Annales de l’I. H. P., section A, tome 34, n
o3 (1981), p. 329-349
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329
Univers de Bianchi et champs spinoriels
Marc HENNEAUX
(1) (2)
Physique théorique et mathématique, Université Libre de Bruxelles, Campus Plaine C. P. 228, 1050 Bruxelles, Belgique
Ann. Inst. Henri Poincaré, ’ Vol. XXXIV, n° 3. 1981,
Section A :
Physique théorique. ’
RÉSUMÉ. - A l’aide des méthodes
hamiltoniennes,
nous étudions les univers de Blanchi de classe Aengendrés
par unchamp spinoriel.
Nousdémontrons que ces modèles
cosmologiques n’appartiennent
engénéral
pas au cas «
diagonal »,
et donnons une nouvelle solution deséquations
d’Einstein-Dirac pour le type II.
SuMMARY. 2014
Using
Hamiltoniantechniques,
westudy
class-A Blanchi universesgenerated by
aspinor
source. We show that thèsecosmological
models do not
belong
ingénéral
to thediagonal
case, and dérive a newsolution to Einstein-Dirac
équations
in thetype-11
case.1. INTRODUCTION
L’étude des
cosmologies spatialement homogènes -
ou « univers deBianchi » a suscité et suscite encore un
grand
intérêt[1 ].
Les modèlesgénéralement
considérés sont soit solutions deséquations
d’Einstein duvide,
soitremplis
par un fluideparfait
ou unchamp magnétique.
Plusrécemment,
des modèles avecchamp
scalaire ontégalement
étéanalysés,
en vue de déterminer l’influence des effets
quantiques
de la matière sur lasingularité
initiale de l’univers[2 ].
e) Aspirant du Fonds National Belge de la Recherche Scientifique.
e) Ce travail a reçu une aide partielle du gouvernement belge (Contrat n° A. R. C.
79/80, 12).
Annales de l’Isistitut Henri Poincaré-Section A-Vol. XXXIV, 0020-2339/1981,329/$ 5,00/
Gauthier-Villars
330 M. HENNEAUX
Le but de cet article est
d’étudier,
à l’aide des méthodeshamiltoniennes,
les
cosmologies spatialement homogènes
de classe Aengendrées
par unchamp spinoriel.
Nous montrons d’abord comment le « groupeadj oint » remplace,
pour cesmodèles,
le groupe deschangements
de coordonnées.Nous démontrons ensuite un certain nombre de théorèmes
qui impliquent
que ces
cosmologies
sont engénéral
nondiagonales,
c’est-à-direqu’on
ne peutdiagonaliser
lamétrique spatiale gab(t)
deshypersurfaces
d’homo-généité
par unchangement
de baseindépendant
du tempscosmologique t.
Cette
propriété
résulte duspin
duchamp
de Diracqui,
on lesait,
secouple
à la
métrique
par l’intermédiaire du tenseurd’énergie-impulsion ;
elle restevraie en
présence
d’autres sources despin
non nul(champ vectoriel,
super-gravité...).
Nous résolvons enfin les
équations
d’Einstein-Dirac dans un casparti-
culier appartenant au type II de Bianchi. Bien que la densité
d’énergie
de la matière
spinorielle puisse
yprendre
des valeursnégatives (en première
comme en seconde
quantification),
lasingularité
initiale de l’univers nepeut être
évitée, excepté
pour certaines valeurs(appartenant
à un ensemblede mesure
nulle)
des constantesd’intégration.
Dans ce cas, laphase d’expan-
sion est
précédée
par unephase
de contraction : l’univers passe par un rayon minimum non nul.2. UNIVERS DE BIANCHI
Par
hypothèse,
lamétrique
del’espace-temps
admet un grouped’isométries à 3
paramètres agissant
de manièresimplement
transitivesur une famille
d’hypersurfaces
de genre espace :Les
symboles £
et[, ] désignent
ici la dérivée et les crochets de Lieusuels. Les constantes sont les constantes de structure du groupe considéré et satisfont à l’identité de Jacobi.
Lorsque Cbab
= 0(classe
Ade Ellis et Mac Callum
[1 ]),
on a :Par des transformations linéaires des vecteurs de Killing, on peut diagona- liser la densité tensorielle
symétrique
nab. Soient na ses valeurs propres.Pour le type
I,
celles-ci sont toutes nulles : 0. Pour le typeII,
n2 = n3 ==0 et, à l’aide d’une transformationlinéaire,
on peutégaler n1
à 1. De même,pour le type 1 = -
n2, n3
==0 ;
pour le typeVIIo, nl
= n2 ==1,
n~ =
0 ;
pour le typeVIII,
n 1 = n2 =1,
n3 = -1 ;
etenfin,
pour le typeIX,
n2 ~3 ~ ~Annales de l’Institut Henri Poincaré-Section A
UNIVERS DE BIANCHI ET CHAMPS SPINORIELS 331
Dans un
système
de coordonnéesapproprié,
leshypersurfaces
de transi-tivité ont pour
équation x° -
constante, tandis que lescomposantes
deschamps
de vecteurs deKilling
sontindépendantes
de la coordonnéex° :
Des solutions
particulières
deséquations (2.1)
et(2 . 2)
sont donnéespour tous les groupes dans
[1 ].
Nous ne considérerons ici que leschange-
ments de coordonnées
qui préservent
ladépendance
fonctionnelle des composantes des vecteurs deKilling
en les coordonnées. Ceux-ci ontla forme suivante :
où les fonctions
x")
sont soumises aux conditions :pour tous
x°,
xn. Ceschangements
de coordonnées constituent un groupedépendant
de quatre fonctions arbitraires dex°.
En raison des
équations
desymétrie (2.1),
lamétrique
del’espace-
temps
s’écrit,
dans lessystèmes
de coordonnée considérés :Les 1-formes = sont invariantes pour les transformations du groupe :
et obéissent en outre à
Introduisons le
champ {Xa(xn)
= de bases duales auxbases {~(~")}.
Ces bases sontégalement
invariantes pour les transfor- mations du groupe. On sait que les conditions(2.4b-c)
ne déterminent les 1-formes 2014 et donc aussi les vecteursXa - qu’à
une transformation linéaireprès.
Nous lèverons cet arbitraire enimposant,
pour certaines valeurs xrn des coordonnées parexemple .~m -
0 2014 :Avec les
équations
0, ces conditions fixentcomplètement
lesfonctions On en tire :
Vol. 3-1981.
332 M. HENNEAUX
Soit = un
changement
de coordonnées appartenant à la classe(2.3),
etX~(x’~)
leschamps
de vecteurs invariants satisfaisant, dans les nouvellescoordonnées,
aux conditions :Leurs composantes dans le nouveau
système
de coordonnéessont évidemment les mêmes fonctions de que les composantes des vecteurs
Xa
dans lesystème
de coordonnéesOn vérifie aisément que les
champs
debases {Xa} et {X’a}
différent parune transformation du groupe
adjoint Adj. dépendant
auplus
Par «
groupe adjoint
», nousdésignons
ici le sous-groupe du groupe linéaireGL(3) (réel) agissant
sur les basesinvariantes {xa}
dont lesgéné-
rateurs infinitésimaux sont les trois matrices = Celles-ci ne sont pas linéairement
indépendantes
pour tous les types de Bianchi. Parexemple,
pour le type L elles sont nulles. Cettepropriété s’explique
par leséquations
= 0,~~
= 0(type I)
et par les conditions(2.5), qui impliquent l’égalité
deschamps
vectorielsXa
etÇa
en toutpoint.
Delà,
on tire :
Soit Inv.
(SInv.)
le sous-groupe deGL(3) (SL(3)) qui préserve
les cons-tantes de structure. Le groupe
Adj.
estd’après (2.6)
et(2.3c)
inclus dans Inv. C’est même un sous-groupe normal. Deplus,
pour la classeA,
le déterminant des transformations deAdj.
estégal
à l’unité :Adj.
c SInv.Remarquons
encore que lechamp
vectorielNaXa
de Arnowitt-Deser- Misner est, comme lamétrique spatiale
gab et la fonction « delaps » N, spatialement homogène.
Ses composantes Na nedépendent
en effet que de la coordonnéex°.
Cettepropriété
résulte non seulement deshypothèses
de
symétrie,
mais aussi des conditions~o~ =
0. Delà,
ilvient,
commenous l’avons vu :
où la matrice
aba
est, pour tout~,
legénérateur
infinitésimal d’une trans-formation du groupe
adjoint.
Il existe uneapproche plus générale, particu-
lièrement intéressante, dans
laquelle
les composantesxn)
appar-Annales de l’Institut Heuri Poincaré-Section A
333
UNIVERS DE BIANCHI ET CHAMPS SPIN ORIELS
tiennent à une classe
plus large
de fonctions. Elles sont soumises auxconditions :
OÙ
bba
est une matricequi appartient
àl’algèbre
desgénérateurs
du groupe Inv. d’invariance des constantes de structure[3 ] ;
la dérivéetemporelle
des
composantes
des vecteurs deKilling
est alors engénéral
non nulle.Nous
n’adoptons
pas cettegénéralisation
car elleprésente
certains inconvé-nients du
point
de vue du formalisme hamiltonien : leséquations
d’Einstein(ou d’Einstein-Dirac)
2014 ycompris
leséquations
de contrainte ne dérivent d’unprincipe
variationnel que pour les types VIII et IX[3 ].
En outre, les transformations de «jauge »
pures,auxquelles
sont associées desgénéra-
teurs nuls en vertu des
contraintes,
ne sont pas bienséparées
des transfor-mations d’invariance
(auxquelles
sont associées des constantes du mouve- ment pouvantprendre
des valeursquelconques).
Le concept dedegré
deliberté « vrai » peut
paraître ambigu.
Nous avons
longuement
- et sans doute lourdement - insisté surcertains aspects bien connus de la théorie des groupes. Ceux-ci
jouent
un rôle de
premier plan
dans la formulation hamiltonienne deséquations
gouvernant l’évolution des univers de Bianchi. Pour cette même raison
nous reprenons ci-dessous les dimensions des groupes
Inv.,
SInv. etAdj. :
Il résulte de nos
hypothèses qu’il
existe deschamps
detétrapodes
ortho-normés invariants pour les transformations du groupe
[4 ]
:Nous choisirons pour la
simplicité
destétrapodes
«adaptés »,
c’est-à-dire tels que lechamp
de vecteurs soitorthogonal
auxhypersurfaces
d’homo-généité.
On a donc :Ces
tétrapodes
sont déterminés à une rotationspatiale dépendant
de x°près.
Vol.
334 M. HENNEAUX
Comme source du
champ
degravitation,
nousprendrons
unchamp spinoriel
satisfaisant àoù les trois constantes réelles
a a
sont soumises aux conditions :Celles-ci
expriment
que le covecteur~,a
est invariant pour les transforma- tions du groupeadjoint.
Dans le cas descosmologies
de classeA,
ellesse réduisent à
‘
De
(2.8),
on tire que le tenseurd’énergie-impulsion
duchamp spin oriel est
invariant pour les transformations du groupe d’isométries[5 ],
et constitue donc un second membre
acceptable
deséquations
d’Einstein.Dans les
tétrapodes
invariants(2.7),
leséquations (2.8) s’intègrent
parséparation.
On obtient :où la fonction
complexe F(xY)
satisfait àr r .., r
et où le
champ spin oriel ~(x°~
est invariant pour les transformations du groupe d’isométries : -Comme
(2.12) implique £~Q ~ 1 F 12
=0,
nousimposerons
enoutre ! 1 F 12
= 1.Pour la
simplicité,
nous considérons ici les composantes duchamp spinoriel
comme quatre nombrescomplexes
ordinaires. Cetteapproche correspond
à une théorie «tronquée »
à uneparticule
danslaquelle
onnéglige
la création depaires
par lechamp gravitationnel. Cependant,
on peut, dans tous les raisonnementsqui suivent,
traiter lescomposantes
duchamp spin oriel ~(~)
comme les éléments d’unealgèbre
deGrassman,
à condition d’utiliser la
mécanique généralisée
oupseudo-mécanique
de Berezin
[6] [7].
Les variablesgravitationnelles,
ainsi quex°,
appar- tiennent à lasous-algèbre paire.
En outre, onimpose
à la fonctionN,
àx°
et au déterminant de la
métrique spatiale
d’avoir une composante non nulle lelong
de l’unité[7].
Dans cetteapproche,
les modèles étudiéspeuvent
être vus comme les « limites
classiques » («
termes d’ordre 0 d’undéveloppe-
ment en
puissances
de h» )
de solutionscomplètes
d’une théoriequantique (encore inexistante)
deschamps
degravitation
et departicules
despin
un-demi en interaction. Les théorèmes démontrés ci-dessous restent valides car, comme le montre bien le formalisme
hamiltonien,
ils sont étroitement liés auxpropriétés
d’invariance desmodèles,
ou à la manière dont se transforment les composantes duchamp spinoriel
pour les rotations locales destétrapodes.
Annales de l"Institut Henri Poincaré-Section A
UNIVERS DE BIANCHI ET CHAMPS SPINORIELS 335
3.
ÉQUATIONS
D’EINSTEIN-DIRAC POUR LES UNIVERS DE CLASSE AL’hamiltonien dont dérivent les
équations
d’Einstein-Dirac dans lecas des
cosmologies
de classe A est une somme de trois termes[8 ] [9 ] :
Le
premier, proportionnel
à la fonction N de rnowitt-eser-Misner, est legénérateur
desdéplacements orthogonaux
auxhypersurfaces
de transi-tivité
x°
= const. Sa formeexplicite
est donnée parOn a
posé :
et
La courbure tridimensionnelle R des
hypersurfaces d’homogénéité
s’ex-prime uniquement
à l’aide de lamétrique
tridimensionnelle et des constantes de structure du groupe :~, est la constante
cosmologique,
incluse ici par souci degénéralité,
et y~s~est le
produit
des matrices usuelles de Dirac. Pourplus
dedétails sur nos
conventions,
nous renvoyons le lecteur à la référence[9] ] déjà
citée. Bornons-nous àsignaler
que toutes lesgrandeurs
considérées ici sont, sauf mentioncontraire,
tridimensionnelles.Le « supermoment »
~a, qui apparaît
dans(3 .1 ) multiplié
par le vec- teur Na de A. D.M.,
est legénérateur
desdéplacements
tangents auxhypersurfaces x° -
const. Il estégal
à :où
336 M. HENNEAUX
A noter que les
quantités £1~1)
sont les composantes(p)(~)(0)
du tenseurde
spin.
Enfin,
legénérateur (=
des rotations locales destétrapodes
a une forme
particulièrement simple :
Les
équations
d’Einstein-Dirac sontéquivalentes
auxéquations
hamilto-niennes tirées de
(3.1),
ainsiqu’aux équations
de contrainte :Les variables
dynamiques
de base ’ sont les composantesh(m)a
des tétra-podes,
celles duchamp
0spinoriel (x),
et leurs momentsconjugués
(autres
crochets de Poissonnuls).
Les fonctions
N,
Na et sont indéterminées. Lapremière (ainsi
que la contrainte
0)
est associée à l’arbitraire dans le choix de la coordonnéetemporelle ~.
Aux deuxièmes(ainsi qu’aux
contraintes0) correspondent
les transformations linéaires du groupeadjoint agissant
sur les basesinvariantes {Xa}.
Pour mettre cettepropriété
enévidence, remplaçons
lesgénérateurs (3.4)
par lesgénérateurs équi-
valents
~’a
’"obtenus en
ajoutant
la combinaison linéaire des contraintes de«
supermoment angulaire »
0. On vérifie aisément que ces nou- veaux « supermoments » sont bien lesgénérateurs
du groupeAdj.
pour les variablescanoniques homogènes
etEnfin,
les six fonctionsantisymétriques
arbitraires et les con-traintes 0 sont liées à l’indétermination des
tétrapodes (2.7).
L’hamiltonien
(3.1)
a été obtenu parsimple
substitution de la forme réduite deschamps gravitationnel
etspinoriel
dans l’hamiltoniengénéral
d’Einstein-Dirac. On sait que cette
façon
deprocéder
n’estpermise
que pour lescosmologies
de classe A[10 ].
Pour la classeB,
on peut trouver,d’une infinité de manières
inéquivalentes,
unprincipe
variationnel dupremier
ordrequi reproduise
leséquations
d’Einstein-Dirac - voir le théorème de Havas[11] ] 2014 ; mais
celui-ci n’aplus
rien à voir avec leprincipe
de moindre action usuel b
(~4~R - ~4~g
+£ D)d4x
=0,
et n’offre engénéral guère
d’intérêt. "Annales de l’Institut Henri Poinouré-Section A
337
UNIVERS DE BIANCHI ET CHAMPS SPINORIELS
Terminons ce
paragraphe
en insistant sur le fait que les constantes nabet
03BBa
sont, dans notreapproche,
données apriori.
Ce ne sont pas des variablesdynamiques.
Leurs crochets de Poisson avec toutes lesgrandeurs
sont par
conséquent
nuls.4. LOIS DE CONSERVATION
L’utilisation des
spineurs
depoids
un-demi X etq; +, suggérée
parl’expres-
sion de la «
charge »
simplifie quelque
peu le formalisme[8 ]. Lorsque
lechamp spinoriel
esthomogène,
ouhomogène
à unephase près
commeici,
lacharge
estsimple-
ment
proportionnelle
Elle est conservée pour autant que le flux du courant à travers toute surface fermée soit nul. Celui-ci estproportionnel à jaCaca
et estégal
à zéro dans le cas descosmologies
de classe A. Par consé-quent :
On peut vérifier cette loi de conservation en remarquant que l’hamiltonien de
première quantification
de Dirac est bien hermitien pour la classe A.De
même, lorsque
la masse estnulle,
lacharge
« axiale » est conservée :D’autres lois de conservation résultent de la
symétrie
duproblème.
Ainsi par
exemple,
lesgénérateurs canoniques
infinitésimauxlIA
du sous-groupe de SInv.
qui préserve
lecovecteur 03BBa
commutent, au sens des crochets dePoisson,
avec lesuperhamiltonien ~,
le supermoment angu- laire et le supermoment~a (en
vertu des contraintes~Pa
== 0 dans cedernier
cas).
Nous nous limitons ici aux transformations de déterminant unité car l’action du groupeGL(3)
n’est pascanonique
dansl’espace
desphases (h, /, ~).
Eneffet,
les variables x etr~ +
portent unpoids
dedensité. Dès
lors,
pour toute transformationAa b
deGL(3) [12] :
:De H
] == 0,
nous tirons huit constantes du mouvement pour le type I. Dans ce cas, il fautprendre ~
= 0 pour satisfaire auxéquations
de contrainte 0. Les huit
générateurs
deSL(3) (=E SInv.) :
Vol. 3-1981.
338 M. HENNEAUX
sont donc conservés. A noter que c’est
précisément
l’existence de cette loi de conservationqui
permet d’écrire la solutiongénérale
deséquations
d’Einstein-Dirac pour le type 1
[9 ].
Pour le type
II, )~1
est nul(condition (2 .10)),
et il y a engénéral
troisgéné-
rateurs
nA
conservés. Ceux-ci sontexplicitement
donnés par lesexpressions
suivantes :
où
et où les
nombres 03B1, 03B2
et y sont déterminés(à
un facteurprès)
par les deuxéquations
linéaires :(par exemple :
a =(~3)~ ~8
== -(~~)2
et y =~2-~3). Lorsque ~.2
=~.3
==0,
toutes les combinaisons linéaires des
grandeurs ~1, ~2
et~3
sont conservées.Pour les types
VIo, VIIo,
VIII etIX,
le sous-groupe de SInv.qui préserve
le covecteur
~,a
estidentique
au groupeadjoint.
Parconséquent,
on a :Compte
tenu de(4.1)
dans le cas où~,3
7~ 0(types VIIo
etVIo).
la loi deconservation
est
équivalente
au fait que les contraintes 0 sont depremière
classe(comme
les autrescontraintes) :
Lorsque 03BBa
= 0(mais m ~ 0, 0),
il existe encore une autre loi de conservation. Eneffet,
leschamps gravitationnel
etspin oriel n’interagissent
alors dans le
superhamiltonien
~f que par l’intermédiaire desquantités
c~ + y~s~~,
scalaires pour le groupeSO(3) agissant
sur lestétrapodes.
Par
conséquent,
le crochet de Poisson desgénérateurs
et du super- hamiltonien sont nuls :339
UNIVERS DE BlANCHI ET CHAMPS SPINORIELS
Dans la «
jauge »
Na -0,
=0,
cesgénérateurs
sont conservés. Sim =
0,
on a en outre, dans la mêmejauge :
Supposons
àprésent
que la constantecosmologique ~,
soitnulle,
ainsique la masse du
champ spin oriel
et son «impulsion » spatiale
Consi-dérons le groupe
GL(3)
des transformationscanoniques engendrées
par les 9générateurs Écrivons
les variations infinitésimales descomposantes
des variablescanoniques
sous l’action de ce groupe :Seul le caractère tensoriel des
grandeurs dynamiques
2014 et pas leur caractère de densité- joue
un rôle dans(4.8).
Soit Inv. le sous-groupe de
GL(3)
tel queet
03A0A
sesgénérateurs canoniques.
Ceux-ci commutent avecgH
En
effet,
est un scalaire pour les transformations deInv.
Deplus :
En vertu des
contraintes,
on tire de(4.10)
et(4.11) :
Lorsque (4.9) n’implique
pas detAab
=1,
cette loi de conservation donneune nouvelle constante du mouvement :
Type
1 :Type
II :Types VIo
etVIIo
Notons pour terminer que les lois de conservation
(4.1), (4.2), (4.3), (4. 4), (4 . 6)
et(4.12)
ne sont pas modifiées si l’onajoute
ausuperhamiltonien
le terme « de
Weyl
»,quartique
en lechamp spin oriel : (voir [9]).
J
Vol. XXXIV, n° 3-1981.
340 M. HENNEAUX
5.
ÉTUDE
DU CAS DIAGONALImposons
les conditions de coordonnées Na - 0.Supposons aussi,
pour la
simplicité,
que lechamp spinoriel
esthomogène,
c’est-à-dire que lecovecteur 03BBa
est nul. Comme nous l’avons vu, cette dernièrehypothèse
n’est une restriction que pour les types
II, Vlo
etVIIo
Auparagraphe suivant,
nous traitons en détail le typeVIIo avec 03BBa ~
0.Lorsque
lamétrique spatiale
estdiagonale
à toutinstant,
oupeut être
diagonalisée
par une transformation linéaire du groupe Inv.indépendante
du temps, on se trouve dans ce que Misner etRyan
ontappelé
le « cas
diagonal » [1 ].
Dans les bases où lamétrique
estdiagonale,
lacourbure
extrinsèque
deshypersurfaces
d’homogénéité
et les moments sont aussidiagonaux ;
les directions propres de ces tenseursspatiaux
sont constantes. Demême,
lapartie £1/2
du supermoment
(densité
de fluxd’impulsion
duchamp spin oriel)
et lescomposantes mixtes
(a ~ b)
du tenseurd’énergie-impulsion
sontnulles :
La relation
(5 .1 b)
résulte deséquations
hamiltoniennes pour(avec
N" =
0).
La relation(5.2)
est uneconséquence
des contraintes(3 . 6)
etNous allons examiner ce
qu’impliquent
les conditions(5 .1 b)
et(5 . 2)
pour les différents types de Bianchi.
T ypes V II0 et
IX : les contraintes(5 . 2)
sontéquivalentes
àLes
équations (5 .1 b)
sont alorsautomatiquement
satisfaites.Type YI o :
-’ les contraintes(5.2) impliquent
dans ce casSupposons ~ir2 ~
0. Alors les composantes gll etg22 de
lamétrique
sont
égales,
et la tracenaa
de la densité tensorielle nab est nulle :(5. 5)
En outre, les conditions
(5 . lb)
entraînentKi! == K 22’
ou encore :Annales de l’Institut Henri Poincaré-Section A
UNIVERS DE BIANCHI ET CHAMPS SPINORIELS 341
En dérivant cette relation par rapport au temps et en utilisant les
équations hamiltoniennes,
on tire ensuite :Dans le cas où la masse est
nulle,
lacharge
axiale est conservée. Si l’onimpose
la condition d’hélicité y~5,x =l’équation
=0,
dont la solution est X =0,
découle de(5 . 6).
Delà,
on tire =0,
contrairement à noshypothèses. 0,
onobtient,
en différentiant(5.6)
par rapportau temps :
Cette condition est
préservée
dans le temps. Dans destétrapodes
convena- blementchoisis,
ilvient,
compte tenu de(5 . 4), (5 . 6), (5 . 7)
et 0 :Les relations
(5. 5)
et(5. 8) (avec
gab =0, ~ ~ b)
définissent ce que nousappellerons
le typeVIo
«exceptionnel
». Leséquations
de Diracs’intègrent
très aisément dans ce cas
particulier,
tandis que leséquations
pour lamétrique
sontidentiques
auxéquations
d’Einstein avec fluideparfait
sanspression (discutées
par Ellis et MacCallum,
voir[7]).
Si la trace
naa
est différente de zéro(type VIo
«général »),
ilfaut,
pour que lamétrique
soitdiagonale,
que lapartie
despin Hab1/2
soit nulle :Type
VIII: les contraintes(5 . 2) impliquent
En utilisant
(5 .1 b)
et leséquations hamiltoniennes,
on démontre ensuite queT ype
II : les contraintes(5 . 2)
entraînent :Si
0,
on tire de(5 .1 b)
que les composantes~22
et~3 3
des momentssont
égales.
Cette condition estpréservée
dans le temps cas~2 2 - ~e 3 3
est une constante du mouvement
lorsque
lamétrique
estdiagonale (voir (4.4)).
Par des dilatationsappropriées
lelong
des axes 2 et 3 de déter-minant unité
(appartenant
donc à SInv. et ne modifiant pas les compo-santes
~22
et7:~3),
on peut, pour une certaine valeur dex° («
instantinitial »)
faire g2 2 - g3 3. En vertu des
équations d’Einstein-Dirac,
les composantes g2 2et g3 3 de la
métrique spatiale
restentégales
pour toutx°.
On en déduit que l’élément delongueur spatio-temporel
est donné parl’expression :
où les 1-formes
03C9a sont
les 1-formes invariantes du type II. Cettemétrique
342 M. HENNEAUX
possède
unquatrième
vecteur deKilling
de genre espace,générateur
desrotations autour de l’axe 1 :
Dans la base des
tétrapodes qu’il
est naturel deprendre (h~ 1 }m
=h{2~m
=h~3~m
== la dérivée de Lie duchamp spinoriel
vautexplicitement :
Si on
impose
à la direction despin
d’être lelong
de l’axe derévolution,
les conditions
(5.12)
sontautomatiquement
réalisées. Deplus :
Tous les tenseurs construits à l’aide du
champ spinoriel
ont donc aussila
symétrie
de révolution[5].
Les relations(5.13)
et(5.14)
définissent le type II «spécial
».Si la
métrique
nepossède
pas lequatrième
vecteur deKilling Ç4 (type
II«
général »),
ilfaut,
pour que lamétrique
soitdiagonale,
que lapartie
despin ~i ~2
soit nulle :..,~~r, ~ . _ _ _.
T ype
I : une discussionanalogue
à celle du type II conduit à la classi- fication suivante descosmologies spinorielles diagonales
du type I.Type
1général (pas
d’isométriesupplémentaire) :
les conditions(5.1&) impliquent
que lapartie Hab1/2
despin
est nulle :Il existe une
interprétation
trèssimple
de ce résultat. Dans le casdiagonal,
la
métrique
du type 1 admet les isométries discrètes suivantes(réflexions planes) :
Pour que tous les tenseurs construits à l’aide du
champ spinoriel
soientinvariants dans ces
transformations,
il faut que lespineur
X soit nul. Maiscette condition est évidemment trop
forte,
car seul le tenseurd’énergie- impulsion
doitposséder
les mêmessymétries
que lamétrique. Or,
dansle tenseur
d’énergie-impulsion n’apparaît
que le tenseur despin
(de
manière essentiellelorsque
les valeurs propres de la courbure extrin-sèque
sontdistinctes). Imposer
à ce tenseurantisymétrique
d’être invariantpour les réflexions
R3
revient àimposer
les conditions(5.16).
c. q. f. d.
Annales de l’Institut Henri Poincaré-Section A
UNIVERS DE BlANCHI ET CHAMPS SPINORIELS 343
ypes
lspéciaux :
e
spin
duchamp
de Dirac estdirigé
lelong
de l’axe 1 de révolutionLa composante du tenseur de
spin n’apparaît
pas dans car les valeurs propresK 11
etK2 2
sontégales.
Cette
métrique possède
6 vecteurs deKilling ;
c’est lamétrique
des espaces de Robertson-Walker à courbure nulle. Le tenseur despin
sedécouple
du
champ
degravitation
en raison del’isotropie.
Iln’y
a pas de contraintesur
j~2.
Des solutions
particulières
deséquations
d’Einstein-Dirac pour les types 1spéciaux
sont données dans les références[73] ] [14 (voir
aussi[9 ]).
Inversement,
supposons que lapartie
despin Yfï~2
soit nulle à l’instant initial.Alors,
en vertu de(4.6)
et des crochets de Poisson :cette densité tensorielle reste nulle pour tout
~.
Il en résulte que lapartie
du supermoment est aussiégale
àzéro,
et que les relations gab =0,
~ab = 0(a ~ b)
sont des relations « invariantes »(ou
«intégrales premières particulières »).
D’autre part,
lorsque Hab1/2
=0, il
esttoujours possible
dediagonaliser
simultanément gab et à l’instant initial par une transformation de Inv.
(utiliser
les contraintes desupermoment).
Nous avons donc démontré le théorème suivant :THÉORÈME. En vertu des
équations d’Einstein-Dirac,
lescosmologies spinorielles homogènes
des typesVIIo, VIII,
IX etI, II, VIo
«généraux » appartiennent
au casdiagonal si,
et seulementsi,
lapartie
despin Hab1/2
du
champ spinoriel
estégale
à zéro.Ce théorème
explique
sans doute certains résultatsnégatifs
mentionnéspar divers auteurs, selon
lesquels
leschamps spinoriels
s’accommoderaient mal de lasymétrie
descosmologies homogènes.
Ces auteurs supposenten fait
implicitement
que lamétrique
estdiagonale,
cequi
n’est pas du toutune
conséquence
del’hypothèse d’homogénéité spatiale.
Vol. XXXIV, n° 3-1981.
344 M. HENNEAUX
6.
ÉTUDE
DU TYPEVIIo
DIAGONAL 0Pour le type
VIIo,
seule la composante~,3
peut être différente de zéro.La contribution à due au terme
03BBaja
est donnée par la combinaisonsymétrique 2-1(03BBa.jb
+ La composanteT12
du tenseurd’énergie- impulsion
est parconséquent indépendante
de~3.
D’autre part, les contraintes de supermoment
impliquent (dans
le casdiagonal) :
Si
03BB3 ~ 0, H1/2
doit être non nul. On entire,
à l’aide de(5.16) {avec a
=1,
b =2)
que les valeurs propresKB
etK22
de la courbureextrinsèque
sontégales.
Ces conditions sontcompatibles
avec leséquations
hamiltoniennes si nous prenonségalement
g22. Dans ce cas, lamétrique possède
un
quatrième
vecteur deKilling, qui engendre
les rotations autour de l’axe 3.Les deux
premières équations (6.1)
et les conditionsT13
==0, T2 3
= 0montrent que la direction du
spin
duchamp spinoriel
doit êtredirigée
lelong
de l’axe de révolution(utiliser
aussi la condition d’hélicité dans lecas à masse
nulle).
La troisièmeéquation (6.1) implique
alors03BB3
= - - ,d’où l’on tire que les composantes
spatiales Tab
du tenseurd’énergie-impul-
sion sont
nulles,
etque
la composanteToo
se réduit au terme de masse.Le lecteur aura reconnu le type 1
spécial
étudié ci-dessus(voir
à cepropos
[7]).
Dans le cas
diagonal « général
», lapartie
despin
duchamp spinoriel
est nulle. Il en résulte que la constante
~3
ne peut différer de zéro.7.
RÉSOLUTION
DESÉQUATIONS
POUR LE TYPE II
SPÉCIAL
Les modèles
cosmologiques spatialement homogènes (avec ~ ~ 0) remplis
par un fiuideparfait
ordinairepossèdent
tous unesingularité.
Celle-ci
apparaît lorsque
le volume des sections invariantess’annule,
et peut être soit une
singularité
à la foisphysique
etmathématique (par exemple,
certains invariants deviennent infinisquand
g ~0),
soit unesingularité
purementphysique (les
sections invariantes deviennent de genrelumière,
mais certainesgéodésiques
sontincomplètes).
Baaklini a
suggéré
récemment que l’introduction d’unchamp spinoriel quantique pourrait
éliminer cettesingularité [15 ].
Leproblème
dusigne
de la densité
d’énergie
duchamp spinoriel
se pose en effet dans la théoried’Einstein-Dirac,
en raison duterme ~7(5)/, qui apparaît
dans le super- hamiltonien(3.2).
Annales de l’Insritut Henri-Poinaré-Section A
UNIVERS DE BIANCHI ET CHAMPS SPINORIELS 345
Pour examiner cette
question plus
endétail,
nous allons étudier le casle
plus simple,
le type II «spécial
», dont leséquations
dérivent duprincipe
variationnel £5S == 0. L’action S est donnée par
l’expression :
que l’on obtient en
injectant
la forme « réduite » deschamps
dans leprincipe
variationnel des
cosmologies
de classe A. Nous avonsposé :
La
paramétrisation (Q - [3)
des variablesgravitationnelles
a été intro-duite par Misner :
Q est une variable liée au volume de l’univers =
(abl)1~3),
tandis quep
mesure son
anisotropie
= - .In - ).
Les momentsconjugués
po et p~se tirent de Po. dQ +
d~ _ Enfin,
nous avonspris ~
= 0 pour lasimplicité,
et choisi lestétrapodes
naturelsdirigés
lelong
des directions propres del’expansion
cequi explique pourquoi
les contraintesont
disparu.
Notons aussi que lespin
duchamp
de Dirac et l’axe de révo-lution sont
alignés ;
mais il n’est pas nécessaired’introduire,
dans les calculsqui suivent,
uneparamétrisation explicite
des variablesspinorielles
telle que les conditions
deviennent des identités.
Dans la
statistique
deFermi,
le terme de massepossède
les valeurspropres 0
(«
vide»),
+ m(«
états à uneparticule
au repos»)
et + 2m(« paire
au
repos »)
pour éviter la soustraction del’énergie
duvide,
il faut décrireclassiquement
lechamp spinoriel
par les éléments d’unealgèbre
de Grass-man et permuter les
opérateurs
de création et de destructionappropriés
avant le passage à la
quantification.
Le terme de masse ne pose donc aucunproblème.
Par contre, lacharge
axiale Apossède,
outre les valeurs propres 0et +
1,
la valeur proprenégative -
1.Le terme d’interaction e2~~+ 2~~ . A domine le terme pour les faibles valeurs du volume de l’univers
(Q -~ - oo)
et pour lesgrandes
valeurspositives
del’anisotropie (~
-~ +oo).
Il estresponsable
de la créationde
paires.
Comme nous l’avonssignalé plus haut,
ilpourrait
aussijouer,
en raison de son
signe,
un rôle intéressant auvoisinage
de lasingularité
initiale. Afin de mettre ce rôle en évidence, annulons la masse du
champ
Vol. XXXIV, n° 3-1981.
346 M. HENNEAUX
spinoriel.
Lesuperhamiltonien
est dans ce casséparable.
En lemultipliant
par
4g112,
nous obtenons :où nous avons
remplacé l’opérateur
A par sa valeur moyenne conser-vée ( A ).
Lechamp
degravitation
est traité comme un nombre c ; saquantification,
même dans le cadre des modèlesspatialement homogènes,
soulève de nombreuses controverses.
Le nouveau
superhamiltonien 4 . ~ . ~
nedépend
des variablesgravi-
tationnelles que par l’intermédiaire de la combinaison Q +
2~.
Nous endéduisons une constante du mouvement
supplémentaire : qui
n’est autre que(4.13).
En effectuant la transformation
canonique :
on
simplifie quelque
peu la forme de4 . ~. ,~ :
Imposons
à lacoordonnée x0
la condition N =4g.
Dans cette« jauge
»,on obtient :
et
Deux cas sont à
considérer,
suivantque k
= 0ou k ( >
0.Si k ~
>0,
lessolutions - que le lecteur écrira sans
peine
- ont les mêmes formesasymptotiques qu’en
l’absence de matière : deuxrégimes
de Kasner(carac-
térisés par les exposants
(1, 0, 0)
et(2014-,-,-)) séparés par une collision
contre le mur
exponentiel
quereprésente
la courbure[16 ] [1 ].
Celle-cidomine en effet le terme
spinoriel quand /3’
-+ + oo. Le déterminant g de lamétrique spatiale
s’annule en un temps propre fini. Toutes les compo- santes~4~R(~}~u}~p~~6~
du tenseur de Riemann dans lestétrapodes
naturelsconsidérés ici
(qui
sontpropagés parallèlement
lelong
desgéodésiques
Annules de l’Institut Henri Poisacaré-Section A