• Aucun résultat trouvé

Contribution à l'étude de la diffusion par un potentiel central dans la théorie de l'électron de Dirac. I

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Contribution à l'étude de la diffusion par un potentiel central dans la théorie de l'électron de Dirac. I"

Copied!
30
0
0

Texte intégral

(1)

A NNALES DE L ’I. H. P., SECTION A

M ARIE -C LAIRE B ARTHÉLEMY

Contribution à l’étude de la diffusion par un potentiel central dans la théorie de l’électron de Dirac. I

Annales de l’I. H. P., section A, tome 6, n

o

4 (1967), p. 365-393

<http://www.numdam.org/item?id=AIHPA_1967__6_4_365_0>

© Gauthier-Villars, 1967, tous droits réservés.

L’accès aux archives de la revue « Annales de l’I. H. P., section A » implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.

org/conditions). Toute utilisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.

Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques

http://www.numdam.org/

(2)

p. 365

Contribution à l’étude de la diffusion

par

un

potentiel central

dans la théorie de l’électron de Dirac. I.

Marie-Claire

BARTHÉLEMY (Institut

Henri

Poincaré).

Ann. Inst. Henri Poincaré, Vol. VI,

4, 1967,

Section A :

Physique théorique.

SOMMAIRE. - Cet article constitue la

première partie

d’un travail d’ensem-

ble consacré à l’étude de la diffusion par un

potentiel

central dans la théorie

de l’électron de Dirac.

Après

avoir examiné les

propriétés

des fonctions propres

cp)

de

l’opérateur

U =

«4[(L . a)

+

%],

nous montrons que le

système orthonormé

des

cp)

vérifie une relation de Parseval. Le

développement

de la

partie

stationnaire de l’onde

plane

sur les fonctions propres de U et la méthode des

déphasages

nous

permettent

ensuite d’obtenir une

expression simple

de la

section

efficace de diffusion et de

l’amplitude

de diffusion.

L’approximation

de Born pour les

déphasages

ainsi que le théorème

optique

sont discutés.

ABSTRACT. - This is the first of three articles about a

study

of

potential scattering

in the Dirac electron

theory.

In this part, the

eigenfunctions cp)

of the

operator

U =

(X4[(L . 6)

+

]

are

investigated.

We prove that these

eigenfunctions

form a

complete

set in the sense that we can

simultaneously expand

four

arbitrary

functions of 0 and cp in terms of them. The

expansion

of the time-

independant plane

wave

part

in terms of

eigenfunctions

of U and

the

phase-shifts

method allow us to obtain a

simple expression

of the

scattering

cross-section and of the

scattering amplitude.

Born

approxi-

mation is then studied for the

phase-shifts.

The

application

at the

optical

theorem conclude this article.

(3)

De nombreux ouvrages ont été consacrés à l’étude de la diffusion d’une

particule

par un

champ potentiel

central. Ces travaux ont été réunis essen-

tiellement dans le cas non relativiste par N. F. Mott et H. S. W.

Massey [1],

H. S. W.

Massey [2],

Wu et Ohmura

[3] qui

donnent de nombreuses réfé-

rences.

Notre but a été de

reprendre

cette étude dans le cas

relativiste, plus

exac-

tement dans le cas de l’électron de Dirac en interaction avec un

potentiel électrostatique

central.

Plusieurs auteurs ont

déjà

étudié ce

problème

notamment G. Parzen

[4],

Tietz

[5]

dans le cas d’un

potentiel

central

quelconque

et D. M.

Fradkin,

T. A.

Weber,

C. L. Hammer

[6],

R. L. Gluckstern et S. R. Lin

[7],

A. Baker

[8]

dans le cas du

potentiel

coulombien.

Dans le

premier chapitre,

nous

rappelons quelques points

de la théorie de l’électron de Dirac et nous mettons en évidence un

système

de fonctions des variables

angulaires

0

et p

à

quatre composantes,

orthonormé

complet, qui

nous sera utile dans la suite.

Le second

chapitre

est consacré à la méthode des

déphasages.

Cette méthode’ a été introduite en

mécanique quantique

par Faxen et Holtz-

mark

[9]

et est

analogue

à une méthode

employée

par Lord

Rayleigh

dans

la théorie

classique

de la diffusion. Elle fut d’abord

appliquée

à

l’équation

de Dirac par Mott

[10]

dans le calcul de la diffusion coulombienne des électrons

rapides. Reprise

par Parzen

[4]

pour l’électron dans un

champ électrique,

elle utilise des

développements

sur les fonctions de

Legendre pr (cos 0)

comme dans le cas de

l’équation

de

Schrodinger, chaque

compo-

sante de la fonction d’onde étant

développée séparément.

En théorie de

Dirac, puisque

le moment

cinétique

orbitral L n’est

plus

une

intégrale première,

il nous a semblé

préférable

de substituer au nombre

quantique

orbital l le nombre

quantique

x, - x valeur propre de

l’opéra-

teur U = +

~),

U étant

intégrale première [11].

Les fonctions d’ondes seront

développées

sur le

système

orthonormé

complet

de fonctions propres de U mis en évidence dans le

premier chapitre.

Ceci nous conduira à une

expression

de la section efficace de

diffusion,

de

l’amplitude

de

diffusion,

au théorème

optique

et à

l’approximation

de Born

pour les

déphasages.

Dans un troisième et un

quatrième chapitre,

nous étudierons les

proprié-

tés des fonctions d’ondes radiales et d’autres

quantités

en

rapport

avec

l’analyse

en ondes

partielles

de la théorie de la

diffusion,

comme fonction

de la

quantité

de mouvement réduite k.

(4)

367

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC

Cette étude a été faite par R. G. Newton

[12]

dans le cas de

l’équation

non relativiste de

Schrôdinger.

Nous la

développerons

dans le cas de

l’équa-

tion relativiste de Dirac.

Les

chapitre

1 et II constituent la

première partie

de notre travail.

Les

chapitres

III et IV feront

l’objet

d’une seconde

partie.

I. - FORMALISME

GÉNÉRAL

Considérons un faisceau de

particules

incidentes se

propageant

dans la direction de l’axe

Oz,

tombant sur un centre diffuseur situé à

l’origine

des

coordonnées.

Ces

particules

sont décrites par

l’équation

de Dirac :

,

-+ C~

dans

laquelle

nous avons utilisé les est

~x la masse

réduite,

les matrices «x sont telles que + =

28xv,

X, v =

1, 2, 3, 4).

V(r)

est un

potentiel dépendant

seulement de r et tendant vers zéro

plus

vite

que 1 r2 quand

r tend vers + oo.

Si toutes les

particules

du faisceau incident ont la même masse et la

même vitesse initiale v, on

peut représenter

la

partie indépendante

du temps de l’onde

plane,

solution du cas V =

0,

par étant un

spineur

à

quatre composantes (X

=

1, 2, 3, 4).

Si les électrons diffusés sont

représentés

par une onde

sphérique

diver-

eikr

gente, qui,

à

grandes

distances du

diffuseur,

a la forme

g03BB(03B8, p) - , (gx (0,p)

étant un

spineur

à

quatre composantes),

la section efficace différentielle est

alors :

(5)

368

Par

suite,

pour déterminer la section efficace

différentielle,

nous devons

chercher une solution de

l’équation

de Dirac stationnaire pour le mouve- ment d’électrons

d’énergie

E dans un

champ d’énergie potentielle V(r), possédant

le

comportement asymptotique :

1.

Séparation

des variables.

Nous suivons ici une méthode due à Dirac

[11]

et

développée

par

Temple [13],

Sauter

[14]

et Sommerfeld

[15].

,

Le

potentiel

étant

statique,

nous pouvons considérer les fonctions d’ondes de la forme

t)

=

6, L’équation

de Dirac

indépendante

du temps s’écrit :

ou encore = avec H =

(x .p)

-~- ~.x4 -~--

V(r).

Nous savons

[11]

que

l’opérateur

U =

x4(L.

a -~-

1)

est

intégrale

pre- mière et que

Soit

6, cp)

une solution de

l’équation (1-1)

pour

laquelle :

L’équation (1-1)

s’écrit :

en

appelant :

on remarque que

p~2

==

I

i =

ip; ;

i

ppoQ +

== 0

(p # q)

et, par

suite,

il existe une transformation unitaire S telle que

S-lppS

= pp ; les matrices pi, ps? P3 étant

respectivement :

(6)

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L 9ÉLECfRON DE DIRAC 369

1

désignant

la matrice unité à 2

lignes

et 2

colonnes,

on a :

Si on pose

0, cp)

=

S’Y’(x)(r, 0, cp)

on obtient alors :

On remarque que

l’opérateur

du second membre ne fait intervenir que la variable r. On peut donc écrire :

’F~(~ 0, ?)

=

~’’â "~(r)~’’~ "~( 6, ~).

Les

fonctions ~F~(~ cp)

sont les transformées des fonctions propres ortho- normées de U par une transformation unitaire. En

multipliant

à

gauche

par

~’’ , ~x~*t(8, cp) (* désignant

la

conjugaison complexe

et t la

transposition),

en

intégrant

sur les

angles

et en revenant à ’Y(x) on trouve que :

/~(0, (p)

étant

fonctions

propres orthonormées de U et

Fx

et

Gx

vérifiant

le

système :

2.

Fonctions

propres de U.

Soit

!(x,m)(6, cp)

une fonction propre de U pour la valeur propre - x telle que :

Mz

étant la composante sur Oz du moment

cinétique

total M = L +

2 a ,

x prenant les valeurs entières

positives

et

négatives,

x # 0. En écrivant :

(7)

2014~ -+

et en utilisant le fait que ex. commute avec L. a, on trouve les fonctions pro- pres suivantes :

les

harmoniques sphériques

orthonormées

Y~(0, p)

étant définies par

On remar ue que pi =

1 0

et Q =

1 )

anticommutent avec

U,

tandis que x4 commute avec U. On en déduit donc le fait suivant :

cp)

est fonction propre de U avec la valeur propre - x,

cp)

et

S2 f~x~m~(8, cp)

sont fonctions propres avec la valeur propre + x, tandis que

cp)

est fonction propre avec la valeur propre - x.

Si

nous

changeons

x en - x, V en -

V,

E en - E dans

(1-3),

nous remar-

quons que

G-x

=

Fx

et

F-x

=

Gx.

Effectuons le même

changement

dans

(1-1) ;

on obtient :

On passera de

(1-1)

à cette

équation

par la transformation unitaire S :

S étant telle que

S-lOCp,S

= -

La matrice S =

ei03B603B1103B1203B1303B14

est une matrice

convenable,

la

phase 03B6

étant

(8)

371 POTENTIEL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC

arbitraire dans la

représentation adoptée,

en

prenant 03B6 = 03C0 2,

nous aurons

la matrice S réelle :

~ -+

Alors,

connaissant

(x)(r)

pour x

positif,

nous en déduisons pour

)(

négatif

et en utilisant la remarque concernant et nous obtenons :

Les fonctions propres de

U, f ~x~m~( 8, ~)

devant être normées à l’unité sur

la

sphère

de rayon 1 :

Ceci

implique : 1

ci

1

=

(A-m 2(2A+ 1) )1 2

,

1 C3 1 = (A+m 2(2A- 1))1 2 1

. Nous avons

=

1 c1 |ei03B2,

c3

= |ei03B3.

De

plus l’opération

U étant

hermitien,

nous en déduisons que cos

( fi - y)

= 0

d’où

Finalement les fonctions propres orthonormées de U seront les

suivantes :

(9)

En

plus

de la relation

d’orthogonalité (1-4),

les

fonctions/~~(0, cp)

vérifient

aussi :

3. Relation de fermeture des

fonctions

propres de U.

Titchmarsch

[16]

a montré que les fonctions d’ondes de Dirac forment

un

système complet.

Les

f ~x~m~( 8, cp)

formant un

système

orthonormé sur la

sphère unité,

une condition suffisante pour que ce

système

soit

complet

est

que nous

puissions

écrire une relation de Parseval. Suivant

Titchmarsch,

nous

rappellerons

que : si

C(6, cp)

est une fonction de e

et ~ possédant

un

développement

en séries de

Fourier,

on

peut

écrire :

avec les coefficients

et la formule de Parseval :

Le

développement

de

Legendre

de

c(m)(6)

est :

(10)

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC 373 La formule de Parseval

correspondante

est :

De

(1-7)

et

(1-9),

nous déduisons :

avec la formule de Parseval

correspondante

déduite de

(1-8), (1-11) :

La série converge vers

0(6, cp)

si C est continue en

(0,

ainsi que ses dérivées

jusqu’au

second ordre.

~~(e~ 9~)

Soit

~F(0, Cf&#x3E;

=

’Y (6 )

une fonction arbitraire à

quatre composantes

’Y 3(6’ ’P)

de carré sommable sur la

sphère.

Soit =

a(A,m)(1+03B14 2) + b(A,m)(1-03B14 2), a(A,m)

et étant définis de la

façon

suivante :

Nous allons calculer

Pour x &#x3E;

0,

en utilisant

(1-10) :

pour x 0 :

(11)

De même pour

ce

qui

s’écrit en réunissant les termes en

di, d2

et ceux en

da, d4

et en

rempla-

çant

( x -1)

par x dans les termes en

d1(m,lx(-1), da(m, X-1),

et avec

d9~ ~’

Si x &#x3E;

1,

- x m

x 2014 1,

le coefficient

de 12

s’écrit :

Ceci est

également

vrai si m = x, de

plus

x) = 0 et le coefficient

de d~{o~°~ ‘Z

est nul.

Si x &#x3E;

1,

- x m

x - 1,

le coefficient

de d2tm + I,,~) ~ ~

est :

(12)

375

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC

Ceci est

également

vrai si m = - x - 1 et si x =

0,

m = - 1. Le terme

en +

disparaît :

Nous avons les mêmes résultats pour les coefficients de

1

et

1 ~~+1’~ ~

et

finalement,

il reste :

ce

qui

s’écrit

d’après (1-12) :

Nous obtenons ainsi la relation de Parseval :

Les fonctions

F(0, cp)

doivent être telles que

chaque composante

vérifie

séparément

les conditions de convergence du

développement

de Fourier-

Legendre,

c’est-à-dire doit être continue et avoir des dérivées

jusqu’au

second ordre continues.

On a alors le

développement :

(13)

BARTHÉaMY

II. -

MÉTHODE

DES

DÉPHASAGES

L’onde

plane

en

propagation

dans la direction de l’axe Oz avec

spin

dans la direction

d’incidence,

normalisée sur la

sphère

unité s’écrit :

1.

Développement

de

a(k)eikz

sur les

fonctions propres

de U.

Écrivons :

Notre

développement s’exprime

par :

avec :

ce

qui

nous donne en utilisant les

expressions

de

ftx~~(6, ç)

données en

(1-5)

et la relation :

(14)

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC 377

Nous en déduisons :

2.

Amplitude

de diffusion.

Puisque

nous étudions la diffusion d’un électron incident avec

spin

dans

la direction

d’incidence,

nous allons

considérer,

suivant en cela Mott et

Massey [1],

une série infinie des fonctions d’ondes associées à des valeurs de x

positives

ou

négatives,

de forme

asymptotique

donnée :

La direction du

spin

nous donne un moment

cinétique

total dans la direc- tion

Oz,

donc m = 0. Soit

(15)

Les fonctions

Fx(r)

et

Gx(r)

sont solutions du

système (1-3).

Si

V(r)

tend

vers zéro

plus

vite que

1 à l’infini,

alors les fonctions

Fx(r)

et

Gx(r)

ont les

comportements asymptotiques

suivants :

représentant

un

déphasage

associé au

potentiel.

Par

suite,

en réunissant les termes en eikr et les termes en

e-ikr,

W a le

comportement asymptotique :

avec :

Par ailleurs le

comportement asymptotique

du

développement (11-2)

étant

~ et ~ étant définis ci-dessus.

(16)

379

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC

Nous avons donc :

La forme

asymptotique

de ~’ devant être donnée par

(II-3),

nous dédui-

sons de

l’expression précédente l’amplitude

de diffusion :

Nous pouvons maintenant calculer la section efficace totale :

4

En

remarquant

que :

¿ ga(8, ] 2

=

g*t(0, ~) -g(8, cp),

avec :

on obtient finalement

après intégration

sur les

angles

0 et cp et utilisation des relations

(1-6) :

ANN.BSST. POINCARÉ, A-Vt-4 26

(17)

M.-C. BARTHÉLEMY

Nous remarquons

immédiatement qu’à l’approximation

non

relativiste,

obtenue en faisant tendre E vers ~., x = 1 pour x &#x3E;

0,

x = - 1 - 1 pour

x

négatif,

~1 = on retrouve :

qui

est

l’expression

bien connue de la section efficace dans le cas de

l’équa-

tion de

Schrôdinger. Quant

à

l’amplitude

de

diffusion,

on retrouve bien à

partir

de

(II-4) l’amplitude

usuelle de diffusion de

Schrôdinger :

Le facteur

/ 2014 1 2 qui

s’introduit ici

rovient

du fait que l’onde

plane

utilisée

B47T/

p q

a été normalisée à un sur la

sphère

de rayon unité.

3.

Approximation

de Born.

Revenons à

l’équation

de Dirac

indépendante

du

temps :

En

appliquant

à

gauche l’opérateur

E +

(x p)

+ il vient en utilisant

les

relations :

avec k2 = E2 -

tJ.2.

, - ~-+

Soit

a03BB(k0)eik0r

une onde

plane

incidente. En utilisant la fonction de Green associée au

premier

membre -

G - - 1

nous obtenons

l’équation

intégrale:

’"

[

r - r’

[

(18)

381

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC

qui

devient en

intégrant

par

parties :

La forme

asymptotique

de

(II-5) qui

nous donnera

l’amplitude

de diffusion

est fournie par

(II-3)

et :

-+

,

où k est le vecteur

impulsion

dans la direction

(6, cp)

par

rapport

à la direc-

-+

tion de

ko.

Nous avons ainsi une

expression générale

pour

l’amplitude

de

diffusion.

L’approximation

de Born sera obtenue à

partir

de celle-ci en

~

remplaçant 03A803BD(r)

sous le

signe intégral

par son

approximation

d’ordre zéro

-+ ~- - ,

r. Il vient :

que nous pouvons écrire sous la forme :

gnon reh

(6) représentant l’amplitude

de diffusion

correspondant

à

l’approxi-

mation de Born pour

l’équation

non relativiste de

Schrôdinger.

Elle ne

dépend

que de

l’angle

0. Cette

expression

est bien connue :

Massey [2].

En utilisant la

représentation

habituelle des matrices a, a4 et en

prenant

pour

a(ko)

le

spineur

donné en

(11-1), l’amplitude

de diffusion

~(0, cp)

donnée

en

(II-6)

s’écrit :

~

ANN. INST. POINCARÉ, A-V!-4 26*

(19)

En

comparant

avec

(11-4)

on trouve :

avec :

En

multipliant

à

gauche

par

et en

intégrant

sur les

angles, compte

tenu des relations

(1-6)

on obtient :

pour x &#x3E; 0 :

(20)

383

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC

pour x 0 :

Afin de calculer ces

intégrales,

nous allons

développer respectivement :

sur le

système

des

fonctions/~’~(0,

Nous obtenons :

avec :

(21)

En

explicitant les ( 8, cp)

on obtient :

Si nous reprenons

l’expression

gnon

re1.(6)

définie en

(II-6)

et si nous la

développons

en série de

polynômes

de

Legendre, [2] Massey,

p.

240,

nous obtenons :

En

portant

ceci dans les

expressions

de

~3i

et

~32 ci-dessus,

nous avons

après intégration

en 0 :

avec :

(22)

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC 385

et finalement :

avec

De la même manière en notant que :

on obtient

respectivement :

(23)

386

avec

avec

En revenant maintenant à

l’expression (II-7)

des

déphasages,

on a, en uti-

lisant les

développements (II-10), (II-11 ), ( II-12)

et

(II-13) :

1~ Pour x

positif :

(24)

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC 387

En utilisant les relations

(1-6)

et les relations :

on obtient finalement pour x

positif :

(25)

388

2~ Pour x

négatif :

de la même manière on obtient :

ce

qui

nous donne

après

calculs pour x

négatif :

Finalement

l’approximation

de Born pour les

déphasages

est

équivalente

aux

expressions (11-14)

et

(11-15).

A

l’approximation

non

relativiste, E+ 2

~

1, 20142014

~

,2014 qui

est

négli- geable, | x j

2014 1 =

l,

on retrouve

l’expression

bien connue

[2] :

Nous pouvons

également

obtenir le

développement

de

l’amplitude

de diffu-

(26)

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC 389

sion sur les fonctions

f ~~~( 8, ~)

pour

l’approximation

de Born. Pour cela

nous utiliserons :

avec :

(27)

avec ::

En

portant

ces

développements

dans

(II-6)

nous obtenons :

avec :

En

égalant

ce

développement

et le

développement (II-4)

incluant les

dépha-

. sages, nous retrouvons bien

l’approximation

de Born pour les

déphasages

donnée en

(II-14)

et

(II-15).

4. Théorème

optique.

Reprenons l’expression générale

de

l’amplitude

de diffusion

(II-4).

~(0, p)

étant essentiellement

complexe,

nous pouvons l’écrire sous la forme :

(28)

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC 391

La

partie imaginaire

Im

~(0, cp)

est donnée par :

En faisant 0 =

0,

nous obtenons pour la

partie imaginaire

de

l’amplitude

de

diffusion, l’expression :

De .

l’expression

P de la section efficace a

= 403C0 k2 03A3|

k2

( i

A sin2 ~A, on déduit que :

A

l’approximation

non relativiste

(E+ 2E’l ’

-+

l, £ - 0,

on retrouve

le théorème

optique

associé à

l’équation

de

Schrödinger :

Im

gi(0, q)

=

(1 403C0)1 2 k03C3 403C0

tandis que

q)

=

tp)

= Irn

g,(0, tp) =

0.

(29)

BARTHÉLEMY

Nous pouvons chercher la

première

correction relativiste en

développant (II-17)

suivant les

puissances

de k. On obtient :

E

2E

+ )1 2

~ 1 -

8~.~

k2 8 2 et E

-~-

k

~.

~

2~.

k en se limitant au

premier

p terme.°

(II-17)

devient :

Ceci nous donne bien

l’approximation

non relativiste :

et la

première

correction de relativité :

Nous remarquons que cette correction

provient uniquement

de la variation

(E + ~)t

du terme

2014.2014 .

Nous étudierons dans une seconde

partie qui paraîtra ultérieurement,

les

propriétés analytiques

des fonctions d’ondes radiales comme fonctions de la

quantité

de mouvement réduite ~.

BIBLIOGRAPHIE

[1]

N. F. MOTT et H. S. W. MASSEY,

Theory

of Atomic Collisions. Clarendon Press, Oxford (2e

édition),

1949.

[2] H. S. W. MASSEY, Theory of Atomic Collisions. Atome II. Handbuch der

Physik,

vol. XXXVI, 1956, p. 232.

[3] T. Y. Wu et T. OHMURA, Quantum

Theory

of

Scattering.

Prentice

Hall,

1962.

[4] G. PARZEN, Phys. Rev.,

80,

1950, p. 261 ;

Phys.

Rev.,

81, 1951,

p. 808 ;

Phys.

Rev.,

104,

1956, p. 835.

[5] TIETZ, Acta phys. Hungaria,

12,

1960, p. 85.

(30)

393

POTENTIEL CENTRAL DANS LA THÉORIE DE L’ÉLECTRON DE DIRAC

[6] D. M. FRADKIN, T. A. WEBER et C. L. HAMMER, Annals of Physics, 27, 1964,

p. 338.

[7] R. L. GLUCKSTERN et S. R. LIN, Phys. Rev., 136 3B, 1964, p. 859; Journal

of

Math.

Physics,

5, 1964, 11, p. 1594.

[8] A. BAKER, Phys. Rev., 134, 1B, 1964, p. 240.

[9] FAXEN et HOLTZMARK, Z. Physik, 45, 1927, p. 307.

Lord RAYLEIGH, Theory

of

Sound, vol. II, 1896, p. 272.

[10] N. F. MOTT, Proc. Roy. Soc., A,

124,

1929, p. 426.

[11]

P. A. M. DIRAC, 1er Mémoire.

[12] R. G. NEWTON, J.

of

Math. Phys., 1, 4, 1960, p. 319.

[13] TEMPLE, Proc. Roy. Soc., A

127,

1930, p. 349-360.

[14] SAUTER, Zeit. f. Phys.,

63,

1930, p. 803-814 ;

64,

1930, p. 295-303.

Voir aussi BECHERT, Zeit.

f.

Phys.,

79, 1932,

p. 26.

[15]

SOMMERFELD, Atombau und

Spektrallinien,

vol. II

(2e édition),

1951,

chap.

IV, Vieweg.

Braunschweig.

[16]

E. C. TITCHMARSCH, Proc. Roy. Soc., A

262,

1311, 1961, p. 489.

(Manuscrit

reçu le 14 décembre

1966).

Références

Documents relatifs

m / M = 0, les sections efficaces d’interaction oou- lombienne (dans Sr comme dans Sl) s’écriront donc :.. (2) Pour être complet, il faudrait ajouter à ces

Dans cette section, nous présentons tout d’abord l’espace-temps Schwarzschild-Anti de Sitter puis nous donnons l’équation de Dirac dans cet espace-temps ainsi que sa

Si nous remarquons enfin que, d’après ce qui précède, on peut associer aux p 2014 intégrales y), pour constituer un système de p intégrales indépendantes de

HACHEM, Théorie Spectrale de l’Opérateur de Dirac avec un potentiel électroma- gnétique à croissance linéaire à l’infini, Thèse, Université Paris-Nord, 1988. [H1]

linéaires des spineurs, ou ce qui revient au même, un champ de 1-forme à valeurs dans l’algèbre de Clifford... LA DÉRIVATION SPINORIELLE EN REPÈRES ADAPTÉS

- Cet article constitue la troisieme partie d’un travail d’en- semble consacre a I’etude de la diffusion par un potentiel central dans la théorie de 1’electron de Dirac.. Le

Les propriétés analytiques des solutions régulières et irrégulières du système radial de Dirac sont étudiées dans le plan complexe de l’impulsion.. réduite k,

de cette matrice A avec une autre matrice B définie de la manière sui- vante (1) : On considère les matrices j,~ qu’on obtient à partir de ~u en permutant les