Feuille d’exercices n
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Exercice 1. Soit (Zn)n≥1 une suite de va r´eelles d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P).
On suppose que Zn ne prend que les valeurs 0 et n2, avec P(Zn = n2) = n12 et P(Zn = 0) = 1− n12· Montrer que Zn
−ps→ 0, mais que Zn tend tend pas vers 0 en norme L1.
Exercice 2. Soit (Zn)n≥1 une suite de va r´eelles ind´ependantes d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P). On suppose que Zn suit la loi de Bernoulli de param`etre n1· Montrer que Zn
L1
−→0, mais que (Zn) ne converge pas presque sˆurement vers 0.
Exercice 3. Soit (Zn)n≥1 une suite de va r´eelles ind´ependantes d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P). On suppose que Zn ne prend que les valeurs 0 et n, avec P(Zn =n) = n1 et P(Zn = 0) = 1− 1n· Montrer que Zn −−−→proba 0, mais que (Zn) ne converge vers 0 ni presque sˆurement, ni en norme L1.
Exercice 4. Soit X une va suivant une loi de Bernoulli de param`etre 12, et pour n ∈ N, soit Zn = 1−X. Montrer que Zn −→L X, mais que (Zn) ne converge pas en probabilit´e vers X.
Exercice 5. Soit (Xi)i≥1 une suite de va r´eelles d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P), deux
`
a deux ind´ependantes et appartenant `a L2. On suppose que 1nPn
i=1E(Xi) admet une limite m quand n → ∞, et que Pn
i=1σ2(Xi) = o(n2) quand n → ∞. Montrer que si on pose Sn =
n
P
i=1
Xi, alors Snn −→L2 m.
Exercice 6. Soit (Xi)i≥1 une suite de va ind´ependantes suivant toutes la loi normale N(0,1). Pour n≥1, on pose Sn =X1+· · ·+Xn.
(1) Quelle est la loi de Sn? (2) Montrer que Snn −ps→0.
1
Exercice 7. Pour n∈N∗, soit µn la mesure bor´elienne sur [0,1] d´efinie par µn= 1
n
n
X
k=1
δk
n.
Montrer que (µn) converge ´etroitement vers une mesure µ `a d´eterminer.
Exercice 8. Soitξ un nombre complexe de module 1 qui n’est pas racine de l’unit´e.
Pour n∈N∗, on note µn la mesure bor´elienne sur T d´efinie par µn= 1
n
n−1
X
k=0
δξk.
(1) Pourr ∈Z, soit er :T→C la fonction d´efinie par er(z) =zr. D´eterminer la limite de R
Terdµn quand n → ∞.
(2) On note m la mesure de Lebesgue sur T, qui est d´efinie comme suit : pour tout bor´elien A⊆T,
m(A) = 1 2πλ1
{θ ∈[0,2π[ ; eiθ ∈A}
.
De mani`ere ´equivalente : pour toute fonction bor´elienne born´ee f : T → C, on a
Z
T
f dm= Z 2π
0
f(eiθ) dθ 2π· Montrer que R
TP dµn →R
TP dm pour toutpolynˆome trigonom´etrique P. (3) Montrer que la suite (µn) converge ´etroitement vers m.
Exercice 9. Soit (Zn) une suite de va `a valeurs dans N. On suppose que Zn suit une loi binˆomiale B(n, pn), et que pn ∼ nλ pour un certain λ >0. Montrer que (Zn) converge en loi vers une va Z suivant une loi `a d´eterminer.
Exercice 10. Soit (Zn) une suite de va r´eelles. On suppose que Zn suit une loi normale N(0, σn2), et que σn admet une limite σ ≥ 0 quand n → ∞. Montrer que (Zn) converge en loi vers une va suivant une loi `a d´eterminer.
Exercice 11. Soit p ∈ [0,1], et pour tout n ∈ N, soit Zn une va suivant la loi binˆomiale B(n, p). Montrer que Znn converge en loi vers une va `a d´eterminer.
Exercice 12. Soit (Zn) une suite de va d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P) et `a valeurs dans un espace m´etrique (Λ, d). On suppose que (Zn) converge en loi vers une va Z constante, Z(ω)≡ a ∈ Λ. En consid´erant le bor´elien B = Λ\B(a, ε), montrer que P d(Zn, Z) ≥ε
→ 0 pour tout ε >0. En particulier, si les Zn sont des va r´eelles, alors Zn−−−→proba Z.
Exercice 13. Soit (Zk) une suite de va r´eelles d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P). On suppose qu’on a
∞
X
k=0
P |Zk+1−Zk| ≥2−k
<∞.
(1) Soit ε >0. Montrer que si N ∈N v´erifie
∞
P
k=N
2−k ≤ε, alors
P
∃p, q ≥N : |Zq−Zp| ≥ε
≤
∞
X
k=N
P |Zk+1−Zk| ≥2−k
; et en d´eduire que
P
ω∈Ω; ∃N ∈N∀p, q ≥N : |Zq(ω)−Zp(ω)|< ε
= 1.
(2) Montrer que la suite (Zk) converge presque sˆurement.
Exercice 14. Soit (Zn) une suite de va r´eelles.
(1) Montrer que si (Zn) converge en probabilit´e, alors elle est de Cauchy en probabilit´e, ce qui signifie que pour tout ε >0 fix´e, P(|Zq−Zp| ≥ε)→ 0 quand p, q → ∞.
(2) On suppose inversement que (Zn) est de Cauchy en probabilit´e.
(a) En utilisant l’Exercice 13, montrer que (Zn) a une sous-suite (Znk) qui converge presque sˆurement (et donc en probabilit´e) vers une vaZ. (b) Soit ε > 0. Pour n, k ∈ N, majorer P(|Zn− Z| ≥ ε) en fonction de
P(|Zn−Znk| ≥ε/2) et P(|Znk −Z| ≥ε/2).
(c) Montrer que (Zn) converge en probabilit´e.
Exercice 15. Soit (Xk)k∈Nune suite de va r´eelles ind´ependantes. Le but de l’exercice est de montrer que la s´erie P
Xk converge en probabilit´e si et seulement si elle converge presque sˆurement. Autrement dit, en posant Sn = X0 +· · · +Xn, on veut montrer que si la suite (Sn) converge en probabilit´e, alors elle converge presque sˆurement. Dans toute la suite, on supposera donc que (Sn) converge en probabilit´e.
(1) Soit ε >0, et soit n∈N. On d´efinit une va τn,ε : Ω→N∪ {∞}en posant τn,ε(ω) = min
p > n; |Sp(ω)−Sn(ω)| ≥ε ,
avec la convention min∅=∞. Le but de cette question est de montrer que P(τn,ε <∞)→0 quand n → ∞.
(a) Pour η >0, justifier l’existence d’un entier Nη tel que
∀q≥Nη : P |Sq−Sn| ≥ε/2
≤η.
(b) Avec les notations de (a), montrer que pour tous q > n≥Nη, on a
q
X
p=n+1
P τn,ε =p , |Sq−Sp|< ε/2
≤η.
(c) Montrer que si n < p ≤ q, alors les deux ´ev`enements (τn,ε = p) et (|Sq−Sp|< ε/2) sont ind´ependants.
(d) D´eduire des questions pr´ec´edentes que si 0< η <1/2 et n ≥Nη, alors η≥(1−2η)P(τn,ε <∞).
(e) D´emontrer le r´esultat souhait´e.
(2) Pourk ∈N∗ etn ∈N, on pose En,k =
ω ∈Ω; ∃p > n : |Sp(ω)−Sn(ω)| ≥1/k . Montrer que pour toutk fix´e,P(En,k)→0 quandn → ∞.
(3) Montrer que la suite (Sn) v´erifie presque sˆurement le crit`ere de Cauchy, et conclure.
Exercice 16. Soit (Xk) une suite de va r´eelles ind´ependantes, centr´ees et appar- tenant `a L2. En utilisant l’Exercice 15, montrer que si on a P∞
0 σ2(Xk)<∞, alors la s´erie P
Xk converge presque sˆurement.
Exercice 17. Soit (Zn) une suite de va r´eelles, et soitZ une va r´eelles, toutes d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P). Montrer queZn −−−→proba Z si et seulement si
Z
Ω
min(1,|Zn−Z|)dP→0
Exercice 18. Soit (Zn) une suite de va et soit Z une va, toutes `a valeurs dans un mˆeme espace m´etrique (Λ, d) Montrer queZn−→L Z si et seulement si toute sous-suite de (Zn) poss`ede une sous-suite qui converge en loi vers Z.
Exercice 19. Soit (Zn) une suite de va r´eelles, et soit Z une va r´eelle. On suppose que P(Zn ∈I)→P(Z ∈I) pour tout intervalle compactI ⊆R.
(1) Soit t ∈ R. Montrer que pour tout ε >0 donn´e, on peut trouver α < t < β et un entier N tels que
P Z 6∈[α, β]
< ε et P Zn 6∈[α, β]
< ε pour tout n≥N . Comment peut-on alors majorer P(Z < α) et P(Zn< α) pour n ≥N? (2) Montrer que Zn−→L Z.
Exercice 20. Soit (Zn) une suite de va r´eelles, et soit Z une va r´eelle. On suppose qu’il existe un ensemble dense D⊆R tel que FZn(t)→FZ(s) pour tout s∈D.
(1) Soient s, t, s0 ∈Ravec s < t < s0. Montrer que pour tout n ∈N, on a
|Fzn(t)−FZ(t)| ≤max |Fzn(t)−FZ(t)|,|Fzn(t)−FZ(t)|
+|FZ(s0)−FZ(s)|.
(2) Montrer que (Zn) converge en loi versZ.
Exercice 21. Soit (Zn) une suite de va r´eelles. On suppose que (Zn) converge en loi vers une va Z dont la fonction de r´epartition FZ est continue.
(1) Soitε >0. Montrer qu’on peut trouver des nombres r´eelst0 < t1· · ·< tN tels queFZ(t0)< ε,FZ(tN)>1−εetFZ(ti+1)−FZ(ti)< εpouri= 0, . . . , N−1.
(2) Montrer que FZn(t)→FZ(t)uniform´ement surR.
Exercice 22. Soit (Zn) une suite de va r´eelles, et soit Z une va r´eelle. On suppose qu’il existe unα >0 tel queR
R|FZn(t)−FZ(t)|αdt→0 quand n→ ∞. Montrer que Zn−→L Z. (On pourra par exemple montrer, en utilisant l’Exercice 20, que toute sous-suite de (Zn) poss`ede une sous-suite qui converge en loi vers Z).
Exercice 23. Soit (Λ, d) un espace m´etrique, et soitF un ferm´e de Λ. Montrer qu’il existe une suite de fonctions lipschitziennes born´eesϕk : Λ→Rtelle que 0≤ϕk ≤1 pour tout k et ϕk(x)→1F(x) pour tout x∈Λ.
Exercice 24. Soit (Zn) une suite de va etZ une va, toutes `a valeurs dans un mˆeme espace m´etrique (Λ, d). On suppose que E ϕ(Zn)
→E ϕ(Z)
pour toute fonction lipschitzienne born´ee ϕ: Λ→R. En utilisant l’Exercice 23, montrer que Zn−→L Z.
Exercice 25. Soient (Xn) et (Yn) deux suites de va r´eelles d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P). On suppose que (Xn) converge en loi vers une va X, et que Yn converge en probabilit´e vers une vaconstante c.
(1) On munit R2 de la distance induite par n’importe quelle norme. Montrer que si Φ :R2 →R est une fonction lipschitzienne born´ee, alors il existe deux constantesA et B telles que, pour tout ε >0 et pour toutn ∈N, on a
E Φ(Xn, Yn)
−E Φ(Xn, c)
≤Aε+BP |Yn−c| ≥ε . (2) En utilisant l’Exercice 24, montrer que (Xn, Yn)−→L (X, c).
(3) En d´eduire queXn+Yn −→L X+cet XnYn−→L cX.
Exercice 26. Soient (Zn) et (Zn0) deux suites de va r´eelles d´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P). On suppose que (Zn) converge en loi vers une va Z et que Zn0 −Zn −→L 0.
Montrer que Zn0 −→L Z.
Exercice 27. Soit (Zn) une suite de va r´eelles, a priori d´efinies sur des espaces de probabilit´e diff´erents, convergeant en loi vers une va Z. Le but de l’exercice est de montrer qu’il existe des vaZenetZed´efinies sur le mˆeme (Ω,A,P) telles quePZen =PZn
pour tout n, PZe =PZ, et Zen→Ze presque sˆurement.
(1) On prend Ω = ]0,1[ muni de la mesure de Lebesgue, que l’on note P, et on d´efinit des va Zen etZe sur Ω en posant pour tout ω ∈]0,1[ :
Zen(ω) = inf
y∈R; FZn(y)> ω et Z(ω) = infe
y∈R; FZ(y)> ω . Rappeler pourquoi on a PZe =PZ et PZen =PZn pour tout n∈N.
(2) Pourω∈Ω, on posea(ω) = inf{y∈R; FZ(y)≥ω}. V´erifier qu’on aa(ω)≤ Z(ω), ete Z(ω)e ≤a(ω0) siω < ω0. En d´eduire que si on poseIω = ]a(ω),Z(ω)[,e alors les intervallesIω sont deux `a deux disjoints, puis montrer que l’ensemble D={ω ∈Ω; a(ω)<Ze(ω)} est d´enombrable.
(3) Soit ω ∈ Ω, et soit t ∈ R un point de continuit´e de FZ. Montrer que si t < a(ω), alors limZen(ω)≥t, et que si t >Ye(ω), alors limZen(ω)≤t.
(4) Montrer que Zen(ω)→Z(ω) pour toute ω ∈Ω\D, et conclure.