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Séries Numériques Exercices

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Séries Numériques Exercices

- Exercice 1

1. On a n2n+1n1, terme général d’une série de Riemann divergente. La série considérée diverge donc par le critère de comparaison des séries à termes positifs.

2. On a

ch(n)

ch(2n) = en+ e−n

e2n+ e−2n = 1 + e−2n en+ e−3n ∼ 1

en qui est le terme général d’une série géométrique convergente (car

e−1

< 1 ). La série considérée converge donc par le critère de comparaison des séries à termes positifs.

3. On a

1 + 1 n

n

−e = exp

nln

1 + 1 n

−e = exp

n 1

n− 1 2n2 +o

1 n

−e

= exp

1− 1 2n+o

1 n

−e = e

1− 1

2n −1 +o 1

n

=− e 2n+o

1 n

Ainsi, notant un le terme général de la série considérée, −un2ne , terme général d’une série de Rieman divergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, X(−un), puisX

un diverge.

4.

On a √n

n+ 1− √n n= √n

n n r

1 +1 n−1

!

= √n n

exp

1 nln

1 + 1

n

−1

= √n n

exp

1 n

1 n+o

1 n

−1

= √n n

exp

1 n2 +o

1 n2

−1

= √n n

1 + 1

n2 −1 +o 1

n2

Ainsi, notant un le terme général de la série considérée, unn

n

n2 , donc un = o

1 n32

. Comme P 1

n32 converge par le critère de Riemann, X

un converge par le critère de com- paraison des séries à termes positifs.

5. Pour n∈N, on note un= 1+aan2n. Sia= 0,X

un converge évidemment.

On supposea6= 0 dans la suite.

Si |a| < 1 alors |un| ∼ |a|n, terme général d’une série géométrique convergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs,X

|un|converge, puisX

un converge absolument donc converge.

Si|a|>1,|a|n −→

n→+∞+∞, et|un| ∼ |a|−n, terme général d’une série géométrique conver- gente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, X

|un| converge, puis Xun converge absolument donc converge.

Si|a|= 1, on aun= a2n, terme général d’une série géométrique divergente. En conclusion, Xun converge si et seulement si |a| 6= 1

(2)

6. Pour n∈N, on a cha(n)−sha(n) =

en+ e−n 2

a

en−e−n 2

a

= ean

2a 1 + e−2na

− 1−e−2na

= ean

2a 1 +ae−2n−1 +ae−2n+o e−2n

= 2ae(a−2)n

2a (1 +o(1)) Ainsi, en notant un= cha(n)−sha(n), on a un∼21−aae(a−2)n, terme général d’une série géométrique de raison ea−2. Cette série converge si et seulement si

ea−2

<1 i.e.a <2.

Ainsi X

un converge si et seulement si a <2 par le critère de comparaison des séries à termes positifs.

7. Pour n∈N, on a

un=Arccos

n3+ 1 n3+ 2

n→+∞−→ Arccos(1) = 0

Pour obtenir un équivalent de un, il faut trouver un équivalent de arccos en 1 . arccos n’est pas dérivable en 1 , equivalent de un, la formule de Taylor-Young ne permet pas de conclure. En revanche, on a vu que sin(Arccosx) = √

1−x2 pour x ∈ [−1,1], donc comme Arccosx−→

x→10

Arccosx∼sin(Arccosx) =p

1−x2 =p

(1 +x)(1−x)∼x→1 p

2(1−x) Ainsi

un∼ s

2

1−n3+ 1 n3+ 2

= r 2

n3+ 2 ∼

√2 n3 terme général d’une série de Riemann convergente. Par suiteX

unconverge par le critère de comparaison des séries à termes positifs.

8. Pour n∈N, on a un= 1

(n+ 2)!

n

X

k=1

k! = n!

(n+ 2)! + 1 (n+ 2)!

n−1

X

k=1

k!6 1

(n+ 1)(n+ 2)+ 1 (n+ 2)!

n−1

X

k=1

(n−1)!

6 1

(n+ 1)(n+ 2)+n×(n−1)!

(n+ 2)! = 2

(n+ 1)(n+ 2)

Ce dernier majorant est équivalent a n22, terme général d’une série de Riemann conver- gente, donc est le terme général d’une série convergente. Par le critère de comparaison des séries a termes positifs, X

un converge.

9. Pour n∈Ntel que n>2, on a un= enln(lnn)

e(ln(n))2 = exp

n

ln(lnn)−(lnn)2 n

n→+∞−→ +∞

par croissance comparée et opérations sur les limites, La série X

un diverge donc gros- sièrement.

(3)

-

1. Le terme général de la série considérée est positif et équivalent a n12, terme général d’une série de Riemann convergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, la série considérée converge.

Les seules séries que l’on sait calculer sont les séries géométriques ou télesco- piques. On essaie donc de se ramener à l’une de ces formes.

Pour essayer de reconnaitre un télescopage, on utilise la même méthode que pour intégrer F :t7→ t21−1, de manière à l’écrire sous la forme

F(t) = a

t−1 + b

t+ 1 = a(t+ 1) +b(t−1)

t2−1 avec (a, b)∈R2.

On doit donc avoir (a+b)t+a−b= 1 pour tout t∈R\{±1}, ce qui donnea+b= 0 et a−b= 1en identifiant les coefficients. En sommant ces deux équations, on trouve2a= 1, donc a= 12, puis b=−a=−12.

Ainsi pour tout entier N >1 :

N

X

n=2

1

n2−1 = 1 2

N

X

n=2

1

n−1 − 1 n+ 1

= 1 2

N

X

n=2

1 n−1 − 1

n

+ 1 2

N

X

n=2

1 n− 1

n+ 1

= 1 2

1 +1

2

−1 2

1

N + 1 N+ 1

par télescopage.

La limite des sommes partielles, et donc la somme de la série, vaut 3 4.

2. Le terme général de la série considérée est positif et équivalent a n22, terme général d’une série de Riemann convergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, la série considérée converge.

Pour n∈N , on a ln

1 + 2

n(n+ 3)

= ln(n(n+ 3) + 2)−ln(n(n+ 3)) = ln n2+ 3n+ 2

−ln(n(n+ 3))

= ln((n+ 1)(n+ 2))−ln(n(n+ 3)) Ainsi pour tout entier N >1 :

N

X

n=1

ln

1 + 2

n(n+ 3)

=

N

X

n=1

(ln(n+ 1) + ln(n+ 2)−ln(n)−ln(n+ 3))

=

N

X

n=1

(ln(n+ 1)−ln(n)) +

N

X

n=1

(ln(n+ 2)−ln(n+ 3))

= ln(N + 1)−ln(1) + ln(3)−ln(N+ 3) par téléscopage

= ln

N + 1 N + 3

+ ln 3 −→

N→+∞ln 3.

3. Le terme généralunde la série considérée est négatif et sa valeur absolue est équivalente à 1

n2, terme général d’une série de Riemann convergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, la série considerée converge absolument donc converge (ou sans la convergence absolue, X

(−un) converge doncX

un converge). Pourn>2, on a ln

1− 1

= ln n2−1

−2 ln(n) = ln((n−1)(n+ 1))−2 ln(n)

(4)

donc pourN >2 :

N

X

n=2

ln

1− 1 n2

=

N

X

n=2

(ln(n+ 1) + ln(n−1)−2 ln(n))

=

N

X

n=2

(ln(n+ 1)−ln(n)) +

N

X

n=2

(ln(n−1)−ln(n))

= ln(N+ 1)−ln 2 + ln 1−lnN

= ln

N + 1 N

−ln 2 qui a pour limite−ln 2 4. Notons tout d’abord qu’un simple développement limité donne

ln cos a

2n

= ln

1− a2

22n+1 +o 4−n

=− a2

22n+1 +o 4−n

donc la valeur absolue du terme général de la série considérée est équivalente à 22n+1a2 , terme général d’une série géométrique convergente.

Par le critère de comparaison des séries a termes positifs, la série considérée converge absolument donc converge (ou comme dans la question précédente, X

(−un) converge donc X

un converge).

Pour n∈N, on a sin

a 2n−1

= sin

2× a 2n

= 2 cos a

2n

sin a

2n

Ainsi

ln

cos a

2n

= ln sin 2−(n−1)a 2 sin (2−na)

!

= ln 2n−1sin 2−(n−1)a 2nsin (2−na)

!

= ln

2n−1sin

2−(n−1)a

−ln 2nsin 2−na

La suite (ln (2nsin (2−na)))n∈N converge vers ln(a) (puisque sin (2−na) ∼2−na etln est continue), donc par télescopage la série considérée vaut

+∞

X

n=1

ln

2n−1sin

2−(n−1)a

−ln 2nsin 2−na

= ln(sin(a))−ln(a) = ln sina

a

5. Comme a 6≡ 0[π2]. Le terme général de la série considérée est donc bien défini. Il est équivalent a 4−na, qui est le terme général d’une série géométrique convergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, la série considérée converge. Pour n∈N, on a

tan

2−(n−1)a

= tan 2×2−na

= 2 tan (2−na) 1−tan2(2−na) donc en passant à l’inverse,

1

tan 2−(n−1)a = 1

2 tan (2−na) −tan (2−na) 2

tout étant bien défini car2−ka6= 0[π]pour tout k∈N. On en déduit que 2−ntan 2−na

= 2−n×2 1

tan 2−(n−1)a − 1 2 tan (2−na)

!

= 2−(n−1)

tan 2−(n−1)a− 2−n tan (2−na) Comme tan(22−n−na)22−n−na = a1, par télescopage, on obtient

+∞

X

n=1

2−ntan 2−na

=

+∞

X

n=1

2−(n−1)

tan 2−(n−1)a − 2−n tan (2−na)

!

= 1

tana−1 a

(5)

-

1. On étudie la convergence de la sérieX

(ln (un+1)−ln (un))pour montrer la convergence (ou non) de (ln (un))n∈N.Pour n∈N, on calcule

ln (un+1)−ln (un) = ln((n+ 1)!) + (n+ 1)−(n+ 1) ln(n+ 1)−1

2ln(n+ 1)

−ln(n!)−n+nln(n) +1 2ln(n)

= ln(n+ 1) + 1−

n+3 2

ln(n+ 1) +

n+1 2

ln(n)

=1−

n+1 2

ln(n+ 1) +

n+1 2

ln(n) = 1−

n+1 2

ln

1 +1

n

= 1− n+12 1

n2n12 +3n13 +o n13

= 1−1 +2n13n122n1 +4n12 +o n12

=−12n12 +o n12 Le ndu facteur n+ 12

fait diminuer la précision du développement limité.

Ainsi|ln (un+1)−ln (un)| ∼ 12n12, qui est le terme général d’une série de Riemann conver- gente.

On en déduit que X

(ln (un+1)−ln (un)) converge absolument donc converge (ou sans convergence absolue,X

(ln (un)−ln (un+1))converge doncX

(ln (un+1)−ln (un))converge).

Ainsi la suite(ln (un))n converge.

2. Notons`la limite de la suite(ln (un))n∈N etλ=e`. Alorsun −→

n→+∞e` =λpar continuité d’exponentielle, ce qui montre que un∼λ, puis que n!∼λ√

n nen

. 3. Avec la formule donnée, on a

4n

√πn ∼ 2n

n

= (2n)!

(n!)2 ∼ λ 2nc2n√ 2n λ ncn

n2 = λ22nn2n√ 2n

λ2n2n×n = 4n√ 2 λ√

n

On en déduit que

2

λ = 1π ie.λ=√

2π. En conclusion, on a n!∼√

2πn nen

.

(6)

- Exercice 4

1. Posons f : t 7→ t1α, continue et décroissante. Pour k ∈ N, une comparaison avec une intégrale donne

f(k+ 1)6 Z k+1

k

f(t)dt6f(k) puis

p

X

k=n

f(k+ 1)6 Z p+1

n

f(t)dt6

p

X

k=n

f(k) pour n6p∈N, en sommant. Ainsi

p

X

k=n

f(k)>

Z p+1 n

f(t)dt= 1

−α+ 1t−a+1 p+1

n

= n1−α−(p+ 1)1−α α−1 et

p

X

k=n

f(k) =

p−1

X

k=n−1

f(k+ 1)6 Z p

n−1

f(t)dt= (n−1)1−α−p1−α α−1 Ou obtient donc l’encadrement

n1−α−(p+ 1)1−α

α−1 6

p

X

k=n

f(k)6 (n−1)1−α−p1−α

α−1 puis n1−α

α−1 6Rn6 (n−1)1−α α−1 en passant à la limite p → +∞. On peut alors penser que Rnnα−11−α. Pour le prouver proprement, on divise l’encadrement précédent :

16 Rn(α−1)

n1−a 6 (n−1)1−a n1−a =

1− 1

n 1−a

donc par le theorime des gendarmes, Rnn(α−1)1−a −→

n→+∞1, ce qui montre que Rnnα−11−α. 2. Comme a >1,(Sn)n∈N converge par le critère de Riemann.

Notons `sa limite, Avec la question précédente, RSn

n`(α−1)n1−a .

Ceci est le terme général d’une série de Riemann, qui converge si et seulement siα−1>1 i.e.α >2

(7)

-

1. Pour n∈N, ou bien max (un, vn) =un6un+vn, ou bien max (un, vn) =vn 6un+vn (puisque un et vn sont positifs). Dans les deux cas, max (un, vn) 6 un+vn, qui est le terme général d’une série convergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs, X

max (un, vn) converge.

2. Pour n ∈ N, on a 2√

unvn 6 un+vn : en effet, √

un−√ vn

2

> 0, et en développant on trouve un+vn −2√

unvn > 0. Par suite, √

unvn 6 12(un+vn), qui est le terme général d’une série convergente. Par le critère de comparaison des séries a termes positifs, X√

unvn converge.

3. On a

unvn= 1

2(2unvn) = 1 2

(un+vn)2−u2n−vn2 6 1

2(un+vn)2 Ainsi, uunvn

n+vn 6 12(un+vn), qui est le terme général d’une série convergente. Par le critère de comparaison des séries à termes positifs,X√

unvn converge.

(8)

- Exercice 6

1. Notons f :t7→√

t, f est continue et croissante, donc par comparaison avec une intégrale, pour k∈N, on a

f(k)6 Z k+1

k

f(t)dt6f(k+ 1)puis

n

X

k=1

f(k)6 Z n+1

1

f(t)dt6

n

X

k=1

f(k+ 1) en sommant pourk allant de1 àn. On en déduit que

un=

n

X

k=1

f(k)6 Z n+1

1

f(t)dt= 2

3t32 n+1

1

= 2

3 (n+ 1)3−1 et queun=

n

X

k=1

f(k) = 1 +

n−1

X

k=1

f(k+ 1)>1 + Z n

1

f(t)dt= 1 +2 3

n13 −1

= 2

3n32 +1 3. par suite, 23n32 + 13 6 un 6 23

(n+ 1)32 −1

, ce qui laisse penser que un23n32. On obtient

1 + 1

2n32 6 3un

2n32 6 (n+ 1)32 n32

− 1 n32 =

1 + 1

n 3

2

− 1 n32. le théorème des gendarmes donne 3un

2n32

n→+∞−→ 1 doncun23n32. 2. Notons f :t7→lnt.

f est continue et croissante, donc par comparaison avec une intégrale, pour ∈N, on a f(k)6

Z k+1 k

f(t)dt6f(k+ 1)puis

n

X

k=1

f(k)6 Z n+1

1

f(t)dt6

n

X

k=1

f(k+ 1) en sommant pourk allant de 1 àn. On en déduit que

un=

n

X

k=1

f(k)6 Z n+1

1

f(t)dt= [tlnt−t]n+11 = (n+ 1) ln(n+ 1)−(n+ 1) + 1 6(n+ 1) ln(n+ 1)−n

et que un=

n

X

k=1

f(k) = 1 +

n−1

X

k=1

f(k+ 1)>1 + Z n

1

f(t)dt= 1 +nln(n)−n+ 1 = 2 +nln(n)−n.

Par suite,2+nln(n)−n6un6(n+1) ln(n+1)−n, ce qui laisse penser queun∼nln(n).

On obtient 1+ 2

nln(n)− 1

ln(n) 6 Sn

nln(n) 6 (n+ 1) ln(n+ 1) nln(n) − 1

ln(n) = n+ 1 n

1 + ln

1 +1

n

− 1 ln(n) Ainsi, le théorème des gendarmes donne nulnnn −→

n→+∞1 doncun∼nlnn.

3. Notons f : t 7→ tlnt1 ·f est continue et décroissante, donc par comparaison avec une intégrale, pour k∈N, on a

f(k+ 1)6 Z k+1

k

f(t)dt6f(k) puis

n

X

k=2

f(k+ 1)6 Z n+1

2

f(t)dt6

n

X

k=2

f(k)

en sommant pourk allant de 2 àn. On en déduit que un=

n

X

k=2

f(k)>

Z n+1

2

f(t)dt=

Z ln(n+1)

ln(2)

du

u = ln(ln(n+ 1))−ln(ln(2))

(9)

en posantu= lnt(ce qui donne du=

t ) et que un=

n

X

k=2

f(k) = 1 2 ln(2) +

n−1

X

k=2

f(k+ 1)6 1 2 ln(2)+

Z ln(n) ln(2)

du u

= 2 ln(2)1 + ln(ln(n))−ln(ln(2)).

Par suite, ln(ln(n+ 1))−ln(ln(2)) 6 un 6 2 ln(2)1 + ln(ln(n))−ln(ln(2)), ce qui laisse penser que un∼ln(ln(n)).On obtient ensuite

ln(ln(n+ 1))

ln(ln(n)) − ln(ln(2))

ln(ln(n)) 6 Sn

ln(ln(n)) 6 1

2 ln(2) ln(ln(n)) + 1− ln(ln(2)) ln(ln(n)) De plus

ln(ln(n+ 1))

ln(ln(n)) = ln ln(n) + ln 1 +n1

ln(ln(n)) = 1 +ln 1 + ln1nln 1 + n1

ln(ln(n)) −→

n→+∞1 Ainsi, le théorème des gendarmes donne ln(lnunn) −→

n→+∞1donc un∼ln(lnn).

(10)

- Exercice 7 Convergence : Soientp∈Netx∈]−1,1[fixés. Pour n>p, on a n

p

xn= n!

p!(n−p)!xn= n(n−1). . .(n−p+ 1)

p! xn∼ np p!xn

Ainsin2 np

xn −→

n→+∞0 par croissance comparée, et donc n

p

|x|n=o n12 . CommeX 1

n2 converge par le critère de Riemann, la série considérée converge absolument (donc converge) par le critère par comparaison des séries a termes positifs.

Valeur : Maintenant que nous avons établi la convergence, on noteSp(x) =

+∞

X

n=p

n p

xn.

Pour n>p, on a

n+ 1 p+ 1

= n

p

+ n

p+ 1

(relation de Pascal). Ainsi, six6= 0

Sp(x) =

+∞

X

n=p

n+ 1 p+ 1

− n

p+ 1

xn=

+∞

X

n=p

n+ 1 p+ 1

xn

+∞

X

n=p

n p+ 1

xn

=

+∞

X

m=p+1

m p+ 1

xm−1

+∞

X

n=p+1

n p+ 1

xn= 1

xSp+1(x)−Sp+1(x)

en ayant posé m = n+ 1 dans la première somme, et puisque le terme n = p est nul dans la seconde somme.

AinsiSp+1(x)(1−x) =xSp(x).Cette relation reste vraie enx= 0 puisque Sp+1(0) = 0.

Par suite

Sp(x) = x

1−xSp−1(x) =· · ·= x

1−x p

S0(x) = xp

(1−x)p × 1

1−x = xp (1−x)p+1 que l’on peut formaliser proprement par une récurrence rapide.

(11)

-

Dans ce cas, na(lnn)1 b tend vers 0 légèrement moins rapidement que n1a (sib >0), mais plus vite que tous les n1c, pourc < a(par croissance comparée).

Pour que n1c soit également le terme général d’une série convergente, il faut que c > 1 par le critère de Riemann. On cherche donc c∈]1, a[: prenons par exemple c= 1+a2 .

On a alors na(lnncn)b = na−c1(lnn)b −→

n→+∞ 0 (par crois- sance comparée), donc na(ln1n)b = o n1c

. Comme X 1

nc converge par le critère de Riemann, na(lnn)1 b converge par le critère de comparai- son des séries à termes positifs.

Deuxième cas : a <1.

Dans ce cas, 1

na(lnn)b tend vers 0 moins vite que 1n. En effet, n

na(lnn)b = (lnn1−an)b −→

n→+∞ +∞ (par croissance comparée), donc 1n =o

1 na(lnn)b

. Comme X1

n diverge par le critère de Riemann, X 1

na(lnn)b diverge par le critère de comparaison des séries à termes positifs.

Troisième cas : a= 1.

Sib <0, on a n1 =o

1 n(lnn)b

et comme dans le cas précédent,X 1

n(lnn)b diverge par le critère de comparaison des séries à termes positifs.

On suppose donc b > 0. Dans ce cas, f : t 7→ 1

t(lnt)b est décroissante sur [2,+∞[ (et continue comme quotient de fonctions qui le sont, le dénominateu ne s’annulant pas). Par comparaison avec une intégrale, pour k>2, on a

f(k+ 1)6 Z k+1

k

f(t)dt6f(k) puis

n

X

k=2

f(k+ 1)6 Z n+1

2

f(t)dt6

n

X

k=2

f(k)

en sommant pour kallant de 2 àn. On en déduit que Sn=

n

X

k=2

f(k)>

Z n+1 2

f(t)dt=

Z ln(n+1) ln(2)

du ub en posant u= lnt(ce qui donne du= dtt

et que Sn=

n

X

k=2

f(k) = 1 2 ln(2)b +

n−1

X

k=2

f(k+ 1)6 1 2 ln(2)b +

Z ln(n) ln(2)

du ub Par suite, si b >1, on a

Sn6 1 2 ln(2)b +

1 1−bu1−b

ln(n) ln(2)

= 1

2(ln 2)b +(ln 2)1−b−(lnn)1−b

b−1 6 1

2(ln 2)b +(ln 2)1−b b−1 donc la suite des sommes partielles de X 1

n(lnn)b est majorée. Comme il s’agit d’une série a termes positifs, elle converge.

Sib= 1, on aSn>[lnu]ln(n+1)ln(2) = ln(ln(n+ 1))−ln(ln(2)) −→

n→+∞+∞

et si b <1, on a Sn>

1 1−bu1−b

ln(n+1) ln(2)

= (ln(n+ 1))1−b−(ln 2)1−b

1−b −→

n→+∞+∞

donc dans ces deux cas la sérieX 1

n(lnn)b diverge.

En conclusion,X 1

na(lnn)b converge si et seulement si a >1 ou sia= 1 etb >1

(12)

- Exercice 9

1. Posonsε=`−1>0.

Par définition de la limite, on peut considérerN ∈N tel que∀n>N,

un+1

un −` 6ε.

Pour n>N, on a donc un+1u

n >`−ε= 1.Comme un>0, ceci impliqueun+1>un. La suite(un)n∈

Nest donc croissante à partir du rangN. Pourn>N, on a doncun>uN, et comme uN > 0, on en déduit que (un)n∈

N ne converge pas vers 0 . La série diverge donc grossièrement.

2. Soit k∈]`,1 [ (par exemple k= `+12 .

En posant ε= k−` > 0, par définition de la limite, on peut considérer N ∈N tel que

∀n>N,

un+1

un −` 6ε.

Pour n>N, on a donc un+1u

n 6`+ε=k.

Comme un>0, ceci impliqueun+16kun.

Par récurrence aisée, on montre alors queun6kn−NuN pourn>N.

Ceci est le terme général d’une série géométrique convergente (puisquek∈]0,1[), donc par le critère de comparaison des séries termes positifs, la série X

n>N

un, puis X

un converge.

Remarque 2 C’est le critère de d’Alembert.

(13)

-

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