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Submitted on 1 Jan 1987
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Vers le spectre du triangle ?
M. Gaudin
To cite this version:
M. Gaudin. Vers le spectre du triangle ?. Journal de Physique, 1987, 48 (10), pp.1633-1650.
�10.1051/jphys:0198700480100163300�. �jpa-00210602�
Vers le spectre du triangle ?
M. Gaudin
Service de physique théorique, CEN Saclay, 91190 Gif sur Yvette, France
(Requ le 30 avril 1987, accept,6 le 11 juin 1987)
Résumé. 2014 Le problème du spectre du laplacien dans un domaine triangulaire revient à résoudre certaines
relations fonctionnelles pour des fonctions entières de croissance donnée. Une preuve simple en est fournie
dans le cas du triangle équilatéral avec conditions mixtes sur les côtés et du triangle isocèle avec les conditions de Dirichlet. Un calcul numérique encore rudimentaire permet d’obtenir les premiers niveaux du losange et de l’hexagone régulier.
Abstract. 2014 The spectrum of the Laplacian in a triangular domain is related to the solution of linear functional
equations for entire functions of given asymptotic behaviour. A simple proof is given in the case of the equilateral triangle with mixed boundary conditions. A rough numerical calculation allows to obtain the first levels of the rhombus and regular hexagon.
Classification
Physics Abstracts
03.65
1. Introduction et rappels.
Dans une etude r6cente sur le billard quantique triangulaire [1], le probleme du spectre du laplacien
avec les conditions de Dirichlet ou de Neuman sur
les cotes du triangle avait ete ramen6 a la resolution
d’6quations fonctionnelles pour des fonctions enti6-
res d’une variable complexe ayant une croissance donn6e. Malgr6 la forme assez simple des equations,
le probl6me d’analyse ainsi pose est encore difficile.
Toutefois certaines equations lin6aires aux diff6ren-
ces ont pu etre r6solues explicitement par le passe et
fournir ainsi la solution exacte de syst6mes dits non int6grables [2], et il est permis de penser que la m6thode d’approche propos6e constitue effective- ment une reduction du probl6me initial.
Cependant les equations aux differences obtenues
ne derivaient pas de fagon n6cessaire des hypotheses
du probl6me aux limites, mais seulement de 1’exis- tence suppos6e d’une representation int6grale du type de Sommerfeld [3]. On voudrait montrer, sur
1’exemple du probl6me mixte du triangle equilateral (qui est le cas non integrable le plus simple),
comment l’on aboutit n6cessairement a des relations fonctionnelles de structure analogue 4 celles de (1),
bien qu’elles ne leur soient pas identiques. Si 1’exis-
tence de telles relations de structure commune est
assuree, il en existe probablement une infinite,
relatives chacune a une representation de la fonction d’onde dans toute bande de periodicite. Le probleme
de leur equivalence est ouvert.
Nous avions montre que la fonction propre du
laplacien, prolong6e par reflexions a partir du trian- gle fondamental G, est une fonction non uniforme poss6dant une infinite de p6riodes 616mentaires reelles : sur le d6ploiement plan de la surface constitu6e par les deux faces oppos6es du triangle -6, chaque famille de trajectoires ferm6es paralleles est envoy6e sur une famille image de droites paralleles
definissant une bande infinie de largeur finie, ou la fonction t/1 (r ) est prolong6e comme fonction analyti-
que (des deux variables z et z ) de p6riode 2 u (2 u
etant la longueur commune des trajectoires paraII6-
les de chaque famille). L’axe median d’une bande de
periodicite est defini par un segment de trajectoire double, chaque segment d6finissant une bande diffé- rente. La largeur, non nulle, de la bande est d6termin6e par la g6om6trie des sommets images
situ6s n6cessairement sur sa fronti6re et distants d’une p6riode (cf. Fig. 1). La periode 2 u est une
translation du groupe de deplacements G engendre
par les trois reflexions Rj; j = 1, 2, 3. Cette
translation est le carr6 d’une semi-translation consti- tu6e du produit de la translation u et de la reflexion
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0198700480100163300
Fig. 1. - Le triangle -6 et ses images le long des bandes de translation TI, T2, T3 associ6es a la trajectoire classique
minimale. La largeur des bandes est d6termin6e par les sommets images les plus proches sur leur frontiere.
[The triangle ’G and reflected images, along the strips T, which are associated with the minimal classical trajec- tory. The width of as strip is determined by the presence of
a vertex on the boundary.]
Ru par rapport a 1’axe median auquel nous lierons le
vecteur u. Si le probl6me mixte est defini par les 3 parites Ei.
chaque branche ip. (r) poss6de la propri6t6 :
avec
L’interet essentiel des remarques pr6c6demment rappel6es est de fournir des representations analyti-
ques de w dans chaque bande (u) comme fonction p6riodique developpable en serie de Fourier de
p6riode 2 u. Les coefficients de Fourier f/J u, n sont
definis par integration de la fonction d’onde le long
de la trajectoire double (axe median de la bande)
Chaque paire de fonctions t/J Ul et t/J U2 associees aux
bandes (ul ), (u2 ) a un domaine de definition
commun dans G, autour de tout point d’intersection de deux trajectoires fermees ; notamment qf u et
t/J R1 u’ au voisinage du point de reflexion de la
trajectoire sur le cote n° 1.
D’ou 1’existence des series de Fourier
en terme des coordonn6es x = r . u adaptees a la bande, avec une origine 0 pour l’instant arbitraire
sur 1’axe des abscisses u. On a vn = n’TT ju, et le
radical impair en v, ,Ik 2_ V2 = i v2 - k2 -- i v à
l’infini. On a utilise la symetrie (1.2). La serie doit
converger normalement dans la bande
ou la largeur 2 bu est definie par la geometric. En
resulte la condition de croissance des coefficients de Fourier
La serie (1.7) doit encore converger pour y = ± b, puisque Q est par hypothese finie sur les sommets.
Manifestement, les proprietes resumees par la serie (1.3) sont une extension au cas de 1’equation de
Helmholtz de ce qu’on observe pour la solution de
l’équation de Laplace avec valeur au bord donnee.
On sait que ce dernier probl6me est exactement resolu par l’application conforme [4] z - § du domaine donn6, ’G sur le demi-plan superieur Im > 0. La fonction du triangle C (z ) est automor-
phe par rapport au groupe G, mais en general elle
n’est pas uniforme sauf dans les cas ou les trois nombres 7r/ai sont entiers (ai angles de 1)). La
fonction de Green G (r, ro), qui est harmonique en
dehors de ro, se construit comme somme de deux fonctions analytiques conjugu6es, l’une de z,l’autre
Ce qui est analogue a la somme (1.4). D’autre part, les fonctions du triangle, qui sont des hypergeometri-
ques, sont clairement prolongeables dans chaque
bande de periodicite et donnent lieu a des series de Fourier du type ci-dessus avec k = 0, relativement à
chaque periode ou translation de G. On le voit bien dans le probl6me mixte du triangle equilateral
E1 = £2 = - £3 = 1, qui est le probleme de Dirichlet
du losange L
ir 2 ( 3 3 37T ), ),
traité en annexe (A), où
03B6 (z) s’exprime en terme de la fonction p de Weier- strass pour le rapport des periodes [5]
Les bandes de translation sont ici assocides a tout
couple de periodes fondamentales (w1, Cù 2) issues
de (w1, W2) par transformation modulaire sur T. Les
d6veloppements periodiques dans chaque bande pourraient donc etre construits systematiquement puisque p est invariante dans les transformations modulaires homogenes.
Enfin, rappelons l’origine des equations fonction-
nelles obtenues en reference [1]. Le fait essentiel est
que deux branches t/J u1 (r) et t/J u2 (r) relatives aux
bandes (ul ) et (u2 ) representent la meme fonction dans leur intersection (u1 ) m (u2 ). Dans ce domaine
commun on postulait une representation int6grale
genre Sommerfeld
ou C 12 est un contour separant les deux series de
poles (entourant les zeros de sin k. u I dans le sens
positif) ; h12 le point 4’intersection des axes ul et u2 ; 912 (k ) une fonction entiere dont la croissance est strictement inferieure a celle de cos k. (ul ± u2 ). La representation (1.10) engendre ainsi les series de Fourier de t/J Ul et de t/J U2 qui effectuent ainsi le
prolongement de 41 (Ul, U2) dans les deux bandes. On peut alors montrer qu’a toute trajectoire double
fermee correspond une relation fonctionnelle. En effet, supposons celle-ci formde de (2 p + 1 ) segments successifs entre les points d’incidence sur
les divers cotes de C, h12, h23, ..., h2p+l,1 et
considdrons les (2 p + 1 ) bandes associ6es aux
segments, soient (ul ), (u2 ), ..., (u2 p + 1 ). On a la
relation de coherence entre les fonctions enti6res
avec les relations de symetrie
R12 = (Rl, R2, R3 ), etc. selon que hl2 appartient au
cote 1, 2, 3. La relation (1.11) assure que l’on a dans le prolongement commun (u2 ) :
et (1.12) entraine
Nous n’avons pas prouve qu’il existe des solutions
du systeme (1.11-12) ayant les proprietes de crois-
sance voulues. De plus la definition precise de la representation (1.10) pose des probl6mes techniques
difficiles a r6soudre a priori. 11 est possible que les
poles indiqu6s n’existent pas tous. 11 est probable qu’il faille dissocier les series de poles selon le signe
de Im m ou selon que Re w = 0, w, et choisir des contours diff6rents selon le cas. C’est pourquoi nous
ne reprendrons pas cette methode trop g6n6rale
dans la suite, mais nous montrerons que les 6qua-
tions aux differences, primitivement d6duites de relations telles que (1.10), sont bien dans la nature
du probleme en 6tablissant celles-ci dans les cas les
plus simples par deux m6thodes differentes donnant des formes analogues mais non identiques.
Fig. 2. - Le losange i3 + R2 -G dans le plan de la variable z, a appliquer sur le demi-plan Im t > 0.
[Embedding of the rhombus i3 + R2 G (in the z plane) on
the half-plane Im t > 0.]
2. Le problème du losange et de l’hexagone r6gulier.
Traitons les cas les plus simples de probl6me mixte
par une methode tres directe. 11 s’agit du cas du triangle equilateral avec £1,2 = - £3, equivalent par-
tiellement au problème de Dirichlet pour le losange
7r 2 7T
et pour 1’hexagone r6gulier. Dans un3 3
systeme de coordonnees cartesiennes Ox, Oy, le triangle 13 est defini par les droites y = ± x / B/3
(cotes 1 et 2) et x = ’IT / V3 (cote 3) ; la longueur du
cote est donc 2 7T /3, ceci pour reprendre la conven-
tion de la reference [1] ou la longueur de la trajec-
toire fermee minimale a ete choisie egale a w (p6riode fondamentale 2 -a).
Les conditions aux bords E3 = 1, el, 2 = -1, don-
nent le cas du losange L = 1) + R3 -G ; et £3 = - 1,
£1,2 = 1, est le cas de 1’hexagone H (1)+ images engendrees par R1 et R2). Dans les deux cas, la
fonction d’onde est ainsi prolongee dans l’hexagone
de centre 0 et rayon ’IT / B/3. On la prolonge ensuite
par reflexions successives par rapport au cote 3 et ses images parall6les, ce qui donne une fonction periodi-
que en x, de p6riode 4 7r / V3, dans la bande Cette bande constitue donc une bande de translation relative a la classe de trajectoi-
4 -ff
res de longueur .)3 pour L comme pour H.
3
Nous avons les deux types de conditions sur
4, (x, Y)
L) Periodicite
4’L est donc antip6riodique
Ddriv6e normale nulle sur 1 et 2
4’H antipdriodique
Enfin la symetrie de reflexion par rapport a Ox entraine 1’existence d’une parité n
On ddsignera par Hn et L 71 les cas correspondants.
Une solution de 1’equation des ondes Aw = k2 tf, de parite n, antip6riodique 2 7r/ .J3 en x, admet la
representation suivante en serie de Fourier convergente dans la bande I y
-- 3
3avec le choix cos (11 = 1 ), ou sin (n = - 1). La condition sur les cotes 1, 2 s’dcrit, dans le cas L
Le systeme de fonctions e 3 iny , n E Z, 6tant complet sur
donc :
la condition au bord de L s’ecrit
ou encore, en distinguant les parités, et dcrivant
2022 11 = 1 : Partie paire en J , impaire en n
. 11 _ -1 : Partie impaire en -,/ , paire en n
C’est-A-dire :
ou l’on a pose : :
L’existence de singularités de branchement sur la frontière de la bande entraine Ie comportement exponentiel dominant I at oc exp (- 7Tf /2 B/3) ou lim f-l log I aé = 0. De plus, la fonction d’onde etant continue et finie aux sommets de 1), les series doivent encore converger pour x = I , y = ± 7T , ce qui
v3 3
entraine :
Les series consid6r6es en (2.3 et 7) sont donc normalement convergentes.
On obtient de meme les conditions pour H :
etc. et finalement
On peut condenser les conditions obtenues sous la forme :
coefficients pairs :
coefficients impairs :
Nous avons donc les systemes lin6aires infinis
avec la notation
L’ecriture precedente n’a de sens que si le param6-
tre spectral k’2 est different des entiers 1, 3, 7, 9, 13, 19, ... qui constituent une suite de « poles » (cf.
Tab. III). Cependant les expressions (2.12) restent
finies en ces points, car les coefficients a’ et b’ s’y annulent d’apres (2.5). Nous verrons que ces
poles en k 2 sont les niveaux correspondant a des
conditions aux limites p6riodiques.
3. Les premiers niveaux du spectre.
Oubliant un instant qu’il s’agit de syst6mes infinis,
ou les equations de convergence jouent un role crucial, on obtiendrait les equations pour le spectre
en annulant les determinants infinis suivants :
avec
Les elements de matrice ci-dessus ont ete obtenus à
partir de (2.12) en regroupant les termes ± l,
compte tenu de la parite des ai, bi.
Quel sens ont ces objets ? Puisque les series (2.12)
sont normalement convergentes en vertu de (2.6), le systeme lin6aire infini pourrait etre consid6r6
comme limite, si elle existe, du systeme tronqu6 de
dimension P x P, 1--f -- 2P -1, 1--n--P (n =1 ), lorsque P augmente ind6finiment.
Cependant les determinants (3.1) n’appartiennent
pas a la categorie des « determinants convergents »
au sens defini par Whittaker et Watson (Modern Analysis, Sect. 2.8, p. 36) [5]. En effet d6t A est dit convergent, c’est-A-dire que la limite des d6termi- nants tronqu6s peut etre prouvee, si le produit
n I Ann I et la serie double E Anm I convergent.
n n#m
Or il s’en faut pour cette derni6re d’une divergence logarithmique.
11 n’est pourtant pas exclu que les determinants
tronqu6s d’ordre P, Ap, d6finissent des suites de zeros convergeant vers le spectre, d’autant plus que la structure polaire de ces approximations rationnel-
les est d6jA celle de 1’eventuelle limite meromorphe
pour les premiers niveaux. La position des poles
fixes contraint celle des zeros dans une certaine
mesure. C’est ce qu’un calcul num6rique pr6limi-
naire assez rudimentaire semble indiquer.
Le tableau I donne les positions des zeros de Ap pour les valeurs P = 6, 8, 10, 12, manifestant une
stabilite des quatre premiers chiffres significatifs ; ce qui ressemble a une convergence a la precision du
calcul qui pourrait d’ailleurs etre perfectionne. Cette stabilite, pour les premiers niveaux au moins, est
assez remarquable vu que P reste limite du fait des variations importantes d’ordre de grandeur de Ap avec P.
Les tableaux II et III pr6sentent la partie du spectre k 2- k 25, pour les quatre cas trait6s. Les
3
quantit6s k 2 representent si l’on veut les niveaux du
triangle r6gulier de surface 7r 2/ ,J3. En comparai-
son, sont places les niveaux estim6s « a l’ordre le
plus bas » en d6veloppant la fonction d’onde en serie de Bessel, avec les symetries convenables. Prenant
Tableau I. - Les zeros du d6terminant Ap (k’2 ) pour quelques valeurs de la dimension P. Sous chaque valeur,
encadré Fy- l’ordre de grandeur y du determinant A oc 10 Y, calculé au voisinage de ses zeros.
[The zeros of the determinants 4 p (k’2) for a few values of the dimension P. Under each value is quoted in a
box the order of magnitude y of the determinant A oc 10 Y, computed in the vicinity of the zero.]
Tableau II. - Niveaux k 2 du triangle équilatéral avec conditions mixtes, parité
[Levels k’2 of the equilateral triangle with mixed boundary conditions ; parity
Tableau III. - Niveaux du triangle avec conditions mixtes dans les quatre cas trait,6s, compares à l’ordre zero
donne par les zeros des fonctions de Bessel indiquees.
[Levels of the equilateral triangle with mixed conditions in the four cases H+ , L+ , compared with the « zero
order » given by the roots of the indicated Bessel Fonction.]
comme centre le sommet 3 du triangle equilateral C, on a les developpements evidents
et, par consequent, si l’on appelle R le rayon du
cercle equivalent en surface a 1’hexagone tel que
R2 = 2 ir / J3, les conditions aux limites sur le cote 3 sont grossi6rement realisees par les equations
en k,
D’ou le spectre approche donne simplement pour la classification et l’ordre de grandeur des premiers
niveaux.
Sans doute la m6thode des determinants tronques permettrait-elle de calculer avec une precision analo-
gue les autres niveaux de 1’hexagone associ6s a des
valeurs non nulles du «moment angulaire»
JL = 0, 1, ..., 5. Les equations lineaires semblables à
(2.12) que l’on obtient au chapitre 5 pour le triangle
isocele quelconque par une m6thode legerement diff6rente, rel6veraient aussi de la meme m6thode
numerique avec l’avantage d’une matrice sym6tri-
que. Quoi qu’il en soit de l’interet numerique, une
definition math6matiquement correcte de d6termi- nants equivalents a (3.1) reste a trouver.
4. Relations fonctionnelles.
Toujours dans les cas L et H de la section prece- dente, nous etablissons des relations fonctionnelles
equivalentes aux equations (2.12) que nous presen-
tons en manifestant les poles dans I’argument f de la
sommation. Nous ecrivons ici
On introduit alors les fonctions mdromorphes en z
paire en z, en vertu de (2.10), et
impaire en z. Series uniformement convergentes
d’apres (2.6) dans tout compact du plan z ext6rieur
aux poles (entiers impairs).
Les fonctions b (z ) et a (z) introduites en (4.3) sont
donc entieres et leur croissance n’est pas sup6rieure
a exp
( 7r 2
Rez ),
, c’est-A-dire 2Prenons la seconde equation (4.1) relative au cas (L_ ), la plus simple. Elle exprime que la fonction :
s’annule toutes les fois que 2 z est un entier n, c’est- a-dire sur les zeros de sin 2 irz). Or 1’expres-
sion (4.4) divisee par J k’z - 3 z 2 est une fonction
uniforme et m6romorphe. On en deduit 1’existence d’une fonction enti6re A (z) telle que 1’expres-
sion (4.4) soit identique A :
Afin d’6viter de considerer les choses sur deux feuillets du fait du radical on uniformise celui-ci en
passant a la variable complexe w d6finie par
On a ainsi
On pose A (w ) = sin w A et l’on
obtient l’identit6, equivalente a (4.1) relative à (L- ) :
On a les symetries
Par un raisonnement identique, on obtient pour le cas (L+ ) :
avec
Les deux cas de parite relevent de la meme equation fonctionnelle, et le probl6me du losange est r6duit à
celui ci :
Trouver deux fonctions enti6res a (w ) et A (w ), vérifiant l’identit6
de sorte que la croissance de a (w ) ne soit pas superieure a celle de cos
On obtiendrait enfin pour les cas (H) les identites entre les fonctions enti6res b (w ) et B (.w ) :
avec
et pour (H_ ) :
avec
On obtient donc essentiellement la meme equation fonctionnelle dans les quatre cas du probleme mixte du triangle, la seule difference etant due a la parite et a la p6riode.
Signalons finalement qu’on pourrait aussi bien traiter selon le meme procddd le cas du triangle isocele d’angle a = 7r /N et plus g6n6ralement le probleme de Dirichlet du polyg6ne r6gulier de 2 N cotes pour les etats de moment angulaire g. Donnons 1’equation fonctionnelle que nous avons obtenue pour JL = 0 ; R est la longueur des cotes 1 et 2 :
de sorte que la croissance de b (w ) ne soit pas
superieure a celle de cos kR cos a 2 cos co on a
les parites
Nous reviendrons, section 6 sur la nature du probl6me de divisibilit6 pose par les relations prece-
dentes.
5. Un probleme de Schrodinger p6riodique.
Le probleme de Dirichlet du triangle et du parall6lo-
gramme quelconque est abord6 dans cette section par une m6thode un peu diff6rente des pr6c6dentes
dans son principe. On avait d’abord cherch6 A
comprendre le prolongement multiforme de la fonc- tion d’onde et l’on avait ainsi utilise 1’existence des bandes de translation liees aux trajectoires ferm6es
pour obtenir des representations commodes de la fonction d’onde parce que p6riodiques. On pourrait
meme construire des representations doublement periodiques, quoique non uniformes. Dans les deux cas, il y en a une infinite, et aucune ne pr6vaut sur
les autres.
Dans la m6thode qui suit, nous repr6sentons la
fonction d’onde comme fonction p6riodique dans le plan mais relativement a un reseau unique, celui qui
est engendre par les trois c6t6s du triangle ’G, consid6r6s comme trois vecteurs de somme nulle.
Nous consid6rons le probleme de Dirichlet comme un probleme limite de Schrodinger avec un potentiel p6riodique constitu6 par une mesure doublement
periodique supportee par les cotes. Le probleme se rapproche ainsi beaucoup dans sa formulation de
probl6mes de particules en interaction delta sur un
axe dont certains cas non intdgrables ont d6jA 6t6
r6solus dans le pass6 par la m6thode des equations
aux differences.
Appelons sj les sommets de C, on a
b, les normales exterieures aux c6t6s aj, bl . a1 = 0, normalisees de sorte que
On en deduit
et
Le reseau engendre par (bj ) est le reciproque du
reseau (aj). La longueur des b est bj = "r S a,, S = surface de ’G, puisque l’on verifie
On consid6re alors le probleme de Schrodinger
suivant dans un potentiel p6riodique (ai) :
avec la fonction delta de pdriode 2 7r