• Aucun résultat trouvé

L'angle coronal chez les crânes des Boschimans, Hottentots et Griquas

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "L'angle coronal chez les crânes des Boschimans, Hottentots et Griquas"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

Article

Reference

L'angle coronal chez les crânes des Boschimans, Hottentots et Griquas

PITTARD, Eugène, COMAS, Juan

PITTARD, Eugène, COMAS, Juan. L'angle coronal chez les crânes des Boschimans, Hottentots et Griquas. Compte rendu des séances de la Société de physique et d'histoire

naturelle de Genève , 1930, vol. 47, no. 1, p. 58-62

Available at:

http://archive-ouverte.unige.ch/unige:111391

Disclaimer: layout of this document may differ from the published version.

1 / 1

(2)

Suppr,Éunlrr Aûx ARcHrvEs DEs scrENcES pnysteuns ET NÀTUnELLEs

r980

CCIMPTE BENDU DES SEANCES

SOCIETE DE PHYSIOT]E

D'HISTOIRE ITATURELLE

DE I,A

llE

GTlIEUE

I]XTRAI'I'

Eug. f'fff-4\ÈI) et Juan COMAS

L'angle coronal chez les crânes des Bochimans, Hottentots et Griquas.

IMT'RIMERIE

ALBBRT

KUNDIG

10, Rue du.Vieux.Collèg6, 10

GENÈVE ET

(3)

Extrait du Compte Rendu dee séances

ùe La Bociété de physique et (l'histoire mahn'el,l,e d,e Genèue, Vol, 47. N" 1. Janvier"Mars 1930. -

Eugène Pittarrt et Juan Gomas.

-

L'angle clronal clrcz les

crd.nes des Boschimans, Hottentots et -Griquas.

La

suture coronale, vue en norrnq, uerticalis, ne se présento pas evec le mômc aopcot, ohez tous les orânes ot, I'angle gue forme cette suture dans sa rencontre avec

la

.sagittale

montre

des valeurs variables. Nous ne connaissons presque rien de celle-ci selon les divers groupes ethniques, selon les sexes

et

selon les âges. Voici ce que

dit

R. Martin à ce propofl: < l,'angle forrné par

la

suture coronale d'un côté, avec

la

suture sagittale de

I'autre, donne une moyenne de 106' pout les difiérentes raees, par conséquent les deux parties de la suture coronale ne forment pas une ligne droite. Elles constituent un angle ouvert sur la partie frontale qui est en général plus grand chez les brschycé- phales que chez les. dolichocéphales 1 r.

C'est

cet

angle ouvert sur

la

partie moyenne de l'écaille frontale qui a été appelé angle coronal. Le hregma est le centre cltune circonférenoe dont I'anglo coronal est une partie.

1 Rudolf

Mlnrrr,

Lehrb.uch dor Ànthropologie, éditiotL 1914, p. ?49; édition {928, P.857.

(4)

It-

I

sÉaNcg.

ou

20

ul,ns

1930

Chez les Simiens

cet

angle coronal montre des différences importantes car

il

varie de 75o. ehez les Cébiens, jusqu'à t40o chez les Orang-outangs et les Chimpanzés (Schwalbe). Naturelle- ment

il

dépend aussi?

à un

certain degré, de

la

forme

et

du développement de l'os frontal, car plus les parties inférieures et Iatérales de ce dernier se développent antéro-postérieurement oe qui est Ie oas surtout chez les Catarrhiniens et les Hominidés,

- -

plus Ia direotion de la suture coronâle doit être transversale (R. Martin).

Les ôrânes Boschimans, Hottentots, Griquas, dont nous avons eu à faire. l'étude, n'ont pas tous permis, à cause soit de la mau- vaise conServation générale de la voiite, soit des états suturàu.r défectueux, d'obtenir les dessins

au

stéréographe nécessaires

pour le.calcul des angles.

Nous avons laissé de côté quelques crânes appartenant à de jeunes individus chez

qui la

qroissance

n'était

paS achevée.

Et

nous av-ons arissi'éliminé deux crânes très brachycéphalè$, provenant certainement

d'un

groupe ethnique étranger, de manière à ne conserver. par devers nous que des séries dolicho- céphales, pour pouvoir les comparer éventuellement à des séries brachycéphales et ainsi, vérifier si I'opinion de-l4artin.indiquée ci-dessus se confirme.

Voici I'inventaire des crânes qui

ont

été étudiés.

Crânes culinsmâs-

crâteg fémlj

nins 59

Boschimans

de la Colonie du Cap dri Désert de Kalahari des Dunes de sables des Abris sous roches

du Cimetièro d'une vieille ferme.

Totaux

t0 t2 t7

6 4

tl 72

t2

7T E

Hottentots Griquas .

49 10 9

44 4 b

i I I

. Nous mettons, pour chacun des groupes examinés, en regard dgp chiffres représentant lavaleur de,l'angle coronal, les chiffres.

représentant Ia valeur moyenne de I'indioe céphalique.

(5)

60 '

sÉÀNcE DU 20 rulns 1930

Dans

un

premier tableau nous subdivisons les Boschimans selon les indications géographiques mentionnées ci-dessus,

.

Et nous établissons cet arrangement selon la valeur croissante de I'indice céphalique.

Tasr,nau I.

Crô,nes musculins Indice

céphalique Angle coroûal

Cimetière'd'une vieille ferme Désert, du Kalahari.

Colonie du Cap.

Abris sous roches.

Dunes de sable.

A[oyennes 't 4.04 t 59e.70

Jt.28 73.78

7 tt.95 74.96 '15.25

74.14 74.6'.1 75.'.|1"

15.t'r 77.06

1670.',l5 { 600.66 I 590.90 I 590,66 156".53,

l5'lo;91 I 510.8 3

I 730.0d I 640.36 165",'.l5 Crdnes léminins

Désert de Kalahari Colonie du Cap.

Cimetière d'une vieillé ferme Abris sous roches.

Dunes de sable.. . I

'Moy"nn",

1 5.4,6 '162".57

Chez les crânes masculins,

on

constatera

qu'au fur et

à

mesure que croissent les valeurs de I'indice céphalique nous voyons décroitre les valeurs de I'angle coronal.

Chez les crânes féminins, ce n'est plus clu tout la même chôse.

Si nous considérons les cleux premiers termes et les deux derniers termes

du

tableau nous voyons,

au

conbraire, augmenter la valeur de I'angle coronal au

fur et à

me$ure qu'augmente la valelir de I'indice céphalique. Mais ce qui caractérise cette série

féminine, c'est I'irrégularité que montre

la

valeur de I'angle coronâl dans les séries rangées selon I'ordre croissant de I'indice céphaligue. Les moyennes sorlt très di{Iérentes, notablement plus grandes chez les crânes féminins. On pourrait conclure, de,cette dernière constatation, que, dans

un

même groupe ethnique, les crânes féminins ont I'angle coronal plus cléveloppé

que les çrânes masculins, c'est-à-clire qué chez eux l'écaille

(6)

sÉltvcp

ou 20

rua,ns

1930

6t frontale est plus développée antéro-postérieurement. Attendons de voir ce que montreront les autres groupes.

'

Les Boschimans des diverses séries

ayant été

rassemblés, nous les comparons maintenant, dans les deux séries sexuelles

aux Hottentots et aux Griquas.

,ÏuIT"'ï),"],1,,,,

Angie coronal Extrêmes Moy.

I

u*t.c*"t

Boschimans Hottentots.

Griquas .

Boschimans Hottentots.

Griquas .

(65.80-8r.82) (68.56-80.r 2)

(70

-7e.66)

Crânes féminins.

(67.80-81.e8) (70.6e-79.53) (7t .27-78.0e)

$42o -1"75" )

(143" -L7tt" )

(1 38'.5-1 660.5) '14.04

73.29 72.7I

159".70 159".40 155".27

75.46

7 4.39

7 4.87

762".57 162".15 I 54".30

(137" -1880 (156'-1680 (139'-169' Cette comparaison entre les trois groupes ethniques conduit à quelques conclusions intéressantes: L'angle coronal des crânes boschimans masculins est le plus grand, celui des crânes griquas est le plus petit. Les extrêmes individuels expliquent ces diffé- rences. Lorsque les

trois

séries

sont

arrangées selon I'ordre croissant de I'indice céphalique,

on

ne constate plus, comme on

l'a fait

ci-dessus, une diminution graduelle de

la

valeur de I'angle coronal.

Les crânes féminins, comparés chez les Boschimans

et

chez les Griquas, nous montrent les mêmes constatations que celles indiquées à propos des crânes masculins. Ce sont les orânes des

Griquas

qui ont le

plus

petit

angle coronal. Mais ces crânes griquas sont très peu nombreux. Dans cette série nous ne voyons, non plus, aucun rapport entre

la

croissance de

la

valeur de

l'indice céphalique et la valeur de I'angle coronal.

Oetteking

a

mesuré

I'angle

coronal

de

quelques crânes

d'Indiens américains provenant de Californie 1.

Il

a trouvé des

'

Bruno

Oerrrrrrc,

Skeleral remains lroitn Suntrt Barbara Cali-

fornia.

I.

Craniology. Indian Notes and Monographs, New-York 1,925.

Indice céphalique Moy

(7)

sÉANcE DU 20 MARs 1930

vale-urs.sléohelonnant (crânes masculins) de 149"

à

160'. Ces crânes sont, en moyenne, mésaticéphales.

En.1914, Barge; étudiant des crânes frisons, donne, pour llangle coronal les valeurs moyennes que voici 1:.

Crânes.de Frisons brachycéphales: 157o.

'Crânes de Frisons dolichocéphales: 159".

Les valeurs individuelles s'ôchclonncnt do 133"

à

189".

Tous les'documents nouveaux que nous apportons ci-dessus

sont

à

conserver potrr des ccimparaisons avec d'autres crânes

africains

et

aussif d'ailleurs,

atu"

"drr* provenant de crânes de n'importe quelle partie du monde.

1.J. Bencn, Beitdge zur Kenntnis d'er nierletliind,ischen Anthro' pologie.

I.

Fri.esenschiid,el. Zschr. Morph. Ànthrop. Bd. 16, 1914, s, 329.

Références

Documents relatifs

En examinant les indices rnoyens des fémurs droits ct des fémurs gauches, nous constatons 'que ce sont ces derniers (gauches) qui, dans les trois séries ethniques,

Les fémurs des Boschimans appartiennent à 4 groupes géographiques ou topographiques. Voici les statures moyennes reconstituées pour chacun de ces groupes. Nous

mètre bijugal (représentant la largeur antérieure maximum du ''isage) et le diamètre horizontal passant au-dessus des orbites, les yeux, - ici les cavités orbitaires - sont

Chez les fémurs féminins, nous avons trouvé deux fois (Boschimans et Hottentots) les fémurs gauches avec des indices plus petits; une fois (Griquas) avec un indice plus

Sur une série importante de crânes de Boschimans, H9ttentots, Griquas, nous avon s examiné l'état de la lame horizontale du palatin, les variations de la suture

Mais à propos des extrémes, on pourra faire cette curieuse remarque: les minima féminins de la hauteur du lacrymal et de la longueur de la suture sont, tous

ment faible. e de cette longueur_ de la voûte, s'explique, à la fois, par le grand développement relatif de Ia·dimen_ sion antéro·postorigure de la làme et par ie

Enfin, de même que pour les longrreurs des strtures, nous avons trouvé les climensions des os wormiens les plus grandes sur les crânes srrisses.l Chez ces derniers, les