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Reference
Quelques recherches comparatives sur la région ptérique chez les crânes des Boschimans, des Hottentots et des Griquas et comparaison avec des recherches de même sorte chez les crânes
dolichocéphales et brachycéphales suisses
PITTARD, Eugène, SEYLAN, Marthe Hairy-Aziz
PITTARD, Eugène, SEYLAN, Marthe Hairy-Aziz. Quelques recherches comparatives sur la région ptérique chez les crânes des Boschimans, des Hottentots et des Griquas et comparaison avec des recherches de même sorte chez les crânes dolichocéphales et brachycéphales
suisses. Archives suisses d'anthropologie générale , 1936, vol. 7, no. 3, p. 231-251
Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:108884
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{
(:-Tome
VII. No3
( re36)Archives suisses
.d'Anthropologie générale
a
PUBLIEES PAR
L,INSTTTUT SUISSE
D,ANTHROPOLOGIE
CÉNÉNETB(AntHnororocIn,
AncHÉoLocIE, EtuNocnerHtn)Extait:
Eugène PITTARD et Nlarthe Havri-Aziz SEYLAN
Quelques recherches comparatives sur la région ptérique
chezles
crânes desBoschi-
mâns, desHottentots
et desGriquas
et com-oaraison
avec desrecherches
de mêmesorte
èhezles crânes dolichocéphales et brachy-
céphales suisses.
Os
wormlens
dela réglon ptértque.
GENEVE
ALBERT KUNDIG,
Éorrnur.Io, RUE DU vlEux-collÈct. Io
r 936
Extrait des Archives suisses d'Anthropologie générale Tome
VIL
No 3, r936.Quelques recherches comparatives sur la région
ptérique chez les crânes des Boschimans, des
Hottentots et des Griquas et comparaison avec
des recherches de même sorte chez les crânes dolichocéphales et brachycéphales suisses.
Os wormiens de la région ptérique.
par
Eugène
Prrranl,
Professeur d'anthropologie à l'Ilniversité de Genève et
Marthe Hayri-Aziz Snvlax,
Licenciée en biologie
Le
ptérion, selonla
définition (Topinard), estla trégion
dela
fossetemporale oîr se rencontrent quatre os: le frontal et le temporal, ces deux généralement à distance; le pariétal et le sphénoïderr. Ces quatre os parti- cipent, dans des conditions variables,
à l'oblitération
dela
fontanelle ptérique. Celle-ci estla
deuxième des fontànellesqui
se ferme après lanaissance. Crest à ce moment que surviendraient les accidents clans l'oblité- ration des sutures,'
et
que'se créeraient les divers types de ptérions 1ue les études craniennes ont révélés.P. Hecker, clans un
travail
récent 1, indique l'existence de quatre types principaux de ptérions. Pour lui, ceux que l'on rencontre le plus fréquemment sur des crânes de Singes (Catarrhiniens, Anthropoides)et
aussi strr des crânes de Noirs (plutôt que sur des crânes de Blancs) doivent être considérés comme des formes ancestrales.Ici,
naturellement, nous ne prenons pasparti,
pour l'heure, dans une rluestionqui
nousparaît fort
discutable.Voici les quatre types de ptérions indiqués par Hecker qui, d'ailleurs, restent les formes classiques c1e Broca 2: '
Type r
:
Swture sphéno-puriétale: constttuéepar I'aile du
sphénoideet
le pariétal; ptérionen H,
considéré commèla
forme classiclue des Européens.Type z'. Sctture fronto-temporale: les os du frontal et du temporal entrent en contact, sur une distance plus ou moins longue; c'est le ptérion en
H
renversé.1 P. IIEoAER: La régiott btéûqua ossewse. Rcv. anthrop, Psris, 1926.
2 Toprunno: Eliltents d,'enthrotiologie gënlrale. Paris, 1885, p. 796,
o)o ÈucÈNB PITTARD ET MARÎTIE r'A\RT-AZIZ SEYLAN
Type
3:
Poiu,t ptériqu'a.' ici les quatre os-
frontal, sphénoïde, temporal et pariétal-
prennent une même part à Ia fermeture de la-fontanelle ptérique;ilb se rencontrent donc en un seul point, ptérion en K.Type 4: Os ptériques ou wor'ynie'ns.'
ils
s'intercalent fréquemment-
ennombre variable (de un à trois)
-
entre les divers os participant àla
création du ptérion.Les croquis suivants (fiS.
r)
schématisent, plus simplement qu'un texte, ces qua,tre types:P
T
Ss
Ne1.
t/: 2.
P
T
Nt
3 tV:ç
Frc. r,
- r. Type de suture sphéno-pariétale; z. Type de suture fronto-temporale; 3. Type de poilt ptérique; 4. Type d'os ptérique ou wormien. Tous repréÉentés du côté droit.
D'après Hecker
le
type nor
(suture sphéno-pariétale) est celuiqui
se rencontre le plus fréquemment chez les Hommes:il
serait présent dans lesproportions que voici:
.
ctrez lesEuropéens . . . : 8t,6
o/oches les Noirs
.
36 %On le trouve aussi chez les Singes (Gibbon, Orang).
Le typg no
z
(suture fronto-temporale) est, au contraire, très rare chezles Hommes, particulièrement chez ceux appartenant à
la
race blanche:chez les
Européens r,5-
z,o o/oches les Noirs
.
r-r ,o-tz,o o/oT P ï
T
P
ï
s
ï
T s
REGHERCHES SUR LA RÉGION PTÉRIQUE .JJ
d'autre part
il
est fréquent chez les Singes anthropoides:chezle
Chimpanzé 75
%chez
I'Orang T
%Le type no
3
(point ptérique) se rencontre chez les Européens dans laproportionde 5
%Nous en reparlerons.
Quant au type no 4 (os ptériques ou womiens) iI serait, chez les Européens, fi,7 0/o
C'est
le
chiffre indiquépar Le
Double (ce chiffredoit
être modifié; c'est 12,70Â).Et
Hecker conclut, dela
statistique ci-dessus, quela
suture fronto- temporale est le type ancestral (parce qu'elle se rencontre abondamment chez les Anthropoides). Encore une fois nous n'avons pas à discuter cette hypothèse pourle
moment.Il
nous a pâru intéressant de reprendre un tel examen en utilisant, pourcela, la bellc collection de crânes de Boschimans, de Hottentots et de Griquas déposée au Laboratoire d'Anthropologie de l'Université de Genève. L'intérêt
d.'une telle recherche
-
sur un tel groupe humain-
considéré par certainsauteurs comme étant un des plus défavorisés au point de vue de l'évolution progressive
-
n'4 pas besoin d'être plus longuement signalé.Nous avons poursuivi un double but:
Savoir dans quelle proportion
on
trouve, dans ce groupe, envisagé comme occupant une place peu enviable dans l'échelle humaine,le
typedit
ancestral de Hecker.Et
savoir également comment se présentent, chez les Boschimans, lesHottentots
et
les Griquas, les autres types de ptérions;et
dans quelles proportions on rencontre chacun d'eux.Les résultats obtenus nous permettront des comparaisons avec des groupes eulopéens. Nous velrons alorS
si
nous pouvons considérer certains typcs dcptérions
à l'cxcmple de Hecker-
comme représentant des caractères plusprirnitils
que tl'aulles.Nos mensurations et nos observations ont été faites:
ro sur 64 crânes d"e Boschimans provenant de divers lieux (Colonie du Cap, Desert
du l(alahari;
Dunes de Sableet
Abris sous Roches;terminologie fournie par le Musée du Cap.)
20 sur z3 crânes de Hottentots provenant (même terminologie) de la Colonie du Cap et d'un cimetière dit d'une Vieille Ferme.
30 sur 13 crânes de Griquas.
234 EUGÈNE PITTARD ET MÂRTHE,:f.AYF{T-AZIZ. SEYLAN
Sqr chaque crâne nous avons dessiné et mesuré le ptérion des{eux côtés.
Les sexes, naturellement, ont été séparés. Les crânes de jeunes individus forment un groupe à part.
-
Notre série se compose donc.:pour les Boschimans
de 3r crânes.d'hommes.
de
zz >
,de femmes.de
rr >
de jeunes.de 16 crânes d'hommes.
4"6 >
defemmes.de
r
crâne de jeune.de
8
crânes d'hommes.de5 r
defemmes.poirr les Hottentots
pour les Griquas:
Soit un total de roo crânes.
Les mesures ont été prises avec le compas glissière et les longueurs sont données en millimètres.
r.
ExAMEN DE LA suruRE spHÉNo-pARrÉrar.B.La suture sphéno-pariétale est, de très loin, la plus fréquente. Un tableau des pourcentages nous permettra de comparer les résultats obtenus dans les différents groupes.
Tesrneu r.
Crânes masculins Crânes féminins Crânes de jeirnes
côté gauche
| .o* u*,, Côté gaucbe Côté droit Côté gauche Côté droit
as,Bz
%
I8t,z
o/o
I
6z,s
oÂ
I
77,4
%
|75,o
o/o
I
87,s
%
IBr ,8 o/o
xoo,o o/o
go,g o/o
]oo,o o/o
Cr,â.nes d,e lJoschimans Br,B
o/o I
ZZ,z %Crânes d,e Hottentots.
66,6
o |
00,0 '7"Crâ.nes d,e Griquas.
8o,o
o/o
I
So,o "/"Ce
petit
tableau montre desfaits
intéressants. C'est d'abord, chez les Boschimans, que les hommeset
les femmesont à
peu près les mêmes pourcentages de cette suture, aussi bien à gauche qu'à droite. C'est, ensuite, que, chez les deux sexes, le côté droit du crâne présente cette suture moins souveirt quele
côté gauche. Enfin on remarque ç[ue, chez les crânes deREcHERCHES suR LA nÉcron
erÉnrgun ns
jeunes, c'est le contraire: alors c'est le côté
droit
qui possède le plus grand nombre de sutures.Les crânes des Hottentots montrent des pourcentages
qui
sontà
peu prôs lcs mômcs quc ccux dcs Boschimans. Chcz les hommes, le côté droitaccuse également un moins grand nombre de sutures sphénoTdo-pariétales que
le
côté gauche;la
différence est d'environ six unités. Mais, chez les crânes c1ellottentots
féminins, nous ne constatons plus cette variation entre les deux côtés; en outre, les crânes féminins présentent moins souvent que les crânes masculins la suture en question. Les chifires offerts par un seui crâne de jeune individu n'ont pas à être considérés.Chez les Griquas, le côté gauche du crâne montre un pourcentage beau- coup plus faible que le côté droit. Chez les crânes de femmes Griquas nous trouvons des chiffres égaux des deux côtés.
Le tableau ci-dessus indique encore, chez les crânes masculins des Boschi- mans, Hottentots
et
Griquas, une véritable dissymétrie entre les côtésdroit
et gauche. Dans les deux premiers groupes, c'est le côté gauche qui présente le pourcentage Ie plus fort. .Au contraire, chez les Griquas, c'estle
côtédroit.
Onvoit
donc quela
construction du crâne, chez ces trois groupes, ne suit pas un ordre régulier drj àla
symétrie bilatérale.Chez les crânes féminins cette dissymétrie est beaucoup moins fréquente;
seuls les crânes Boschimans possèdent un pourcentage plus élevé à gauche.
Chez les Hottentots et les Griquas les pourcentages des deux côtés du crâne sont, à ce point de vue, égaux.
Les grandeurs absolues de
la
suture sphéno-pariétaie que nous avons mesurées sont très variables. Ces différences existent aussi bien entre les côtésdroit
et gauche d'un même sujet qu'entre les crânes de sexes diffé- rents. Ainsi, les dimensions mesurées chez les Boschimans oscillent, pour les crânes masculins, de3
mm.à r9
mm. Les crânes fémininsont
desvariations légèrement plus faibles, elles s'échelonnent de 4 mm. à 17 mm.
Cette différence peut être simplement liée à la grandeur absolue du crâne envisagé dans son entier
et
dont les dimensions sont plus considérables chez les hommes.Chez les crânes Hottentots nous avons trouvé la plus grande dimension de
la
suture sphéno-pariétale chezun
crâne de femme. Cette grandeur maximnm,qui
est dezz
mm., se trouve du côté gauche.Nous avons mesuré la longueur de cette suture sphéno-pariétale sur tous les crânes mis
à
notre disposition. Ces mensurations sont exposées dans cleux tableaux(nosz
et 3),I'un
consacré au côté gauche, l'autre au côté droit clu crâne.rôoior.oæl
46
EUGÈNE PITTARD ET MARTHE HAYRI-AzIZ.-sEYLAN ô\oNoH \O \O\o(o\o !oH.(OO N N O HH
HH
H rr)ï.o
H
N
H H (nHHHH
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qoadbo+<ôO d+F
N
r)+
(ÔN
H
Tarr-eeu 3.
S wtwr e s plæto o -p ar i ét ale.
Boschimans:
cr. masculins
cr. féminins
cr, de jeunes
Gri,qwas:
cr. masculins cr. féminins cr. de jeunes
Ab. s. R.
D. d. S, Kalahari C. du Cap.
Ab. s. R.
D. d. s.
Kalahari C. du Cap.
Ab. s. R.
D. d. s.
Kalahari C; du Cap.
I
I I
4 8 9 3 3 4 6 4 4 3 I
3 9 I 3 o I 2
I I
II
2 T ,1 I
I I2I: T I
I I
I. I II
II
4 o I
I
I I
mt4
Ir,N
o
tlta a
N F
n
H
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I
I I I
I I I
I
I
r I I I
I I I I
I
2T 87's
8o N
\
o) 8o 6r,5 9o roo 75 8o 66,6 roo roo roo 75 IOOIOO 6i9,2 33,3 roo
roo To-
Côté droit tal /o
r z 3 4 5 6 7
8 9 ,ro Ir 12 13 t5 16 t7 rB rg zo 21 22 23 24 25.Dimensions en millimètres
Hottentots : cr. masculins
II
cr. de jeunes cr. féminins
V. Ferme C. d. Cap.
V. Ferme C. d. Cap.
V. Ferme C. d. Cap
48 EUGÈNE PITTARD ET'MARIHE :r^AYRI-AZII SEYLAN
un
simple coup d'æil sur ces tableaux nous permet de mesurer l'étendue<1es variations quantitatives. Les Boschimans
et
les Hottentotsont
été subdivisés selon la terminologie que nous avons déjà rencontrée. Dans une dernière colonne nous avons exposé les pourcentages des crânes possédantla
suture sphéno-pariétale, subdivisés eux-mêmes selon les lieuxet
selon les.sexes.En examinant cette colonne des pourcentages, on
voit
c1u'elle contient-
pour un même groupe ethnique-
des valeurs souvent très différentes (de 6oà
rooo/o). c'est le groupe des Boschimans masculinsqui
montre, pour le côté gauche du crâne, les plus grands écarts. c'est le même groupe de Roschimans qui possède aussi les valeurs les plus différentes les unes des autres et cela dans les deux sexes.z.
ExauBN DE LA suruRE FRoNTo-TEMpoRALE.La suture fronto-temporale est assez rare. Nous ne |avons pas trouvée ches les crânes féminins des trois groupes considérés. Elle manque également chez les crânes masculins Griquas.
Les crânes Boschimans
ont,
pour cequi
concérnele
coté gauche,-un pourcentage de moitié moinsfort
qu'à droite, oîril
est d,e 6,450/o.Seuls les Hottentots présentent un chiffre élevé; des deux côtés du crâne:
to to/
La 'J ,/O.
Les crânes de jeunes Boschimans nous ont donné un pourcentage relative- ment
fort
de cette suture, soit g,ogo/o.Tanrnau 4.
Sutwr e frototo-ternporale.
Crânes mascrrlins Crânes féminins Crânes de jeunes
Côté gauche Côté droit Côté gauche Côté droit Côté gauche Côté droit
Crânes de Boschimans.
3,2
'/" I
o,+s"t,
ICrânes ile Hotl,entots
r2,so/o I ,",s% I - | -- | - | -
Crânes de Griqtas
l-t-t-t--t-
REcHERCHES suR LA nÉcroN
erÉn:Bur 49
Dans son mémoire, Hecker souligne que cette suture est très rare chez'
les Hommes
et
qu'elle est très fréguente chez les Anthropoïdes; chez les populations noires elle est beaucoup plus abondante que chez les populations blanches (dix fois plus environ).Les pourcentages ci-dessus s'éloignent beaucoup de ceux signalés chez les Blancs (t,S%) et, au contraire, se rapprochent beaucoup de ceux ren- contrés chez les Noirs (rr àvo/o,d'après Hecker). Les Hottentots paraissent posséder cette suture plus souvent que les Boschimans. Si nous associons ces d.eux groupes
-
en y ajoutant les crânes de jeunes Boschimans -_ nous trouvons un pourcentage de 8,8"/", qui reste inférieur à celui indiqué par Hecker pour les Noirs.Sur deux crânes, dont les lieux de provenance exacte n'ont pu être retrou- vés, nous avons également noté,
et
cela des deux côtés,la
suture fronto- temporale.L'un
présente des sutures de 3 mm. à gaucheet
derr
mm' à<lroite, I'autre crâne les a, respectivement, de 7 mm.et de z mm.
3. ExeunN DU PorN'r erÉnrgun.
Le point ptérique n'a été trouvé que très rarement; nous allons indiquer ces rencontres.
D'abord chez les Boschimans:
z
fois chez les crânes masculins provenant des Dunes de Sable, à gauche.r
fois chez les crânes masculins de même origine, à droite.r
fois chez les crânes masculins provenant des Abris sous Roches, à droite'z
lois chezles crânes féminins trouvés dans le désert de Kalahari, à d'roite.Chez les Hottentots ce point ne s'est jamais rencontré.
chez les Griquas nous l'avons trou-vé une fois chez
un
crâne masculin, du côté gauche.On
voit
que ce sont là dc très petits pourcentages. Hecker- il
rappelleque ce point ptérique est l'homologue du ptérion en K
-dit
que cette formeest plus
fréqnen.te c|rela
forme fronto-temporale. Nous constatons la pfesque inexistence de ce type chez les Griquas et leur ineristence totale chez les Hottentots qui, eux, ont présenté la suture fronto-temporale'4.
Exa}.tnN DES os erÉnrguEso,t
v/gçvInNS.Dans la région ptérique les os wormiens sont très fréquents'
En premier lieu, nous indiquerons le pourpentage des os wormiens existant chez les crânes des trois gfoupes étudiés, et sans autre préoccupation gue
240 EUGÈNE PITTARD ET MARTHE HAYF{T.AZIZ SEYLAN
cette indication quantitative
--
toutefois en la subdivisant selon les cleux côtés du crâne.Et
ce dernier résultat nous le retrouverons:Tenlnau
5.Pourcentages ind,iquant la présence d,es os uormiens d,ans l,es trois séries ethniques.
6ls%
6,45o4
25,o %
e,67%
r2,5 0/o
r2,5 0/o
Cr â.nes d,e B o schirnan s
I r8,r8ol" |
,s,6s%Crâ.nes d,e Hottentots.
I
ss,s% |
ss,s %Crânes d,e Griqrm.s.
I
zo,oo/o I
zo,o o/o9,o9oÂ
Ce tableau montre, chez les crânes des Boschimans, des pourcentages relativement élevés; surtout chez les crânes féminins.
chez les Hottentots du sexe féminin nous trouvons, des deux côtés du crâne, une proportion de SS,So/o d'individus présentant de tels wormiens, et, chez les Griquas féminins, seulement une proportion de zoo/n.
Chez les hommes ce sont les seuls Griquas qui
-
sur le côté gauche du crâne-
accusentun
chiffre élevé, soit z5oÂ1,, c'est-à-dire deux fois plus que n'en présente le côté droit.Les os wormiens de la région ptérique ont déjà été I'objet d'observations diverses -_ quant.à leur.nombre et à la position qu'ils occupent, par rapport aux différents
os
craniensqui
se rencontrenten
cepoint. Le
Double indique 1, en utilisant plusieurs séries italiennes et françaises, que la propor-tion
de tels os est de u,7o/o (c'est r2,7o/oqu'il
faut lire). Selon les sériesqu'il
a rappelées, cette proportion varie de g,8o/o (Marinoet
Gambara) à r5,4oÇ (Zoja).Il
est peut-être intéressant de constater quela
quantité la plus faible provient dela
sériela
plus nombreuse (environ rooo crânesde
Marinoet
Gambara). Les difiérences ci-dessus constatées entre res auteurs, proviennent-elles desfaits
statistiques seuls ?En
bloquant les1 LE DouBLE, Truitë d,es oatiations des os du crâne de l,,Hmme, paris, r9o3 Crânes masculins
Çôté droit
Côté gauche Côté gaucho
I
auru uronCrânes féminins Côté gancfte Côté rlroit
Crânes de ierrnes
REcHERCHES suR LA nÉcroN
rrÉnrgun
z4r deux séries italiennes et les deux séries françaises, on trouve des valeurs presque exactement semblables,à
peine plus élevées dansla
série des crânes français.Chez les Boschimans, Hottentots et Griquas, les résultats de nos obser- vations sont incliqués dans
le petit
tableau que voici:Boschirnans
Crânes 4 J I o -)
Un crâne de jeune
Total : r4 crânes sur 64 examinés
:
zr,g o/oColonie du Cap Cimetière
d'une viéille fermé
H. F,
H.
Hottentots
Crânes J
Griquas:
Crânes
I
J o
J
Total: B crânes slrr 23 examinés
:
34,9 %.Total: 5 crânes
surr3
examinés:
38,9 oÂ.Total général:
z7
ctànessui roo examinés:
27 'A.Le pourcentage que nous avons obtenu est donc relativement considé- rable si on le compare à celui indiqué par Le Double;
il
est plus de deux fois plus grand.Il
résulterait de cette petite statistique que les crânes desDunes de sallle Abris sous roches Désert du Kalahari
H. F. H. F H. F.
242 EUGÈNE PITTARD ET MARTHE HAYRI-AZIZ SEYLAN
Jaunes d'Afrigue montrent fréquemment des os wormiens dans
la
région ptérique; beaucoup plus fréquemment que les crânes d'Européens.Chez les crânes suisses qui ont été utilisés pour les comparaisons (voir plus loin), les proportions rencontrées
ont
été les suivantes:Types brachycéphales:
rr
crânes sur 50, soitle
zz o/o.Types dolichocéphales: 6 crânes sur 48, soit
le
rz,5o/o.Sur les onze crânes brachycéphales, six sont considérés comme masculins (rz %) et cinq comme féminins (ro %) ; sur les six crânes dolichocéphales,
il y
ena
quatrequi
sont masculins (S,:%) et
deuxqui
sont féminins (+,rZ%).En
bloquant les sexes dans les deux séries, nous obtenorrs lesproportions qrre voici:
Crânes masculins:
zo3%
Crânes féminins: r4,7 o/o Si nous comparons ces dernières valeurs à celles fournies par I'examen des crânes des Boschimans, Hottentotset
Griquas, nous constatons que ceux-ci I'emportent de beaucoup sur ceux-là. Mais si nous les comparons aux séries italiennes et françaises indiquées ci-dessus, nous constatons que les crânes suissesont
beaucoup plus souvent (t7 o/o contrerz
o/u) qlue les crânes italiens et français des interpositions wormiennes dans la région ptéric1ue.Et
nous nous proposons, à cause même de cette différence, de reprendre cet examen, mais enle
prolongeantsur
des séries beaucoup plus nombreuses, cafil
se pourrait parfaitement que ce résultat différentiel soit autre chose qu'une exacte expression morphologique: L1n simplefait
statistique.Le Double, parlant de l'os ptérique, dit qu'< on ignore encore positivement de quel côté
et
dans quel sexeil
se montre de préférence r.Pour ce qui touche aux crânes suisses,
la
réponse vient d'être donnée.Pour ce
qui
touche aux crânes des Boschimans, des Hottentotset
desGriquas, les chiffres indiqués dans le tableau 5 répondent à
la
premièrepartie de cette déclaration et les lignes ci-dessous à
la
dernière.Var'iations sexuelles chez les crû.nes d,es Boschimans, d,es Hottetrtots et d,es Gri.q.uas:
Boschimans.
Crânesmasculins
38,4%Crânes
féminins
6t,6 o/oGriquas.
Crânesmasculins 6o'/,
Crânes
féminins
40'ÂHottentots.
Crânesmasculins
5o'ACrânes
féminins
40 o/uRECHERCHES SUR LA RÉGION PTÉRIQUE 243
Si
nous n'avionsà
considérer que les crânes des Boschimans, notre conclusion serait celle-ci: les ptériques sont plus souvent représentés chez 1es crânes féminins (la différence sexuelle est même assez grande).Chez les Hottentots, les deux sexes montrent des présences égales.
Chez les Griquas ce Sont
-
au contraire de ce qu'ont montré les Boschi- mans--,
les crânes masculins qui accusentia
plus forte proportion d'os ptériques.Mais nous nous hâtons d'ajouter que nos séries sont composées par un
trop petit
nombre d'individus pour que ce résultat puisse être considéré comme dé{rnitii.En
réunissant lestrois
groupes ethniques, nous pouvonsdire
que lesproportions sont à peu près les mêmes dans les deux séries, un peu plus éler'ées chez les crânes férninins.
Ce résultat est inverse de celui que nous avons trouvé en étudiant les crânes suisses.
trt
Le l)oubledit
encore: (commel'ont
remarqué Stiedaet
Schlocker, son degré de fréquence marche de pair avecla
grandeur du cliamètre bi- temporal, c'est-à-dire avecla
brachycéphalie >.La
petlte série de crânes brachvcéphales suisses, consiclérés dans cette courte étude,ont
donné une proportion cl'os ptériques beaucoup plus grande que les crânes dolicho- cépliales. Mais notre série est numériquement très faibleet
cette obser- vation, avant que de devenir acceptable, devra être contrmée.Ficalbi a donné le nom c1'épiptériques types aux os wormiens qui sont articulés avec
le frontal, ie
pariétal, l'alisphénoideet le
squamosal du temporal.,Il
nous a semblé que ceux-là étaient, dans notre série, les plus nombreux. Les autres ne s'articulent pas avec les quatre os craniens en question. A ce propos, on pourra remarquer que dans le petit groupe cranien que nous examinons, c'est le frontal qui est le plus fréquemment en dehors de la connexion, et cela aussi bien du côté gauche que du côté droit. Nous avons sous les yeux plusieurs crânes de Boschimanset
un de Hottentot appartenant aux deux sexes qui présentent cette particularité.Il
nous aparu que, beaucoup plus rarement, c'est
le
temporalqui
n'entre pas en connexion. Nous ne voulons pas insister davantage,cal il
faudrait, pour établir une statistiqueutile
des divers cas qui peuvent se présenter, une série numériquement plus importante; maisil
est iertain qu'une l-echerche cle cette nature ne serait pas dénuée d'intérêt.On pourra voir, dans les quelques dessins que nous donnons (fig. z), des
types variés de cette position du
-
ou des-
os wormiens dela
région ptérir1ue.1
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c.Jni(, 11o1V 4.C.7. /1 è c.d,oié, Barh. D.4..5
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âb.".f,îfr.
t,nauihe.flct.l.c.y', g Flc. z'- Types divers d'os wormiens de Ia région ptériquo chez leÊ Bosohimms, Hottcntots ct Griquas.
- Dessins de Mno Seylan.
s
RECHERCHES SUR LA RÉGION PTÉRIQUE 245
Ficaldi avait divisé les os épiptériques en trois groupes, mais Le Double a augmenté le nombre de ces subdivisions.
Il
afait
remarquer que lorsqu'ily
a un seul os wormien enclavé d.ans la suture sphéno-pariétale,il
peut netoucher
ni
Iefrontal,
en avant,ni
le pariétal, en arrière,et
que ce seul ossicule peut encore présenter d'autres arrangements. Lorsqu'ily
a deux osptériques,
Le
Doub1e suppose cinq cas de présentation;et
les choses secompliquent encore, na.turellement, lorsqu'il
y
en a trois.Nous avons constaté ces mêmes complications sur les crânes de Boschi- mans, Hottentots
et
Griquas.Le
Double ajoutequ'il n'a
pasété fait
mention, à sa connaissance, de quatre os ptériques siégeant du même côté.Nous n'avons pas, non plus, trouvé ce type dans les deux séries que nous avons examinées, mais nous avons noté, sur plusieurs crânes,
la
présencede trois os ptériques.
Un crâne féminin de Griquas avait, du côté droit, trois wormiens allongés et relativement étroits, intercalés parallèlement entre le frontal et Ie tempo- ral.
Ils
touchaient tous les trois, par leurs plus petites étendues, d'un côtél'aile
du sphénoïde, de I'autre l'angle antérieur du pariétal (ce cas figure dans notre planche).Un
autre cas d'os ptériquetripartite
se présentait autrement(voir
aussi dansla
planche).L'os
wormien principalest
en relation avec les quatre os craniens; puis, en arrière de ce wormien principal, s'échelonnent deux autres os plus petits, disposésle
longde la
suture temporo-pariétale. Ces deuxlà
ne touchentni
lefrontal ni
le sphénoïde.Ilest bien certain que le problème des oswormiens du
ptérion-
et d'ailleurs, semble-t-il, de tous les os wormiens-
est loin d'être résolu. Sont-ilsvéri
tablement
-
comme le croient la plupart des anatomistes-
et des anthro-pologistes
-
les témoins d'une pénurie osseuse au moment d'une puissante croissance encéphalique ? L'extrême rareté des wormiens ptériques chez les Singes anthropomorphes, chez qui la pression cérébrale antérieure est loind'être
comparableà la nôtre,
est-elle une démonstration? Il
faudraitpouvoir porter beaucoup plus loin que nous ne l'avons
fait
jusqu'à présent nos investigations, les envisager non pas en vue d'une simple statistique, mais chercher leurs rapports avec tous les détails de l'architecture cranienne, oir nous lisons parfois assez bien lcs résultats dcs actions cncéphaliques.Avant que de passer à
la
comparaison que nous avons désirée avec des crânes suisses,il
paraît utile de résumer, en quelques lignes, les résultats qui viennent d'être.obtenus.Le type
r
(suture sphéno-pariétaie) s'est présenté fréquenrment dans nos séries, sans toutefois être aussi généralisé que chez les Européens étudiés par Hecker.246 EUGÈNE PITTARD ET MARTHE :F^AYRT-AZIZ SEYLAN
Le ptérion du type z, celui qui est désigné par cet auteur comme étant un type ancestral, est assez rare chez les Jaunes d'Afrique.
Pour ce qui concerne le type 3, Hecker indique, pour les Européens, un pourcentage
de
5%.
Chez nos Jaunes d'Afrique, cetype
semble être uniquement localisé chez les Boschimans.Le type 4
est, chez les Jaunes d'Afrique, sensiblement différent du pourcentage indiqué par Hecker pour les Européens. Nous avons trouvé, comme moyenne, chez les Boschimanset
.chez les Hottentots associés,les proportions suivantes:
Crânes masculins
Côté gauche Côié droit Côté gauche Côté droit
6,ss% u,og
o/o 25,74 % 23,47'/o.Nous laissons de côté 1es Griquas qui, par de nombreux caractères, se sont révélés manifestement difiérents, à
la
fois,et
des Hottentotset
des Boschimans.CoupenarsoNs AvEC DES CRANES surssEs.
Il
était intéressant de faire encore une autre comparaison. Les mêmes examenset
les mêmes mensur4tionsont
été efiectués sur des crânes de Brachycéphaleset
d.e Dolichocéphales suisses. Cette série se compose de:3r
crânes masculins brachycéphales,r9
crânes féminins brachycéphales, zB crânes masculins d.olichocéphales,2o crânes féminins dolichocéphales.
Nous reprenons, chez ces crânes suisses, l'examen des types de sutures comme nous l'avons fait,ci-d.essus pour les crânes des Boschimans, Hotten- tots et Griquas.
t.
Examen d,w typez
(suture sphéno-pariétalg).Sur les crânes d'Européens présentement considérés
la
suture sphéno- pariétale est beaucoup plus fréquente encore (sauf chez les crânes r1e Brachy- céphales féminins) que sur les crânes des Boschimans, des Hottentots etCrânes Iéminins
RECHERCHËS SUR'LA RÉGION PTÉRIgUE 247
des Griquas. On s'en rendra compte
par le
tableau suivant dans lequel nous'rappelons, entre'parenthèses, les valeurs des pourcentages chez les crânes des Boschimans.Tasr,Bau 6
Brachycéphales .
Dolichocéphales ,
go3 0Â
(8s,8) g2,B oÂ
go,3 0/o (rz,+) g2,B oÂ
7B,g o (8r,8) g5'o'A
73,6 0/o (zr,s) g5,o oÂ
Pour ce qui concerne les crânes brachycéphales: ils montrent un pour- centage égal à gauche et à droite, excepté chez les femmes qui ont, à gauche,
un
pourcentage plusforl
qu'à droite.Pour ce qui concerne les types dolichocéphales: les crânes masculins et féminins
ont
des,pourcentages plus élevés que les crânes brachycéphales (g2,8%
contre go,3 o/. surle
côté droit).En résumé, chez les crânes suisses, la suture sphéno-pariétale se présente bien plus souvent chez les types dolichocéphales que chez les types brachy- céphales.
Les dimensions absolues de
la
suture sphéno-pariétale s'échelonnent de 4 mm. à z5 mm. chez les Brachycéphales masculins et de 7 mm,àzr
mm.chez les crânes féminins ayant
la
même morphologie (chez ces derniers, on levoit,
I'étendue dela
variation est plus faible).Crânes féminins Crânes masculins
Côté droit Côté gauche Côté droit Côté, gauche
Tanlreu
7.Sutotr e sphéno-pariétal,e
-trN oo
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aH ts
z
z6 92,8 I 95
4 Bnl.cnvcÉprrlr-ps Surssps.
Côté droi.t cr. masculins cr. féminins
Côtë gawche:
cr. masculins cr. féminins
Dor-rcnocÉpnar.Es Strrssrs.
Côté d.roi.t:
cr. masculins cr. féminins
Côté gawche : cr. masculins
I
II
245221r22
I
II z8 r4
z8 r5
90,3 78'9
I I I
II 3IIII
23r2I2245r r3T.222
2tr
32r121223322I
13rr
I II
r9
21345r33r
92,895.
26
2 2 r.4 r 2 2 I I9
o//o
90,3 73,6 To-tal
Dir.nensions en millimètre
r 2 3 4 S 6 7 8 9ror.r1213141516t718x9202122.232425
cr. féminins
I
21
2l
II
RECHERCHES SUR LA RÉGION PTÉRIQUE 249 : Les dimensions mesurées chez les crânes 'dolichocéphales sont,
à
peu près, de même valeur que ci-dessus: elles s'échelonnent chez les hommes de 7 mm. à z3 mm. et chez les femmes dez
mm. àzz
mm.Nous avons construit, pour résumer, d'une façon synoptique, les dimen- sions de cette suture chez les crânes suisses, un tableau (no 7) semblable
à
ceux parus dans les pages précédentes. On verra que les valeûrs des dimensions considérées se montrent autrement que dans les précédents tableaux. Entre, 6 mm.et
zo mm.il y
a une véritable concentration des crânes, aussi bien masculins que féminins, et aussi bien pour ce qui touche au côté gauche que ce qui touche au côtédroit
du crâne..z. Examen du type
z
(suture fronto-temporale).La
suture fronto-temporalen'a
été trouvée .que deuxfois,
des deux côtés du crâne, chezun
crâne féminin brachycéphale.3. Examen d,u type 3 (pcint ptérique).
Le point ptérique n'a pas été rencontré, pas plus sur des crânes brachy- céphales que sur des crânes dolichocéphales.
4. Exarnem clw type
4
(os ptériques ou wormiens).Les os wormiens de la région ptérique sont plus fréquents chez les Brachy- céphales suisses que chez les Dolichocéphales du même groupe ethnique, et cela aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Le
fait
est remar- quable pour ce qui concerne le côté droit du crâne chez les femmes brachy- céphales, ainsiqu'il
appert du tableau suivant:Tenr.Bau B.
Crânes gHsculins Crânes féminins
côté gâuahe Côté droit Côté gauche Côté droit
BrachycéphaJes Dolichocéphales
9,67 o/n 7,r4 0/o
9,6z o/o 7 'r4 "/o
ro,5 0/o 5'o "/o
4,8'/,
5'o o/o
La proportion, très faible (5 o/o), rencontrée chez les.femmes dolichocé- phales s'explique par le chifire très élevé (gS %) qu'elles ont ofiert lors de la statistique de la suture sphéno-pariétale.
250 EUGùNE PITTARD ET MARTHE HAYRI-AZIZ SEYLAN
C'est chez les crânes brachycéphales surtout que nous avons trouvé des os \Mormieni de très grandes dimensions; nous avons,
par
exemple, mesuréles
surfaces suivantes: 20 mm.x
16mm.;
28mm. x
rg mm.;r7 mm. X
27 mm.RÉsulrÉ.
r.
Pour ce qui concerne les sutwres sphéno-'fariétales :Nous pouvons
dire,
en comparant les crânes suissesaux
crânes des Jaunes d'Airique que ces derrriers orrt les lorrgueurs de Ia s' ture sphéno- pariétale moins développées que celles trouvées sur les crânes suisses-
queceux-ci soient brachycéphales ou dolichocéphales. LesBoschimans,les Hotten- tots et les Griquas nous donnent, pour
la
dimension de cette suture, des valeurs maxima de 19 mm. et, même (une seule fois, crâne féminin Hotten- tot), de 22 n-tm.; tandis que chez les crânes suisses nous trouvons fréquem- ment des longueurs allant jusqu'à z5 mm.'
Hâtons-nous d'ajouter que nous avons là des mesures absolues. II faudraitles examiner en relation avec les autres <limensions du crâne. Cette recherche serait intéressante
à
entreprendre.Si nous comparons entre eux les difiérents groupes examinés ci-dessus
-
crânes suisseset
crânes Boschimans, Hottentotset
Griquas-
nousconstatons que les crânes dolichocéphales
-
aussi bien les crânes mas-culins que les crânes féminins
--
ont un pourcentage de la suture sphéno- pariétale beaucoup plus élevé que les autres types craniens.Cette srrture sphéno-pariétale para.ît être, chez les Suisses, la suture type.
Chez les femmes dolichocéphales suisses
on
trouvele
pourcentage leplus élevé de cette suture, soit 95
'Â. C"
chiffre pourrait être opposé à celui cles femmes hottentotes qui, elles, ont le pourcentage le moins élevé,soit 66 o/o.
Chez les hommes, nous voyons que les Gri<pas présentent une dissymétrie très prononcée. Sur le côté gauche, nous ne trouvons qu'un pourcentage de 62,5 o/o
- l"
plus faible de tous les crânes examinés par nous-
et, ducôté droit, un chiffre dépassant le pourcentage des autres crânes africains, masculins
et
féminins,soit
87,5 o/o.z. Pour ce qui concerne la suture fronto-temporale:
Cette suture manque chez les crânes féminins des trois groupes de Jaunes ici considérés. Elle ne peut être signalée que chez les crânes masculins des Boschimans et des Hottentots (proportion maximum (Hottentots) rz,5o/o).
RECHERCHES SUR LA nÉCrON
nrÉnrgUn
25r Dans l'ensemble des Jaunes d'Afrique, le pourcentage de cette suture estde 8,Bo/o; inférieur à celui
(u à
tzo/o environ) indiquépar
Hecker (chezles Noirs) .
Nous avons été intéressés cle tronver, sur rles crânes de femmes suisses,
cette suture fronto-temporale que Hecker considère comme présentant un type ancestral.
3. Powr ce quà concerne le point ptériqwe:
D'après nos résultats, Ie
point
ptériquedoit
être considéré comme unfait
exceptionnelIl
n'a été rencontré que chez les crânes des Boschimans et une fois chez les crânes des Griquas.Il
n'a pas été relevé sur les crânes suisses.4.
Pour ce qwi concerne le ow les os ptér'iqwes (wormiens) :Les crânes des Jaunes d'Afrique montrent fréquemment des os wormiens dans cette région cranienne.
Enfin, de même que pour les longrreurs des strtures, nous avons trouvé les climensions des os wormiens les plus grandes sur les crânes srrisses.l Chez ces derniers, les os wormiens sont assez fréquemment présents dans la région ptérique,
et
plus souvent chez les crânes féminins que chez les crânes mascuiins.Généralement,
il n'y
en a qu'un. Nous en avons parfois trouvé deux et aussi trois dans la même suture et même ceux-ci peuvent être de grandeurs relativement considérables.Ils
doivent leur provenance soit à l'un, soit àl'autre des os cle la région ptérique; mais cette provenance exacte n'est pas
toujours facile
à
discerner.Les grandes variations que présente le ptérion sont presque uniquement dues à ces os supplémentaires; le tableau rfes wormiens nous l'a bien montré.
puand
ces ossicules existent,nous
avons constaté, en concornitance,la
rareté de la suture fronto-temporale.En
conclusir.)n nous porrvons rlonc dire qrte la. sttttrre fronto.temporale et le point ptérique-
considérés comme étant des variations de la région ptérique-
sont rares chez les crânes des Boschimans, des Hottentots et desGriquas. Les mêmes éléments anatomiques sont très rares
ou
complète- ment absents chez les crânes brachycéphaleset
dolichocéphales suisses.Quant allx os wormiens
ils
sont plus abondants dansla
série des crânes suisses (35 o/u environ) que chez les populations jaunes d'Afrique (zZ %).1 Le fait est naturel à cause de la diférence existant dans le développement général,