Mc 4:21 Kai; e[legen aujtoi'", Mhvti e[rcetai oJ luvcno"
i{na uJpo; to;n movdion teqh'/
h] uJpo; th;n klivnhn…
oujc i{na ejpi; th;n lucnivan teqh'/…
Mc 4:22 ouj gavr ejstin krupto;n eja;n mh; i{na fanerwqh'/, oujde; ejgevneto ajpovkrufon
ajll∆ i{na e[lqh/ eij" fanerovn.
Mc 4:23 ei[ ti" e[cei w\ta ajkouvein ajkouevtw.
Mc 4:21 Et il leur disait : La lampe vient-elle
pour être posée sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas
pour être posée sur le lampadaire ?
Mc 4:22 Car rien n'est caché sinon pour être manifesté et rien n'advient en cachette sinon pour devenir manifeste.
Mc 4:23 Si quelqu'un a des oreilles pour écouter qu'il écoute !
Gn 1:14 Et Dieu a dit :
Qu'adviennent des luminaires dans le firmament des cieux pour séparer entre le jour et la nuit et qu'ils adviennent pour être signes
et pour les temps et pour jours et années
Gn 1:15 et qu'ils adviennent pour être luminaires dans le firmament des cieux pour illuminer sur la terre
Et il est advenu ainsi.
Gn 1:16 Et Dieu a fait les deux luminaires grands le luminaire plus grand pour régir le jour et le luminaire plus petit pour régir la nuit - et les étoiles.
Gn 1:17 Et Dieu les a donnés dans le firmament des cieux, pour illuminer sur la terre
Gn 1:18 et pour régir dans le jour et dans la nuit et pour séparer entre la lumière et la ténèbre Gn 1:19 Et Dieu a vu : Cela est beau.
Et est advenu soir et est advenu matin : Jour quatrième.
Mt 13:10 Et s’avançant les appreneurs lui ont dit :
Pourquoi est-ce en comparaisons que tu leur parles ? Mt 13:11 Or répondant, il leur a dit :
A vous a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, mais à ceux-là cela n’a pas été donné.
Mt 13:12 Car celui qui a, on lui donnera et il aura en surabondance mais qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé.
«Une remarque pour commencer :
ces versets de Marc ont été en leur totalité éliminés par Matthieu.
(Il est vrai qu'on retrouve le v. 25 en Mt 13, mais transféré aux v. 10-17 qui correspondent à Mc 4:10-12 et remplissant une autre fonction : expliquer aux disciples pourquoi Jésus ne parle pas en paraboles. (sic ! ?)
Cette élimination … (est due) au fait que ces versets, parfaitement à leur place dans la thématique de Marc, sont étrangers à celle, tout autre, de Matthieu.
Il s'agit en effet ici de la perception et de la réception de la parole. (…) La question est la suivante :
La parole étant la parole porteuse du mystère du règne, qui ne peut être reçu que de ceux auxquels il est donné, que sera, pour l'homme interpellé par la parole, la condition de l'écoute ?
A cette question, l'évangéliste répond dans les v. 21-25 et il répond en deux temps.
vv. 21-23 : une double parabole sur la parole-parabole :
la lampe ne vient pas pour être aussitôt couverte d'un boisseau ou cachée sous un lit.
Christophe SENFT, L'évangile selon Marc, pp. 53-54
Mc 4:21a La lampe vient-elle …
“La lampe, c’est-à-dire le petit godet, ordinairement en terre cuite, qu’on plaçait sur un lampadaire, ordinairement en bronze, disposé pour recevoir une ou plusieurs lampes.” (LAGRANGE)
L'appel à l'écoute et l'écoute elle-même sont seconds par rapport à l'initiative de Dieu, la
«venue» de la lampe; l'indicatif précède l'impératif. la parole est en quelque sorte portée à la rencontre de l'homme, offerte à son attention, appelant ses questions, prête à se découvrir.
Cela étant, l'attention et l'écoute de l'homme ne sont pas son initiative autonome, mais sa r é - ponse devenue possible dans l'espace de liberté créé par la parole - ce qui est tout autre chose.
Mais c'est ainsi précisément que la responsabilité de l'homme est réellement engagée.
Les v. 21-22 sont suivis - logiquement - de l'appel : Si quelqu'un a des oreilles pour écouter qu'il écoute !
Et les v. 24-25 sont - tout aussi logiquement - précédés de l'appel : ils proclament l'importance décisive de la réponse, le redoutable sérieux de cette mise en liberté par la parole.
Car ici ce que l'homme fait est aussitôt dépassé, parce que c'est à Dieu qu'il a affaire - l'enjeu est sans mesure, parce qu'il s'agit du «mystère du règne». On gagne tout ou on perd tout. (…) L'écoute et la non-écoute sont l'une et l'autre possibles et se produisent l'une et l'autre dans l'espace ouvert et éclairé par la venue de la «lampe».
Christophe SENFT, L'évangile selon Marc, pp.53-54
l’âme, la conscience : ne pas perdre la lumière reçue (une veilleuse s’entretient) on ne peut “semer” sans garder cette lumière
“écoute” pour parvenir à la “vision” : la foi naît de l’écoute.
Ps 17:29 Car c’est Toi, ma lampe [
hw:–hy“ yrI¡ynE hT…àa'AyK
] [oJ luvcno" mou], YHVH ÷= TM 18 et YHVH éclaire [
H'yGIèy"
] [pour moi, ejklavmyei moi] ma ténèbre.Ps. 119:105
.ytiâb;ytin“li r/a%w“¤ Úr<–b;d“ yliàg“r"l]ArnE
Ps 118:105 Luvcno" toi'" posivn mou oJ lovgo" sou kai; fw'" tai'" trivboi" mou.
Ps 119:105 Lampe pour mes pieds, ta parole ÷ et lumière pour mes sentiers.
2Pe 1:19 Ainsi avons-nous, plus ferme, la parole prophétique,
à laquelle vous faites bien de prendre garde, comme à une lampe qui luit dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à poindre
et que l’Etoile du matin, se lève dans vos coeurs.
2Pe 1:20 D'abord, sachez-ceci :
aucune prophétie de l’Ecriture ne relève de l’interprétation privée.
2Pe 1:21 Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’est jamais parvenue une prophétie mais c’est poussés par le Souffle Saint que des hommes ont parlé de par Dieu.
2Co 3:18 Et nous tous qui, le visage dévoilé, réfléchissons la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, de gloire en gloire, comme de par le Seigneur Souffle.
Pro 20:27
.˜f,b…âAyrEd“j'AlK; cpe%jo¤ µd:–a; tmæ¢v]nI hw:hy“£ rnE∞
Pro 20:27 fw'" kurivou pnoh; ajnqrwvpwn, o}" ejreuna'/ tamiveia koiliva".
Pro 20:27 C’est une lampe [lumière] de YHVH que l'haleine de l’humain ÷
elle explore tout le tréfonds des entrailles [elle scrute les resserres du ventre].
1Co 2: 9 mais, selon qu’il est écrit (nous parlons de)
ce que l’œil n’a pas vu et que l’oreille n’a pas entendu Is 64:3 + Jr 3:16
ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment.
1Co 2:10 Or (c’est) à nous (que) Dieu l’a découvert {= révélé} par le Souffle ; le Souffle en effet scrute tout, jusqu’aux profondeurs de Dieu.
1Co 2:11 Qui donc entre les hommes sait les choses de l’homme, sinon le souffle/ esprit de l’homme qui est en lui ?
Ainsi personne ne connaît les choses de Dieu, sinon le Souffle de Dieu.
(lecture, pour la fête de St Barnabé, apôtre)
"Vous, vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau.
On la met sur le lampadaire et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison".
Le Seigneur avait appelé ses disciples sel de la terre, parce qu'ils ont relevé par la saveur de la sagesse céleste les coeurs humains affadis par le démon. Et maintenant, il les appelle lumière du monde, parce que éclairés par lui, qui est la lumière éternelle et véritable, ils sont devenus à leur tour une lumière dans les ténèbres.
Parce qu'il est lui-même le Soleil de Justice, il peut aussi appeler ses disciples lumière du monde; c'est par eux, comme par des rayons étincelants qu'il déverse la lumière de sa connaissance sur la terre entière; en effet, ils ont chassé les ténèbres de l'erreur loin du coeur des hommes, en montrant la lumière de la vérité.
Eclairés par eux, nous-mêmes, de ténèbres que nous étions, nous sommes devenus lumière, comme dit saint Paul : Autrefois, vous n'étiez que ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière; vivez comme des fils de la lumière. Et encore Vous n'appartenez pas à la nuit, ni aux ténèbres, vous êtes de fils de la lumière, des fils du jour. Saint Jean a eu raison d'affirmer dans sa lettre "Dieu est Lumière et celui qui demeure en Dieu est dans la lumière, comme il est lui-même dans la Lumière.
Aussi, puisque nous avons la joie d'être délivrés des ténèbres de l'erreur, nous devons vivre dans la lumière, comme des fils de lumière... Ce qui fait dire à l'apôtre : Parmi eux, vous apparaissez comme des sources de lumière dans le monde, vous qui portez la parole de Vie. Si nous n'agissons pas ainsi, on verra que, pour notre malheur comme pour celui des autres, nous couvrons et nous cachons par notre manque de foi comme par un voile les bienfaits de cette lumière si nécessaire. Aussi savons-nous, pour l'avoir lu dans l'Evangile, que nous encourons le châtiment mérité par celui qui avait reçu un talent pour lui faire gagner le ciel et qui a mieux aimé le cacher que de le confier à la banque.
C'est pourquoi, cette lampe resplendissante qui a été allumée pour servir à notre salut doit toujours briller en nous. Nous avons en effet la lampe du commandement céleste et de la grâce spirituelle, ce dont Dawid a témoigné ainsi : "Ta Parole est une lampe pour mes pas, une lumière pour ma route". Et Salomon a dit : "Le précepte de la Loi est une lampe."... Cette lampe de la loi et de la foi, nous ne devons donc pas la cacher, mais l'installer toujours dans l'Eglise comme sur le lampadaire, pour le salut d'un grand nombre, afin de jouir nous-mêmes de la lumière de sa vérité et d'en éclairer tous les croyants.
Chromace d'Aquilée (IVe s.)
Homélie sur l'Evangile de Matthieu. 5
"Chasse les ténèbres nocturnes de notre esprit, Seigneur, par la lumière diurne de ta connaissance, pour que notre esprit ainsi éclairé te serve par son r e - nouvellement dans la pureté.
"Lorsque le soleil entreprend sa course, les mortels commencent leur travail ; fais de nos esprits, Seigneur, une belle demeure pour ce jour qui ne connaît pas de déclin. Accorde-nous de voir en nous-mêmes la vie apportée par la résurrection et que rien ne détourne nos esprits de tes beautés. Imprime en nous, Seigneur, la trace de ce jour qui ne dépend pas du mouvement et de la course du soleil, en nous donnant de te rechercher assidûment."
EPHREM,
Homélie de fine et admonitione 3 au mercredi de la 28e semaine
"La lampe située sur le lampadaire, c'est la lumière du Père, la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde, notre Seigneur Jésus Christ. C'est à cause de notre chair, qu'il a prise de nous, qu'il s'est fait et qu'il a été appelé une lampe; c'est- à-dire qu'étant par nature la Sagesse et la Parole du père, il est proclamé dans l'Eglise de Dieu par la piété des croyants; il est exalté et manifesté devant les nations par la vie conforme à la vertu et fidèle aux commandements. C'est ainsi qu'il brille pour tous ceux qui sont dans la maison, autant dire dans le monde, comme lui-même, la Parole qui est Dieu, nous le dit dans l'Evangile : On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Il est évident que lui-même s'appelle une lampe, étant Dieu par nature et devenu chair selon l'économie du salut. ~
C'est là je crois ce que le grand Dawid a compris lorsqu'il appelle le Seigneur une lampe, en disant : Ta Parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur mon chemin.
Notre Sauveur et notre Dieu est celui qui dissipe les ténèbres de l'ignorance et du mal.
Voilà pourquoi il est appelé lampe dans l'Ecriture. Lui seul, en détruisant l'obscurité de l'ignorance et les ténèbres du mal, à la manière d'une lampe, est devenu pour tous le chemin du salut. Par la vertu et la connaissance, il mène vers le Père ceux qui veulent marcher grâce à lui sur le chemin de la justice, en observant les commandements divins.
Quant au lampadaire, c'est la sainte Eglise. C'est sur sa prédication que repose la Parole lumineuse de Dieu, qui éclaire tous ceux qui sont dans le monde comme dans une maison, par les rayons de la vérité, en remplissant tous les esprits de la parfaite connaissance de Dieu.~
La Parole ne supporte aucunement d'être gardée sous le boisseau. Elle veut être placée au sommet, sur la beauté grandiose de l'Eglise. En effet, si la Parole avait été gardée sous la lettre de la Loi, comme sous le boisseau, elle aurait privé tous les hommes de la Lumière éternelle. Elle n'aurait pas procuré la contemplation spirituelle à ceux qui s'efforcent de se dépouiller de la connaissance sensible comme mensongère et favorisant l'erreur, capable seulement de percevoir la corruption naturelle aux réalités du corps. Mais la Parole est placée sur le lampadaire, lequel est l'Eglise, autrement dit le culte en esprit et en vérité, pour éclairer tous les hommes. ~
La lettre, en effet, si elle n'est pas comprise selon l'Esprit, n'a pas d'autre sens que celui qui est enfermé dans son expression, et elle ne permet pas à l'esprit d'atteindre le sens de ce qui est écrit. ~
La lampe, c'est-à-dire la parole qui allume la flamme de la connaissance, ne la plaçons pas sous le boisseau, par notre pensée et notre pratique. Alors nous ne serons pas condamnés pour avoir étouffé sous la lettre la force incompréhensible de la Sa- gesse. Plaçons-la sur le lampadaire qu'est l'Eglise, au sommet de la véritable contemplation, qui fait flamboyer pour tous la lumière des vérités divines.
de MAXIME le CONFESSEUR, Lettre à Thalassius
Retrouver homélie Pierre CHRYSOLOGUE (pas dans Livre des Jours)
Après avoir répondu aux questions de ses disciples et leur avoir exposé le sens de cette parabole, le Sauveur ajoute : Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseau ? C’est-à-dire : j’ai proposé cette parabole, non pour que le sens en demeurât énigmatique et caché, comme une lampe placée sous un boisseau ou sous le lit, mais pour en faire connaître le sens à ceux qui en sont dignes. Cette lampe, c’est la nature spirituelle et intelligente qui est en nous 1 et qui selon la mesure de sa flamme projette ou une lumière éclatante ou une lueur indécise. Elle ne tarde pas à s’éteindre complètement si on néglige les méditations sérieuses, propres à entretenir dans cette lampe spirituelle la lumière et les pieux souvenirs”
Jean CHRYSOSTOME, Catena.
La lampe, c'est la parole à propos des trois semences.
Le boisseau ou le lit, qui la recouvre, c'est l'écoute de ceux qui n'obéissent point.
Le lampadaire, ce sont les apôtres, que la Parole de Dieu cachée et mystérieuse°
a illuminés. C'est une comparaison à propos de chacune des semences.
Elle est vraiment manifestée lorsque le Seigneur en fait le commentaire 2.
PSEUDO-JÉROME, Expositio.
Que la lampe ne soit point cachée sous le boisseau, ni sous le lit, c’est-à-dire dans les plaisirs de la table et de l’oisiveté ; car l’homme esclave de la sensualité ou de la paresse ne sera jamais une lampe propre à répandre la lumière autour d’elle.
Tous les actes de notre vie passée, soit bons, soit mauvais, arrivent à la connaissance du public dans le temps présent, à plus forte raison dans la vie future.
Quoi de plus caché que Dieu ?
Et cependant, il s’est manifesté lui-même dans notre nature humaine.
THEOPHYLACTE, Catena.
Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert. Ne rougissez pas de l’Evangile, mais, au milieu des ténèbres des persécutions, élevez bien haut la lumière de la parole divine sur le lampadaire de votre corps et conservez profondément imprimé en votre âme le souvenir de ce jour où le Seigneur lui-même éclairera ce qui est caché dans les ténèbres.
BEDE, Catena.
1Co 4: 1 Que (tout) homme nous compte° ainsi :
comme des auxiliaires de Messie/Christ et des intendants des mystères de Dieu.
1Co 4: 2 Or ce qu’en fin de compte on demande à des intendants, c’est que chacun soit trouvé fidèle.
1Co 4: 3 Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain, Bien plus, je ne me juge pas moi-même.
1Co 4: 4 Ma conscience, il est vrai, ne me reproche rien,
mais je ne suis pas justifié pour autant : mon juge, c’est le Seigneur.
1Co 4: 5 Ainsi donc, ne jugez rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur
qui illuminera {= mettra-en-lumière} les secrets de la ténèbre et qui manifestera les conseils {= desseins} des cœurs ; et alors, chacun recevra de Dieu sa louange / éloge.
1 C’est à dire le nou",
comme il le fait remarquer ailleurs en expliquant le verset de Mt : La lampe de votre corps, c’est l’oeil.
2 NB ici, au lieu du "tegens" de Migne, le texte de la Catena corrige "aut lectum"; au lieu de "absconditum et occultum" : "unde sequitur : non est enim aliquid absconditum". "Absconditum et occultum" parabola seminis est.
fanerow : manifester
Mc 4:22 Car rien n'est caché sinon pour être manifesté
Mc 16:12 après cela à deux d'entre eux qui marchaient et qui allaient au champ Il s'est manifesté sous une autre forme...
Mc 16:14 A eux enfin, aux Onze, qui étaient à table,
Il s'est manifesté et il a blâmé leur non-foi et leur dureté de coeur.
fanero" (poieô) : (rendre) manifeste = manifester
Mc 3:12 Et il les rabrouait beaucoup pour qu'ils ne le manifestent pas
fanero" (erchomai) : (devenir) manifeste
Mc 4:22 et rien n'arrive en cachette sinon pour devenir manifeste
fanero" (ginomai) : (devenir) illustre, célèbre Mc 6:14 Et le roi Hèrôdès l'a entendu, car son nom était devenu illustre
1Co 3:10 selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée,
tel un sage {= bon} architecte, j’ai posé le fondement;
un autre construit dessus.
Mais que chacun prenne garde à la manière dont il construit.
1Co 3:11 De fondement, en effet, nul ne peut en disposer° d’autre
que celui qui s’y trouve, c’est-à-dire Yeshou‘a, Messie / Jésus, Christ.
1Co 3:12 Que si sur ce fondement on construit
avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, de l'herbe {= du foin}, du chaume {= de la paille},
1Co 3:13 l’œuvre de chacun deviendra manifeste ;
le Jour en effet l’indiquera, car cela se découvrira {= révèlera} par le feu et ce que vaut l’œuvre de chacun, c’est ce feu même qui [[l']] éprouvera.
1Co 3:14 Si l’œuvre construite sur le fondement subsiste, il recevra un salaire ;
1Co 3:15 Si son œuvre est consumée, il en subira le préjudice.
Quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu. 3
1Co 3:16 Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire 4 de Dieu et que le Souffle de Dieu habite en vous ?
1Co 3:17 Si quelqu’un détruit °5 le sanctuaire de Dieu, celui-là, Dieu le détruira°.
Car le sanctuaire de Dieu est saint et c’est ce que vous êtes 6.
3 Comparer Si 14:19.
4 nao;", c’est “la partie du Temple (hiéron ) où Dieu réside”, “le Temple en tant que lieu saint”, le “sanctuaire”, le “choeur”;
“cette distinction n’est pas toujours respectée par les traductions” (Dict. du N. T.) ;
elle l’a été par B. FRINKING dans Marc (14:58; 15:29 & 38) et je m’efforce de la conserver, sans l’imposer ! 5 “endommage” serait plus exact, mais l’utilisation du même mot à la ligne suivante ne le permet guère.
6 Certains comprennent “et vous êtes le sanctuaire ”, d’autres “et vous êtes saints ” ;
la traduction littérale “et c’est ce que vous êtes” reste ouverte et permet les deux lectures, qui ne s’excluent pas !
tension entre la vie présente, l’incarnation et la manifestation dans la gloire :
Rm 8:22 Nous savons en effet que, jusqu’à maintenant,
toute la création soupire-ensemble dans les douleurs de l’enfantement.
Rm 8:23 Elle n’est pas seule
nous aussi, qui possédons les prémices du Souffle
nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes dans l’attente de l’adoption, du rachat de notre corps.
Rm 8:24 Car c’est en espérance que nous avons été sauvés ;
or, voir (l'objet de son) espérance, ce n’est pas de l’espérance : ce que l’on voit, comment l’espérer encore ?
Rm 8:25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec constance.
1Co 13:12 Car nous voyons à présent dans un miroir, en énigme {= d’une manière obscure}
mais alors, ce sera face à face ; maintenant je connais en partie
mais alors, je connaîtrai comme je suis connu.
2Co 3: 7 Or, si le service de la mort, gravé en lettres sur des pierres, s’est trouvé à ce point glorieux
que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les yeux sur la face de Moïse à cause de la gloire de sa face, vouée à l’abolition,
2Co 3: 8 comment le service du Souffle ne serait-il pas plus glorieux ?
2Co 3:15 Mais jusqu’à ce jour, chaque fois qu’on lit Moïse, un voile est disposé° sur leur cœur.
2Co 3:16 C’est quand on se tourne vers le Seigneur que le voile est enlevé.
2Co 3:17 Or, le Seigneur, c’est le Souffle ;
et où est le Souffle du Seigneur, là est la liberté.
2Co 3:18 Et nous tous qui, le visage dévoilé, réfléchissons la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, de gloire en gloire, comme de par le Seigneur Souffle.
2Co 4: 1 Voilà pourquoi,
investis de ce service, à la mesure dont on a eu-pitié (de nous), nous ne nous décourageons pas,
2Co 4: 2 mais nous avons congédié {= répudié} les secrets de la honte,
ne nous conduisant pas avec astuce et ne falsifiant pas la parole de Dieu ; au contraire, par la manifestation de la vérité,
nous nous recommandons à toute conscience humaine devant Dieu.
2Co 4: 3 Que si notre Annonce-Heureuse est voilée,
c'est pour ceux qui se perdent qu'elle est voilée,
2Co 4: 4 pour les sans-foi /in-fidèles {= non croyants}, dont le dieu de ce monde a aveuglé les pensées, afin qu'ils ne voient pas briller°
l’illumination {= la lumière} de l'Annonce-Heureuse de la gloire du Messie / Christ, qui est l'image de Dieu.
2Co 4: 5 Car ce n'est pas nous que nous proclamons, mais Messie, Yeshou‘a / Christ, Jésus, Seigneur ;
pour nous, nous sommes vos esclaves à cause de Yeshou‘a / Jésus.
2Co 4: 6 En effet, le Dieu qui a dit : Que de la ténèbre brille la lumière, est Celui qui a brillé dans nos cœurs,
pour l’illuminationde {= que les illumine} la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face de [[Yeshou‘a / Jésus]] Messie / Christ.
movdio" boisseau√ Me => med = mesurer, régler, prendre soin de
1. mesure pour les grains, boisseau de 16 setiers, le tiers d’une amphore ; ± 25 litres ;
non « pas un pot à grain, mais un petit meuble, une sorte de baquet de forme tronc conique, dont le fond est porté par trois ou quatre pieds et contenant la provision de blé nécessaire à la maison ; il peut servir de table ou de plat » (C. SPICQ, art. kruvpth)
2. mesure de longueur = 200 brasses (envergure des bras étendus)
Mt. 5:14 ÔUmei'" ejste to; fw'" tou' kovsmou.
ouj duvnatai povli" krubh'nai ejpavnw o[rou" keimevnh:
Mt. 5:15 oujde; kaivousin luvcnon kai; tiqevasin aujto;n uJpo; to;n movdion ajll∆ ejpi; th;n lucnivan,
kai; lavmpei pa'sin toi'" ejn th'/ oijkiva/.
Mt. 5:16 ou{tw" lamyavtw to; fw'" uJmw'n e[mprosqen tw'n ajnqrwvpwn, o{pw" i[dwsin uJmw'n ta; kala; e[rga
kai; doxavswsin to;n patevra uJmw'n to;n ejn toi'" oujranoi'".
Mt 5:14 Vous, vous êtes la lumière du monde ;
on ne peut pas cacher une ville quand elle est disposée° sur une montagne Mt 5:15 On n'allume pas non plus une lampe pour la mettre sous le boisseau
mais (on la met) sur le lampadaire
et elle brille pour ceux qui (sont) dans la maison.
Mt 5:16 Ainsi que brille votre lumière devant les hommes ; et les hommes verront ce que vous faites de beau
et rendront gloire à votre Père qui (est) dans les Cieux.
Mc 4:21 Kai; e[legen aujtoi'", Mhvti e[rcetai oJ luvcno"
i{na uJpo; to;n movdion teqh'/ h] uJpo; th;n klivnhn…
oujc i{na ejpi; th;n lucnivan teqh'/…
Mc 4:22 ouj gavr ejstin krupto;n eja;n mh; i{na fanerwqh'/,
oujde; ejgevneto ajpovkrufon ajll∆ i{na e[lqh/ eij" fanerovn.
Mc 4:23 ei[ ti" e[cei w\ta ajkouvein ajkouevtw.
Mc 4:21 Et il leur disait :
La lampe vient-elle pour être posée sous le boisseau ou sous le lit ? N'est-ce pas pour être posée sur le lampadaire ?
Mc 4:22 Car (rien) n'est caché sinon pour être manifesté
et rien n'advient en cachette sinon pour devenir° manifeste.
Mc 4:23 Si quelqu’un a des oreilles pour écouter, qu’il écoute!
Lc 8:16 Oujdei;" de; luvcnon a{ya"
kaluvptei aujto;n skeuvei h] uJpokavtw klivnh" tivqhsin, ajll∆ ejpi; lucniva" tivqhsin,
i{na oiJ eijsporeuovmenoi blevpwsin to; fw'".
Lc 8:17 ouj gavr ejstin krupto;n o} ouj fanero;n genhvsetai
oujde; ajpovkrufon o} ouj mh; gnwsqh'/ kai; eij" fanero;n e[lqh/.
Lc 8:18 blevpete ou\n pw'" ajkouvete:
o}" a]n ga;r e[ch/, doqhvsetai aujtw'/,
kai; o}" a]n mh; e[ch/, kai; o} dokei' e[cein ajrqhvsetai ajp∆ aujtou'.
Luc 8:16 Or personne, ayant allumé une lampe, (ne) la recouvre d'un objet
ou (ne la) met dessous une couche, mais il (la) met sur un lampadaire,
afin que ceux qui pénètrent regardent la lumière. (cf. 11:33)
Luc 8:17 Car rien n'est caché,
qui ne deviendra manifeste, et rien (n'advient) en cachette
qui ne sera connu et ne (de)viendra manifeste. (cf.12: 1)
Luc 8:18 Regardez donc / Prenez donc gardecomment vous entendez Car celui quiéventuellementaura, il lui sera donné ;
et celui qui éventuellement n’aura pas,
même ce qu'il pense avoir lui sera enlevé (cf. 19,26).
Lc 11:33 Oujdei;" luvcnon a{ya" eij" kruvpthn tivqhsin ªoujde; uJpo; to;n movdionº ajll∆ ejpi; th;n lucnivan, i{na oiJ eijsporeuovmenoi to; fw'" blevpwsin.
Lc 11:34 oJ luvcno" tou' swvmatov" ejstin oJ ojfqalmov" sou.
o{tan oJ ojfqalmov" sou aJplou'" h\/, kai; o{lon to; sw'mav sou fwteinovn ejstin: ejpa;n de;
ponhro;" h\/, kai; to; sw'mav sou skoteinovn.
Lc 11:35 skovpei ou\n mh; to; fw'" to; ejn soi; skovto" ejstivn.
Lc 11:36 eij ou\n to; sw'mav sou o{lon fwteinovn, mh; e[con mevro" ti skoteinovn, e[stai fwteino;n o{lon wJ" o{tan oJ luvcno" th'/ ajstraph'/ fwtivzh/ se.
Luc 11:33 Personne n’allume une lampe
JdA pour la mettre dans une cache 7 [ou sous le boisseau]
mais sur le lampadaire, pour que ceux qui pénètrent voient la lumière.
Luc 11:34 La lampe du corps, c’est ton œil.
Quand ton œil est simple, tout ton corps aussi est lumineux, mais s’il est mauvais, ton corps aussi (est) ténébreux.
Luc 11:35 Examine donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténébre ! Luc 11:36 Si donc tout ton corps, lumineux, n’a aucune part de ténébreux,
il sera tout entier lumineux, comme lorsque la lampe de son éclair t'illumine.
Luc 12: 1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée° par myriades, au point qu’on se piétinait
il s’est mis à dire, d’abord à ses appreneurs : Soyez attentifs à vous-mêmes
à propos du levain — c’est-à-dire de l’hypocrisie — des Pharisiens.
Lc 12: 2 Or rien n’est couvert {= voilé} qui ne sera découvert {= dé-voilé}, et rien n'est caché qui ne sera connu.
Luc 12: 3 Ainsi donc tout ce que vous avez dit dans la ténèbre en (pleine) lumière sera entendu ;
et ce que vous avez dit à l'oreille, dans les celliers / caves, (cela) sera proclamé sur les terrasses.
7 Cf. C. SPICQ, art. kruvpth.
En plus du NeR (lampe) de la MENORAH (lampadaire) il y avait le NeR TaMiD, ou NeR MaaRaBi (lampe occidentale), la lampe qui brûlait jour et nuit (Ex 27:20-21)
et à laquelle on empruntait la flamme pour allumer les lampes du lampadaire au crépuscule.
Tous les soirs le grand prêtre l'alimentait d'huile pour la nuit mais il ne s'éteignait pas au matin.
- bougie allumée la veille de Kippour et qui doit durer la plus grande partie de la journée.
- bougie allumée au chevet d'un homme qui quitte la vie et qui ne doit pas s'éteindre pendant les sept jours suivants (elle sera encore allumée chaque année, le jour anniversaire)
- la sortie du Shabbat est marquée par la bénédiction sur le vin, sur les parfums, sur la bougie allumée - l'accueil du Shabbat est marqué par l'allumage de deux bougies
"Pourquoi la miçvah d'allumer les bougies de Shabbat a-t-elle été donnée à la femme?
Rabbi Josué répond : Parce qu'elle a éteint l'âme du premier homme" (Gn Rabba 17,13) Elle a éteint une lumière au début de l'histoire; elle doit contribuer à la rallumer dans l'histoire.
Voir aussi : le relais des Néoménies : la lumière qui est transmise de relais en relais depuis Jérusalem.
M Sab16,7 On ne peut éteindre les lampes du Shabbat,
mais on peut les couvrir d'un boisseau s'il y a danger qu'elles mettent le feu.
Luc 12:49 Je suis venu jeter un feu sur la terre
et qu'est-ce que je veux, sinon que déjà il soit allumé ?
bSab 116a,b utilisation polémique anti-chrétienne.
166 - Imma Shalom, femme de R. Éliézer et sœur de Rabban Gamaliel, avait comme voisin un philosophe [116b] qui avait la réputation de ne pas recevoir de pot-de-vin 8.
Elle voulut l'éprouver. Elle alla le voir, lui offrit une lampe d'or et lui fit cette requête :
— Je voudrais hériter de la moitié des biens de mon père.
— Ce sera fait, lui répondit-il.
— Pourtant dans notre loi, une fille n'hérite pas s'il y a un fils vivant. -
— Depuis que vous [, Israélites,] avez été exilés, la loi de Moïse a été abrogée et une nouvelle loi vous a été donnée. Elle stipule que le fils et la fille ont le même droit à l'héritage de leur père.
Le lendemain, c'est [Rabban Gamaliel] qui vint lui apporter un âne de Lybie 9 en guise de cadeau.
— J'ai étudié plus avant, dit [le philosophe]. En fait, il est écrit: « Je ne suis pas venu pour abolir la loi de Moïse, ni pour y ajouter quoi que ce soit », et aussi « Une fille n'hérite pas quand il y a un fils ».
Imma Shalom revint et lui dit, faisant allusion à son propre cadeau :
— Que ta lumière t'éclaire comme une lampe.
— Un âne est venu et d'une ruade il a éteint la lampe, constata Rabban Gamaliel.
8 Ce philosophe était aussi un juge, apparemment.
9 Pour le dissuader de soutenir la cause de sa sœur.
bSab 28 [23b] R. Houna a dit :
Celui qui a coutume d’observer les règles relatives aux lampes (du Shabbat) aura pour descendance des disciples des Sages.
bSab [30b]
On appelle Ner une lampe; on appelle aussi l’âme Ner ; mieux vaut laisser s’éteindre la flamme d’une lampe humaine que celle du Saint, béni soit-Il. (R. Tanhoum)
bSab [32a]
Le Saint, béni soit-Il, a dit: (…) l'âme que je vous ai donnée se nomme Lumière et je vous ai avertis pour ce qui a trait aux lumières.
Si vous tenez compte de ces avertissements, tant mieux ; sinon, prenez garde ! je prendrai vos âmes. »
bSab 178 On enseigne que R. Yossi, le fils de R. Yehouda disait :
Le soir du Shabbat, deux anges du service escortent chaque homme de la synagogue à sa maison.
l’un est un bon ange, l’autre un ange de mal.
Lorsque, de retour chez lui l’homme trouve les lampes du Shabbat allumées, la table mise et le l i t préparé, le bon ange dit : “Puisse le Shabbat prochain être comme celui-ci !” Et le mauvais ange est obligé de répondre : Amen !
Mais si ce n’est pas le cas, le mauvais ange dit : “Puisse le Shabbat prochain être comme celui-ci ! ” Et l’ange de bien est obligé de répondre : Amen !
LA LAMPE c’est le Christ,
le lampadaire c’est l’homme / la communauté (Ap 1) la lumière du témoin (Moïse “lumineux”,
la communauté… que brille votre lumière devant les hommes”
la maison, l’Eglise le lit évoque la paresse, le boisseau c’est l’éteignoir le feu brûle pour le bien et le mal
Même les signes les plus spectaculaires ne feront rien pour qui n’écoute pas de façon à “entendre”.