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Calcul effectif d’une relation de B´ ezout

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Academic year: 2022

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(1)

DM de MPSI2

Corrig´ e de devoir non surveill´ e

Calcul effectif d’une relation de B´ ezout

1 Premi`ere m´ethode : contrairement `a la suivante, elle est constructive. Les polynˆomes Xn et (1−X)n sont premiers entre eux, car sans racine complexe commune : il existe un couple (U, V) de polynˆomes tels que U(1−X)n+V Xn = 1. Remarquons que pour tout polynˆomeA, (P, Q) = (U−AXn, V +A(1−X)n) est un autre couple de B´ezout pour ((1−X)n, Xn). On choisit pourAle quotient de la division euclidienne deU par Xn, de sorte que deg(P) < n. L’´egalit´e QXn = 1−(1−X)nP impose deg(QXn) < 2n, soit deg(Q) < n: l’existence est donc prouv´ee.

Si (P1, Q1) et (P2, Q2) conviennent, alors (1−X)n(P1−P2) = Xn(Q2−Q1). Le polynˆome Xn divise le produit (1−X)n(P1−P2) et est premier avec (1−X)n : d’apr`es le th´eor`eme de Gauss,Xn diviseP1−P2. Par ailleursP1−P2est de degr´en−1 au plus, ce qui forceP1−P2= 0, soitP1=P2. Il s’ensuit queXn(Q2−Q1) = 0, puis queQ1=Q2.

Remarque : en fait, l’algorithme d’Euclide fournit directement cet unique couple.

Seconde m´ethode :elle consiste `a introduire l’application lin´eaire ϕ : (Kn−1[X])2 → K2n−1[X]

(P, Q) 7→ (1−X)nP+XnQ

dont on v´erifie facilement l’injectivit´e en consid´erant son noyau. C’est une application lin´eaire injective entre es- paces vectoriels de mˆeme dimension finie, et elle est donc bijective. En particulier, 1 admet un unique ant´ec´edent parϕ.

2En composant `a droite par le polynˆome 1−X la relation (∗), il vient (1−(1−X))nP(1−X) + (1− X)nQ(1−X), soit

XnP(1−X) + (1−X)nQ(1−X).

Grˆace `a l’unicit´e du couple (P, Q), on peut affirmer que Q=P(1−X).

3En d´erivant la relation (∗), on obtient :

(1−X)n−1((1−X)P0−nP) =−Xn−1(XQ0+nQ).

Comme pr´ec´edemment, le th´eor`eme de Gauss permet d’affirmer queXn−1 divise (1−X)P0−nP. Ce dernier polynˆome ´etant de degr´en−1 au plus, il existe bien un scalaire λtel que (1−X)P0−nP=λXn−1.

4

a Il suffit d’´evaluer (∗∗) en 1.

b D’une part,

(1−X)P0−nP=−

n−1

X

k=0

(n+k)ak(X−1)k,

d’autre part,

λXn−1=−na0((X−1) + 1)n−1=−na0

n−1

X

k=0

n−1 k

(X−1)k.

Ces polynˆomes ´etant ´egaux, on en d´eduit, par unicit´e de la d´ecomposition dans la base des puissances de (X−1), le r´esultat cherch´e.

c Il suffit d’´evaluer (∗) en 0.

d En combinant les formules pr´ec´edentes, il vient

P =

n−1

P

k=0 1 n+k

n−1 k

(X−1)k

n−1

P

k=0 (−1)k

n+k n−1

k

.

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