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Sur la racine cubique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

G.-H. N IEVENGLOSKI Sur la racine cubique

Nouvelles annales de mathématiques 1

re

série, tome 10

(1851), p. 86-88

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1851_1_10__86_1>

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SUR LA RACINE ClIIIOit-

PAR M. G.-H. NIEVENGLOSKI.

Lorsqu'on a trouvé la partie a de la racine cubique, on est quelquefois obligé de faire des essais pour déter- miner le chiffre suivant; cela arrive notamment quand on cherche le second chiffre, car alors l'excès du quo- tient <ie la division par 3a2, sur ce chiffre, peut aller jusqu'à i/{.

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Pour abréger les essais infructueux, l'auteur d unTrailé d'Arithmétique, qui a paru l'an passé (*), démontre que si le chifîre trouvé a n'est pas inférieur à 3, en divisant par 3 a2 -f- 'ia au lieu de diviser par 3 a2, on obtient le chitlre cherché ou un chiffre trop faible. Et, plus loin, il ajoute expressément, si la partie trouvée a contient plus d'un chiffre, la division par 3 a2 4- 3 a a donnera certainement

un chiffre égal ou inférieur au chiffre cherché. »

Cette double assertion me paraît inexacte. En effet, la différence de deux cubes consécutifs est 3 a2 ~f- 3 a -4- i}

donc, en retranchant le cube, de la partie trouvée a , le reste peut bien être 3a2 -h 3 a , et, par conséquent, quels que soient les chiffres de la tranche abaissée, la division par 3a2 -f- 3 a peut donner le quotient i o , qui n'est certainement ni le chiffre cherché, ni inférieur au chiffre cherché.

L'exemple y i 24999999 peut servir de vérification.

D'après ce qui précède, il est aisé de voir que si l'on divise, non pas par 3 a2 -f- 3 a , mais par 3a2 -f- 3 a -f- 1, on obtiendra incontestablement le chiffre cherché ou un chiffre inférieur ; car

/;> 10,

donc

Le lecteur voudra observer que la règle que je pro- pose ne dépend point de la valeur de la partie trouvée a \ par conséquent, elle servira très-utilement pour détermi- ner le second chiffre de la racine, lequel chiffre expose souvent à plusieurs essais infructueux.

Qu'il me soit permis, en terminant, d'exprimer mon

(*) M. Brioi.

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( 8 8 )

regret de De pas voir, dans les Traités d'Arithmétique qui ont paru récemment, la méthode abrégée de l'extraction de la racine cubique. N'est-il pas rebutant de faire le cube de toute la partie trouvée de la racine, chaque fois que l'on veut déterminer un chiffre? etc—

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