Véolia Eau - AZUR environnement janvier 2014
Le Grand Narbonne
Dossier de révision de la DUP du système de captage, production et traitement de la commune de Narbonne.
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A. P
ILOTAGE DE LA PRODUCTION ET DE LA DISTRIBUTION1. Fonctionnement normal
En situation future et après la régularisation administrative du forage du Ratier, le fonctionnement « normal » de l’alimentation en eau potable de la commune de Narbonne sera réalisé de la manière suivante :
Puits de Moussoulens : Ils seront utilisés de manière prioritaire pour alimenter la quasi intégralité de la commune de Narbonne (hors secteur de Saint Jean Saint Pierre décrit ci-dessous) et les villages d’Armissan, de Vinassan, Salles d’Aude et Fleury d’Aude.
Le déclenchement marche et l’arrêt des pompes des puits de Moussoulens est commandé par le niveau d’eau dans les réservoirs de tête de Geyssières. Les réservoirs secondaires sont remplis à partir du réseau de distribution en aval des réservoirs de Geyssières, de façon gravitaire ou par l’intermédiaire de surpresseur.
Forage du Ratier : Le plan de la zone desservie est présenté à la page suivante.
Il sera utilisé de manière prioritaire pour alimenter le quartier de Saint Jean Saint Pierre qui présente actuellement des pressions trop faibles avec son alimentation depuis le réservoir de Geyssières (point d’interconnexion B maintenu ouvert + fermeture des vannes de secteur nécessaires pour isoler le quartier).
Il sera également utilisé en secours pour alimenter l’ensemble de la commune de Narbonne (point d’interconnexion A maintenu fermé en fonctionnement normal, Cf.
paragraphe relatif au fonctionnement dégradé).
Le déclenchement marche et l’arrêt de la pompe du forage du Ratier sera commandé par le niveau d’eau dans le réservoir de Cap de Pla. Le détail de la zone de desserte (nom des rues) est présenté au paragraphe VI.C.5.
Interconnexion BRL – Narbonne : Utilisation uniquement en cas de secours (ouvrage de sécurisation).
Des essais de fonctionnement de l’interconnexion BRL – Narbonne (surpresseur de Narbonne Plage) seront réalisés 3 fois par an pendant quelques heures. Ces essais permettront de maintenir un état de veille fonctionnel de l’interconnexion.
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2. Fonctionnement dégradé
Plusieurs cas de figure peuvent être envisagés : Cas n°1 : Casse d’un adducteur principal :
De l’unité de Moussoulens (conduite d’adduction entre les puits de Moussoulens et du réservoir de Geyssières ou en aval de Geyssières par exemple).
De l’unité du Ratier (conduite d’adduction entre le réservoir de Cap de Pla et la ville de Narbonne).
Cas n°2 : Pollution accidentelle ou diffuse : De l’unité de Moussoulens, De l’unité du Ratier
a) Casse d’un adducteur principal
En cas de casse d’un adducteur principal, des mesures seront prises pendant la période de réparation. Le délai de réparation dépendra notamment du lieu de la casse, de son accessibilité et de la disponibilité des pièces de raccordement nécessaire mais il peut être considéré qu’il sera de l’ordre de 24 heures.
Le fonctionnement dégradé suivant sera mis en place afin de prévenir les interruptions d’eau :
Dans un 1er temps : Utilisation en secours du forage du Ratier pour alimenter la commune de Narbonne. Le point d’interconnexion A sera ouvert. Ce forage pourra être utilisé sur la base de son débit maximum d’exploitation soit 300 m3/h (7 200 m3/j exceptionnellement).
Dans un second temps : Utilisation de l’interconnexion BRL – Narbonne qui permettra de fournir un débit complémentaire de 400 m3/h soit 9 600 m3/j.
Les logiques d’utilisation seront fonction des réserves disponibles au moment des casses dans les réservoirs et de la période de la casse (basse saison ou haute saison).
Le débit total qui pourra être mobilisé en secours de l’arrêt de la production de l’unité de Moussoulens (hors volumes d’eau dans les réservoirs au moment de la casse) sera de 16 800 m3/j permettant uniquement de couvrir les besoins journaliers moyens de la commune de Narbonne entre novembre et mars.
C’est pourquoi, afin de garantir au mieux l’alimentation en eau potable domestique des abonnés, des restrictions sur la consommation en eau potable pourront être mises en œuvre avec les prescriptions suivantes :
Activation d’une cellule de crise mise en place par les collectivités (Commune de Narbonne et Grand Narbonne).
Contact de l’exploitant avec les gros consommateurs industriels pour une réduction de leur consommation. Le contact fera référence au questionnaire qui aura été envoyé à chaque gros consommateur industriel par l’exploitant, ayant pour objectif de définir les modalités internes à chaque entreprise pour réduire sa consommation d’eau pendant une période de crise.
Les industriels suivants seront contactés en priorité (Cf. liste complète des gros consommateurs identifiés dans le RAD 2012 présentée au paragraphe III.C) :
Abattoirs de Narbonne, Béton de France, Comurhex, Gayraud,
Lafarge béton Sud Ouest, QRO,
Vignerons de la Méditerranée.
Prise d’un arrêté municipal (mesure ayant déjà été mise en œuvre dans un passé récent) interdisant les usages non domestiques (arrosage).
Les modalités de l’arrêté devront être diffusées par la mairie à l’ensemble des usagers en utilisant les moyens existants (publication téléphonique, mégaphone ou toute autre méthode de diffusion rapide).
Le cas échéant, les abonnés sensibles (dialysés + centres de soins) seront contactés par l’exploitant et des solutions seront établies au cas par cas. L’exploitant dispose de la liste des abonnés prioritaires qui est régulièrement tenue à jour.
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b) Pollution accidentelle ou diffuse de la ressource
Deux cas de pollution peuvent être dégagés :
Cas n°1 : Pollution générale sur tout le réseau de distribution Cas n°2 : Pollution localisée dans un quartier.
Cas n°1 : Pollution générale sur tout le réseau de distribution :
En fonction de la nature et de la quantité de pollution qui auront été détectées (Cf.
paragraphes relatifs aux moyens de surveillance et au suivi analytique), une analyse des possibilités de dilution devra être effectuée :
Dans le cas où une dilution s’avérerait possible et après autorisation de l’autorité sanitaire, l’unité du Ratier serait connectée au réseau de Narbonne ville (ouverture du point de connexion A) ainsi que l’unité de Puech Labade avec le déclenchement du surpresseur au besoin de Narbonne Plage.
Dans le cas où la dilution ne pourrait être envisagée (pollution trop importante par exemple), la production de l’unité de Moussoulens serait interrompue. La procédure qui serait mise en place serait identique à celle détaillée dans le paragraphe « casse d’un adducteur de l’unité de Moussoulens », à savoir :
Dans un 1er temps : Utilisation en secours du forage du Ratier pour alimenter la commune de Narbonne. Le point d’interconnexion A sera ouvert. Ce forage pourra être utilisé sur la base de son débit maximum d’exploitation soit 300 m3/h (7 200 m3/j exceptionnellement).
Dans un second temps : Utilisation de l’interconnexion BRL – Narbonne qui permettra de fournir un débit complémentaire de 400 m3/h soit 9 600 m3/j.
Les logiques d’utilisation seront fonction des réserves disponibles au moment des casses dans les réservoirs et de la période de la casse (basse saison ou haute saison).
Des restrictions d’eau seraient rendues également nécessaires afin de couvrir au mieux les besoins domestiques en eau potable.
Cas n°2 : Pollution localisée dans un quartier :
En cas de pollution touchant un quartier spécifique (par siphonnage par exemple), ce quartier sera isolé.
Une cellule de crise sera mise en place afin notamment :
de recenser toutes les personnes souffrantes des symptômes décelés et de les prendre en charge,
d’informer la population concernée, de localiser le point de contamination,
Les usages et les utilisations de l‘eau seront soumis à la décision de l’autorité sanitaire.
B. M
OYENS DE SURVEILLANCEUn dispositif de suivi de la qualité de l’eau, présenté au paragraphe suivant, est mis en place pour contrôler la qualité de l’eau produite et distribuée.
Dans le cadre de la surveillance du système, des appareils de mesures de surveillance du réseau sont présents en plusieurs points du réseau :
- Turbidimètres au niveau des réservoirs de Geyssières et du forage du Ratier. Ils permettent d’analyser en continu le paramètre turbidité de l’eau mise en distribution.
- Suivi de la teneur résiduel de chlore en continu (analyseurs existants), au niveau du réservoir de Geyssière et au niveau du surpresseur de Lacoste. Un analyseur sera disposé à la sortie du réservoir du Ratier.
- Suivi de la teneur résiduel de chlore en continu, au niveau du réservoir de Geyssière et au niveau du surpresseur de Lacoste.
- Compteurs au niveau des réservoirs de Geyssières, Réveillon, Armissan HS, Radars, des ressources de Mousoulens et du forage du Ratier ainsi qu’au niveau des surpresseurs des Abrassous, de Lacoste, de la Corniche et de Beaumont.
- Dispositifs de télésurveillance des ouvrages : Alarme anti intrusion (réservoirs, captage),
Suivi des paramètres d’exploitation (Niveau d’eau dans les réservoirs, fonctionnement des pompes …).
Le Grand Narbonne et l’exploitant disposent d’un service d’astreinte 365 jours/an, 24h/24 pour intervenir ou faire intervenir des équipes adaptées en cas de problèmes sur les ouvrages et équipements du service d’eau potable.
Tous les équipements électriques font l’objet d’un contrôle de conformité électrique par un organisme de contrôle indépendant, mandaté par l’exploitant.
L’exploitant procède au lavage réglementaire des réservoirs pour limiter les risques de contamination bactériologique.
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- La recherche des pesticides et des nitrates doit être réalisée à l’amont immédiat des pertes des cours d’eau s’infiltrant dans l’aquifère karstique (Rec de Veyret, ruisseau des Tines, ruisseau de Villa de Fourgues) pendant une année suivant une fréquence trimestrielle en vue de localiser les apports de ces éléments polluants. Elle sera poursuivie les années suivantes avec une fréquence semestrielle pour contrôler l’efficacité de la mesure ci-dessus.
- Le suivi du piézomètre de Cap de Pla devra être assuré en permanence.
- La carte piézométrique de l’ensemble de l’aquifère karstique de Montlaurès soit actualisée en basse eaux dès la première année d’exploitation du forage F2 puis tous les 5 ans.
C. S
UIVI ANALYTIQUELa qualité de l’eau produite et mise en distribution fait l’objet d’un double contrôle : - Le contrôle officiel réalisé par l’autorité sanitaire (ARS 11).
- L’auto contrôle réalisé par l’exploitant. Celui dispose en effet d’un outil régional dédié au suivi de la qualité de l’eau des services d’eau potable exploités.
Le nombre et le type d’analyses réalisées sont détaillés dans le tableau suivant : Contrôle
sanitaire
Surveillance par le délégataire Nombre total de résultats d’analyse
Microbiologique 12 81
Physico-chimique 918 15
Deux réactifs sont utilisé actuellement pour le traitement de l’eau potable : - le Chlore Gazeux : au niveau des puits de Moussoulens
- l’hypochlorite de sodium : au niveau du surpresseur de Lacoste - la soude.
Le chlore est de nos jours le plus employé de tous les oxydants utilisés en désinfection.
La modicité de son coût, sa simplicité d’emploi, surtout dans les petites installations, et sa rémanence dans les réseaux d’alimentation, sont les arguments principaux de son utilisation.
La dissolution du chlore gazeux dans l’eau (Cl2) donne des ions chlorure (Cl-) et de l’acide hypochloreux (HClO) qui, lors d’élévation de pH, se dissocient pour former l’ion hypochlorite (ClO-).
La Javel, ou hypochlorite de chlore (NaOCl), est dosée après une dissolution préalable dans l’eau de service qui conduit à la formation d’acide hypochloreux (HClO-).
La soude caustique est utilisée pour augmenter le pH afin de s’approcher de l’équilibre de l’eau. La formule chimique NaOH correspond à la dénomination générale d’hydroxyde de sodium. La dissolution dans l’eau de l’hydroxyde de sodium s’appelle lessive de soude, qui est une solution aqueuse claire, incolore et visqueuse.