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dossier de révision de la DUP 2014 5a

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Le Grand Narbonne

Dossier de révision de la DUP du système de captage, production et traitement de la commune de Narbonne.

Page 79

A. F

ORAGE DU

R

ATIER

1. Occupation des sols

Source : HydroGéoconsult

L’utilisation des sols est établie à partir de l’image satellite de 2006 et des plus récents plans locaux d’urbanisme de Narbonne et Montredon des Corbières, reportée sur la figure suivante.

La garrigue occupe la grande majorité de la surface.

Au nord de la RD6113 (Parc de la Campane, Zone N3 du PLU), la garrigue est boisée ; depuis 1976, elle est un espace de détente, de découverte (éveil écologique des scolaires) et de loisirs.

Au sud, et sur les reliefs qui dominent le site de forage, la garrigue (espace boisé classé, zone N2 du PLU) est rayée d’un dense réseau de pistes destinées à la conduite sportive de véhicules tout terrain.

L’aire viticole se rétrécit continuellement, les friches s’installent et des variétés de la garrigue les colonisent lentement.

Par tranches, la ZAC de Montredon s’étend vers l’ouest et se heurte à la protection sanitaire des forages AEP de la Croix Blanche.

Presque en limite des communes, un axe nord-sud est réservé à la ligne nouvelle du TGV (programme d’intérêt général actuellement reporté à l’horizon 2030).

La figure suivante présente la vulnérabilité de l’aire d’alimentation du forage du Ratier (établi par HydroGéoconsult dans le cadre du dossier préliminaire à la DUP du forage du Ratier).

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Le Grand Narbonne

Dossier de révision de la DUP du système de captage, production et traitement de la commune de Narbonne. Page 80

Source : HydroGéoconsult, dossier préliminaire à la DUP du forage du Ratier

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Le Grand Narbonne

Dossier de révision de la DUP du système de captage, production et traitement de la commune de Narbonne.

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2. Sources de pollution potentielle

a) Inventaires Source : HydroGéoconsult

Les principaux foyers de pollution recensés au dernier trimestre 2010, localisés sur la figure suivante et susceptibles d’avoir un impact sur la qualité de l’eau prélevée sont les suivants :

La plate-forme de compostage Bio Terra.

Il s’agit d’une installation classée pour la protection de l’environnement, d’emprise 4,5 ha, destinée à fabriquer des composts à partir de déchets verts et de boues de station d’épuration collectives. Elle est autorisée pour 40 000t/an de boues et pour 20 000 t/an de broyage de bois non traité (valorisation énergétique).

Le forage du Ratier est implanté dans son enceinte entièrement clôturée et dans l’angle nord-est.

La plate-forme est composée d’un bâtiment couvert (9 620 m²), d’une bassin incendie (550 m²), d’aires de stockage et de biofiltres (9 580 m²) et de voiries/parking (8 150 m²).

Le site est isolé hydrauliquement des eaux ruisselant depuis l’amont, interceptées par un fossé Est tandis que le fossé ouest (sur la limite communale) reçoit les eaux pluviales du site (hors toitures) préalablement gérées et envoyées vers 3 débourbeurs déshuileurs spécifiques des voiries, aires de lavage/distribution du fioul et de stockage des déchets verts, compost mature et bois. Lors de pluies ordinaires, les flux traités sont envoyés à ce fossé pour 2 d’entre eux et vers une fosse à lixiviats pour le 3ième. Lors d’épisodes orageux, il reçoit toutes les surcharges via le by-pass de chaque débourbeur déshuileur.

Les fossés ouest et est aboutissent sur le carreau de la carrière de Cap de Pla.

Toutes les aires et la voirie sont imperméabilisées (enrobé).

A l’entrée du site, le bassin incendie de 710 m3, revêtu d’une géomembrane est prévu également pour servir en cas de pollution accidentelle.

Outre les débourbeurs déshuileurs, l’installation possède :

Une cuve de fioul enterrée double peau de 15 m3 équipée d’un détecteur de fuite.

Une cuve double enveloppe d’acide sulfurique de 1,5 m3 dans une cuve à égouttures de 300 l.

Une fosse à lixiviats des andains de 15 + 35 m en béton, régulièrement vidangée vers la station d’épuration e Narbonne.

Une fosse septique + filtre à sable vertical non drainé pour les eaux vannes des sanitaires.

Le site est raccordé au réseau d’eau potable de Narbonne, le forage F1 fournissant uniquement l’eau de process.

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La carrière de Cap de Pla

La carrière de graves argileuses, installation classée pour la protection de l’environnement, a également la fonction de bassin de retenue des eaux de crues du Rec de Veyret.

La carrière fut ouverte par la DDE vers 1970.

Il s’agit de matériau alluvo-colluvionnaire disposé en strates alternantes d’argiles, de limon argileux, de graves argileuses et de sables graveleux, généralement cimentées en tête, en variations de faciès latérales et verticales brutales. Epaisseur à l’origine 15-25 m.

La ville de Narbonne a acheté les terrains pour réaliser une rétention des eaux pluviales de Rec afin de protéger la ville des inondations. Un barrage écrêteur de crue est bâti en 1980, juste en amont du pont de la rocade, avec une vanne mobile et pertuis pour assurer un débit de fuite de 0 à 16 m3/s, l’objectif étant la protection contre les crues de période de retour 100 ans.

En 1997, un chenal est terrassé en limite nord de la carrière pour canaliser les eaux du Rec à hauteur de 16 m3/s.

L’exploitation de la carrière par la ville est autorisée par l’arrêté préfectoral n°2001-0253 du 25 mai 2001. Par arrêté préfectoral complémentaire n° 2003-2584 du 18 septembre 2003 l’autorisation d’exploiter est transférée à la société Lavoye et Fils. Durée d’extraction prévue : 30 ans.

L’emprise finale projetée de la carrière (crête et talus) représenterait 20 ha, confrontée à Bio Terra sur toute la longueur de l’installation, et le carreau 10 ha, portant la capacité du bassin de retenue à 1 250 000 m3.

Actuellement, le front d’extraction ouest a atteint la limite communale. Il est arrêté à une centaine de mètres de l’entrée de Bio Terra et à un peu moins de 200 m du forage.

Interruption à ce niveau demandée à la ville de façon à préserver al couverture protectrice de l’aquifère karstique, de sorte que la capacité de retenue de la carrière est jugée moitié moindre que le projet.

La carrière constitue une source potentielle majeure de pollution de la nappe karstique parce que le niveau de la nappe karstique peut y être atteint très rapidement par une pollution.

En effet, dans plus de la moitié ouest de la carrière, l’épaisseur de la couverture colluvio- alluviale plus ou moins argileuse de l’aquifère karstique n’est que de 0,5 à 5 m, du fait de l’exploitation, alors qu’elle atteint 15 m à l’extrême est au niveau du barrage.

Une pollution peu se produire dans la carrière :

Soit en relation avec son activité (fuite d’hydrocarbures…).

Soit à l’arrivée des eaux de ruissellement suivantes : Les eaux pluviales de la plate-forme Bio Terra.

Le Rec de Veyret drainant les eaux pluviales des vignaes, de la zone d’activité de la Plaine et plus en amont des carrières de Mont Grand et de Contadou.

Le ruisseau de la Maïre, émissaire du rejet de la station d’épuration de Montredon.

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Le Grand Narbonne

Dossier de révision de la DUP du système de captage, production et traitement de la commune de Narbonne.

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Zone de sports motorisés

Cette zone ouverte à la pratique de sports motorisés tout terrain est située sur le versant calcaire abrupt très accidenté, à rochers saillants, dominant la carrière de Cap de Pla.

Elle est ainsi exposée aux risques de casse des engins, entraînant le déversement des hydrocarbures de leurs réservoirs qui peuvent alors s’infiltrer rapidement vers la nappe du karst.

Voie de communication

La route d’accès à Bio Terra est empruntée quotidiennement par 42 navettes dont 34 poids lourds et le risque de pollution accidentelle de la nappe du karst est en rapport avec le fioul transporté plus qu’avec les déchets verts.

Le trafic de la RD6113 en 2006 au pont de Montredon était de 25 029 véhicules par jour dont 8,9% de poids lourds. Celui de la rocade est estimé à 20 000 véhicules/jour. Aucune données sur celui de la voie ferrée.

Rejet pluvial de la zone d’activité de la Plaine à Montredon

Tout ou partie des eaux pluviales de la zone d’activité aboutit à une section de 200 m du cours du Rec de Veyret dans le lit duquel le calcaire fissuré affleure. Toutefois, une vanne martelière permet de contrôler le rejet du fossé dans le cours d’eau et de contenir une pollution accidentelle.

Les entreprises présentes dans cette zone ont été invitées par le Grand Narbonne à mettre en conformité avec la réglementation leurs stockages de déchets dangereux et à installer des séparateurs à hydrocarbures.

Station service Dyneff

Le toit de l’aquifère est estimé à 15 mètres de profondeur sous un recouvrement quartenaire semi-perméable à perméable. Les cuves (4 de 60 m3) pour les essences et une de 20 m3 pour le fuel) sont enterrées sous double enveloppe. Leur test a lieu tous les 5 ans.

Ruisseau de la Maïre et rejet de la station d’épuration des eaux usées de Montredon

Le rejet de la station d’épuration de Montredon qui présente des très forts rendements d’épuration s’infiltre sur 700 m puis réapparait sur 1 450 m dans le lit du ruisseau de la Maïre dans lequel il semble s’auto-épurer par lagunage puisque à l’entrée du passage du ruisseau sous la voie ferrée, l’eau est limpide et inodore, ce qui n’empêche pas la présence possible de pesticides.

A sa sortie de ce passage, le ruisseau entre dans la carrière de Cap de Pla et rejoint le chenal du Rec de Veyret qui est à sec en étiage.

En basses eaux, avec un débit de seulement 20 à 30 m3/h, le ruisseau s’infiltre dans l’enrochement mais après un épisode pluvieux de plus de 50 mm, son écoulement toujours limpide est évacué par le chenal.

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Assainissements individuels

Le seul dispositif de ce genre constituant une source potentielle de pollution est celui de l’habitation « le Ratier » à 200 m à l’aval du forage F2, s’il n’est pas conforme à la réglementation.

Cavités karstiques pénétrables

De très faibles développements. Les plus proches à 600 m et 900 m du forage.

La figure suivante présente la localisation des sources de pollution potentielles du forage du Ratier (établi par HydroGéoconsult dans le cadre du dossier préliminaire à la DUP du forage du Ratier).

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Le Grand Narbonne

Dossier de révision de la DUP du système de captage, production et traitement de la commune de Narbonne. Page 85

Source : HydroGéoconsult, dossier préliminaire à la DUP du forage du Ratier

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b) Hiérarchisation

L’évaluation des risques résulte des facteurs suivants : La vulnérabilité de l’aquifère,

La récurrence de l’aléa, La localisation de l’aléa.

Le tableau de synthèse de la hiérarchisation des risques est le suivant (établi fin 2010) :

Références

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