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y •RÉSULTATS D'ENSEMENCEMENTS I DE SAUMON ATLANTIQUE
(Salmo salar)
ISSUS DE GENITEURS
RECONDITIONNÉS
par
Luc Desjardins
Février 1989
Québec
Direction de la gestion des espèces et des habitats
RÉSULTATS D'ENSEMENCEMENTS D'ALEVINS DE SAUMON ATLANTIQUE (Saimo salar)
ISSUS DE GÉNITEURS REOONDITIONNÉS
par
Luc Desjardins
Société pour la restauration du saumon de la baie des Chaleurs
Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Québec, février 1989
Rapport technique
Référence à c i t e r :
DESJARDINS, L. 1989. Résultats d'ensemencements d'alevins de Saumon a t l a n t i q u e (Saljmo s a l a r ) issus de g é n i t e u r s r e c o n d i t i o n n é s . Société pour l a r e s t a u r a t i o n du saumon de la baie des Chaleurs, pour le ministère du L o i s i r , de la Chasse et de la Pêche du Québec, Direction de la gestion des espèces et des habitats, Québec. 29 p.
Dépôt légal
Bibliothèque Nationale du Québec 1e r trimestre 1989
ISBN 2-550-19567-1
RÉSUMÉ
A l'automne 1986, 44 371 oeufs de Saumon atlantique issus de saumons reconditionnés pour une deuxième année consécutive ont été placés dans un incubateur à courant ascendant. Quatre-vingt pour cent des oeufs parviennent à l'éclosion et 74 % de ces alevins émergent. Ils sont ensuite déversés dans la rivière Duval, tributaire de la rivière Bonaventure, dans un secteur que le Saumon sauvage ne peut atteindre à cause de chutes infranchissables. Entre le 9 et le 26 juin 1987, 25 000 alevins ont été ensemencés à raison de 37,8 individus par 100 m
2sur une superficie de 66 300 m
2. Le 31 août et le 1
erseptembre 1987,
une pêche électrique est effectuée à huit stations et révèle que le
taux de survie des poissons depuis le déversement se situe à 91 % et
que les tacons ont une longueur moyenne de 60,8 mm.
TABLE DES MATIERES
RÉSUMÉ i i i TABLE DES MATIERES v LISTE DES TABLEAUX vi i LISTE DES FIGURES ix
1. INTRODUCTION 1 2. MATÉRIEL ET MÉTHODES 3 2.1 Incubation 3 2.2 Ensemencements 3 2=3 Pêche électrique et évaluation du taux de survie 8 3. RÉSULTATS 10 3.1 Incubation , 10 3.1.1 Mortal ité des oeufs 10 3.2 Émergence des alevins 14 3.3 Ensemencements 14 3.3.1 Résultats des ensemencements 14 3.3.2 Température de l'eau dans la rivière 14 3.3.3 Caractéristiques physiques des stations d'en-
semencement 14 3.3.4 Taille des alevins .. 19 3.4 Pêche électrique 19 3.4.1 Résultats de la pêche 19 3.4.2 Taux de survie 19 4. DISCUSSION 23 4.1 Incubation 23 4.2 Émergence 23 4.3 Ensemencement et taux de survie 24
TABLE DES MATIERES (suite)
5. CONCLUSION ..'.. 26
REMERCIEMENTS 27
LISTE DES RÉFÉRENCES 28
ANNEXE .... 29
vn
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 Température de l'eau ( °C) du début de l'incuba- tion jusqu'à la fin de l'émergence dans l'in- cubateur à courant ascendant, ruisseau Cul lens,
hiver 1986/87 12 Tableau 2 Mortalité des oeufs dans l'incubateur à courant
ascendant durant 1'hiver 1986/87 13 Tableau 3 Emergence des alevins de Saumon atlantique
déposés dans un incubateur à courant ascendant,
ruisseau Cullens 15 Tableau 4 Ensemencements effectués dans la rivière Duval,
été 1987 17 Tableau 5 Caractéristiques physiques des huit stations
utilisées lors des ensemencements dans la rivière
Duval, été 1987 18 Tableau 6 Taille des alevins de Saumon atlantique prélevés
le 18 juin 1987 dans le bac de retenue, à la fin
de la résorption du sac vite!lin 20 Tableau 7 Résultats de la pêche électrique effectuée le
87-08-31 et le 87-09-01 dans la rivière Duval 21 Tableau 8 Taux de survie des tacons O+ prélevés lors de la
pêche électrique dans la rivière Duval 22
IX
LISTE DES FIGURES
Figure 1 Situation géographique de la rivière Duval 2 Figure 2 Schéma de l'incubateur à courant ascendant 4 Figure 3 Points d'accès et stations de relevés morphomé-
triques utilisés lors des ensemencements effec-
tués dans la rivière Duval, été 1987 6 Figure 4 Zones d'ensemencement dans la rivière Duval, été
1987 7
Figure 5 D i s t r i b u t i o n des oeufs dans l'incubateur à
courant ascendant 11
Figure 6 Emergence des a l e v i n s de Saumon a t l a n t i q u e
déposés dans un incubateur à courant ascendant . . 16
1. INTRODUCTION
Depuis 1983, l'Association des pêcheurs s p o r t i f s de la Bonaventure, puis la Société pour la restauration du saumon de la baie des Chaleurs, qui a p r i s la relève en janvier 1986, ont mis sur pied un programme de recherche sur le reconditionnement des saumons noirs dans un but de restauration de stocks de Saumon atlantique à partir d'ensemencements d'alevins.
L'incubateur à courant ascendant nous est apparu un o u t i l très intéres- sant pour l'incubation des oeufs p u i s q u ' i l o f f r a i t d i f f é r e n t s avan- tages: coûts abordables, f a c i l i t é d ' u t i l i s a t i o n et d ' e n t r e t i e n et par-dessus tout, i l nous permet, de par sa situation (Desjardins 1987), de mieux synchroniser V é c l o s i o n et l'ensemencement d'alevins non nourris avec le rythme thermique naturel du milieu récepteur.
Après avoir démontré q u ' i l est possible d'obtenir des produits sexuels v i a b l e s de saumons reconditionnés, nous voulons par c e t t e étude i l l u s t r e r que ces j u v é n i l e s sont de bonne q u a l i t é l o r s q u ' i l s sont ensemencés au stade d'alevins non nourris. Les alevins ensemencés dans l a r i v i è r e Duval ( t r i b u t a i r e de la r i v i è r e Bonaventure, f i g u r e 1) provenaient de saumons en second reconditionnement durant le printemps et l ' é t é 1986 (Desjardins 1986).
Figure 1. Situation géographique de la rivière Duval.
2 . MATÉRIEL ET MÉTHODES
2.1 Incubation
L'incubation s'est faite dans un incubateur à courant ascendant dont le fonctionnement est décrit en détail dans Desjardins (1987). Il s'agit d'un incubateur muni de trois compartiments et pouvant accueillir un total de 100 000 oeufs de Saumon (figure 2 ) . Le débit d'eau est de 50 litres par minute et les oeufs sont déposés sur des couches super- posées d'astro-turf.
Les oeufs de chaque femelle ont été placés sur des claies séparées, à des densités variables permettant ainsi de vérifier les taux de mor- talité d'une femelle à l'autre et d'une densité à l'autre.
Deux fois par semaine, durant toute l'incubation, les oeufs ont été traités au vert de malachite en solution de concentrations variant de 2 à 4 mg/1 durant 30 minutes. Lors de ces visites, une lecture de température était faite.
A la fin de l'incubation, les claies furent retirées de l'incubateur pour le décompte des mortalités. A ce moment, tous les alevins étaient descendus dans le fond de la boîte qui contenait 20 cm de gravier d'un diamètre de 0,6 à 2,0 cm.
Un bac de retenue fut installé à la sortie de l'incubateur permettant ainsi de recueillir les alevins durant l'émergence, les détails de ce bac sont décrits dans le rapport de Desjardins (1987).
2.2 Ensemencements
La rivière Duval fut retenue pour le déversement des alevins compte
tenu que le tronçon convoité ne possédait pas de population de Saumon à
cause de la présence de chutes infranchissables sur son tronçon moyen
1 CONTRE-PLAQUE 1.9 cm 2 CONTRE-PLAQUÉ 1.3cm 3 MADRIER 5 x 10 cm 4 MADRIER 5 x 5 cm 5 CLAIE D'INCUBATION 6 ENTRÉE D'EAU
7 SORTIE D'EAU 8 DRAIN
9 VALVE
10 MOUSTIQUAIRE 11 GRAVIER
Figure 2. Schéma de l'incubateur à courant ascendant.
(figure 3). De plus, on y accède facilement et ses conditions physi- ques sont très propices (vitesse de courant, profondeur, granulomé- trie...) pour la survie des saumons juvéniles.
Dans un premier temps, sitôt après l'émergence, les alevins furent comptés à tous les jours. Un dénombrement total fut effectué au début et à la fin de l'émergence; cependant, durant le "pic", le nombre d'alevins a été estimé par déplacement volumétrique selon la méthode de Pepper (1985).
Pour le transport, les alevins étaient placés dans des sacs de polye- thylene transparents d'une longueur d'environ un mètre, préalablement remplis d'eau fraîche jusqu'au tiers. Ensuite, les sacs étaient gonflés avec de l'oxygène, puis on les refermait à l'aide d'un ruban gommé pour prévenir toute perte d'eau ou de gaz. Un maximum de 2 000 alevins étaient placés dans chaque sac.
Par la suite, les sacs ont été placés dans un bac de transport de 60 cm X 60 cm X 120 cm contenant environ 15 cm d'eau et dans lequel on pouvait ajouter de la glace si la température de l'eau augmentait durant le transport qui durait entre 25 et 45 minutes. Aux points de déversement, dont les accès avaient été repérés au préalable (figure 3 ) , les sacs étaient déposés dans le cours d'eau, permettant ainsi une période d'acclimatation qui durait environ 15 minutes et durant laquelle la température était vérifiée avec un thermomètre de poche.
Lorsque les températures coïncidaient, les alevins étaient transférés dans des chaudières de 20 litres contenant un maximum de 2 000 alevins.
On les distribuait par petits groupes (de 25 à 50 individus environ) sur toute la longueur de la zone d'ensemencement (figure 4).
Les distances parcourues à chacune des stations dépendaient du nombre d'alevins à ensemencer, de la vitesse du courant, de la profondeur de l'eau, de la largeur du cours d'eau ainsi que de la granulométrie.
Tous ces renseignements furent notés à chacune des stations.
65°26' 65°22"
48° Lac
Du va I
/
\
i . ——— — " " • " " * \
SAINT-JLZÉA
ROUTE SECONDAIRE
2 km
=1 I
14
48°
10'
65°26' 65°22'
Figure 3. Points d'accès e t stations de relevés morphométriques u t i - l i s é s l o r s des ensemencements effectués dans la r i v i è r e Duval, été 1987.
65°26'
48°
14
6 5 ° 2 2 ' I
. ROUTE SECONDAIRE
2km 48«
14
48°
IO1
65°26" 6 5 ° 2 2 '
Figure 4. Zones d'ensemencement dans la rivière Duval, été 1987.
8
Soulignons en dernier lieu qu'un échantillon de 50 alevins fut prélevé lors de l'émergence pour des mesures de poids et longueurs.
2.3 Pêche électrique et évaluation du taux de survie
Nous avons utilisé la pêche électrique pour évaluer le taux de survie.
Elle fut réalisée le 31 août et le 1e r sepembre 1987 aux huit stations choisies lors des ensemencements et se situait environ au centre de chaque zone de déversement (figure 4 ) .
Les stations de pêche n'ont pas été fermées et on procédait à un seul balayage d'une durée de 15 minutes sur une surface de 100 m2. L'appareil utilisé, de marque "Marine Electric" (modèle Safari 300), produisait un courant direct puisé de 400 à 600 volts. Tous les individus récoltés étaient identifiés, mesurés (longueur totale) puis relâchés. Certains spécimens (saumons seulement) furent récoltés pour une lecture d'écaillés dans le but de s'assurer que les poissons péchés étaient bel et bien des 0+ et par conséquent ceux que nous avions ense- mencés.
Pour l'évaluation du taux de survie, deux calculs furent réalisés. Le premier est obtenu à partir du rapport entre le nombre de poissons capturés par 100 m2 et le nombre de poissons ensemencés, ce qui donne une densité minimale et un taux de survie minimal.
Cependant, étant donné que chaque station n'a fait l'objet que d'un seul balayage, nous présumons que cette méthode ne permet pas de capturer tous les poissons présents et que les taux de survie devraient être supérieurs. Nous avons donc tenté de corriger nos résultats en fonction de la droite obtenue pour la rivière Patapédia en Gaspésie, à partir de stations fermées soumises à quatre essais de pêche de durée constante (Côté et Pomerleau 1985):
y = 31,19 + 0,21 X (r = 0,558; p < 0,05) où y = Efficacité de capture au premier essai
x = Longueur totale (mm)
Étant donné que l'efficacité de capture au premier essai peut varier d'un manipulateur à l'autre, nous avons dans un premier temps essayé d'évaluer le taux d'efficacité de notre manipulateur par rapport à celui de Côté et Pomerleau (1985). Pour ce faire, nous avons utilisé les résultats de tests réalisés par notre manipulateur dans la rivière Grande Cascapédia et selon une méthodologie identique à celle de Côté et Pomerleau (1985), c'est-à-dire des stations fermées soumises à quatre essais de pêche de durée constante. Notre manipulateur obtenait lors de ces tests, un taux d'efficacité de 52 % lors du premier essai pour les tacons 0+ ayant une longueur moyenne (x) de 43,25 rnn (annexe).
Si on applique l'équation y = 31,19 + 0,21x au résultat qu'a obtenu notre manipulateur dans la rivière Grande Cascapédia pour des alevins d'une longueur moyenne de 43,25 mm, on obtient un taux de capture au premier essai estimé à 40,3 %.
On constate donc que notre manipulateur obtient un taux de capture
supérieur de 30 % à celui obtenu par Côté et Pomerleau (1985). Les
données de l'annexe ne nous permettent pas d'établir une courbe
d'efficacité en fonction de la longueur spécifiquement pour notre
expérimentation. Donc, tout en utilisant l'équation de Côté et Pomer-
leau (1985) qui nous permet une extrapolation du taux de capture au
premier essai à différentes tailles d'alevins, nous augmenterons de
30 % le résultat ainsi trouvé. Nous obtenons donc un taux de capture
estimé à 57 » pour des alevins de 60,8 mm de taille moyenne.
10 3. RÉSULTATS
3.1 Incubation
Entre les 5 et 26 novembre 1986, 44 371 oeufs furent placés en incuba- tion (Desjardins 1986). La figure 5 nous montre la distribution des œufs dans les trois compartiments de la boîte d'incubation. Les oeufs de la femelle no 1 (N= 23 480) furent placés dans le compartiment A.
Les oeufs de la femelle no 2 (N= 5 959) et de la femelle no 3 (N=
4 424) furent déposés dans le compartiment B et les œufs de la femelle no 4 (N= 10 508) dans le compartiment C. Le nombre d'oeufs par claie variait de 1 475 à 2 609 pour une densité de 56 à 99 par 100 cm2.
N° femelle Nbre d'œufs/100 cm2
1 99 2 56 3 56 4 66
L'éclosion s'est produite entre les 2 et 13 mai 1987 pour un temps d'incubation moyen de 176 jours et des températures d'eau oscillant entre 0 et 8°C (tableau 1).
3.1.1 Mortalité des oeufs
Le taux de mortalité de l'ensemble des oeufs est de 19,8 % jusqu'à l'éclosion. La femelle no 1 a obtenu un taux de 18,06 %, la femelle no 2 de 6,95 %, la femelle no 3 de 33,27 % et enfin la femelle no 4 obtenait un taux de mortalité de 25,29 % jusqu'à Véclosion. Le nombre d'oeufs morts sur chacune des claies a varié entre 95 et 611 (tableau 2).
C O M P A R T I M E N T S
B
Entrée
N° de No de Nombre N° de N° de Nombre N° de N° de Nombre claie femelle d'oeufs claie femelle d'oeufs claie femelle d'oeufs
1 2 3 4 5 6 7 8 9
23 480
Nombre d'oeufs: 23 480
1 2 3 4 5 6 7
5 959
4 424
Nombre d'oeufs: 10 383
1 2 3 4 5 6
Sortie
10 508
Nombre d'oeufs: 10 508
Note: Le nombre d'oeufs est distribué uniformément sur l'ensemble des claies utilisées pour chaque femelle.
Figure 5. Distribution des oeufs dans l'incubateur à courant ascendant.
12
Tableau 1. Température de V e a u (°C) du début de l'incubation jusqu'à la fin de l'émergence dans l'incubateur à courant ascendant, ruis- seau Cul lens, hiver 1986/87.
M O I S Jour
Nov. Dec. Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin
0.5 - - - - 0.5 0.5 4.0 11.0
0.5 - 13.0 0.5 - - - 12.0 0.5 0.5 - - 8.0 11.0 2.0 11.0 - 0.5 - - 11.0 0 0 - - - - 9.5
0.5 2.0 - 11.0 (11.5)*
- - - 11.0
0.5 - - 0 - - 10.0
0.5 0.5 - - - 11.5 (11.5)*
- - - 12.0 (12.5)*
2.0 8.0 12.5 (13.0)*
0.5 0.5 0.5 - 12.5 (12.5)*
- 0.5 - - 6.0 12.5
0.5 - 11.0 (11.0)*
0.5 - - - 6.0 - 11.5
0.5 0.5 - - - 12.0 (13.0)*
0.5 8.0 11.5
- - - 11.5
0 0.5 - - 6.0 - 11.5 - - 0.5 - - 12.0 - 0.5 - - - 12.0
- - - 11.0
0.5 0.5 - 1.0 4.0 - 11.5 (12.0)*
- - - 10.0 12.0
- 0.5 - - - 12.5 - 0.5 -
- 0.5 - 1
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31
— - - - - 0 - - - 2.5
- - 1.5 1.0 - - 1.0
- - 0.5
- - - 0.5
- - - - - - _
* Température de l'eau dans la rivière Duval lors des ensemencements.
13
Tableau 2. Mortalité des œ u f s dans l'incubateur à courant ascendant durant l'hiver 1986/87.
No. claie
COMPARTIMENT Femelle 1
1 2 3 4 5 6 7 8 9
COMPARTIMENT Femelle 2
1 2 3 4 Femelle 3
5 6 7
COMPARTIMENT Femelle 4
1 2 3 4 5 6
TOTAL :
Mortalité (Nombre)
A 301 408 404 455 510 581 560 519 503
B 99 115 95 105
611 487 374
C
397 339 450 518 494 459
8 784
Cumulatif
301 709 1 113 1 568 2 078 2 659 3 219 3 738 4 241
99 214 309 414
611 1 098 1 472
397 736 1 186 1 704 2 198 2 657
8 784
Taux de mortalité
(X)
1,28 3,02 4,74 6,68 8,85 11,32 13,71 15,92 18,06
1,66 3,59 5,19 6,95
13,81 24,82 33,27
3,78 7,00 11,29 16,22 20,92 25,29
19,8 44 371 oeufs incubés - 8 784 oeufs morts = 35 587 oeufs éclos.
14 3.2 Émergence des alevins
L'émergence des alevins s'est produite entre les 4 et 28 juin 1987 (tableau 3 ) . Le taux d'émergence par rapport au nombre d'oeufs éclos est de 74,15 % soit 26 388 sur 35 587 oeufs éclos. On constate égale- ment que le nombre maximum d'éclosion journalière est de 3 432. Le pic d'émergence se situe entre les 9 et 19 juin où près de 90 % des alevins ont émergé (figure 6 ) . Enfin soulignons que 1 336 alevins sont morts dans le bac de retenue après l'émergence (tableau 3 ) .
3.3 Ensemencements
3.3.1 Résultats des ensemencements
Un total de 25 049 alevins furent ensemencés entre les 9 et 26 juin sur une distance de 6 540 mètres et une largeur moyenne de 10,06 mètres.
La superficie t o t a l e ensemencée est de 66 300 m2. Les densités par 100 m2 ont varié d'une station à l ' a u t r e entre 23,8 et 64,3 pour une moyenne de 37,8 alevins/100 m2 calculée sur toute la s u p e r f i c i e ensemencée (tableau 4).
3.3.2 Température de l'eau dans la rivière
Au tableau 1, on constate que la température de l'eau lors des ensemen- cements dans la r i v i è r e Duval a varié entre 11 et 13°C. Les différen- ces de température observées entre l'incubateur e t la r i v i è r e Duval pour une même journée d'ensemencement n'ont pas excédé un degré Cel- cius.
3.3.3 Caractéristiques physiques des stations d'ensemencement
Pour les h u i t s t a t i o n s d'ensemencement, la vitesse du courant se s i t u a i t entre 0,33 et 0,85 m/s et les profondeurs o s c i l l a i e n t entre 15,3 et 36,3 cm. En ce qui concerne la granulométrie, on observe par ordre d'importance, le galet, les cailloux, le gravier, la roche mère et le sable (tableau 5).
15
Tableau 3. Émergence des a l e v i n s de Saumon a t l a n t i q u e déposés dans un incubateur à courant ascendant, ruisseau Cullens.
Date (Juin 87)
4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28
TOTAL
Nombre d'alevins
émergés
73 224 247 456 960 1 848 3 432 3 072 2 160 2 208 1 968 1 632 1 968 2 352 1 584 1 248 504 200 157 50 22 16 3 4 0
26 388
Mortalité dans le bac de retenue
2 0 5 0 12 31 0 220 551 20 15 5 3 37 5 49 2 17 20 111 86 80 64 1 0
1 336
Cumulatif du nombre d'alevins
émergés
73 297 544 1 000 1 960 3 808 7 240 10 312 12 472 14 680 16 648 18 280 20 248 22 600 24 184 25 432 25 936 26 136 26 293 26 343 26 365 26 381 26 384 26 388 26 388
Taux d'émergence1
(%)
0,21 0,83 1,53 2,81 5,51 10,70 20,34 28,98 35,05 41,25 46,78 51,37 56,90 63,51 67,96 71,46 72,88 73,44 73,88 74,02 74,09 74,13 74,14 74,15 74,15
1 Nombre d'alevins émergés/nombre d'oeufs éclos.
16
3 5 0 0 -
01 I i i i i i i
4 5 6 7 8 9 10 II 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 J U I N
Figure 6. Emergence des a l e v i n s de Saumon a t l a n t i q u e déposés dans un incubateur à courant ascendant.
17
Tableau 4. Ensemencements effectués dans la rivière Duval, été 1987.
Zone
1
2
3 4 5 6 7 8
TOTAL
Date d'ensemen-
cement (Juin 87)
9 12 12 13 14-15
17 19 26
Nombre d'alevins
3 758 3 946 3 947 2 188 3 580 4 280 2 778 572
25 049
Long, de la station
(m)
1 000 1 100 1 100 400 1 100
800 800 240
6 540
Larg.
de la station
(m)
9,5 9,0 12,0 8,5 9,0 10,5 12,0 10,0
10,06
(moy.)
Superficie de la station
(m*)
9 500 9 900 13 200 3 400 9 900 8 400 9 600 2 400
66 300
Densité par 100 m
239,5 39,9 29,9 64,3 36,2 50,9 28,9 23,8
37,8
18
Tableau 5. Caractéristiques physiques des huit stations utilisées lors des ensemencements dans la rivière Duval, été 1987.
Station
Vitesse du courant
(m/s)
Profondeur moyenne
(cm)
G R A N U L O M É T R I E 1
8
0,78 0,33 0,33
0,55
0,42 0,54 0,85
0,64
26,6 24,6 36,3
26,0
19,3 26,6 15,3 15,6
15 50 25 10 0 20 30 30 15 5 5 40 45 10 0 10 50 30 10 0 5 50 35 10 0 10 50 30 10 0 5 50 30 15 0 5 60 25 10 0
Moyenne 0,56 23,8 9,4 47,5 31,2 11,3 0,6
1 Granulométrie: 1- Roche mère: > 25 cm 2- Galet : 8 à 25 cm 3- Caillou : 4 à 8 cm 4- Gravier : 0,5 à 4 cm 5- Sable : < 0,5 cm
19 3.3.4 Taille des alevins
Les longueurs totales des 50 alevins récoltés lors de l'émergence et, par conséquent, ayant entièrement résorbé leur vésicule variaient entre 27 et 30 mm pour une moyenne de 28,5 mm. Quant à la masse, elle variait entre 120 et 200 mg pour une masse moyenne de 153 mg. Nous observons également des facteurs de condition qui se situent entre 0,52 et 0,91 (tableau 6 ) .
3.4 Pêche électrique
3.4.1 Résultats de la pêche
Les résultats de la pêche électrique se retrouvent au tableau 7.
Outre le Saumon atlantique, nous avons également capturé des ombles de fontaine (Salve!inus fontinalis).
Le nombre de saumons capturés au huit stations variait entre 9 et 40 pour une capture totale de 189 individus; le nombre d'ombles capturés à ces mêmes stations variait entre 10 et 58 pour une capture totale de
192 individus.
On constate donc que 49,6 % des poissons capturés étaient des saumons et 50,4 % des ombles. Les longueurs des saumons variaient entre 48 et 85 mm pour une moyenne de 60,8 mm et les longueurs des ombles capturés variaient entre 28 et 169 mm.
3.4.2 Taux de survie
Au tableau 8, on remarque que la moyenne des taux de survie correspon- dant à la densité minimale est de 52 %. Pour ce qui est du taux de survie calculé à partir d'un taux de capture égal à 57 %, il est en moyenne, pour l'ensemble des stations, de 91 %.
20
Tableau 6. Taille des alevins de Saumon atlantique prélevés le 18 juin 1987 dans le bac de retenue, à la fin de la résorption du sac vitel- lin.
No. de spécimen Masse (mg) Longueur tot. (mm) Facteur K
1 2 3 4 5 6 7
a
9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50
170 170 200 170 130 160 130 160 140 160 160 180 160 160 140 150 160 160 150 120 170 120 160 170 150 160 140 160 140 160 160 170 160 140 170 160 140 160 160 160 170 160 160 160 190 160 140 170 150 150
29 28 28 29 28 29 29 29 29 28 28 28 29 29 29 29 28 29 28 27 28 28 29 29 27 28 28 28 29 29 29 29 29 28 28 29 28 28 29 29 29 29 29 28 29 28 30 29 28 29
0,70 0,77 0,91 0,70 0,59 0,66 0,53 0,66 0,57 0,73 0,73 0,82 0,66 0,66 0,57 0,62 0,73 0,66 0,68 0,61 0,77 0,55 0,66 0,70 0,76 0,73 0,64 0,73 0,57 0,66 0,66 0,70 0,66 0,64 0,77 0,66 0,64 0,73 0,66 0,66 0,70 0,66 0,66 0,73 0,78 0,73 0,52 0,70 0,68 0,62
21
Tableau 7. Résultats de la pêche électrique effectuée le 87-08-31 et le 87-09-01 dans la rivière Duval.
LT, longueur totale (mm) N, nombre de captures
%, pourcentage de captures
Station
1 2 3 4 5 6 7 8
TOTAL
Omble de N
13 10 20 27 17 27 20 58
192
%
59 32 41 52 37 40 43 85
50,4
fontaine LT min.
48 60 38 38 46 42 42 28
28
max.
91 139 105 169 102 132 143 152
169
N
9 21 29 25 29 40 26 10
189
Saumon atlantique
%
41 68 59 48 63 60 57 15
49,6
min.
63 65 50 50 51 48 53 61
48
LT max.
75 85 63 70 68 64 69 72
85
moy.
69,6 71,6 55,2 58,2 60,7 57,8 60,5 66,7
60,8
Tableau 8. Taux de survie des tacons 0+ prélevés lors de la pêche électrique dans la rivière Duval.
Station
Densité a
ensemencée corrigée /100 m2
Superficie ensemencée corrigée
(m2)
Nb. de tacons 0+
récoltés /100 m2
Superficie de pèche électrique
(m2)
Taux de survie (X)
minimal
Taux de survie (X)
Y: 57 X
1 2 3 4 5 6 7
a
53,7 44,8 35,9 78,1 40,7 56,3 38,6 34,0
7 000 8 800 11 000 2 800 8 800 7 600 7 200 1 680
9 21 29 25 29 40 26 10
100,10 100,00 100,00 100,10 100,00 99,75 99,90 100,10
16,8 46,9 80,7 32,0 71,2 71,0 71,0 29,4
29,4 82,2 141 ,7 56,1 125,0 124,5 118,2 51,6
b
b b b
roro
TOTAL 45,6 23,6 51,8 91 ,0
a Le niveau d'eau ayant diminué durant l'été les densités ont donc été réajustées par rapport à celles obtenues lors des ensemencements.
Largeur moyenne lors des ensemencements: 10,06 m Largeur moyenne lors de la pêche: 8,2 m
b Ces résultats sont discutés à la section 4.3.
23 4 . DISCUSSION
4.1 Incubation
L'incubation d'oeufs de Saumon atlantique sur l'astro-turf dans un incubateur à courant ascendant nous permet d'obtenir des résultats satisfaisants. En examinant dans un premier temps la charge de l'incubateur, nous constatons que les taux de mortalité jusqu'à l'éclosion ne sont pas directement reliés à la densité puisque pour des densités de 56 oeufs/100 cm2 on retrouve 33,27 % de mortalité chez la femelle no 3, tandis que pour la femelle no 1 à une densité de 99 oeufs/100 cm2, on a un taux de mortalité de 18,06 %.
Certains auteurs (Vallières et Dulude 1987) utilisent des densités de 45 oeufs/100 cm2 tandis que Porter et Meerburg (1977) utilisent des densités allant jusqu'à 100 oeufs/100 cm2. Pepper (1985) favorise un chargement de 70 à 75 oeufs/100 cm2.
Nous croyons que la densité peut varier en fonction du diamètre des oeufs et en respectant toutefois le fait que ceux-ci doivent se toucher le moins possible pour éviter la prolifération de champignons favorisée par le contact avec les œufs morts. Nous constatons également que la mortalité des oeufs est légèrement supérieure sur les claies infé- rieures de chaque compartiment, probablement à cause de l'entassement des alevins au moment de l'éclosion, lorsqu'ils cherchent à gagner le fond de l'incubateur. A cet égard Pepper (1985) recommande de ne pas placer d'oeufs sur la première couche de fond d'astro-turf.
4.2 Émergence
Nous avons constaté durant la période de résorption que des alevins à grosses vésicules nageaient et étaient emportés par le courant vers la sortie de la boîte d'incubation. Il est donc préférable d'éviter ces émergences prématurées en installant un grillage à la sortie. Par
24
ailleurs, Vallières et Dulude (1987) utilisent une source lumineuse au-dessus de l'incubateur. Ceci contribue à réduire ces émergences prématurées puisque l'alevin fuit la lumière. Pepper (1985) recommande également de laisser une source lumineuse jusqu'à la résorption totale de la vésicule.
En plus d'avoir installé un grillage à la sortie, nous avons en outre enlevé les couvercles sur le dessus de l'incubateur permettant ainsi de laisser pénétrer une certaine lumière durant le jour. Nous avons rapidement constaté que le grillage installé à la sortie de l'incuba- teur sur le tuyau de 10 cm de diamètre avait tendance à se colmater d'alevins à cause de la pression de l'eau. Pour contrer ce problème, nous avons fabriqué un petit cadre en bois sur lequel était monté un grillage ayant une plus grande surface (environ 20 cm par 30 cm) et l'avons installé à environ 15 cm de la sortie évitant ainsi une trop grande pression qui finalement permettait aux alevins de ne pas être retenus contre le grillage. Lorsque la vésicule fut complètement résorbée, ce grillage fut retiré.
Durant toute la période de l'émergence, nous avons constaté qu'il était très important d'aller ensemenser les alevins à tous les jours pour éviter de fortes mortalités dans le bac de retenue et ce, prin- cipalement durant le "pic" d'émergence.
4.3 Ensemencement et taux de survie
Nous croyons que les ensemencements ont été réalisés dans des condi- tions très bonnes. En effet, des températures quasi similaires entre l'eau d'incubation et celle de la rivière Duval éliminaient, en par- tant, un choc thermique qui aurait pu être dommageable pour les ale- vins. De plus, ces températures nous semblent favorables pour le début de l'alimentation. Côté et Pomerleau (1985) obtiennent en effet des taux de survie supérieurs lorsqu'il ensemencent des alevins dans de
l'eau ayant une température de 10 et 11°C.
25
De plus, les poissons furent dispersés par petits groupes (environ 25 à 50 alevins) de place en place dans des endroits dont la granulométrie (beaucoup de galets) et la vitesse du courant semblaient idéales pour le poisson.
Mentionnons également que les conditions de croissance du saumon devaient être très bonnes puisque la taille des tacons 0+ était assez élevée au mois d'août lors de la pêche électrique.
Pour ce qui est des taux de survie, nous avons effectué deux calculs.
Un premier nous permet de dire que le taux de survie minimum se situe autour de 52 %. Par contre de façon plus vraisemblable, nous sommes tentés de croire que le taux de survie se rapproche beaucoup plus de 91 %, à cause de notre méthode de pêche dont le taux d'efficacité n'était que de 57 %. Si nous examinons les taux de survie à chacune des stations, nous remarquons qu'à certains endroits, les taux dépas- sent 100 %. Ceci est probablement dû au fait que ces stations étaient très propices à l'alevinage et que par conséquent, des poissons ensemencés à proximité se sont regroupés dans ces zones. Cette obser- vation suggère des déplacements d'alevins dont nous n'avons pu tenir compte dans l'estimation des taux de survie et qui pourraient modifier à la baisse le véritable taux de survie des alevins ensemencés. Dans un autre ordre d'idée nous avons constaté que même si à la station 2 le pourcentage de roche-mère était très fort (milieu possédant des abris limités), le taux de survie était tout de même de 82 %. Ceci suggère que la granulométrie n'est certes pas le seul facteur à considérer dans l'évaluation de l'habitat des alevins.
26 5. CONCLUSION
Au terme de cette expérience, nous pouvons conclure que:
- La progéniture de saumons reconditionnés est très viable jusqu'au stade du tacon 0+.
- Le synchronisme thermique quasi parfait entre le milieu d'incuba- tion et le cours d'eau récepteur pourrait être un facteur d'impor- tance déterminante pour la survie.
- La répartition maximale accordée lors de notre ensemencement pour- rait aussi constituer un facteur important pour favoriser la survie.
27
REMERCIEMENTS
Nous remercions:
Monsieur G i l l e s L a n d r y , Monsieur Rémi T a r d i f e t Monsieur Yvon Côté du m i n i s t è r e du L o i s i r , de l a Chasse e t de l a Pêche pour l ' a i d e t e c h n i q u e a p p o r t é e .
M o n s i e u r S y l v a i n A r b o u r , Monsieur René D e s j a r d i n s a i n s i que Madame Diane Gauthier pour l ' a i d e l o r s des ensemencements.
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LISTE DES REFERENCES
CONSEIL DES PRODUCTIONS ANIMALES DU QUÉBEC. 1982. Élevage de sal- monidés. Guide sur l'aquaculture. Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. 102 p.
COTÉ, Y. et C. POMERLEAU. 1985. Survie et dispersion d'alevins de saumon atlantique (Saimo salar) ensemencés en milieu naturel. Le Naturaliste Canadien 112: 549-557.
DESJARDINS, L. 1986. Expérimentation d'un deuxième reconditionnement sur un groupe de saumons de l'Atlantique (Saimo salar). Société pour la restauration du saumon de la baie des Chaleurs. 52 p.
DES JARDINS, L. 1987. Incubateur à courant ascendant. Compte-rendu des expériences de 1984 à 1987. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec. 44 p.
PEPPER, V.A. 1985. Incubateurs à substrat profond; guide pour la mise en valeur du Saumon de l'Atlantique. Ministère des Pêches et des Océans du Canada. Publication spéciale canadienne des scien- ces halieutiques et aquatiques. 71 p.
PORTER, T.R. and D.J. MEERBURG. 1977. Upwelling incubation boxes for Atlantic salmon. ICES C M . 1977/M: 22. Anadromous and Catadro- mous Fish Committee. 13 p.
VALLIERES, A. et P. DULUDE. 1987. Expérimentation d'un incubateur à substrat profond pour le Saumon atlantique (Saimo salar) à la sta- tion piscicole de Tadoussac. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec. 22 p.
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ANNEXE
Taux d'efficacité de la pêche électrique dans la rivière Cascapédia, effectuée par le MLCP le 86-08-22 dans deux stations fermées.
Groupe LT moyenne Essai no Total Estimation d'âge (mm) de N
0+ 43 66 27 18 10 121 126 *
1+ 81 8 2 1 0 11 11 N.S.
2+ 122 2 0 0 0 2 2 N.S.
Note 1: Taux d'efficacité de capture des alevins au premier essai:
66/126 = 52 %
Note 2: * significatif à P < 0,05.
Note 3: N.S. non statistiquement significatif.
Note 4: On ne peut pas calculer un taux d'efficacité spécifiquement pour les groupes d'âge 1+ et 2+ à cause de l'estimation de N non significative dans ces deux cas.
Gouvernement du Québec Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Direction de la gestion des espèces et des habitats SP 1554-03-89