• Aucun résultat trouvé

Sujet 1 Type Agro

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Sujet 1 Type Agro"

Copied!
37
0
0

Texte intégral

(1)

BCPST 2 2020/2021

Sujet 1 Type Agro

Corrig´ e de cet Oral blanc de math´ ematiques

Question de cours.

Citer la proposition sur la d´eriv´ee d’une fonction r´eciproque.

Soitf : DR une fonction continue et strictement monotone. Si f est d´erivable en aet sif0(a)6= 0 alors f−1 est d´erivable en f(a) et, en posantb=f(a), on a :

f−10

(b) = 1

f0(f−1(b)).

Exercice.

Un joueur dispose de N es ´equilibr´es `a 6 faces. Il lance une premi`ere fois ceux-ci et on note X1 le nombre de 6 obtenus. Il met de cˆot´e les d´es correspondants et relance les autres d´es (s’il en reste). On note X2 le nombre de 6 obtenus et on r´ep`ete l’exp´erience d´efinissant ainsi une suite de variables al´eatoiresX1;X2;· · ·. S’il ne reste plus de es au m-`eme lancer, on a alors, pour toutk>m, Xk = 0. Pour tout entier naturel non nuln, on d´efinit la variable Sn=X1+X2+· · ·+Xn qui correspond alors au nombre de 6 obtenus apr`esnlancers.

1. ´Ecrire une fonction PythonX(N)qui prend en argument le nombre de d´esN et renvoie la valeur deX1. On veut compter le nombre de 6 obtenus en lan¸cantN es ´equilibr´es, voici donc une fonction PythonX(N)qui prend en argument le nombre de d´esN et renvoie la valeur deX1 :

i m p o r t n u m p y as np

i m p o r t m a t p l o t l i b.p y p l o t as plt def X(N):

X=0

for i in r a n g e(N):

if np.r a n d o m.r a n d() <1/6: # On a eu un six X+=1

r e t u r n X

2. En d´eduire une fonction PythonS(N,n)qui prend en arguments les nombre de d´esN etnle nombre de lancers effectu´es et renvoie la valeur deSn.

Comme on sait simuler les (Xi)i∈N? et comme, pour tout entier naturel non nuln,Sn estX1+X2+· · ·+Xn, on en d´eduit cette fonction Python S(N,n) qui prend en arguments les nombre de d´esN et n le nombre de lancers effectu´es et renvoie la valeur deSn :

def S(N,n):

S=0 N d e s =N

for i in r a n g e(n):

Xn=X(N d e s) # N o m b r e de 6 `a ce t i r a g e

N d e s=N d e s - Xn # N o m b r e de d´es r e s t a n t s a p r `e s ce t i r a g e S+=Xn

r e t u r n S

3. On se propose de montrer par r´ecurrence sur n que Sn suit une loi binomiale de param`etres N et pn et on cherchera `a d´eterminerpn.

(a) Question pr´eliminaire: Soient N,M et kNavecM 6k6N. Montrer que : N

M

NM kM

= N

k k

M

(2)

SoientN,M et ktrois entiers naturels avecM 6k6N, on a : N

M

×

NM kM

= N!

M!(NM)!× (NM)!

(kM)!(Nk)!

= N!

M!× 1

(kM)!(Nk)!

= N!

(Nk)!× 1 (kM)!M!

= N!

(Nk)!k!× k!

(kM)!M!

= N

k k

M

On a bien : N

M

NM kM

= N

k k

M

. (b) Montrer que la proposition est v´erifi´ee pourn= 1 et d´eterminerp1.

On aS1 =X1 et X1 est le nombre de succ`es (tirer un 6) dans une suite de N exp´eriences ind´ependantes.

X1 suit donc une loi binomiale de param`etres

N,1 6

.

On ap1= 1 6.

(c) Soit nN?, on suppose queSn suit une loi binomiale de param`etreN etpn.

i. Soient M et k deux entiers naturels tels que M 6 k 6 N. D´eterminer la quantit´e P(Sn=M)(Xn+1 = kM).

Comme (Sn =M) a lieu, on utiliseNM es aun+ 1-i`eme tirage. Dire alors que (Xn+1=kM) a lieu signifie que l’on obtient, en NM tirages, kM six etN k ”non-six” (ce qui est possible car M 6k6N), on en d´eduit :

P(Sn=M)(Xn+1=kM) =

NM kM

5 6

N−k)1 6

k−M .

ii. En d´eduire queSn+1 suit une loi binomiale de param`etresN et pn+1 o`upn+1= 1 + 5pn

6 .

Par la formule des probabilit´es totales appliqu´ee avec le syst`eme complet d’´ev´enements (Sn=M)M∈

J0,NK

(qui est bien un syst`eme complet d’´ev´enements carSn(Ω)J0, NKcar on ne peut pas avoir strictement plus deN six avecN es), on a, pour toutkdansJ0, NK, les ´egalit´es suivantes :

P(Sn+1 =k) =

N

X

M=0

P(Sn=M)(Sn+1=k)×P(Sn=M)

=

k

X

M=0

P(Sn=M)(Sn+1=k)×P(Sn=M) carP(Sn=M)(Sn+1 =k) = 0 sik < M carXn+1>0.

=

k

X

M=0

NM kM

5 6

N−k 1 6

k−M

×P(Sn=M) d’apr`es la question pr´ec´edente

=

k

X

M=0

NM kM

5 6

N−k1 6

k−M

× N

M

pMn (1pn)N−M

car on a suppos´e queSn suit une loi binomiale de param`etresN et pn

=

k

X

M=0

NM kM

N M

5 6

N−k1 6

k−M

×pMn (1pn)N−M

=

k

X

M=0

N k

k M

5 6

N−k1 6

k−M

×pMn (1pn)N−Md’apr`es la question 3)a)

(3)

= N

k 5 6

N−k

(1pn)N−k

k

X

M=0

k M

1 6

k−M

×pMn (1pn)k−M

= N

k 5 6

N−k

(1pn)N−k

k

X

M=0

k

M (1pn)1 6

k−M

×pMn

= N

k 5 6

N−k

(1pn)N−k

pn+1

6(1pn) k

d’apr`es la formule du binˆome de Newton

= N

k 5 65

6pn

N−k1 6 +5

6pn

k

= N

k 11 + 5pn 6

N−k1 + 5pn 6

k

Sn+1 suit donc une loi binomiale de param`etreN etpn+1 avecpn+1=1 + 5pn

6 .

On peut noter ici que l’on a bien prouv´e la propri´et´e que l’on souhaitait, `a savoir queSn suit une loi binomiale de param`etresN et pn (initialisation faite en 3)b), h´er´edit´e que l’on vient de faire).

(d) D´eterminer une expression explicite depn.

La suite (pn)n∈N? est une suite arithm´etico-g´eom´etrique. Soitnun entier naturel non nul. On a : pn+1=1

6 +5pn

6 et 1 = 1 6 +5

6 ce qui donne :pn+11 = 5

6×(pn1). Cela montre que (pn1)n∈

N? est une suite g´eom´etrique de raison 5

6. Pour tout entier naturel non nuln, on a donc :

pn1 = (p11)× 5

6 n−1

ce qui donnepn= 1 5

6 n

. On a donc :

∀nN, pn = 1 5

6 n

.

4. On admet qu’il est presque-sˆur qu’on obtienne tous les 6 au bout d’un nombre fini de lancers, c’est-`a-dire qu’il existe presque sˆurement un rangnN?pour lequelSn=N. On noteT le nombre de lancers n´ecessaires pour n’avoir que des 6 (et on pose par conventionT = +∞si on n’obtient jamais tous les 6, ce qui a une probabilit´e nulle d’arriver), c’est-`a-dire :

T = min({n>1 tel queSn=N} ∪ {+∞ }).

eterminer la fonction de r´epartition deT.

Soitnun entier naturel. Il est ´evident que (T > n) = (Sn< N). On en d´eduit : P(T 6n) = 1P(T > n)

= 1P(Sn< N)

=P(Sn>N)

=P(Sn=N) carSn(Ω) =J0, NK

=pNn carSn ,→ B(N, pn)

=

1 5

6 nN

.

(4)

CommeT(Ω)N?, on en d´eduit sa fonction de r´epartition :

FT :x7→

0 six <0 1

5 6

bxc!N

six>0 .

5. V´erifier que la variableT admet une esp´erance et donner une formule exprimant celle-ci. On admettra le r´esultat suivant :T admet une esp´erance si la s´erieX

P(T > n) est convergente et dans ce cas E(T) =

+∞

X

n=0

P(T > n).

On a :

X

n

P(T > n) =X

n

1

1 5

6

nN!

d’apr`es la question pr´ec´edente

=X

n N

X

k=1

N k

(−1)k

5 6

nk

par la formule du binˆome de Newton

=

N

X

k=1

N k

(−1)kX

n

5 6

k!n!

Voici une combinaison lin´eaire de s´eries g´eom´etriques de raisons 5

6 k

. Comme−1<

5 6

k

<1, on en d´eduit que toutes ces s´eries convergent. Par somme, X

n

P(T > n) converge et :

+∞

X

n=0

P(T > n) =

N

X

k=1

N k

(−1)k 1 1

5 6

k.

D’apr`es le r´esultat admis, on peut donc affirmer que :

T admet une esp´erance, elle vaut

N

X

k=1

N k

(−1)k 1 1

5 6

k.

(5)

BCPST 2 2020/2021

Sujet 2 Type Agro

Corrig´ e de cet Oral blanc de math´ ematiques

Question de cours :

Quand dit-on qu’une fonction est une densit´e de probabilit´e d’une variable al´eatoire eelle ?

Soit f une fonction num´erique d´efinie sur R. On dit que f est une densit´e de probabilit´e si les trois conditions suivantes sont v´erifi´ees :

f est positive ou nulle.

f est continue sauf ´eventuellement en un nombre fini de points (f y est tout de mˆeme d´efinie).

Z +∞

−∞

f(t)dtconverge et Z +∞

−∞

f(t)dt= 1.

Exercice :

ketnesigneront des entiers naturels dans ce sujet. Un agent biologique pathog`ene se d´eplace et multiplie dans l’air par division de chaque cellule en deux cellules identiques. Les cellules sont initialement immortelles, puis neutralis´ees par un agent d´esinfectant pulv´eris´e pour combattre l’infection. On discr´etise le temps en instants successifs s´epar´es d’une dur´eeδt, et on note pour tout entier natureln:

Un le nombre de cellules pathog`enes actives en suspension `a l’instantnδt. On admet l’existence deE(Un).

Xn et Yn le nombre de cellules actives respectivement divis´ees / neutralis´ees entrenδtet (n+ 1)δt.

1. Dans un premier temps, les cellules pathog`enes ´evoluent sans d´esinfectant. On noteαla probabilit´e pour une cellule de se diviser `a un intervalle de temps quelconqueδtet on suppose que les cellules n’interagissent pas.

(a) D´eterminer la loi conditionnelle de la variableXn sachant l’´ev´enement [Un=k].(On reconnaˆıtra le sch´ema d’une loi usuelle). En d´eduire en fonction dekla valeur de la somme :

+∞

X

i=0

iP[Un=k]([Xn =i]).

On suppose que (Un =k) a lieu. On a alorsk cellules qui se comportent de mani`ere ind´ependante et qui ont toutes la mˆeme probabilit´e de se diviser (qui estα). Si on appelle succ`es le fait de se diviser,Xn compte alors le nombre de succ`es. Tous les arguments que l’on a avanc´es permettent de d´emontrer que :

La loi conditionnelle deXn sachant (Un =k) est une loi binomiale de param`etresket α.

On en d´eduit que, pour tout entier naturel i, on a : P(Un=k)(Xn=i) =

( k

i

αi(1α)k−i sii6k 0 sii > k

(Le cas ”i > k” s’explique simplement en signalant qu’il ne peut pas y avoir, `a un moment donn´e, strictement plus de cellules qui se divisent que de cellules tout court).

+∞

X

i=0

iP(Un=k)(Xn=i) est alors une somme finie et on a :

+∞

X

i=0

iP(Un=k)(Xn=i) =

k

X

i=0

i k

i

αi(1α)k−i

On reconnaˆıt l’expression de l’esp´erance d’une loi binomiale de param`etresketαdonc, d’apr`es le cours, on peut affirmer que :

+∞

X

i=0

iP(Un=k)(Xn=i) =αk.

(b) En d´eduire queE(Xn) =αE(Un).

On a admis l’existence de l’esp´erance de Un. La famille d’´ev´enements (Un=k)k∈

N constitue un syst`eme complet d’´ev´enements. Pour tout entier naturel i, on a alors, d’apr`es la formule des probabilit´es totales, l’´egalit´e suivante :

P(Xn=i) =

+∞

X

k=0

P(Un=k)(Xn=i)P(Un =k)

(6)

Sous r´eserve d’existence, commeXn(Ω)N, cela donne les relations suivantes : E(Xn) =

+∞

X

i=0

iP(Xn =i)

=

+∞

X

i=0

i

+∞

X

k=0

P(Un=k)(Xn=i)P(Un =k)

=

+∞

X

k=0 +∞

X

i=0

iP(Un=k)(Xn =i)P(Un=k) (´echange des symbolesX

justifi´es ult´erieurement)

=

+∞

X

k=0

P(Un=k)

+∞

X

i=0

iP(Un=k)(Xn=i)

!

=

+∞

X

k=0

P(Un=k)d’apr`es la question pr´ec´edente

= α

+∞

X

k=0

P(Un=k)k

= αE(Un) sous r´eserve d’existence et carUn(Ω)N On a donc bien :E(Xn) =αE(Un).

On note que l’´echange des symbolesX

a pu s’effectuer car :

Pour tout entier naturel k, X

i

iP(Un=k)(Xn=i)P(Un=k) converge d’apr`es la question pr´ec´edente (versαkP(Un=k)).

La s´erie de terme g´en´eral

+∞

X

i=0

iP(Un=k)(Xn=i)P(Un=k) converge (et vautαE(Un)).

Les s´eries intervenantes sont `a termes positifs.

Par contre, la preuve de la convergence deE(Un) n’a pas ´et´e faite... et rien dans l’´enonc´e ne permet de le faire !

(c) ExprimerE(Un+1) en fonction deE(Un), puis montrer queE(Un) = (1 +α)nN, o`uN est le nombre initial de cellules.

Comme le produit phytosanitaire n’a pas encore ´et´e pulv´eris´e, `a l’instant (n+1)δt, nous trouvons les cellules pr´esentes `a l’instant nδtqui n’ont pas ´et´e divis´ees entre nδt et (n+ 1)δt (on a UnXn) auxquelles on rajoute les nouvelles cellules obtenues par division entrenδtet (n+ 1)δt(Xn cellules sont concern´ees, elles deviennent 2Xn cellules `a l’instant (n+ 1)δt), on a donc :

Un+1 = (UnXn) + 2Xn

=Un+Xn

On a donc :Un+1=Un+Xn. La lin´earit´e de l’esp´erance (on suppose toujours l’existence deE(Un)) donne alors :

E(Un+1) = E(Un) +E(Xn)

= E(Un) +αE(Un) d’apr`es la question pr´ec´edente

= (1 +α)E(Un) La suite (E(Un))n∈

Nest donc g´eom´etrique de premier termeE(U0) et de raison (1 +α). SiN est le nombre (non al´eatoire) initial de cellules, nous avons donc U0 =N et donc E(U0) =N et par cons´equent (terme en´eral d’une suite g´eom´etrique) :

E(Un) = (1 +α)nN.

On a :E(Un+1) = (1 +α)E(Un) etE(Un) = (1 +α)nN.

(7)

(d) Lors d’une exp´erience, on observe l’´evolution du nombre de bact´eries dans dix boites de P´etri. Chacune d’elle contient au d´epart 10 cellules pathog`enes.

Les r´esultats de cette exp´erience sont repr´esent´es sur le graphique suivant :

Evaluer `´ a l’aide de ces courbes la valeur du coefficientα.

On peut consid´erer que n= 200 dans ce graphique. On peut alors effectuer la moyenne des valeurs de U200 obtenues au cours de ces exp´eriences. Visuellement, cette moyenne est ´egale `a 4000. D’apr`es la question pr´ec´edente,E(Un) = (1 +α)nN. Cela donne alors :

4000 = (1 +α)200×10 puis ln(1 +α) = 1

200ln(400) et donc :

α= 400a1 avec a= 1

200, soit :α'0,03.

2. On introduit l’agent d´esinfectant de sorte que, `a chaque instant, chaque cellule pathog`ene peut-ˆetre neutralis´ee avec la probabilit´eβ, et sinon elle peut se diviser avec la probabilit´eαpr´ec´edente.

(a) ExprimerE(Un+1) en fonction deE(Un), puisE(Un) en fonction den.

On suppose que (Un =k) a lieu. On a alors k cellules qui se comportent de mani`ere ind´ependante et qui ont toutes la mˆeme probabilit´e de se diviser (qui est α(1β) car, d’apr`es l’´enonc´e, il faut d’abord qu’elle ne soit pas neutralis´ee puis qu’elle se divise). En raisonnant comme dans la premi`ere question, on d´emontre alors que la loi conditionnelle deXn sachant (Un =k) est une loi binomiale de param`etres k etα(1β) puis :

E(Xn) =α(1β)E(Un).

De mˆeme, comme chaque cellule a la mˆeme probabilit´eβd’ˆetre neutralis´e, on en d´eduit que la loi deYn conditionn´ee par l’´ev´enement (Un =k) est binomiale de param`etresket β puis que :

E(Yn) =βE(Un).

Il y avaitUn cellules `a l’instantnδt. Entrenδtet (n+ 1)δt, on a trois cat´egories de cellules :

Xn cellules vont se diviser et devenir 2Xn cellules `a l’instant (n+ 1)δt.

Yn cellules vont ˆetre neutralis´ees et devenir 0 cellules `a l’instant (n+ 1)δt.

Le reste, UnYnXn, ne va rien faire de particulier et rester UnYnXn cellules `a l’instant (n+ 1)δt.

On en d´eduit :

Un+1= (UnXnYn) + 2Xn+ 0Yn

=Un+XnYn

puis, par lin´earit´e de l’esp´erance et en utilisant les premiers r´esultats de cette question, on obtient alors : E(Un+1) = E(Un) +E(Xn)E(Yn)

= E(Un) +α(1β)E(Un)βE(Un)

= (1 +αβαβ)E(Un)

(8)

Nous avons de nouveau une suite g´eom´etrique, cette fois de premier termeN et de raison (1 +αβαβ).

Comme en 1)c), on en d´eduit :

∀nN,E(Un) = (1 +αβαβ)nN.

(b) D´eterminer une condition sur αet β pour que l’infection soit enray´ee.

L’infection sera enray´ee si le nombre moyen de cellules tend vers 0, donc si lim

n→+∞(E(Un)) = 0. Comme il s’agit d’une suite g´eom´etrique de premier terme non nul, il faut et il suffit que sa raison en valeur absolue soit strictement plus petite que un :

L’infection est enray´ee si et seulement si |1 +αβαβ|<1.

3. Simuler informatiquement l’´evolution d’une population de cellules pathog`enes comptant initialementN cellules lorsqu’on pulv´erise l’agent infectant.

On choisira des valeurs deαetβ permettant de d´ecrire les diff´erents cas de figure possibles.

On propose la simulation informatique suivante :

f r o m r a n d o m i m p o r t r a n d o m i m p o r t n u m p y as np

i m p o r t m a t p l o t l i b.p y p l o t as plt

def s i m u(alpha,beta, N=10 ,n= 3 0 ) : U=[N]

Un=N # E t a t i n i t i a l

for k in r a n g e(n): # les g e n e r a t i o n s s u c c e s s i v e s

for i in r a n g e(Un): # On c o m m e n c e par t u e r les b a c t e r i e s if (r a n d o m() < b e t a):

Un=Un-1

for i in r a n g e(Un): # On p a s s e aux d i v i s i o n s de c e l l u l e s if (r a n d o m() < a l p h a):

Un+=1

U.a p p e n d(Un) X=np.a r a n g e(n+1) plt.p l o t(X,U) r e t u r n U

Pourα= 0,5 etβ= 0,5, on a obtenu :

(9)

0 5 10 15 20 25 30 0

2 4 6 8 10

C’est coh´erent (infection enray´ee) avec la question pr´ec´edente car 1 +αβαβvaut alors 0,75 donc on a bien|1 +αβαβ|<1.

Pourα= 0,3 etβ= 0,7, on a obtenu :

0 5 10 15 20 25 30

0 200 400 600 800 1000 1200 1400

C’est coh´erent (infection enray´ee) avec la question pr´ec´edente car 1 +αβαβ vaut alors 0,39, on a donc bien|1 +αβαβ|<1.

Pourα= 0,7 etβ= 0,3, on a obtenu :

(10)

0 5 10 15 20 25 30 0

2 4 6 8 10

C’est coh´erent (infection non enray´ee) avec la question pr´ec´edente car 1 +αβαβ vaut alors 1,19, on a donc bien|1 +αβαβ|>1.

Pourα= 0,6 etβ= 0,4, on a obtenu :

0 5 10 15 20 25 30

0 2 4 6 8 10 12

C’est coh´erent (infection non enray´ee mais de peu) avec la question pr´ec´edente car 1 +α−βαβvaut alors 1,04, on a donc bien |1 +αβαβ|>1 (mais de peu... cela va moins vite que le cas pr´ec´edent).

(11)

BCPST 2 2020/2021

Sujet 3 Type Agro

Corrig´ e de cet Oral blanc de math´ ematiques Question de cours :

efinition d’une base orthonorm´ee dansRn avecn>1.

Une base orthonorm´ee dans Rn est une famille de n vecteurs de Rn orthogonale (les vecteurs sont deux-`a-deux orthogonaux, i.e ; de produit scalaire nul) et dont les vecteurs sont norm´ees (leur norme vaut 1).

Exercice :

Un scientifique ´etudie une population de souris femelles uniquement. Il note les propri´et´es suivantes :

Chacune des souris donne naissance en moyenne `a une femelle pendant sa premi`ere ann´ee de vie et `a 8 femelles pendant sa deuxi`eme ann´ee.

La probabilit´e pour qu’une souris femelle survive une deuxi`eme ann´ee est de 0,25 et il n’y a aucune chance qu’elle survive au-del`a de la deuxi`eme ann´ee.

On distingue donc deux cat´egories de souris femelles : les jeunes, ˆag´ees de moins d’un an, et les adultes dont l’ˆage est compris entre un et deux ans. Notons pour tout entier naturel n, apr`esn ann´ees, jn le nombre de jeunes souris femelles etan le nombre de souris adultes femelles.nesignera dans tout ce probl`eme un entier naturel.

1. (a) Montrer que les hypoth`eses ci-dessus peuvent se traduire par le syst`eme suivant :

( jn+1 =jn+ 8an an+1 = 0,25jn

i. Comptons le nombre de souris adultes femelles apr`esn+ 1 ann´ees. D’apr`es l’´enonc´e, ce sont uniquement les souris jeunes de l’ann´ee d’avant (elles ´etaient jn) qui ont surv´ecu car les souris n’ont aucune chance de survive au-del`a de la deuxi`eme ann´ee. Comme la probabilit´e pour qu’une souris femelle survive une deuxi`eme ann´ee est de 0,25, on obtient bien quean+1= 0,25jn.

ii. Pour les jeunes souris, on a :

Les b´eb´es femelles des souris jeunes de l’ann´ee d’avant (elles ´etaientjn) : on en ajn car chacune des souris donne naissance en moyenne `a une femelle pendant sa premi`ere ann´ee de vie.

Les b´eb´es femelles des souris adultes de l’ann´ee d’avant (elles ´etaient an) : on en a 8an car chacune des souris donne naissance en moyenne `a 8 femelles pendant sa deuxi`eme ann´ee.

On a bien

( jn+1 =jn+ 8an

an+1 = 0,25jn

.

(b) On repr´esente la population des souris femelles `a l’aide du vecteur Sn = jn

an

. Expliciter alors une matriceLtelle que, pour tout entier natureln, on ait :Sn+1=LSn.

PosonsL=

1 8 0,25 0

. On a : LSn =

1 8 0,25 0

× jn

an

=

jn+ 8an

0,25jn

=Sn+1 d’apr`es la question pr´ec´edente.

2. En d´eduire une expression deSn en fonction deL, S0et n.

Par r´ecurrence imm´ediate, on obtient que Sn =LnS0. Effectuons tout de mˆeme cette r´ecurrence : Pour tout entier natureln, on appellePn l’hypoth`ese :

Pn : ”Sn=Ln×S0 ”.

P0 est vraie carL0S0 estI2S0, soitS0 doncL0S0=S0. On supposePn vraie pour un certain entier natureln, montrons quePn+1 est alors vraie. On a :

Sn+1=LSn d’apr`es la question pr´ec´edente

=L×Ln×S0 d’apr`esPn

=Ln+1×S0

(12)

Pn+1 est donc vraie siPnl’est.P0est vraie et pour tout entier natureln,Pn impliquePn+1.Pn est donc vraie pour tout entier naturelnd’apr`es le principe de r´ecurrence. On a donc prouv´e que :

∀nN, Sn=LnS0.

3. (a) Montrer queLest diagonalisable.

Soit λ un complexe. On sait que λ est valeur propre de L si et seulement si la matrice LλI2 est non inversible, soit si et seulement si son d´eterminant est nul. Or :

et (LλI2) = d´et

1λ 8 0,25 −λ

=−λ(1λ)0,25×8

=λ2λ2 Les valeurs propres deLsont les racines de ce trinˆome, c’est 1 +

9

2 et 1 9

2 , soit 2 et−1.La donc deux valeurs propres distinctes. OrLest d’ordre 2,Lest donc diagonalisable.

(b) D´eterminer (U1;U2) une base deM2,1(R) constitu´ee de vecteurs propres deL.

Soitxun r´eel, on a :

1 x

E2L× 1

x

= 2 1

x

( 1 + 8x = 2 0,25 = 2x

( 1 + 1 = 2 0,125 =x

x= 1 8 d’o`u

1 1 8

!

est un ´el´ement deE2. CommeE2est une espace vectoriel, 8

1

est aussi un ´el´ement deE2, on l’appelleU1.

(c) On a aussi :

1 x

E−1L× 1

x

= 1

x

( 1 + 8x =−1 0,25 =−x

( 12 =−1

−0,25 =x

x=1 4 d’o`u

1

1 4

!

est un ´el´ement de E−1. CommeE−1 est une espace vectoriel, −4

1

est aussi un ´el´ement deE−1, on l’appelleU2. (U1;U2) est une base deM2,1(R) car cette famille a les trois qualit´es suivantes :

Cette famille a le bon nombre d’´el´ements (elle a deux ´el´ements etM2,1(R) est un espace de dimension 2).

Cette famille est libre (elle a uniquement deux vecteur et ils sont non colin´eaires).

Cette famille est une famille de M2,1(R).

De plus, on constate bien que cette famille est constitu´ee de vecteurs propres de L d’apr`es les calculs pr´ec´edents. (U1;U2) est donc une base deM2,1(R) constitu´ee de vecteurs propres deL.

(d) Soientλetµles coordonn´ees deS0dans la base (U1;U2). Exprimer Sn en fonction deλ,µet n.

Références

Documents relatifs

Calculer le polynˆ ome caract´ eristique de A et d´ eterminer les deux valeurs propres de A que l’on notera λ &lt;

Pourquoi les valeurs propres de A sont-elles toutes r´

Montrer que l’espace propre associ´ e ` a la valeur propre simple ne d´ epend pas du param` etre

Over 40 centrifuge tests of ring footings on tbe sa.Dd have been carried out at accelerations from 10 to 160 gravities to investigate the effect of footing size, ring radii ratio

– Ilias Amrani [email protected] – Jan Brunner [email protected] – Ratiba Djelid [email protected] – M´elanie Favre [email protected] – Nicolas

N´eanmoins dans la suite, nous nous sommes efforc´es de donner les d´etails du probl` eme de num´erotation auquel on doit faire face pour traiter exhaustivement cette question..

C’est l’outil essentiel pour le calcul explicite des int´ egrales multiples, car il ram` ene le calcul des int´ egrales doubles au calcul des int´ egrales simples, et celui des

Son ensemble de d´ epart est compact (car un produit de compacts l’est), et son image est conv(H ), on vient de le voir : cette image est bien compacte.. Remarque : Λ est en