PROPOSITION DE CORRECTION DU CONTR ˆ OLE CLASSANT DE MATH´ EMATIQUES APPLIQU´ EES
Analyse num´ erique et optimisation (MAP431) Lundi 30 juin 2008
Probl` eme 1 - Estimation d’erreur a posteriori
1) La formulation variationnelle consiste `a d´eterminer
u∈X:={v∈H1(Ω) : v= 0 sur ΓD} tel que quel que soitv∈X,
Z
Ω
∇u· ∇v dx= Z
Ω
f v dx+ Z
ΓN
gv ds.
D’apr`es le th´eor`eme de Lax-Milgram, cette formulation variationnelle admet une solution unique. La coer- civit´e de la forme bilin´eaire d´ecoule de l’in´egalit´e de type Poincar´e rappel´ee dans l’´enonc´e.
2)
a. La formulation variationnelle est identique `a celle obtenue pr´ec´edemment, quitte `a remplacerf par f(h) et gparg(h).
b. Pour toutv∈X, on a Z
Ω
(∇u− ∇u(h))· ∇v dx= Z
Ω
(f −f(h))v dx+ Z
ΓN
(g−g(h))v ds.
En choisissantv=u−u(h), on en d´eduit en utilisant l’in´egalit´e de Cauchy-Schwarz et le Th´eor`eme de trace que
Z
Ω
|∇u− ∇u(h)|2dx≤Cku−u(h)kH1(Ω)(kf−f(h)kL2(Ω)+kg−g(h)kL2(Γn)).
D’apr`es l’in´egalit´e de type Poincar´e rappel´e dans l’´enonc´e, il vient
ku−u(h)kH1(Ω)≤C(kf−f(h)kL2(Ω)+kg−g(h)kL2(Γn)).
c. SoitT un triangle du maillage. On notea0, a1et a2ses sommets et AT la matrice (a1−a0|a2−a0).
L’application affineFT(x) =ATx+a0 est telle queT =FT(T0).
On utilise la norme matricielle subordonn´ee `a la norme euclidienne. On a kATk= sup
kxk≤1
kATxk.
SoitB0 la boule inscrite dansT0de rayonρ0 et de centrex0. On a kATk=ρ−10 sup
kxk≤ρ0
kATxk=ρ−10 sup
kx−x0k≤ρ0
kATx−ATx0k=ρ−10 sup
x∈B0
kFT(x)−FT(x0)k.
CommeB0 est incluse dansT0, on en d´eduit que pour toutx∈B0,FT(x) appartient `a T. AinsikFT(x)− FT(x0k ≤hT et
kATk ≤hT/ρ0. R´eciproquement, on a
kA−1T k ≤hT0/ρT,
o`u ρT est le diam`etre du cercle inscrit dansT. Le maillage ´etant r´egulier, le diam`etre du cercle inscrit dans T est du mˆeme ordre de grandeur que le diam`etre du triangleT. Ainsi,
kA−1T k ≤Ch−1T ,
d. D’apr`es l’in´egalit´e de Poincar´e-Wirtinger, pour toute fonctionϕ∈H1(T0), on a Z
T0
|ϕ−m(ϕ)|2dx≤ Z
T0
|∇ϕ|2dx;
On pose ψ =ϕ◦FT−1. On a ∇ψ(y) = A−1T ∇ϕ. En effectuant un changement de variable dans l’in´egalit´e pr´ec´edente, on en d´eduit que
Z
T
|ψ−m(ψ)|2|detAT|−1dy≤ Z
T
|AT∇ψ|2|detAT|−1dy,
soit Z
T
|ψ−m(ψ)|2dy≤ Z
T
|AT∇ψ|2dy.
D’apr`es la question pr´ec´edente,kATk ≤ChT (o`uC est une constante ind´ependante dehT) et Z
T
|ψ−m(ψ)|2dy≤ |hT|2 Z
T
|∇ψ|2dy.
En appliquant cette in´egalit´e `a ψ=f, on en d´eduit que Z
T
|f −f(h)|2dx≤ |hT|2 Z
T
|∇f|2dx.
e. Un raisonnement similaire nous permet d’´etablir que Z
E
|g−g(h)|2≤Ch2E Z
E
|∇g|2.
En combinant cette in´egalit´e avec celles obtenues aux questions bet d, il vient ku−u(h)kH1(Ω)≤Ch(k∇fkL2(Ω)+k∇gkL2(ΓN)).
3) Il suffit d’appliquer le Th´eor`eme de Lax-Milgram pour obtenir l’existence d’une unique solution au probl`eme discr´etis´e (3).
4)
a. Un ´el´ement fini P1 est d´etermin´e de mani`ere unique par ses valeurs aux nœuds du maillage. La d´efinition deIh d´etermine pour toutϕun ´el´ement finiP1 Ih(ϕ), car elle pr´ecise sa valeur en tous les nœuds du maillage. De plus, commeIh(ϕ) s’annule sur ΓD, il appartient `aXh.
b. La famille de maillagesTh´etant suppos´ee r´eguli`ere, l’angle form´e par deux cot´es d’un triangleT ∈ Th
est born´e inf´erieurement, ind´ependamment de h. Notonsθmin>0 cette borne inf´erieure. Un sommetxdu maillage ne peut pas appartenir `a plus de 2π/θmin triangles du maillage et
|Card{T ∈ Th ; T ⊂ωx}| ≤2π/θmin
L’ouvertωxest inclus dans la boule centr´ee enxde rayon maxT0⊂ωxhT0. Ainsi, il suffit de prouver que pour tout triangleT du maillage inclus dansωx, on a
max
T0⊂ωx
hT0 ≤ChT.
En fait, il suffit de montrer que le rapport hT1/hT2 entre deux triangles poss´edant une arˆete commune est born´e par une constante c0. On en d´eduit alors, en raisonnant de proche en proche que
max
T0⊂ωx
hT0 ≤(c0)m−1hT,
o`um= supx|Card{T ∈ Th; T ⊂ωx}|. SoitEl’arˆete commune `aT1etT2le maillage ´etant r´egulier,hT1/hE ethE/hT2 sont tous deux major´es ind´ependamment de h. Il en est donc de mˆeme pourhT1/hT2.
c. Nous allons prouver que pour tout entiernil existe une constanteCntelle que pour tout sommetxdu maillage appartenant `antriangles distincts du maillage (c’est `a dire tel quen=|Card{T ∈ Th; T ⊂ωx}|), on a
kv−πxvkL2(ωx)≤Cn(diam(ωx))k∇vkL2(ωx). Etant donn´´ e quenest major´e parm, on en d´eduit alors que
kv−πxvkL2(ωx)≤ sup
n≤m
Cn(diam(ωx))k∇vkL2(ωx).
On suppose pour simplifier quexn’est pas un ´el´ement du bord du maillage (dans le cas contraire, on peut ais´ement adapter le raisonnement qui suit).
Soit ωn un polygˆone r´egulier de diam`etre 1, centr´e `a l’origine. On d´ecompose ωn en n triangles not´es Ti (i = 1,· · ·, n). Soit F un diff´eomorphisme, de d´eterminant positif, de ωn dans ωx, continue, dont la restriction `a chacun des trianglesTiest affine, tel queF(0) =xet tels queF(Ti) soit un triangle du maillage Th (une telle application existe et est d´efinie `a une rotation de 2kπ/npr`es (k= 1,· · · , n) du polygˆoneωn).
D’apr`es l’in´egalit´e (6) de l’´enonc´e, il existe Cn tel que pour toutv∈H1(ωx), kv−πxvk2L2(ωx)≤Cn
max detF
min detFk∇Fk2k∇ϕk2L2(ωx). Or max detF = maxK∈ωx(n|K|/|ωn|), min detF = minK∈ωx(n|K|/|ωn|) et
k∇Fk= max
kyk=ρn
kF yk/ρn ≤hT/ρn,
o`uρnest le diam`etre du cercle circonscrit des trianglesTi. On obtient donc la majoration recherch´ee suivante kv−πxvk2L2(ωx)≤Cn
max|K|
min|K|h2T/ρnk∇ϕk2L2(ωx).
d. L’ensemble des polynˆomes de degr´e inf´erieur ou ´egale `a un ´etant un espace de dimension fini, les normeskpkL∞(T0)et kpkL2(T0)sont ´equivalentes. Il existe donc des constantesC1 etC2telles que
kpkL∞(T0)≤C1kpkL2(T0)
et
kpkL2(T0)≤C1kpkL∞(T0).
SoitT un triangle quelconque deR2 et F une application affine, diff´eomorphisme deT0 versT. Pour tout polynˆomepde degr´e au plus un, on pose ˆp=p◦F−1. ˆpest ´egalement un polynˆome de degr´e au plus un sur R2, et d’apr`es les in´egalit´es pr´ec´edente,
kpkˆ L∞(T0)≤C1kpkˆ L2(T0) (1) et
kpkˆ L2(T0)≤C2kpkˆ L∞(T0). (2) Or
kpkˆ L∞(T0)=kpkL∞(T)
et
kpkˆ 2L2(T0)= Z
T
|p|2|det∇F|−1=|T|−1kpk2L2(T)/2.
Ainsi, d’apr`es (1), on obtient
kpkL∞(T)≤C1|T|−1/2kpkL2(T)/√ 2 et d’apr`es (1),
kpkL2(T)≤C2
√2|T|1/2kpkL∞(T).
e. Soitϕ∈X, on a
(ϕ−Ihϕ)T = X
x∈N(T)
(ϕ−Ih(ϕ)(x))φx.= X
x∈N(T)
(ϕ−πxϕ)φx.
Ainsi,
kϕ−IhϕkL2(T)≤ X
x∈N(T)
kϕ−πxϕkL2(T)
Ainsi, d’apr`es la question4.c., il vient kϕ−IhϕkL2(T)≤C X
x∈N(T)
(diamωx)k∇ϕkL2(ωx)≤ChTk∇ϕkL2(ωeT). (3)
(Pour obtenir cette derni`ere in´egalit´e, on utilise le fait que, le maillage ´etant r´egulier, le diam`etre des ouvert ωx est du mˆeme ordre de grandeur quehT).
On effectue un raisonnement similaire pour majorer kϕ−IhϕkL2(E). Tout d’abord, on montre, en effectuant un raisonnement identique `a celui effectu´e `a la question4.c. qu’il existe un constanteC telle que pour toute arˆeteE du maillage, tout sommetxdeE et toute fonctionv∈H1(ωx), on a
kv−πxvkL2(E)≤Ch1/2E k∇ϕkL2(ωx).
kϕ−IhϕkL2(E)≤ X
x∈N(E)
|ϕ(x)−πxϕ|kφxkL2(E). (4) Soitϕ∈X, on a
(ϕ−Ihϕ)E= X
x∈N(E)
(ϕ−Ih(ϕ)(x))φx.= X
x∈N(E)
(ϕ−πxϕ)φx.
Ainsi,
kϕ−IhϕkL2(E)≤ X
x∈N(E)
kϕ−πxϕkL2(E)
Ainsi, d’apr`es (4), il vient
kϕ−IhϕkL2(E)≤C X
x∈N(E)
h1/2E k∇ϕkL2(ωx)≤Ch1/2E k∇ϕkL2(eωE). (5)
5) Soitv∈X. On a
Z
Ω
∇uh· ∇v= X
T∈Th
Z
T
∇uh· ∇v
Sur chaque triangleT,uhest r´egulier, on peut donc effectuer l’int´egration par partie Z
T
∇uh· ∇v=− Z
T
∆uhv+ Z
∂T
(∇uh|T ·nT)v,
o`unT est la normale ext´erieure qu triangleT. La restriction deuh`a tout triangleT du maillage ´etant affine,
∆uh= 0 surT. On en d´eduit que Z
Ω
∇uh· ∇v= X
E∈Eh,N
Z
E
nE· ∇uhv+ X
E∈Eh,Ω
Z
E
(∇uh|T1·nT1+∇uh|T2·nT2)v.
Sans perte de g´en´eralit´e, on peut supposer quenE =nT1. On a alors Or ∇uh|T1 = limt→0+∇uh(x−tnE) et∇uh|T1 = limt→0+∇uh(x+tnE). Ainsi,
∇uh|T1·nT1+∇uh|T2·nT2= lim
t→0+∇uh(x−tnE)·nE− ∇uh(x+tnE)·nE=−[∇uh·nE]E. Ainsi,
Z
Ω
∇uh· ∇v= X
E∈Eh,N
Z
E
nE· ∇uhv− X
E∈Eh,Ω
Z
E
[∇uh·nE]Ev et
Z
Ω
f(h)v+ Z
ΓN
g(h)v− Z
Ω
∇uh· ∇v
= X
T∈Th
Z
T
f(h)v+ X
E∈Eh,N
Z
E
(g(h)−nE· ∇uh)v+ X
E∈Eh,Ω
[nE· ∇uh]v. (6)
6) Pour toutvh∈Xh, on a Z
Ω
f(h)vh+ Z
ΓN
g(h)vh= Z
Ω
∇uh· ∇vh. Ainsi, pour toutv∈X, on a
Z
Ω
f(h)v+ Z
ΓN
g(h)v− Z
Ω
∇uh· ∇v= Z
Ω
f(h)(v−vh) + Z
ΓN
g(h)(v−vh)− Z
Ω
∇uh· ∇(v−vh).
D’apr`es l’´egalit´e ´etablie `a la question pr´ec´edente, suite `a l’application de l’in´egalit´e de Cauchy-Schwarz, il vient
Z
Ω
f(h)v+ Z
ΓN
g(h)v− Z
Ω
∇uh· ∇v≤ X
T∈Th
kf(h)kL2(T)kv−vhkL2(T)
+ X
E∈Eh,N
kg(h)−nE· ∇uhkL2(E)kv−vhkL2(E)+ X
E∈Eh,Ω
k[nE· ∇uh]EkL2(E)kv−vhkL2(E).
En appliquant cette majoration `avh=Ih(v) ainsi que les estimations (3) et (5), on obtient Z
Ω
f(h)v+ Z
ΓN
g(h)v− Z
Ω
∇uh· ∇v≤C
X
T∈Th
kf(h)kL2(T)hTkvkH1(eωT)
+ X
E∈Eh,N
kg(h)−nE· ∇uhkL2(E)h1/2E kvkH1(eωE)+ X
E∈Eh,Ω
k[nE· ∇uh]EkL2(E)h1/2E kvkH1(ωeE)
et
Z
Ω
f(h)v+ Z
ΓN
g(h)v− Z
Ω
∇uh· ∇v≤C
X
T∈Th
kvkH1(ωeT)2 + X
E∈Eh,N
kvk2H1(ωeE)+ X
E∈Eh,Ω
kvk2H1(eωE)
1/2
X
T∈Th
kf(h)k2L2(T)h2T + X
E∈Eh,N
kg(h)−nE· ∇uhk2L2(E)hE+ X
E∈Eh,Ω
k[nE· ∇uh]Ek2L2(E)hE
1/2
Enfin, comme chaque triangleT du maillage appartient `a un nombre uniform´ement born´e (par rapport `ah) d’ouvertsωeT etωeE, on en d´eduit que
Z
Ω
f(h)v+ Z
ΓN
g(h)v− Z
Ω
∇uh· ∇v≤CkvkH1(Ω)
X
T∈Th
kf(h)k2L2(T)h2T
+ X
E∈Eh,N
kg(h)−nE· ∇uhk2L2(E)hE+ X
E∈Eh,Ω
k[nE· ∇uh]2L2(E)hE
1/2 .
7) Il suffit de constater que pour toutv∈X, on a Z
Ω
f(h)v+ Z
ΓN
g(h)v= Z
Ω
∇u(h)· ∇v.
Ainsi, d’apr`es la question pr´ec´edente, Z
Ω
∇(u(h)−uh)· ∇v≤CkvkH1(Ω)
X
T∈Th
ηT2
!1/2
o`u ηT =
h2TkfTk2L2(T)+1 2
X
E∈Eh,Ω∩E(T)
hEk[nE· ∇uh]Ek2L2(E)
+ X
E∈Eh,N∩E(T)
hEkgE−nE· ∇uhk2L2(E)
1/2 , (7)
et E(T) est l’ensemble des arˆetes du triangle T. En appliquant cette estimation `a v = u(h)−uh et en utilisant l’in´egalit´e de type Poincar´e
kwk2H1(Ω)≤C Z
Ω
|∇w|2,
pour toutw∈X, on obtient
ku(h)−uhkH1(Ω)≤C X
T∈Th
ηT2
!1/2
.
8)
a. La fonctionbT est continue, carλ1(x)λ2(x)λ3(x) est nul sur le bord du triangleT. On a maxx∈T bT(x) = max
λ∈K27λ1λ2λ3, o`u
K={λ∈R3 : λi≥0 etλ1+λ2+λ3= 1}.
Le maximum debT ne peut ˆetre atteint en un point tel que l’une des coordonn´ees deλs’annule. D’apr`es les conditions d’optimalit´e du premier ordre, il existe donc un r´eel µtel que
27λ2λ3= 27λ1λ2= 27λ1λ3=µ
(les contraintes de typeλi≥0 sont inactives). Il s’en suit queλ1=λ2=λ3= 1/3 et maxx∈T bT(x) = 1.
b. D’apr`es la formule de quadrature (6.43) du cours, Z
T
λ1λ2λ3=|T|1!1!1!2!/5! =|T|/60.
Ainsi,
Z
T
bT = 27
60|T|= 9 20|T|.
Le maillage ´etant r´egulier, |T|est du mˆeme ordre de grandeur queh2T.
c. SoitFT une application affine telle que FT(T0) =T. On abT ◦FT =bT0 et kbTk2L2(T0)=
Z
T0
|bT0|2|det∇FT|=|det∇FT|kbT0k2L2(T0) (8)
De plus,∇bT =∇FT−1∇bT0 et k∇bTk2L2(T)=
Z
T0
|∇FT−1∇bT0|2|det∇FT| ≤ |det∇FT|k∇FT−1kk∇bT0k2L2(T0) (9) Ainsi,
k∇bTkL2(T)≤Ck∇FT−1kkbTkL2(T).
On conclut en notant quek∇FT−1k= maxkF xk=ρT kxk/ρ(T)≤hT0/ρT ≤Ch−1T 9)
a. Par int´egration par partie, la restriction deuh `aT ´etant affine etbT ´etant nul sur le bord deT, on a Z
T
∇uh· ∇bT = 0.
De plus, d’apr`es le probl`eme variationnel v´erifi´e paru(h), on a Z
T
∇u(h)· ∇bT = Z
T
fTbT. Ainsi,
Z
T
∇(u(h)−uh)· ∇bT = Z
T
fTbT.
b. CommeR
TbT = 9|T|/20, on a 9|T||fT|/20 =
Z
T
∇(u(h)−uh)· ∇bT ≤ k∇(u(h)−uh)kL2(T)k∇bTkL2(T). Ork∇bTkL2(T)≤Ch−1T kbTkL2(T)≤Ch−1T |T|1/2. Ainsi,
|T||fT| ≤Ck∇(u(h)−uh)kL2(T)h−1T |T|1/2. et
|T|1/2|fT| ≤Ck∇(u(h)−uh)kL2(T)h−1T . On en d´eduit que
kfTk2L2 =|fT|2|T| ≤Ck∇(u(h)−uh)k2L2(T)h−2T . 10)
a. La fonctionbE est continue sur chaque triangle. De plus, on a continuit´e le long de chaque arˆete: bE
nulle sur le bord deT1∩T2´egale `a 4λ1(x)λ2(x) sur l’arˆete E. Elle est donc continue. On a
x∈Tmax1∪T2
bE(x) = max
0≤λ≤14λ(1−λ) = 1.
b. D’apr`es la formule (6.43) du cours, pour toutT ∈ωE, Z
T
bE= Z
T
4λ1λ2= 4|T|2!/4! =|T|/3.
Enfin, comme le maillage est r´egulier,|T|est du mˆeme ordre de grandeur queh2E. Z
E
bE= Z 1
0
4s(1−s)hEds= 4hE(1/2−1/3) = 2hE/3.
c. Le mˆeme raisonnement que celui effectu´e `a la question8.cs’applique et permet d’obtenir que k∇bEkL2(T)≤Ch−1E kbEkL2(T).
11)
a. Par int´egration par partie, Z
ωE
∇uh· ∇bE= X
T⊂ωE
Z
T
∇uh· ∇bE =− Z
E
[nE· ∇uh]EbE. De plus, d’apr`es le probl`eme variationnel v´erifi´e paru(h),
X
T⊂ωE
Z
T
f(h)bE= Z
ωE
∇u(h)· ∇bE. Ainsi,
Z
E
[nE· ∇uh]EbE= Z
ωE
∇(u(h)−uh)· ∇bE− X
T⊂ωE
Z
T
f(h)bE.
b. D’apr`es la question pr´ec´edente, on a
|[nE· ∇uh]E| Z
E
bE≤ X
T∈ωE
kf(h)kL2(T)kbEkL2(T)+k∇(u(h)−uh)kL2(T)k∇bEkL2(T)
Et d’apr`es10.c,
|[nE· ∇uh]E| Z
E
bE≤ X
T∈ωE
kf(h)kL2(T)+Ch−1E k∇(u(h)−uh)kL2(T)
kbEkL2(T)
OrkbEkL2(T)≤ChE etR
EbE= 2hE/3. Ainsi,
|[nE· ∇uh]E|hE≤C X
T∈ωE
kf(h)kL2(T)+h−1E k∇(u(h)−uh)kL2(T)
hE.
On obtient la majoration souhait´ee en divisant cette in´egalit´e parh1/2E .
c. On a prouv´e `a la question9.aque pour tout triangleT,
hTkfTkL2(T)≤Cku(u)−uhkH1(T)
CommehT ethE sont du mˆeme ordre de grandeur, il s’en suit que
h1/2E kfTkL2(T)≤Ch−1/2E ku(u)−uhkH1(T).
D’apr`es la question11.b, on a donc
k[nE· ∇uh]EkL2(E)=h1/2E |[nE· ∇uh]E| ≤C X
T∈ωE
h−1/2E k∇(u(h)−uh)kL2(T).
12)
a. Par int´egration par partie, Z
ωE
∇uh· ∇bE= Z
E
nE· ∇uhbE.
En utilisant la formulation v´erifi´ee paru(h), on en d´eduit que Z
E
(gE−nE· ∇uh)bE= Z
ωE
∇(u(h)−uh)· ∇bE− Z
ωE
f(h)bE.
En effectuant exactement le mˆeme calcul que lors des questions11.bet11.c(quitte `a remplacer−[nE·∇uh]E pargE−nE· ∇uh ), on obtient
kgE−nE· ∇uhkL2(E)≤Ch1/2E ku(h)−uhkH1(ωE).
13) En utilisant les r´esultats obtenus aux questions 10.c,11.cet12.a, on en d´eduit que η2T ≤Cku(h)−uhk2H1(ωT),
d’o`u
X
T∈Th
η2T ≤Cku(h)−uhk2H1(Ω). L’estimation a posteriori est donc efficace.
Probl` eme 2 - Dynamique de Hellmann-Feynmann
Question 1.
1.a CommeE ety7→y(q) sont de classeC1, il est en de mˆeme de la fonctionq7→V(q) =E(q, y(q)) et on a
∂V
∂qi(q) = ∂E
∂qi(q, y(q)) +hEy0(q, y(q)), ∂y
∂qi(q)i.
o`uEy0 d´esigne la diff´erentielle par rapport `ayde la fonctionE. Commec0(y(q))6= 0, on peut appliquer le th´eor`eme 10.2.8 : il existeλ∈Rtel que
E0y(q, y(q)) +λc0(y(q)) = 0
Par ailleurs,c(y(q)) = 0 pour toutq∈Rd. En d´erivant par rapport `aqi, il vient hc0(y(q)), ∂y
∂qi
(q)i= 0.
En cons´equence,
∂V
∂qi(q) = ∂E
∂qi(q, y(q)) +hE0y(q, y(q)), ∂y
∂qi(q)i= ∂E
∂qi(q, y(q))−λhc0(y(q)), ∂y
∂qi(q)i=∂E
∂qi(q, y(q)).
D’o`u (14).
1.b La formule (14) permet de calculer les composantes de la force −∇V(q) `a partir de y(q) sans avoir `a calculer les d´eriv´ees dey(q), ce que n´ecessiterait l’utilisation na¨ıve de la r`egle de la chaˆıne.
Question 2.
2.a Pour x ∈ Rn\ {0}, on pose φx(M) = x|x|∗M x2 . Il est clair que φx est une forme lin´eaire sur l’espace vectorielMS(n). De plus l’application trace est ´egalement une forme lin´eaire surMS(n). Comme la condition 0≤M ≤In ´equivaut `a 0≤φx(M)≤1 pour toutx∈Rn\ {0}, il vient
K= \
x∈Rn
φ−1x ([0,1])
!
\Tr−1({p}).
Les ensemblesφ−1x ([0,1]) et Tr−1({p}) ´etant ferm´es (en tant qu’images r´eciproques d’ensembles ferm´es par une application continue) et une intersection quelconque d’ensembles ferm´es ´etant ferm´ee, il en r´esulte queK est ferm´e.
SoitM ∈ K,λune valeur propre deM etx∈Rn\ {0}un vecteur propre associ´e. Comme 0≤M ≤In, on a 0≤x∗M x≤ |x|2. Or x∗M x=λ|x|2. Donc 0≤λ≤1, ce qui implique que kMk2≤1. DoncK est born´e.
La matrice diagonale par blocM =
Ip 0 0 0n−p
est dansK. DoncK est non vide.
Enfin, si M1 et M2 sont dans K et si θ ∈ [0,1], alors la matrice θM1+ (1−θ)M2 est sym´etrique, Tr (θM1+ (1−θ)M2) =θTr (M1) + (1−θ)Tr (M2) =p, et
∀x∈Rn\ {0}, φx(θM1+ (1−θ)M2) =θφx(M1) + (1−θ)φx(M2)∈[0,1].
DoncθM1+ (1−θ)M2∈ K, ce qui prouve queK est convexe.
2.b PosonsFq(M) =E(q, M). On a
Fq(M+P) = Tr (H(q)(M+P)) +1
2kM +Pk2F=Fq(M) + Tr ((H(q) +M)P) +1 2kPk2F. DonchFq0(M), Pi= Tr ((H(q) +M)P) etFq00(M)(P, P) =kPk2F.
Il en r´esulte
• queFq estα-convexe surMS(n) avecα= 1 (voir proposition 10.1.5 et exercice 10.1.9 du cours), et qu’en cons´equence (15) admet un unique point de minimumM(q) surK(cf. th´eor`eme 9.2.6) ;
• queM(q) v´erifie l’in´equation d’Euler (cf. th´eor`eme 10.2.1)
∀M ∈ K, hFq0(M(q)), M −M(q)i ≥0, ce qui s’´ecrit aussi
∀M ∈ K, Tr ((H(q) +M(q))M)≥Tr ((H(q) +M(q))M(q)).
2.c Comme∇Fq(M) =H(q) +M, on reconnaˆıt dans
Mk+1= ΠK(Mk−µ(H(q) +Mk))
l’algorithme du gradient `a pas fixe avec projection. Or on sait queFq est α-convexe avec α= 1. De plusFq0 est Lipschizienne de constante de Lipschitz ´egale `a 1. En effet
k∇Fq(M1)− ∇Fq(M2)kF=kM1−M2kF.
Il r´esulte donc du th´eor`eme 10.5.8 que l’algorithme du gradient `a pas fixe avec projection converge pour tout 0< µ <2.
Question 3.
3.a PosonsV =Rn etJ(x) =Pn
i=1|xi−yi|2. L’ensemble Xad est un compact, convexe non vide deV et la fonction J est α-convexe surV. Le probl`eme (18) admet donc un unique point de minimumx0. On est dans le cadre d’application du th´eor`eme 10.2.19 avecN = 1, G(x) = Pn
i=1xi−p, M = 2n, Fi(x) =−xi,Fi+n(x) =xi−1. Les conditions d’optimalit´es s’´ecrivent donc
x0i −yi+µ−λi+λi+N = 0, λj≥0, 0≤x0i ≤1, λix0i =λi+N(x0i −1) = 0.
Pour chaque 1≤i≤N, on a donc trois possibilit´es : 1. x0i =yi−µ
2. x0i = 0, auquel casλi ≥0,λi+N = 0, et 0 =x0i =yi−µ+λi ≥yi−µ 3. x0i = 1, auquel casλi = 0,λi+N ≥0, et 1 =x0i =yi−µ−λi+N ≤yi−µ.
Il en r´esulte que
x0i = max(0,min(yi−µ,1)).
Il reste `a d´eterminer la valeur du multiplicateur de Lagrangeµ. CommePn
i=1x0i =p,µest n´ecessairement solution de l’´equationfy(µ) =p.
Notons que la fonctionfy est continue et d´ecroissante sur R, et telle quefy(−∞) =n, fy(+∞) = 0.
L’´equationfy(µ) =padmet donc au moins une solution (ce qu’on savait d´ej`a puisque (18) a un point de minimum). Il est possible que fy−1({p}) soit un intervalle compact deR, mais dans ce cas chacun des x0i est ´egaal soit `a 0, soit `a 1, et la valeur dex0 est la mˆeme quel que soit le choix deµdans cet intervalle. On peut v´erifier cela soit directement, soit en invoquant le th´eor`eme de Kuhn et Tucker, qui s’applique ici car toutes les contraintes sont affines.
3.b PosonsPe= (
N = diag(N11,· · ·, Nnn), 0≤Nii ≤1,
n
X
i=1
Nii =p )
.
Soit N ∈ P. Comme N ∈ ∆(n), N = diag(N11,· · ·, Nnn) et la condition Tr (N) = p s’´ecrit Pn
i=1Nii=p. On a montr´e par ailleurs pr´ec´edemment que toutes les valeurs propres d’un ´el´ement de K ´etaient dans l’intervalle [0,1]. Donc 0≤Nii ≤1 pour tout i. Ceci prouve queN∈Pe.
R´eciproquement, soitN ∈P. Il est clair quee N ∈∆(n) et que Tr (N) =p. Pour toutx∈Rn\ {0}, φx(N) =
Pn
i=1Nii|xi|2 Pn
i=1|xi|2 .
D’o`u 0 ≤ min1≤i≤nNii ≤ φx(N) ≤ max1≤i≤nNii ≤ 1, ce qui prouve que 0 ≤ N ≤ In. Donc N ∈∆(n)∩ K=P.
3.c Soit M ∈ MS(n) et N ∈ MS(n) d´efinie par Nij = Mijδij. Il est clair que N ∈ ∆(n). De plus M −N =Mij(1−δij)∈∆(n)⊥. DoncN = Π∆(n)(M).
SoitM ∈ KetN = Π∆(n)(M). CommeNij =Mijδij, on a d´ej`aN∈∆(n) etPn
i=1Nii=Pn
i=1Mii= Tr (M) =p. Soitei est le vecteur deRn dont la i-`eme composante vaut 1 et dont toutes les autres composantes sont nulles. Comme 0≤M ≤In, on a 0≤e∗iM ei≤ |ei|2 = 1. OrNii =Mii =e∗iM ei. D’o`u 0≤Nii≤1 pour touti, ce qui montre queN ∈ P.
3.d SoitN ∈∆(n) une matrice diagonale. On a (N−Π∆(n)(ΠK(N)))∈∆(n) et (ΠK(N)−Π∆(n)(ΠK(N)))∈
∆(n)⊥. Donc
kN−ΠK(N)k2F =
N−Π∆(n)(ΠK(N))
+ Π∆(n)(ΠK(N))−ΠK(N)
2 F
=
N−Π∆(n)(ΠK(N))
2 F+
Π∆(n)(ΠK(N))−ΠK(N)
2 F.
D’apr`es la question pr´ec´edente, Π∆(n)(ΠK(N)) ∈ K. Or ΠK(N) est caract´eris´e par ΠK(N) ∈ K et kN −ΠK(N)k2F = min
Ne∈K
kN −Nek2F. Il en r´esulte que ΠK(N) = Π∆(n)(ΠK(N)), ce qui montre que ΠK(N)∈∆(n). Ainsi, ΠK(N)∈∆(n)∩ K=P.
3.e Pour toutNe = diag(x1,· · · , xn)∈∆(n),
kN−Nek2F=
n
X
i=1
|xi−Nii|2.
Les ´el´ements diagonaux de ΠK(N) peuvent donc ˆetre obtenus en r´esolvant le probl`eme d’optimisation min
( n X
i=1
|xi−Nii|2, 0≤xi≤1,
n
X
i=1
xi=p )
.
Un algorithme de calcul de ΠK(N) est donc :
1. Chercher par dichotomie une solutionµ∗ de l’´equationfN(µ) =po`u fN(µ) =
n
X
i=1
max(0,min(Nii−µ,1)).
Cette ´etape ne pose pas de difficult´e car fN est continue et d´ecroissante sur R et qu’on a fN(min(Nii)−1) =netfN(max(Nii)) = 0.
2. Poser
ΠK(N) = diag(max(0,min(N11−µ∗,1)),· · ·max(0,min(Nnn−µ∗,1))).
3.f SoitU ∈ M(n) une matrice orthogonale etKU =U∗KU. SoitMf∈ KU etM ∈ Ktel que Mf=U∗M U. On aMf∗= (U∗M U)∗=U∗M∗U =U∗M U =Mf, Tr (Mf) = Tr (U∗M U) = Tr (U U∗M) = Tr (M) =p et pour toutx∈Rn\ {0},φx(Mf) = x∗(U|x|∗M U)x2 =(U x)|U x|∗M2(U x) =φU x(M). Donc 0≤φx(Mf)≤1. On a donc bienMf∈ K et doncKU ⊂ K.
Ceci ´etant vrai pour tout matrice orthogonale U, on a en particulier KU∗ ⊂ K. Par suite K = U∗KU∗U ⊂U∗KU =KU ⊂ K. FinalementKU =K.
3.g Si M ∈ MS(n) etMf∈ MS(n), on a pour toute matrice unitaireU ∈ M(n),
kU∗M U−U∗M Uf k2F = kU∗(M −Mf)Uk2F= Tr (U∗(M −Mf)U U∗(M−Mf)U)
= Tr ((M−Mf)2) =kM−Mfk2F. CommeU∗KU =K, on aU∗ΠK(M)U ∈ Ket
kU∗M U −U∗ΠK(M)Uk2F = kM−ΠK(M)k2F= min
M∈Kf
kM−Mfk2F
= min
Mf∈K
kU∗M U−U∗M Uf k2F
= min
Q∈U∗KUkU∗M U −Qk2F= min
Q∈KkU∗M U−Qk2F. En cons´equence ΠK(U∗M U) =U∗ΠK(M)U. Pour calculer ΠK(M), on peut donc
1. DiagonaliserM dans une base orthogonale, i.e. exhiber une matrice orthogonaleU ∈ M(n) telle queN =U∗M U ∈∆(n).
2. Calculer ΠK(N) en utilisant l’algorithme construit `a la question 3.e.
3. Calculer ΠK(M) par la formule ΠK(M) =UΠK(N)U∗. Question 4.
4.a U est une matrice orthogonale et M(q) ∈ K. Il d´ecoule donc du r´esultat de la question 3.f que U∗M(q)U ∈ K. En utilisant le r´esultat de la question 3.c, on obtientN(q) = Π∆(n)(U∗M(q)U)∈ P.
CommeS(q) =U D(q)U∗, l’in´equation d’Euler s’´ecrit
∀M ∈ K, Tr (U D(q)U∗M)≥Tr (U D(q)U∗M(q)), soit
∀M ∈ K, Tr (D(q)U∗M U)≥Tr (D(q)U∗M(q)U) soit encore
∀Mf∈ KU =K, Tr (D(q)fM)≥Tr (D(q)U∗M(q)U).
Etant donn´e queP ⊂ K, on a donc aussi
∀N∈ P, Tr (D(q)N)≥Tr (D(q)U∗M(q)U).
En notant queD(q)∈∆(n) et que N(q) = Π∆(n)(U∗M(q)U), on obtient
Tr (D(q)U∗M(q)U) = (D(q), U∗M(q)U)F= (D(q), N(q))F= Tr (D(q)N(q)).
Finalement,
∀N ∈ P, Tr (D(q)N)≥Tr (D(q)N(q)).
4.b L’ensemble P est un poly`edre puisque c’est l’intersection des 2n+ 2 demi-espaces de ∆(n) d´efinis par Nii ≥0, 1−Nii≥0,Pn
i=1Nii−p≥0 etp−Pn
i=1Nii≥0.
NotonsPe l’ensemble des ´el´ements deP dontpcoefficients diagonaux sont ´egaux `a 1, les n−pautres coefficients diagonaux ´etant ´egals `a 0. Nous allons montrer quePext=Pe.
Soit N ∈ P \ Pe. Tous les coefficients diagonaux de N ne sont pas dans l’ensemble{0,1}. Sinon, la contrainte Tr (N) = p contredirait le fait que N /∈ Pe. Comme par ailleurs, p∈ N, au moins deux coefficients diagonaux de N sont dans ]0,1[. Soit donc 1 ≤ i1 < i2 ≤ n tel que 0 < Ni1i1 < 1 et 0 < Ni2,i2 <1. Soit N± ∈ Rn obtenu `a partir de N en rempla¸cantNi1i1 parNi1i1 ± et Ni2i2 par Ni2i2∓. Il est clair que pour > 0 assez petitN± ∈ P, N+ 6=N− et N = 12(N++N−). Donc N /∈ Pext.
R´eciproquement soitN ∈ Pe,P ∈ P,Q∈ P avecP6=Qetθ∈[0,1] tel queN=θP+ (1−θ)Q. Soit 1 ≤i ≤n tel que Pii 6=Qii. Il vientθPii+ (1−θ)Qii ∈ {0,1}. Comme 0 ≤Pii ≤1, 0≤Qii ≤1, Pii6=Qii et θ∈[0,1], on a n´ecessairementθ∈ {0,1}. DoncN ∈ Pext.
Le cardinal de l’ensemblePext est donc ´egal `a n
p
.
La fonction N 7→Tr (D(q)N) est lin´eaire. Son minimum sur le poly`edre convexeP est donc atteint en l’un des points extr´emaux deP. Donc
Tr (D(q)N(q)) = min
N∈PTr (D(q)N) = min
N∈Pext
Tr (D(q)N) = min
1≤i1≤···≤ip≤n p
X
j=1
ij(q) =
p
X
j=1
j(q).
4.c Sip(q)< p+1(q) l’unique point de minimum surPde la fonctionN7→Tr (D(q)N) est le point extr´emal N0=
Ip 0 0 0n−p
. DoncN(q) =N0. D’o`u
M(q) =U N(q)U∗. On pourra remarquer que
M(q) =
p
X
i=1
xi(q)xi(q)∗
o`u (x1(q),· · ·, xn(q)) est une base orthonormale de vecteurs propres de M(q) telle que pour tout 1≤i≤n,S(q)xi(q) =i(q)xi(q).