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Problème B : autour de la fonction

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

PSI* — 2020/2021 Le 09/01/2021.

D.S. 4

(4 heures)

Problème A : transformation de Fourier

Notations

On désigne parAleC-espace vectoriel des applications deRdansC, parI le sous-espace des fonctions continues et intégrables sur R (c’est-à-dire telles que

+

−∞ |f(t)|dt existe, |f(t)|désignant le module def(t)). On considère l’application linéaire F deI dans Adéfinie par :

f −→F f où f(x) =

+

−∞

eixtf(t) dt pour toutx deR. La fonction f est appeléetransformée de Fourier de la fonction f.

I — Généralités Dans cette question,f désigne une fonction appartenant à I. 1) Justifier la définition de la fonctionf.

2) On suppose que la fonction f est à valeurs réelles. Montrer que sif est une fonction paire, alorsf est une fonction paire et à valeurs réelles. Que peut-on dire def si la fonction f est impaire ?

II — Transformée de Fourier de H0

Dans cette partie, on désigne par H0 la fonction définie surRparH0(t) =e−t2/2 et l’on se propose de déterminer la transformée de Fourier de H0 . Pour cela, on fixe xdans R.

1) On rappelle que

+ 0

eu2du=

√π

2 . En déduire queH0 est intégrable surRet calculer

+

−∞ H0(t) dt.

2) On définit surRla suite de fonctions (gn)par :

gn(t) =t2net2/2 pour toutn∈N.

a)Montrer que, pour tout nappartenant à N, la fonctiongn appartient à I. b)On considère l’intégrale In=

+ 0

gn(t) dt, pourn∈N.

Établir une relation de récurrence entre In+1 etIn. En déduire une expression simple de In (2n)!. 3) Montrer la convergence de la série

n0

(−1)n x2n

2n·n! et préciser la valeur de sa somme.

4) Vérifier que la fonction définie surRpar t→e−t2/2cos (xt) est intégrable sur R. 5) Justifier avec soin l’égalité :

H0(x) = 2

+ n=0

(−1)n x2n (2n)!

+ 0

t2net2/2dt.

6) Déduire de ce qui précède l’existence d’un nombre réel λ0, que l’on explicitera, tel queH00H0.

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PSI* — 2020/2021 — D.S. 4 (4 heures) Page 2/3

Problème B : autour de la fonction

Γ 1) Justifier la définition, pourx∈]0,+∞[, de Γ (x) =

+ 0

tx1etdt.

2) Formule de Gauss

a)Soit x∈]0,+∞[. À l’aide de la suite de fonctions (fn) définie par

∀n∈N ∀t∈R+ fn(t) =



1− t n

n

tx1 si t∈]0, n]

0 si t > n ,

établir : Γ (x) = lim

n→∞

n 0

1− t n

n

tx1dt.

b)Grâce à des intégrations par parties, en déduire :

∀x∈]0,+∞[ Γ (x) = lim

n→∞

nx·n!

x(x+ 1). . .(x+n).

3) Formule de Weierstrass On rappelle que la suite

n k=1

1 k −lnn

n1

converge dansR. Sa limite est notéeγ(constante d’Euler).

Établir : ∀x∈]0,+∞[ 1

Γ (x) =xeγx lim

n→∞

n

k=1

1 +x k e

x k .

4) Dérivée logarithmique de Γ : on noteΨ = ln◦Γ :x→ln Γ (x).

a)Montrer que : ∀x∈]0,+∞[ Ψ (x) =−lnx−γx+

n=1

x

n−ln 1 + x

n .

b)En étudiant la série de fonctions

n1

un définie par

∀n∈N ∀x∈R+ un(x) = x

n−ln 1 + x n , montrer que Ψest de classeC1 sur R+ et que

∀x∈R+ Ψ(x) =−1

x −γ+x

n=1

1 n(x+n). En déduire la valeur de Ψ(1).

c)Montrer que Ψ est croissante sur R+ (on dit queΓest logarithmiquement convexe).

5) Généralisation de la formule de Stirling

a)À l’aide d’un changement de variable, établir

∀x∈R+ Γ (x+ 1) = x e

x√ x

R

f(x, t) dt où f(x, t) =



0 si t≤ −√x

1 + t

√x

x

etx si t >−√x . b)En étudiant, pour x∈[1,+∞[fixé, les variations sur R+ de la fonction

g:t→ln (1 +t)−t−xln 1 + t

√x +t√ x,

montrer que : ∀x∈[1,+∞[ ∀t∈[0,+∞[ 0≤f(x, t)≤(1 +t)et.

c)En étudiant, pour x ∈ [1,+∞[fixé, les variations de la fonction h:u → −ln (1 +u) +u−u2 2 sur ]−1,0], montrer que : ∀x∈[1,+∞[ ∀t∈]−√

x,0] 0≤f(x, t)≤et2/2.

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PSI* — 2020/2021 — D.S. 4 (4 heures) Page 3/3

d)En déduire que, pour toute suite (xn) de réels appartenant à [1,+∞[, de limite+∞, on a

nlim→∞ R

f(xn, t) dt=

R

et2/2dt.

e)On rappelle que :

R

eu2du=√π. Montrer que :

Γ (x+ 1)x

+

√2πx x e

x

.

Problème C : recherche de plans stables

Le but du problème est la recherche des plans stables par un endomorphisme, en relation avec la notion de produit vectoriel.

Dans tout le problème, E désigne l’espace vectoriel euclidien orienté R3, muni du produit scalaire canonique, etB= (e1, e2, e3) la base canonique, orthonormale directe.

On désigne par ∧le produit vectoriel dansE.

Siu∈ L(E), on définitu, endomorphisme deE, par sa restriction àB:

u(e1) =u(e2)∧u(e3) ; u(e2) =u(e3)∧u(e1) ; u(e3) =u(e1)∧u(e2).

1) Dans cette question, on considère les endomorphismesu1,u2 deE, de matrices respectivesU1,U2 dans la base B :

U1 =

 0 0 −1 1 0 −3 0 1 −3

 ; U2 =

 0 1 1 0 1 −1 0 1 1

.

Déterminer U1 etU2, matrices respectives dans la baseB de u1 etu2. 2) Soit u∈ L(E). Montrer que : ∀(a, b)∈E2 u(a∧b) =u(a)∧u(b).

Montrer que, si v∈ L(E) vérifie : ∀(a, b)∈E2 v(a∧b) =u(a)∧u(b), alors v=u.

3) Déterminer IdE.

Siu etv sont dans L(E), montrer queu◦v=u◦v.

Siu est inversible, en conclure que uest inversible et en exprimer l’inverse.

4) Préciser le rang de u selon la valeur de celui deu. On pourra calculer le produit tU ×U, où U (resp.

U) désigne la matrice de u (resp. de u) dans la base B.

5) L’application de L(E) dans lui-même qui àu associe uest-elle linéaire ? injective ? surjective ? 6) Soit u∈ L(E) etP = Vect (a, b) un plan stable paru.

Montrer que a∧b est vecteur propre de u ; exprimer la valeur propre associée à a∧b à l’aide de l’endomorphismev induit par u surP.

7) Inversement, soit cun vecteur propre de norme 1 de u.

Montrer qu’il existe(a, b)famille orthonormale de E telle quea∧b=c.

Si la valeur propre associée àc est non nulle, montrer queP = Vect (a, b)est un plan stable paru. On pourra remarquer que(a, b, c)est une base orthonormale directe deE et effectuer des calculs dans cette base.

8) Soit u∈ L(E). Montrer que 0 est valeur propre de u si et seulement si 0 est valeur propre de u.

Montrer que, pour tout réel λ, les plans stables par u sont les plans stables paru−λ.IdE.

En déduire un moyen pour obtenir les plans stables par u ∈ L(E) n’ayant pas 0 pour valeur propre, puis paru quelconque dans L(E).

9) Appliquer cette méthode à la recherche des plans stables par l’endomorphisme u1 (resp. u2) de R3 défini à la question1).

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