HAL Id: jpa-00245450
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00245450
Submitted on 1 Jan 1986
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Modélisation des machines cylindriques asynchrones sans fer. Prise en compte de la longueur finie de la culasse
B. Bandelier, F. Rioux-Damidau
To cite this version:
B. Bandelier, F. Rioux-Damidau. Modélisation des machines cylindriques asynchrones sans fer. Prise en compte de la longueur finie de la culasse. Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1986, 21 (5), pp.327-337. �10.1051/rphysap:01986002105032700�. �jpa-00245450�
Modélisation des machines cylindriques asynchrones
sansfer.
Prise
encompte de la longueur finie de la culasse
B. Bandelier et F. Rioux-Damidau
Laboratoire d’Electrotechnique (*) des Universités Paris VI et XI, Bâtiment 214, 91405 Orsay, France (Reçu le 19 novembre 1985, révisé le 27 janvier 1986, accepté le 31 janvier 1986)
Résumé. - Une précédente modélisation à base de séries de Fourier spatio-temporelles avait décrit le système
formé du bobinage réel, d’une culasse et d’un rotor infiniment longs. On tient compte des dimensions réelles de la culasse en introduisant les discontinuités de perméabilité directement dans les équations de Maxwell. On obtient des
équations
relativement complexes et l’on donne une méthode en plusieurs étapes pour les résoudre par simpleinversion de matrices.
Abstract. - A previous modelling using a double space associated with a temporal Fourier analysis described the
device constituted of the real winding and of a yoke and a rotor of infinite lengths. The real dimensions of the yoke
are taken into account by directly introducing the permeability discontinuities into the Maxwell’s equations.
Relatively complex equations are obtained and the method given permits to solve them in several steps by simply inverting matrices.
Classification
Physics Abstracts
89 . 29A
1. Introduction.
Une méthode de calcul à base de séries de Fourier et de fonctions de Bessel a été mise au
point
pour modé- liser les machinescylindriques asynchrones
sansfer[1].
Elle étend à trois dimensions les
techniques
utiliséesantérieurement en mono- et bi-dimensionnel pour l’étude des moteurs linéaires
[2-6].
Cette méthode, du typeanalytique
soutenue par ordinateur, apermis
de calculer les champs dans un
système simplifié qui comportait :
- le
bobinage
réel,multipolaire
en cuivre,- un rotor et une culasse
magnétique
que l’on avait supposés très longs.Permettant le
découplage
des différents harmo-niques,
cette modélisation s’est révélée conduire à des temps de calculparticulièrement performants.
Depuis,
une étude tenant compte de lalongueur
réelle du rotor a été
publiée
[7]. Elle utilise le mêmeprincipe
de modélisation enimposant
artificiellement que le courant soit nul dans lesrégions
où l’on avaitsupposé précédemment
que le rotor seprolongeait.
Cette méthode a permis de s’affranchir du
couplage
des
harmoniques qui
s’introduitlorsque
l’on écrit(*) Unité associée au CNRS n° 845.
les
équations
pour unsystème
comportant un rotor delongueur
finie. Elle a montré quel’approximation
du rotor très
long
est engénéral
excellente pour les machines construites habituellement.Nous allons traiter ici la modélisation d’une machine comportant une culasse de
longueur réelle
et un rotorde
longueur
infinie, cequi
nous amène à aborder leproblème
ducouplage
desharmoniques. Compte
tenu de l’absence de saturation nous supposerons sa
perméabilité 1À.
constante. Nous supposerons deplus
que sa conductivité est suffisamment faible pour que les courants de Foucault y soient
négligeables.
2.
Equations générales.
Le
principe
du calcul est le même que celuiexposé
dans
[1]. Nous
le supposerons pour l’essentiel connu et nerappellerons
ici que lesgrandes lignes.
Il
s’agit
de résoudre leséquations
de Maxwell pourun
système (cf. Fig.1)
formé d’une infinité de machinesalignées
suivant l’axe z,régulièrement espacées
etsuffisamment
éloignées
les unes des autres pour ne pasinteragir. k étant le nombre d’onde, le pas du
système
a pour
longueur
203C0/k
et comporte deux machinessymétriques.
Le rotor de rayon R, de conductivité (Jest supposé de
longueur
infinie. Il tourne à la vitesseangulaire
Q.Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:01986002105032700
Fig. 1. - Le système modélisé avec rotor infiniment long, bobinage et culasse réels.
[The model with a rotor of infinite length and real winding
and yoke.]
Le stator est constitué d’un
bobinage polyphasé
delongueur
H, situé entre les rayonsSi
etSe.
Il estalimenté par un courant de
pulsation
(JJ.La culasse
magnétique
n’estplus
comme dans[1]
delongueur
et deperméabilité
infinies, mais delongueur HF
et deperméabilité 03BCf
constante. Elle est située entre les rayonsFi
etF..
Dans le
cadre
desapproximations
de l’électro-technique,
leséquations
de Maxwell s’écrivent :L’induction
magnétique
vérifie :- dans la culasse
- ailleurs
Dans
[1],
on tenait compte de la culasse en écrivant que lechamp magnétique
était radial au niveau de sasurface intérieure. Pour p
Fi,
l’on avait V - H = 0,ce
qui permettait
d’écrire :- dans le rotor
(p R)
- hors rotor (R p
Fi)
Dans le cas d’une culasse courte, ces
équations
restent valables pour p
Fi.
Les différences appa- raissent pour p >F i.
En effet, des discontinuités en Il interviennent au niveau des extrémités de la culasse où l’on a :avec
3.
Décomposition
en série de Fourier.Les
équations (3), (4)
et(5)
se résolvent en écrivantla
décomposition
en série de Fourierspatio-temporelle
des
champs
et des courants. Pour unegrandeur 19
on a :
En remplaçant dans (3),
(4), (5)
H et J par leur décom-position
et enintégrant
en t, 0 et z sur unepériode
relative à chacune de ces variables
(voir [1]
et[2])
on obtient les
équations
d’évolution des modes pour4.
Rappel
des résultats de la modélisationprésentée
dans
[1].
Cette modélisation suppose le rotor et la culasse
magnétique
infinimentlongs.
Leséquations
d’évo-lution
qui
sont deséquations
de Bessel, sans secondmembre à l’intérieur du rotor, avec second membre à l’extérieur, ne font intervenir
qu’une
seule valeur de n, l et q à la fois.La linéarité des
équations
permetd’exprimer chaque
mode sous
la
formeHnlq
=In · hnlq.
A la différence de[1],
nous écrirons lesexpressions
pour les har-moniques hnlq,
cequi
donne :- Dans le rotor
- Hors rotor
Les
cinq constantes Al, A2, A3, G1
et1
étant déterminées pourchaque triplet
n, l et q par lesystème
linéaire (61) de [1].C2lq(P)
et2lq(p)
sont desintégrales
calculées dans[1].
Elles valent en posant Z = ap =
iqkp
U,q
exprime
ladécomposition
en série de Fourier dubobinage.
5. Modélisation d’une culasse
magnétique
réelle.5. 1 DESCRIPTION DES DISCONTINUITÉS DE J.1.. - La différence avec la modélisation d’une culasse de
longueur
infinie est due au terme
V(1/y) qui apparaît
dans(6).
Si S est la surface de transition air-fer on a (cf.Fig. 2) :
où
bs
est la distribution de Dirac [3] et ns la normale à la surface S orientée dans le sens air-fer. B ns étant con- tinue,l’expression
(12)représente
le saut que subit le champ normal H n à la traversée de la surface S.5.2 ETABLISSEMENT DES ÉQUATIONS D’ÉVOLUTION RELATIVES AUX HARMONIQUES SPATIAUX DES CHAMPs. - Les
équations (5)
et (6) donnent :et compte tenu de (12)
Dans
l’équation (14),
nous remplaçons B et H par leurdécomposition
en série de Fourier. Enprocédant
comme au
paragraphe
3, ilapparaît
immédiatement que leséquations
ne font intervenirqu’une
seule valeur de nà la fois. Pour
simplifier,
nousn’indiquerons plus
cette valeur de n que nous supposons connue et nous écrironsh,q
au lieu dehnlq···
Pour la composante en z, il vient ainsioù (b
· ns)l’q’, représente
l’harmoniquespatial l’
q’ de la composante normale de B.Dans (15) p est fixé.
bs
permet de ne conserver le point M de coordonnées p, 0, z que s’ilappartient
à S,c’est-à-dire à la surface limite de la culasse
qui
est formée de trois surfaces dont nous étudierons les contributionsséparément.
Elles sont définies de la manière suivante (cf.Fig.
3)Fig. 2. - Discontinuité entre l’air et le fer.
[The air-iron discontinuity.]
Fig. 3. - Dimensions géométriques de la culasse.
[The yoke geometric dimensions.]
5.3 CONTRIBUTION DES DIFFÉRENTS TYPES DE SUR- FACE. - a) Pour une surface
cylindrique
du type ps = Cte(c’est
le cas aux rayonsFi
etFe lorsque
laculasse est de
longueur infinie)
on a :L’intégrale
de (15) est non nulle seulement pourl’ = 1 et q’ = q. Elle s’écrit :
et l’on retrouve le
découplage
des différents har-moniques
observé dans[1].
b) Pour une surface du type zs = Cte
(plan
per-pendiculaire à l’axe) on a :
D’après
lespropriétés
de la distribution de Dirac [8]et
l’intégrale
de (15) s’écrit :Elle fait intervenir un
couplage
en q dansl’équation
d’évolution des modes
hzq.
Remarquons que le
problème
étantindépendant
de 0 il y a
toujours découplage
desharmoniques
en 1.On
pourrait
aussi traiter le cas d’une culasse de formequelconque
comportant par exemple des sur-faces du type 0 = Cte (fente,
encoches).
On aurait :L’intégrale
de (15) s’écrirait :Il y aurait alors
couplage
desharmoniques
en 1.5.4
EQUATIONS
D’ÉVOLUTION POUR UNE CULASSEMAGNÉTIQUE RÉELLE. - Ecrivons maintenant les
équa-
tions pour une culasse
cylindrique
de rayon intérieurFi,
de rayon extérieurFe,
de longueurHF
(la culassede
longueur infinie
serait telle queHF
=n/k).
Lasurface limite est définie par
(16).
5.4.1
Influence
dessurfaces
interne et externe. - Pour décrire la surface interne(03C1S
=Fi)
et externe( ps
=Fe)
de la culasse, nous posons :Dans le cas de la surface interne de la culasse on a :
L’intégrale
de (15) devient, enremplaçant 03B1(z)
par sadécomposition
en série de Fourierqui
est non nul seulement si q’ + q" = q.En regroupant les termes q’ > 0 et q’ 0, il reste compte tenu de la
symétrie (bpl-q’
= -bplq’)
avec
et
Pour la surface externe de la culasse
(ps
=Fe)
leséquations
sont similaires à celles obtenues pour p =Fi.
L’intégrale
de (15) se déduit directement del’expression (19)
enremplaçant Fi
parFe
et enchangeant
lesigne
car la normale est dans le sens air-fer. On obtient :
Remarquons que les
expressions (19)
et(21)
introduisent uncouplage
desharmoniques
en q. En revanche,les modes
angulaires
(en1)
restenttoujours découplés.
5.4.2 Contribution des
surfaces
limites aux extrémités de la culasse. - Les surfaces limites aux extrémités de la culasse sont du type : zs = Cte,Fi
03C1Fe.
On utilise donc
l’équation
(18) avec zs = zA, zB, zc, ZD(Fig.
3), 03B5 valant alternativement + 1 et - 1. Pources surfaces,
l’intégrale
de(15)
s’écrit :Compte
tenu de ce que q et q’ sont impairs [9] on obtient enremplaçant
zA, zB, Zc et zD par leurs valeurs :Vu la
symétrie
dusystème, b1lq
=bll-q
et on obtient finalement :Notons que ce terme
qui
n’existe que pourFi
03C1Fe
introduitégalement
uncouplage
des seuls modesen q.
5.4.3 Contribution de l’ensemble des
surfaces
limites de la culasse. - Au total, les contributions àl’intégrale
de
(15)
des différentes surfaces limites de la culasse sont données par(19), (21)
et (23). Comme nous l’avons sou- ligné, les modes en 1 sontdécouplés.
Aussi nous considérerons leséquations correspondant
à une valeur del fixée
et nous écrirons seulement les harmoniques sous la forme
hq (au
lieu dehnlq
ouhzq
comme nous lefaisions jusque-là puisque
nous avions fixé n). En regroupant les contributions des différentes surfaces dans(15)
on obtientPosons comme dans
(23)
de[1]
Z = ap =iqkp
et de plus
On obtient alors
Pour obtenir
l’équation
d’évolution deh2q(h3)
on additionne leséquations
relatives àhpq
et à -iho ( + iho).
Dans les
intégrales équivalentes
à celle de(15), apparaissent ~ ~p et - ’ F (+ i 03C1 ~ ~03B8) à la place de ~ ~z.
On obtient
finalement :
Les
équations
d’évolution du champmagnétique (26),
(27) et(28) couplent
donc par l’intermédiaire deV.
les différents modes en q.
5. 5. EXPRESSIONS DES CHAMPS. - Dans la
région
du rotor leschamps
sonttoujours
donnés par lesexpressions (9)
et pour R 03C1
Fi
par lesexpressions
(10).Pour 03C1
Fi
ils sont déterminés par leséquations (26), (27)
et(28).
Formellement ce sont deséquations
deBessel
qui
ont la même forme apparente que leséquations (30), (31)
et (32) de[1]
dont les seconds membres étaientT1, T 2, T3.
Mais ici, le second membre est inconnupuisque V. dépend
desbq.
En traitantV.
comme s’il étaitconnu on peut écrire les
champs.
G1q
etsont
des constantes. Lesintégrales C2q
etC2q
liées à un second membre du type deTl, T2
etT3
sont
toujours
données par(11).
Fiq, F2Q, F3q
et1q, P 2q’ F3q
sont desintégrales
liées aux seconds membres de(26),(27)
et(28).
où Z = ap =
iqkp.
Les
expressions
dePl, P2
etP3
s’obtiennent en remplaçantY par
J dans celles deFl, F2, F3
et en changeantle
signe.
Considérons
l’intégrale F2q(03C1).
Elle peut s’écrire :soit
De même :
De la même manière :
et
En remplaçant
(31), (32), (33)
et(34)
dans lesexpressions
des champs(29),
les termes toutintégrés
s’éliminent et il restesimplement :
- Pour p
Fi
lesintégrales Fiq(p)
etFiq(p)
sont nulles et l’on retrouve lesexpressions (10).
- Pour
Fi 03C1 Fe
onremplace Vq
dans(30a)
par sonexpression (25). L’intégrale
enb(p - Fi)
estimmédiate et il reste
1
sedéduit
directement de(36)
en remplaçant Ylpar Jl
et enchangeant
lesigne.
Le
premier
terme de(36) (celui qui
comportel’intégrale)
rend compte de la discontinuité du champ à latransition air-fer aux extrémités de la culasse.
Le second terme
exprime
la discontinuité à la surface interne de la culasse (au rayonFi).
Si on se
place
au rayon p =Fi
+ e(surface interne), seul
ce second terme estprésent
dansF, puisque l’intégrale
de(36)
est alors nulle. Dans ce cas on constate que :et
h1q(Fi) = (Gl
+C2) JI(aFi)
+(U1
+C2) Yl(aFi) qui
estl’expression
du champ dans l’air.La continuité de
hl
est donc bien assurée au rayonF ;.
On peut vérifier que cellede ho
l’estégalement.
- Pour 03C1
Fe l’expression
deFiq(p)
+iêlq(p)
devient :où la
partie en Yl correspond
àFlet
celleen Jl
àfil.
(37)
comporte un termesupplémentaire
par rapport à (36)qui exprime
la discontinuité du champ à latraversée de la surface extérieure de la culasse (au
rayon
Fe).
Notons enfin que
Fiq(oo)
=Flq(Fe).
Lorsque la culasse est infiniment longue
(c’est-à-dire HF
=03C0/k)
lepremier
terme de (36)(et
de(37))
est nul.D’autre part aqq, =
ôqq** 1ô
étant lesymbole
de Kro-necker. Dans ce cas, comme cela était
prévisible,
le
couplage
de modesdisparaît.
5.6 DÉTERMINATION DES CONSTANTES POUR UNE CULASSE DE LONGUEUR FINIE. - Les
champs
d’unmode donné
dépendent
des cinq constantesA1q, A2q, A3q, Giq et 61, qui
sont déterminées àpartir
des conditions aux limites.
Les quatre
premières équations
dusystème (61)
de
[1], qui correspondent
à des conditions aux limites du rotor et à l’intérieur de celui-ci, restent valables.La
cinquième
qui considérait que le champ étaitradial pour p =
F;
doit être modifiée. Nous devons écrire que leschamps
sont nuls à l’infini. En supposantqu’il n’y
a pas de conducteur au-delà du rayonS,,
on a :
Compte tenu
de ce queFiq(oo)
=F1q(Fe)
et1q(~)
=Fiq(Fe), la
condition deschamps
nulsà l’infini s’écrit :
Les
équations
s’écrivent donc :où
Fiq(Fe)
+i1(Fe)
est donné par(37).
Ces
équations (39)
ne forment pas unsystème indépendant.
Par l’intermédiaire deF lq
et1q,
il appa-rait un
couplage
avec tous les autressystèmes
de même typecorrespondant
aux mêmes valeurs de n et 1 mais à des valeurs de q différentes.Si la
décomposition
en série de Fourier se limite àQ harmoniques
suivant z, on obtient finalement unsystème de 5 x
Q équations
à 5 x Q inconnues,mais
qui
estcompliqué puisque F,
etÊ, dépendent
des
harmoniques bq
deschamps.
6. Méthode de résolution.
Si nous considérons seulement l’un des sous-systèmes (39), les quatre
premières équations
permettent de calculer les rapportsqui
sontindépendants
de la culasse. Il ne resteplus
que
l’équation :
où
C2
+iC2q
est connu.Dans
F lq
+iF lq apparaissent
leschamps blq,(p),
(b2
+b3)q,(F;)
et(b2
+b3)q,(Fe). (Cf. (37).) biq,(p)
reste à déterminer.(b2
+b3)q’(Fi)
est la composante normale à la transition air-fer. On peut donc, par continuité l’écrirepo(h2
+h3)q’(Fi - E), qui s’exprime simplement
enfonction des
G1q,
cf.(10).
(b2
+b3)q,(Fe)
ne peut pas être calculé dans l’air aurayon
Fe
+ 8 car le troisième terme de discontinuitéen
Fe
fait intervenir(b2
+b3)q’(Fe)
lui-même. On s’affranchit de ce troisième terme en calculant(b2
+b3)q,(Fe -
E). Comme cechamp
estmultiplié
par rlqq’
(cf. (37)),
il n’intervient que là où la culasse estprésente.
On peut alors l’écrire sous la forme03BCf(h2
+h3)q,(Fe -
e) quis’exprime d’après (35)
et(36)
en fonction des
G lq et
desbiq(p).
Au total,
Flq
+iFlq dépend
desGl.
et desbiq(p)
avec
Fi
pFe,
et on peut montrer que(40)
s’écrit,après
discrétisation del’intégrale
de(37)
sous la forme :A
chaque
valeurde q correspond
uneéquation
du type de
(42). Cq est
un terme connuqui dépend
des
intégrales C2
etC2.
L’ensemble de ces Q
équations
forme unsystème
linéaire où les inconnues sont les
Giq,
mais où lesbl,(pi)
sont indéterminés. Sous forme matricielle,il s’écrit :
soit
où it est le nombre de
points d’intégration
entreF;
et Fe
G est le vecteur des Q inconnues
Bu est
le vecteur dont les Q composantes sont lesbl,,(pi),
indéterminées.Nous
n’exprimons
pas cesblq(pi)
en fonction deshlq.
En effet le calcul des coefficients de Fourier(03BCh)q
pose des
problèmes
dupoint
de vuenumérique
car y et h sont tous deux discontinus au mêmepoint.
Pour résoudre (43) nous
procéderons
en deux temps.Nous rechercherons d’abord une
expression
for-melle de G en fonction des
Bli,
puis nous évalueronsles
B . li
en écrivant q ueh1(03C1i) = b1(03C1i) 03BC.
- Cherchons G sous la forme
En reportant
(44)
dans (43), on obtient- Pour déterminer
Bli
on part de la relation entrehl(,oj) et b1(pj)
que l’on écrit :où vqq, tient compte du fait que li = pf dans la culasse et Mo à l’extérieur.
Pour
Fi
03C1jFe, hl,,(pj)
est donné par lapremière
des
équations
(35). Ils’exprime
en fonction desGiq
que nous venons de déterminer et
qui dépendent
desblq(pi) (cf.
(44), (45) et(46)),
et en fonction desb1q(03C1i)
eux-mêmes. En reportant cette
expression
dehlq(Pj)
dans
(47)
on obtient unsystème
linéaire de Q x itéquations qui
permet de déterminer lesbiq(pi).
On en tire immédiatement les
G1q
par(44)
et doncGlq, Alq, A2.
etA3,.
On peut alors calculer les coeffi- cients de Fourier des champs à la surface du rotor, dans lebobinage
et en déduire lesperformances
de lamachine de façon
identique
à [1].7. Modélisation
numérique.
7.1 ORGANISATION DU CALCUL. - Dans le cas d’une culasse infinie, les coefficients de Fourier des
champs
sont obtenus en résolvant pour chaque valeur de n, 1 et q un
système
de 5équations
à 5 inconnues, le sys- tème (61) de [1].Pour la culasse courte, on résout successivement pour chaque valeur de n et 1.
1) Q
systèmes
de 4équations
à 4 inconnues 2) un système de Qéquations
à Q inconnues (45) 3) unsystème
de Q x itéquations
à Q x it incon-nues
correspondant
à (47).Le temps de calcul est directement lié à la taille des matrices considérées, c’est-à-dire au nombre d’har-
monique Q suivant z et au nombre it de
points
d’inté- gration entreF;
etFe.
Il est environ 7 foisplus
grandque celui mis
en jeu
en [1] mais reste encore très courtpour une modélisation tridimensionnelle.
7.2 RÉSULTATS. - Pour tester cette modélisation
nous l’avons
appliquée
à une machine ayant un rotor de 0,25 m de diamètre et unbobinage
hélicoïdal de 1 mde
long
et 2 cmd’épaisseur
alimenté par un courant sinusoïdal. Le diamètre intérieur de la culasse est de 0,317 cm.Nous avons tout d’abord testé l’influence de
l’épais-
seur de la culasse pour deux valeurs de
glissement
dans le cas d’une culasse de même
longueur
que lebobinage,
et d’une culasse delongueur
moitié. Au-delà d’uneépaisseur
de 1 à 2 cm lesperformances
appa- raissentpratiquement indépendantes
de cetteépaisseur (Fig.
4).Ensuite, nous avons étudié l’influence de la per- méabilité de la culasse. Au-delà de
03BCf/03BC0
= 100, lesperformances
sont peu modifiées.Fig. 4. - Couple et puissance réactive en fonction de l’épais-
seur de la culasse (WR est la pulsation rotorique).
[The torque (a) and the reactive power (b) as a function of the yoke thickness (03C9R is the rotor angular frequency).]
Enfin, pour une
épaisseur
de 3 cm et lif = 100 /lonous avons tracé le couple, la
puissance
réactive et lefacteur de puissance en fonction de la pulsation
rotorique
pour diverses valeurs de lalongueur
de laculasse. Nous constatons (Fig. 6) que les calculs effectués pour une culasse de longueur infinie donnent
pratiquement les mêmes résultats que ceux obtenus
avec une culasse de même longueur que le bobinage.
Fig. 5. - Couple et puissance réactive en fonction de la
perméabilité relative (COR est la pulsation rotorique).
L’influence de la diminution de cette
longueur
necommence à être sensible que
lorsque HF/H
devientinférieur à 0,8.
De façon
générale,
la diminution de lalongueur
dela culasse réduit le couple, la puissance réactive et le
facteur de puissance. De plus, elle
déplace légèrement
la valeur de la pulsation rotorique donnant le couple
maximum vers des valeurs plus élevées.
[The torque (a) and the reactive power (b) as a function of the relative permeability (WR is the rotor angular frequency).]
Fig. 6. - Couple, puissance réactive et facteur de puissance
en fonction de la pulsation rotorique pour diverses longueurs
de culasse.
[The torque (a), the reactive power (b), the power factor (c)
as a function of the rotor angular frequency for different
yoke length.]
Bibliographie [1] RIOUX-DAMIDAU, F., Revue Phys. Appl. 18 (1983) 113.
[2] POLOUJADOFF, M., The theory of linear induction machi- nery (Oxford University Press) 1980.
[3] JUFER, M., Rev. Gen. Elect. 80 (1971) 108.
[4] KANT, M., MOUILLET, A., SCHEUER, J. M., Rev. Gen.
Elect. 80 (1971) 13.
[5] SABONNADIÈRE, J. C., POLOUJADOFF, M., Rev. Gen. Elect.
80 (1971) 34.
[6] ISMA’EEL, M. E., Proc. IEE 125 (1978) 657.
[7] RIOUX-DAMIDAU, F., Revue Phys. Appl. 20 (1985) 235.
[8] RODDIER, F., Distributions et transformations de Fourier, (McGraw Hill) 1978.
[9] RIOUX-DAMIDAU, F., BANDELIER, B., BURET, F., Rev.
Gen. Elect. (1985) 203.
[10] BANDELIER, B., Thèse de Doctorat, Université Paris VI,
Avril 1986.