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Indices du quartz dans le spectre visible

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00238715

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238715

Submitted on 1 Jan 1887

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Indices du quartz dans le spectre visible

J. Macé de Lépinay

To cite this version:

J. Macé de Lépinay. Indices du quartz dans le spectre visible. J. Phys. Theor. Appl., 1887, 6 (1),

pp.190-196. �10.1051/jphystap:018870060019001�. �jpa-00238715�

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de limite inférieure. Cette méthode exige pour chaque sonde bis- Tnuthique une tare, très simple d’ailleurs, opérée au moyen de deux chainps connus.

INDICES DU QUARTZ DANS LE SPECTRE VISIBLE;

PAR M. J. MACÉ DE LÉPINAY.

Le principal intérêt que peuvent présenter ces nouvelles me-

sures d’indices, venant après celles de Rudberg 1’ ); de Van der Willigen (=’~ et de M. Mascart (3~, est que, pour la première fois,

elles sont relatives à un échantillon de quartz dont la densité a été déterminée avec le plus grand soin ( ’). La connaissance de cette

dernière me parait d’autant plus nécessaire, pour contribuer à dé- finir l’état physique de la matière étudiée, que les propriétés du

quartz, méme parfaitement pur et limpide, semblent varier légè--

rement d’un échantillon à un autre (5).

Le quartz employé est lévogyre ; sa densité à 0°, par rapport à l’eau privée d’air, à 4°, est

à quelques unités près du dernier ordre décimal. Il a été taillé

par 81. Laurent et possède des faces d’une remarquable planéité,

( ) Pogg. Annalen, t. XIV, p. 45 ; 1828.

( ’ ) Arclaives du ll~usée Teylei~, II, p. 153 ; 1869 et III, p. i~ ; i 8~0.

(3) ~.nn. de l’École Normale, [y, t. l, p. 238; 186~.

(4) Journal de Physique, [2J, t. V, p. 4~ 5 ; ~ 1886.

( ~) C’est ce que prouvent, d’une part, les mesures de densité les plus précises:

2,65i22 ( Dr J. Herr),

_

2,65o7~4 ( ~’iareh),

~ , 65085 (Macé de Lépinay ) ;

et de l’autre les diverses mesures d’indices. Pour ne citer que trois nombres, les expériences de van der Willigen, relatives à la raie D, ramenées à la même tem- pérature, 1.)° (rayon ordinaire), l’ont conduit aux résultats suivants :

1 er Quartz (lévogyre) 72

=

i,5~2i,

2e Quartz ( dextrogyre ) n

=

1,5~4-~123,

31 Quartz ( ? ) n = I,5!~C~I~.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018870060019001

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191 sauf sur 1 mm de large environ, au voisinage immédiat des arêtes.

Ces parties défectueuses ont été recouvertes de papier noir. Quant

à l’orientation des arêtes, parallèlement à l’axe optique, elle est

aussi parfaite qu’il était possible de l’espérer : quelle que soit l’arête réfringente, les spectres ordinaire et extraordinaire pa- raissent être rigoureusement sur le prolongement l’un de l’autre.

Le goniomètre employé est celui de Brunner, donnant directe-

ment les Zo" d’arc, et par estime les 5’. La lentille collima[rice en

a été diaphragmée par un écran percé d’une ouverture rectangu-

laire de i’- de largeur. On eut soin de concentrer par une lentille la lumière solaire sur la fente, de telle sorte que la totalité de l’ouverture du diaphragme se trouvât illuminée. Dans ces con-

ditions, il était possible de régler le pris1ne (côté de la base I~l1l, 7)

de telle sorte que, lors des mesures d’indices, la totalité de la face d’entrée, ainsi que de la face de sortie de la lumière, fût

éclairée. L’axe du faisceau lumineux entrait donc et sortait chaque

fois par les centres des faces du prisme. On verra plus loin l’im-

portance de cette disposition.

J’indiquerai brièvement les précautions (dont quelques-unes

sont nouvelles) que j’ai prises pour élinliner les diverses causes

d’ erre u r.

Le réglage des axes optiques de la lunette et du colliinateur par rapport au plan du limbe gradué a été effectué par la méthode de M. Cornu ( 1 ~. Je renverrai à ce sujet au Mémoire original. Il

est à remarquer que cette opération conduit simultanément à

régler avec exactitude le tirage de la lunette, de telle sorte que la croisée des fils se trouve dans le plan focal de l’objectif. Le ré-

~;~age du tirage du collimateur s’ensuit, et ne présente aucune

difficulté.

Les deux causes d’erreur suivantes, d’une grande importance, signalées égalenlent et étudiées par ]B1. Cornu, ont pu être, dans

le travail actuel, complètement éliminées :

1 ° Si le réglage du tirage du collimateur est défectueux, les angles du prisme., tels qu’on les déduit de la mesure de l’angle

(1) Spectre normal du Soleil, partie tcltj~cc-czc;lette, appeidice 1 ( jlmt~ccles de

l’École Normale, [ 2 J, t. IX; i88o.

(4)

192

formé par les faisceaux réfléchis sur les deux faces du dièdre que l’on étudie, sont inexacts. En particulier, dans les conditions où

je me suis placé, à une erreur de il’ en trop sur ce tirage, corres- pondait une erreur de -f-- IO’~ sur chacun des trois angles du prisme.

2° Lors des mesures d’angles, les axes des deux faisceaux in- cidents ne rencon trent pas, en général, les faces dans les mêmes

régions que lors des mesures d’indices. Si donc, ainsi que cela se

présente toujours, les faces du prisme sont toutes légèrement con-

vexes, les angles mesurés sont différents de ceux que l’on devrait introduire dans le calcul des indices.

Pour faire disparaître cette double cause d’erreur, je me suis appuyé sur les deux remarques suivantes : i" lors des mesures

d’indices, les axes des faisceaux lumineux qui traversaient le

prisme entraient et sortaient, ainsi qu’on l’a vu, par les centres a,

b, c des trois faces; les angles A, B, G, que l’on doit faire inter- venir dans les calculs des indices, ne sont autres que les angles

des dièdres formé par les trois plans tangents en c~, b, c; de

ce que, dans tous les cas, les spectres ordinaire et extraordinaire

sont sur le prolongement l’un de l’autre, il résulte que les arêtes de ces trois dièdres sont parallèles à une même droite, l’axe op-

tique du quartz. La somme des angles plans de ces trois dièdres

est donc égale à i 8o

Il suffit dès lors de mesurer les trois angles A, B, C du prisme,

en se plaçant dans des conditions identiques. S L~ ~posons que la

somme des trois angles ainsi mesurés soit trouvée égale à

i 80° -~-- s. Dans le cas d~L~Il prisme sensiblement équilatéral et en

admettant que la courbure de ces trois faces soit identique, on

devra considérer l’erreur commise sur chaque angle, provenant de l’une ou l’autre des deux causes indiquées plus haut, comme égale ’ S

·

égale J

C’est ainsi que l’on a trouvé

(5)

193 L’erreur commise sur chaque angle a ét,é considérée comme

3 5"

égale à6 = 6", et l’on a admis

Il est important de remarquer que, quelles que soient les erreurs

~A, AB, t~~ commises sur les trois angles ainsi corrigés, on a

nécessairement

Par suite, et comme les trois angles du prisme sont. très sensi-

blement égaux, si nous désignons par ~1~2 l’erreur commise en

prenant pour indice relatif à une radiation déterminée la moyenne des trois indices déterminés en utilisant successivement les trois

angles du prisme, on aura, en ne considérant que l’erreur pro-

venant des erreurs sur les angles du prisme,

En d’autres terme, les erreurs commises sur les angles dit prisme n’auront, dans tous les cas, aucune influence sur l’exac-

titude de la moyenne.

Quant à l’influence des erreurs de déviation minimum, elle se

trouve atténuée tout d’abord par le seul fait de prendre la moyenne des mesures fai tes sur les trois angles du prisme. Elle l’a été

encore en cherchanu à éliminer les erreurs de graduation du limbe gradué, et cela, en effectuant, pour chaque angle du prisme, deux

séries de mesures, correspondant à deux orientations rectangu- laires de l’axe optique du collimateur. Ce mode de correction, qui

serait rigoureusement exact dans le cas le double de la dévia- tion minimum mesurée serait de 90°, est, dans le cas actuel, suffi-

sa~nn~.ent approché, car le double de la déviation minimum moyenne est d’environ 841. D’ailleurs, des expériences prélimi- naires, dans le détail desquelles je crois inutile d’entrer, avaient

montré que ces erreurs de graduation étaient très faibles, et ne

dépassaient nulle part 10’1.

(6)

194

Le Tableau suivant résume l’ensemble des résultats obtenus.

Tous les nombres observés ont été ramenés, par le calcul ( 1 ), ’ a

la température moyenne des expériences, 15°.

Les deux dernières colonnes de ce Tableau contiennent l’une

les difiérences /~/

--

n des indices du quartz, telles clu’elles ré-

sultent du travail actuel, l’au tre ces mêmes différence, ramenées

à l’air et à râ°, telles qu’elles résultent des mesures effectuées an-

térieurement (5) par l’ohservation des franges de ~~zeau et Fou-

cault. La concordance complète de ces nombres est la meilleure

,

preuve de l’exactitude des mesures d’indices.

Quoique restreintes à la seule étendue du spectre visible, les

(1) D’après les nombres publiés par M. Dulet [Joitrnal de ~A~~M3~ (2), fil, p. 251; i88~. ) l’indice ordinaire du quartz, par rapport à l’air, varie de - 0,4 j

d’unité du cinquième ordre décimal et l’indice extraordinaire de - o, 57 d’unité du

même ordre pour une élévation de température de i, au voisinage de 15°.

Les erreurs probables sont exprimées en unités du cinquième ordre décimal.

(3) Milieu du groupe D.

(*) Raie 39 de van der Willigen, très nette, voisine du groupe G. Sa longueur

d’onde (en admettant ),D,

=

5, 8goo X 10-5 cent ) est ~G’= 4~56 x io-5 cent.

( 5 ) Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. CI, p. 8~~~ ; 1885.

(7)

195

expériences actuelles suffisent pour mettre en évidence plusieurs

faits importants.

Cherchons tout d’abord à représenter les résultats obtenus au

moyen de la form ule de di spersi on de Cauchy, limitée à deux

termes seulement. En partant des nombres relatifs aux raies C et

li, on est conduit à poser

les longueurs d’onde étant expriinées en cent-millièmes de centi- inètre (ÀD2 == 5,8900 m 1 o-J ~. Ces deux forn1u]es sont insuffi-

san tes.

Prenons alors pour abscisses les valeurs de x = § , et pour or-

données celles de J/ == observation calcul. Les divers points

obtenus dessinent une courbe parfaitement régulière et, de plus, identique pour les deux indices.

Ce dernier résultat prouve simplement due les valeurs de m’ --- n peuvent être représentées, à 1 ü’~~ près, par

Si la formulée de Cauchy à trois termes était suffisant, on

(8)

196

devrait pouvoir poser

La courbe des écarts devrait être une parabole ayant son axe vertical. La seule inspection de la figure montrant qu’il n’en est rien, on est en droit d’affirmer que la foi nlule de Cazcc~’z~~ est insuffisante.

fo

Par contre, on est ainené, du moins comme premiére approxi- mation, à identifier la courbe avec une hyperbole ayant l’une de

ses asymptotes verticale, et dont Inéquation serait

Cette formule, encore insuffisante, est parfaitement complétée

par l’adjonction d’un terme en ycr2 ou Y On est conduit finale- ,4

ment à poser

Ces ~fo~°mzcles qui, ainsi que le montre le tracé de la couirbe des écarts calculée, représentent fidèlement les résultats des expé- riences, rentrent dans laforlnule de dispersion de Briot.

JOURNAL DE LA SOCIÉTÉ PHYSICO-CHIMIQUE RUSSE.

Tome XVII; 2e semestre 1885.

N. JOU~~OW~I~Y. - Sur le mouvement d’un corps solide contenant des cavités remplies d’un liquide homogène, p. 81-111, 145-200 et 231-281.

Cette question de Mécanique rationnelle a été posée par Stokes

en 1842 et résolue, pour différents cas particuliers, par Helmholtz?

Lubsky, Lamb et Netimann. Dans la première Partie de son lVlé-

moire, l’auteur donne une nouvelle solution générale du problème

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