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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00236757

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Submitted on 1 Jan 1963

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Spectre visible de Xen

L. Herman, R. Herman

To cite this version:

L. Herman, R. Herman. Spectre visible de Xen. J. Phys. Radium, 1963, 24 (1), pp.73-75.

�10.1051/jphysrad:0196300240107301�. �jpa-00236757�

(2)

73

Monsieur le Professeur Daniel Blanc. Je le

prie

de

trouver ici

l’expression

de ma très

respectueuse

recon-

. naissance.

Lettre reçue le 25 octobre 1962.

BIBLIOGRAPHIE

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SPECTRE VISIBLE DE XeN Par L. HERMAN et R.

HERMAN,

Observatoire de Meudon

(Seine-et-Oise).

On connaît l’effet de collisions des atomes due gaz

rares sur la

position

et la

largeur

des raies

spectrales.

Il est dû essentiellement à la

polarisabilité

des atomes

excités.

L’interaction,

souvent

considérable,

entre la

particule perturbatrice

et l’atome excité devrait con-

duire,

à la suite de collisions

triples,

à la formation de

molécules excitées

plus

ou moins stables donnant lieu à l’émission de bandes moléculaires. En

réalité,

celles-ci

sont rarement

observées,

surtout en raison de leur faible

énergie

de dissociation.

Malgré

cette

difficulté, plusieurs spectres

d’émission de molécules

composées

d’un atome

d’oxygène

et d’un atome de gaz rare

avaient été observés. On a même réussi à résoudre par- tiellement la structure de rotation de

quelques

bandes

de XeO

[1].

Dans le

présent

travail nous donnons les résultats d’une

analyse incomplète

de la structure de

rotation d’un

système

de bandes de XeN situé entre

4 920 A et 4 750 A.

Le

dispositif expérimental

a,

déjà

été décrit

[2].

Il

consiste essentiellement dans l’excitation d’un

mélange

de xénon et d’azote par un courant continu. La seule difficulté

expérimentale

vient de ce que ce

système

est

émis avec une intensité

appréciable

par

rapport

aux

bandes de

N2

seulement

lorsque

la teneur en azote est

suffisamment

petite.

Au cours du fonctionnement du tube à

décharge,

l’azote

disparaît progressivement

en

se combinant aux électrodes. Il est alors souvent diffi- cile de retrouver à nouveau les

conditions

de meilleur

fonctionnement, après

addition d’une nouvelle quan- tité d’azote.

Structure de vibration. - Les données

incomplètes

que nous

possédons

ne

permettent

pas de construire

avec certitude les branches et de déterminer les

origines

des bandes ni même leurs têtes

qui

sont mal définies.

Les

longueurs

d’onde

approximatives

des maxima

d’intensité,

se trouvent les têtes des

branches,

sont

A la

précision

des mesures

près,

il est

possible d’arranger

ces bandes dans un schéma

(tableau 1).

Les

constantes moléculaires seraient dans ce

cas,

L’énergie

de dissociation de la molécule au niveau inférieur est

plus petite

que

0,2

eV.

Le tableau 1 semble s’arrêter à v’ -

2,

indi-

quant

une dissociation

probable pour v’ >

3. Cette

prédissociation pourrait

être à

l’origine

du fait que contrairement à ce

qui

a lieu pour les molécules

XeO,

TABLEAU 1

le

spectre

moléculaire ne s’étend pas

jusqu’à

la raie

atomique correspondante.

Structure

’de

rotation. - La

figure

1 montre l’enre-

gistrement microphotométrique

d’une

portion

du

spectre

obtenu avec une

dispersion

d’environ 3

A

par

mm. A

partir

d’une série de raies se détachant nette- ment dans le

spectre,

il est

possible

de choisir un

ensemble de raies

pouvant

former une branche. A titre

d’exemple,

nous avons classé une trentaine de raies de rotation en une série

représentée

par

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:0196300240107301

(3)

74

Des relations de ce genre

permettent

de déterminer

avec

plus

de

précision

les têtes des bandes. Il semble que pour résoudre

complètement

la structure de rota- tion une résolution effective au moins 10 fois

plus grande

soit nécessaire.

FIG. 1. -

Enregistrement microphotométrique

d’une par- tie de la bande

(0,3).

On reconnaît deux séries de raies dont l’écartement augmente vers les courtes

longueurs

d’onde. Chacune d’elles constitue une branche de cette bande à structure

complexe.

Discussion. - Le xénon commercial contient en

quantités

sensiblement

égales

du

129Xe,

131Xe et

132Xe. On doit donc s’attendre à observer une struc- .ture

triple

dans les différentes

branches.

Cette struc-

ture

triple

est nettement visible seulement à l’extré- mité rouge du

système,

vers 4 920

Á. Ailleurs,

il semble difficile de déméler les différentes bandes

qui empiètent partiellement.

Il serait souhaitable de

répé-

ter

l’expérience

avec un gaz rare enrichi d’un ’seul

isotope

pour voii si la structure se

simplifie.

Le dédoublement que l’on voit sur la

figure

1 pour-

rait bien être dû à celui de la brànche P. Les écarts entre les

composantes augmentent

bien vers les

grandes longueurs d’onde,

comme il se doit.

Toutefois,

la varia-

tion avec le nombre

quantique

de rotation K et les constantes de dédoublement

y’

et

y"

ne

pourront

être

déterminées que

lorsque

l’on aura trouvé la numéro-

tation correcte des raies.

Il semble

prématuré

de

spéculer

sur la structure

électronique

des molécules intervenant

dans

la tran- sition.

Remarquons

seulement que l’émission étant associée à des atomes métastables

[2]

la structure élec-

tronique

de l’état excité ’initial aura la

multiplicité

2

pour les atomes

XE(1S)

+-

N(2D)

et les

multiplicités

2

et 4 pour les atomes

Xe(3P)

+

N(2D).

Le niveau élec-

tronique

le

plus

bas pour l’état

supérieur

serait 21+

et celui de l’état inférieur 4m pour

Xe(lS) + N(4S)

et

2M+ pour

Xe( 3P)

+

N( 4S).

La stabilité de la molécule formée de deux atomes normaux est

trop faible

pour

donner lieu à un

spectre

aussi

étendu,

nous devons

donc faire intervenir de

préférence

l’atome métastable du gaz rare, et la transition serait

Si l’on a le cas

b)

de

Hund, chaque

raie de la branche

P,

par

exemple,

doit se dédoubler en deux

composantes.

Une des

composantes

se trouve au voisi-

nage d’une raie

PQ

de

plus

faible intensité. Avec notre

dispersion

insuffisante pour résoudre entièrement ces

composantes,

ces

triplets peuvent

se

manifester

sous la

forme d’un

doublet dont une

composante

est

plus large

ou

plus

intense.

Stabilité moléculaire. - La nature de la liaison chi-

mique

pour ce genre de molécules peu stables n’est pas bien connue. Dans ce

qui

suit nous comparons les résul- tats

spectroscopiques

obtenus ici à ceux déduits de l’interaction entre les atomes sous l’effet de la

polar-i-

sation mutuelle.

Comme on le

sait,

on

peut

déterminer la fonction

potentielle

pour les

grandes

distances

interatomiques

si l’on connaît la

polarisabilité atomique.

Pour

plus

de

simplicité

nous choisissons pour la fonction

potentielle

celle de Lenard-Jones

qui

convient bien aux molécules à faible

énergie

de

dissociation. La

partie

attractive de cette

énergie

po- tentielle -

4D(a/r)6

est

égale

à

l’énergie

d’interaction à

grande

distance

La

comparaison

de ces deux dernières relations per- met d’estimer

l’énergie

de dissociation D si l’on connaît les

polarisabilités

a et la distance internucléaire 6 pour

laquelle l’énergie potentielle

est nulle. Diverses mé- thodes avaient été

proposées

pour déterminer

les pola-

risabilités. Pour les molécules XeN et

XeO,

nous avons

utilisé la méthode de Slater

[3].

Celle-ci fournit pour la

polarisabilité

de l’atome normal de xénon une valeur 3 fois

trop grande.

Pour l’atome métastable de

xénon,

nous avons tenu

compte

de cette erreur. Dans ces con-

ditions on

obtient,

avec a =

3,35 Á,

et

a(Xe, normal)

= 4 x 10-24

cm3 ; oc(N)

==

l,Sx

10- 24

cm3, l’énergie

de

dissociation de la molécule

Xe(normal)N,

Pour la molécule

Xe(métastable)N,

avec la même

valeur de a et la

polarisabilité

on

a l’énergie

de dissociation

Pour nous rendre mieux

compte

de la validité de ce

genre de

calculs,

nous avons estimé de

façon

semblable

l’énergie

de dissociation de la molécule.

Xe(métastable)O,

pour

laquelle

on trouve

(4)

75

L’analyse

de la structure de vibration des bandes de cette molécule a

permis

à

Cooper [1]

d’estimer

l’énergie

de dissociation de cette molécule

en bon accord avec la valeur

théorique.

Pour la molécule normale de

Xe(métastable)N,

on

trouve de même

Cette

valeur

pourra être

comparée

à celle déduite des constantes de vibration

lorsque l’analyse

de rotation

sera

parachevée

pour

plusieurs

bandes.

Mais, déjà

il

semble

qu’elle

soit

compatible

avec la valeur de

Cù;

pour le niveau inférieur. La

principale

incertitude vient de 6)"

xé qui

serait

plus petite

que celle

indiquée

dans

(1).

Lettre reçue le 7 décembre 1962.

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RÉSONANCE

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Par Y. MERLE D’AUBIGNÉ et K. G.

SRIVASTAVA,

Laboratoire

d’Électrostatique

et de

Physique

du Métal

Physique

Générale et S. A. C. M., Grenoble.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM . TOME 24, JANVIER 1963,

L. Néel a montré

[1]

que dans les

grains

très fins

ant,iferromagnétiques

les deux sous réseaux ne sont pas

également compensés

ce

qui

donne lieu à une sorte de

ferrimagnétisme.

Si

l’énergie d’anisotropie

est faible

devant kT la direction

d’antiferromagnétisme

tend à

s’orienter

parallèlement

à un

champ magnétique

exté-

rieur. Les sauts de la direction A dus aux fluctuations

thermiques peuvent

être caractérisés par un

temps

T =

1 jv

exp

(W g IkT)

Wg énergie

de

blocage

est

l’énergie d’anisotropie

et v une

fréquence

de l’ordre de

W g /h, h

constante de Planck.

La résonance de

grains

fins de

Cr 203

de 20 à

50 A

de

diamètre a été étudiée à 9 500 MHz en fonction de la

température.

Les facteurs de

décomposition spectrale

FIG. 1..

Références

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