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3 Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

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Academic year: 2021

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(1)

Résumé du cours d’algèbre de Sup et Spé 1 Polynômes

1.1 Formule de Taylor pour les polynômes

SoitPun polynôme non nul de degrénN.

∀aK,P= Xn

k=0

P(k)(a)

k! (Xa)k. P= Xn

k=0

P(k)(0) k! Xk.

Pour tout polynômePet tout entier naturelk, le coefficient deXk dansPest ak= P(k)(0) k! .

1.2 Racines d’un polynôme

Ordre de multiplicité d’une racine. PouraKet kN, aest racine deP d’ordreksi et seulement si il existe un polynômeQtel queP= (Xa)kQetQ(a)6=0(Pest divisible par(Xa)k et pas par(Xa)k+1). Une racine d’ordre 0n’est pas racine.

aest racine dePd’ordre au moinsk si et seulement si il existe un polynômeQ tel queP= (Xa)kQ(Pest divisible par(Xa)k).

Théorème.Le reste de la division euclidienne dePpar(Xa)k est

k−1X

i=0

P(i)(a)

i! (Xa)i. Théorème (caractérisation de l’ordre de multiplicité).

aest racine dePd’ordrekP(a) =P(a) =. . .=P(k−1)(a) =0etP(k)(a)6=0.

aest racine dePd’ordre au moinskP(a) =P(a) =. . .=P(k−1)(a) =0.

Théorème.Siaest racine d’ordrepdeP6=0, alors pour toutkJ0, pK,aest racine d’ordrepkdeP(k).

1.3 Structure d’anneau de K[X]

Théorème.(K[X],+,×)est un anneau commutatif et intègre.

Définition.SoitIK[X]. Iest un idéalIde l’anneau(K[X],+,×)si et seulement si

1) (I,+)est un sous-groupe de(K[X],+)et 2)∀PI,∀QK[X],PQI.

Définition.Un idéal IdeK[X] est principal il ext engendré par l’un de ses éléments c’est-à-dire si et seulement si il est de la formeI=PK[X] ={PQ, QK[X]}.

Théorème.(K[X],+,×)est un anneau principal, c’est-à-dire que tout idéal de cet anneau est principal.

1.4 PGCD, Bézout, Gauss

Théorème et définition.Aet Bsont deux polynômes non nuls. L’idéal engendré parAet B(c’est-à-dire le plus petit idéal contenantAetB) estAK[X] +BK[X] =

AQ1+BQ2, (Q1, Q2)K[X]2 .

Le PGCD deAetBest l’unique polynôme unitaireDtel queAK[X] +BK[X] =DK[X]. C’est un diviseur commun àAet Bet tout diviseur commun àAetBdiviseD. Les diviseurs communs àAet Bsont les diviseurs de leur PGCD.

Théorème de Bézout. Soient Aet Bdeux polynômes non nuls. Aet Bsont premiers entre eux si et seulement si il existe deux polynômesUet V tels queAU+BV =1.

Théorème.Deux polynômes non nuls sont premiers entre eux si et seulement si ils sont sans racine commune dansC. Théorème de Gauss.SoientA,BetCtrois polynômes,A6=0,B6=0. SiAdiviseBC et siAest premier àB, alorsA diviseC.

2 Algèbre linéaire

Voir les résumés de sup déjà fournis.

(2)

3 Réduction des endomorphismes et des matrices carrées

3.1 Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres

Valeurs propres.Eest unK-espace vectoriel de dimension quelconque. λK. λest valeur propre def ∃xE\ {0}/ f(x) =λx

fλIdE non injectif

Ker(fλIdE)6={0}.

Si de plusEest de dimension finie,

λest valeur propre def fλIdE/GL(E)

det(λIdEf) =0.

SoitAMn(K).

λest valeur propre deA ∃XMn,1(K\ {0}/ AX=λX

Ker(AλIn)6={0}

AλIn/GLn(K)

rg(AλIn)< n

det(λInA) =0.

En particulier,AGLn(K)0n’est pas valeur propre deA. Si dim(E)<+, fGL(E)0 n’est pas valeur propre def.

Si E est unC-espace de dimension finie non nulle, tout endomorphisme de Eadmet au moins une valeur propre. Toute matrice carrée admet au moins une valeur propre dansC.

Vecteurs propres.Eest unK-espace vectoriel de dimension quelconque. Soient fL(E)etxE.

xest un vecteur propre defsi et seulement six6=0et ∃λK/ f(x) =λx.

SoitAMn(K)etXMn,1(K).

Xest un vecteur propre deAsi et seulement siX6=0 et∃λK/ AX=λX.

Sous-espaces propres.Siλest valeur propre def, le sous-espace propre associé àλestEλ=Ker(fλIdE).

Ce sous-espace propre est constitué de0et des vecteurs propres associés àλ.

Siλn’est pas valeur propre def, alorsEλ={0}et dans ce cas,Eλ n’est pas un sous-espace propre def.

Définition analogue pour une matrice.

Théorème.Une famille de vecteurs propres associés à des valeurs propres deux à deux distinctes est libre.

Théorème.La somme d’un nombre fini de sous-espaces propres est directe.

3.2 Sous-espaces stables

Définition.SoientfL(E)et Fsev de E.Fest stable parf∀xF, f(x)Ff(F)F.

Dans ce cas, la restriction def àFinduit un endomorphisme deF.

Les droites stables parf sont les droites engendrées par un vecteur propre.

Les sous-espaces propres defsont stables parf. La restriction def àEλ « est » l’homothétie de rapportλ.

Théorème. Soient f et g deux endomorphismes de E tels que fg = gf. Alors, glaisse stable Im(f), Ker(f) et les sous-espaces propres def.

3.3 Polynôme caractéristique

Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie non nulle et f L(E). Le polynôme caractéristique de f est χf = det(XIdEf).

SoitAMn(K). Le polynôme caractéristique deAestχA=det(XInA).

Les valeurs propres sont les racines du polynôme caractéristique. L’ordre de multiplicité d’une valeur propre est son ordre de multiplicité en tant que racine du polynôme caractéristique.

Le spectre de A(de f) peut désigner l’ensemble des valeurs propres, chaque valeur propre n’étant alors écrite qu’une fois, ou la famille des valeurs propres, chaque valeur propre étant alors écrite un nombre de fois égal à son ordre de multiplicité.

Degré, coefficient dominant.SiAest de formatn(resp.Eest de dimensionn),χA(resp.χf) est de degrén, unitaire.

Coefficients du polynôme caractéristique. Le coefficient deXn−1est −Tr(A) (resp.−Tr(f)) et le coefficient de X0 est(−1)ndet(A)(resp.(−1)ndet(f)). Le coefficient deXk est(−1)n−kσn−k σk= X

16i1<...<ik6n

λi1. . . λik.

Soit1, . . . , λn)est la famille des valeurs propres deAdansC, alors Tr(A) =λ1+. . .+λn et det(A) =λ1×. . .×λn.

(3)

Théorème.Siλest valeur propre deA(def) d’ordreo(λ), alors16dim(Eλ)6o(λ)et aussio(λ)>dim(Eλ).

Siλest valeur propre simple, dim(Eλ) =1. Le sous-espace propre associé à une valeur propre simple est une droite.

Théorème.Aet tAont même polynôme caractéristique et en particulier même trace et même déterminant.

Théorème. AB et BA (resp. fget gf) ont même polynôme caractéristique et en particulier même trace et même déterminant.

Théorème.Deux matrices semblables ont même polynôme caractéristique et en particulier même trace et même déter- minant.

Réciproque fausse pourn>2. Par exemple,InetIn+E1,2ont même polynôme caractéristique mais ne sont pas semblables.

3.4 Diagonalisation

Définition.Un endomorphisme de E(de dimension non nulle quelconque) est diagonalisable si et seulement si il existe une base deEformée de vecteurs propres def.

Si de plus,Eest de dimension finie,fest diagonalisable si et seulement si il existe une base deEdans laquelle la matrice defest diagonale.

A Mn(K) est diagonalisable si et seulement si A est semblable à une matrice diagonale c’est-à-dire ∃P GLn(K,

∃DDn(K)/ A=PDP−1.

Théorème.Eest unK-espace vectoriel de dimension finie non nulle netfL(E). On noteni la dimension deEλi(f).

fest diagonalisable les sous-espaces propres defsont supplémentaires

n=X ni

χf est scindé surKet∀λSp(f), dim(Eλ) =o(λ).

Théorème.Eest unK-espace vectoriel de dimension finie non nullenetfL(E).Siχfest scindé surKà racines simples (ou encore sif admetnvaleurs propres deux à deux distinctes),alorsfest diagonalisable. Dans ce cas, les sous-espaces propres sont des droites.

Réciproque fausse.

3.5 Trigonalisation

Définition.Un endomorphisme deE(de dimension finie non nulle) est trigonalisable si et seulement si il existe une base deEdans laquelle la matrice defest triangulaire.

Une matrice carrée est trigonalisable si et seulement si cette matrice est semblable à une matrice triangulaire.

Théorème.SiEest de dimension finie non nulle sur K,f est trigonalisable si et seulement siχfest scindé surK. Tout endomorphisme d’unC-espace de dimension finie non nulle est trigonalisable.

Toute matrice carrée est trigonalisable dansC.

Conséquences.Si Sp(f) = (λ1, . . . , λn), alors∀kN, Sp fk

= λk1, . . . , λkn

et plus généralement, pour tout polynôme P, Sp(P(f)) = (P1), . . . , Pn)). Si de plusfest inversible,∀kZ, Sp fk

= λk1, . . . , λkn .

3.6 Polynômes d’endomrophismes

3.6.1 Commutant

Soit f L(E) (resp. A Mn(K)). Le commutant de f (resp. de A) est C(f) = {g L(E)/ g f = fg} (resp.

C(A) ={BMn(K)/ AB=BA}.

Théorème.C(f)(resp.C(A)) est une sous-algèbre de (L(E),+, .,◦)(resp.(Mn(K),+, .,×).

Danger. Deux élémentsgethdeC(f)commutent avecfmais ne commutent pas nécessairement entre eux.

3.6.2 K[f] ou K[A]

Soit f L(E) (resp. A Mn(K)). Φ : K[X] L(E) P 7 P(f)

(resp. ...) est un morphisme d’algèbres. L’image de ce morphisme estK[f]resp.K[A]).K[f]est une sous-algèbre commutative (deux polynômes enfcommutent) de(L(E),+, .,◦).

En particulier, tout polynôme enfcommute avecf et doncK[f]est une sous-algèbre commutative(C(f),+, .,◦).

3.6.3 Polynômes annulateurs, polynôme minimal

Le noyau de Φ est l’ensemble des polynômes annotateurs de f (resp. de A). C’est un sous-espace vectoriel de l’espace (K[X],+, .)et un idéal de l’anneau(K[X],+,×). Si Eest de dimension finie, Ker(Φ)n’est pas réduit à{0}grâce au : Théorème de Cayley-Hamilton.χf(f) =0.

(4)

SiEest de dimension finie, le générateur unitaire de Ker(Φ)est lepolynôme minimalµfdef.

Par définition, Ker(Φ) = µfK[X] ou encore les polynômes annulateurs de f sont les multiples de µf. Le théorème de Cayley-Hamiltonse réénonce sous la forme :

Théorème.µfdiviseχf.

Théorème (polynômes annulateurs et valeurs propres).Si P(f) =0 et siλest valeur propre def, alorsP(λ) =0.

Les valeurs propres d’un endomorphisme (ou d’une matrice) sont à choisir parmi les racines d’un polynôme annulateur.

Une racine d’un polynôme annulateur n’est pas nécessairement valeur propre mais toute valeur propre est racine d’un polynôme annulateur.

Théorème.Toute valeur propre defest racine de µfet toute racine deµfest valeur propre def. Siχf= Yk

i=1

(Xλi)αi,

alorsµfest de la forme Yk

i=1

(Xλi)βi ∀i,16βi6αi.

Théorème de décomposition des noyaux.SoientfL(E)et P1, . . . ,Pk des polynômes deux à deux premiers entre eux. Alors,

Ker((P1×. . .×Pk) (f)) =Ker(P1(f)). . .Ker(Pk(f)). En particulier, siP=P1×. . .×Pk est un polynôme annulateur def, alors

E=Ker(P1(f)). . .Ker(Pk(f)).

3.6.4 Décomposition de E en somme de sous-espaces stables supplémentaires

SiEest de dimension finie non nulle etχf= Yk

i=1

(fλi)αi, alors

E=Ker(fλ1IdE)α1. . .Ker(fλkIdE)αk.

Les Ker(fλiIdE)αi sont supplémentaires et stables parf. Donc, dans toute base adaptée à cette décomposition, la matrice defest diagonale par blocs.

La restriction defà Ker(fλiIdE)αi induit un endomorphismefide ce sous-espace.fiadmet une et une seule valeur propre à savoirλiet fiλiIdKer(f−λiIdE)αi est nilpotente d’indice inférieur ou égal àαi.

4 Espaces préhilbertiens

Produit scalaire. Soit E un R-espace vectoriel. Un produit scalaire sur E est une forme bilinéaire symétrique définie positive, c’est-à-dire

• ∀(x, y)E2,hx, yi=hy, xi(h,iest symétrique)

• ∀(x, y, z)E3,∀(λ, µR2,hλx+µy, zi=λhx, zi+µhy, zi(h,iest linéaire par rapport à sa première variable et donc bilinéaire par symétrie)

• ∀xE,hx, xi>0 (h,iest positive)

• ∀xE,hx, xi=0x=0(h,iest définie).

Inégalité de Cauchy-Schwarz.∀(x, y)E2,|hx, yi|6p hx, xip

hy, yi.

Norme hilbertienne.x7p

hx, xiest une norme surE.

Définition.SiEest de dimension finie, (E,h, i)est un espace euclidien.

Familles orthogonales, familles orthonormales.Soit(ei)iI une famille de vecteurs deE.

(ei)iIest orthogonale∀i6=j, hei, eji=0.

(ei)iIest orthonormale∀(i, j)I2, hei, eji=δi,j.

Théorème.Une famille orthonormale de vecteurs tous non nuls est libre. Une famille orthonormale est libre.

Théorème (procédé d’orthonormalisation de Schmidt). Soit (un)n∈N une famille libre. Il existe une famille orthonormale(en)n∈Net une seule vérifiant

• ∀nN, Vect(ek)06k6n=Vect(uk)06k6n.

• ∀nN,hun, eni> 0.

(5)

(en)n∈Nest l’othonormalisée de la famille libre(un)n∈N. Elle s’obtient par le procédé d’orthonormalisation deSchmidt:

e1= 1 ku1ku1.

• ∀nN,en+1 =un+1 Xn

k=0

hun+1, ekiek puisen+1= 1 en+1

en+1 .

Théorème.SiEest euclidien, il existe au moins une base orthonorméeB= (ei)16i6n. Dans ce cas,

• ∀x= Xn

i=1

xieiE, on a ∀iJ1, nK,xi=hx, eii.

• ∀x= Xn

i=1

xieiE, ∀y= Xn

i=1

yieiE, on a hx, yi= Xn

i=1

xiyi.

• ∀x= Xn

i=1

xieiE, on a kxk= v u u t

Xn

i=1

x2i.

Définition.SoitAune partie non vide deE. L’orthogonal deA, notéA, est l’ensemble des vecteurs deEorthogonaux à tous les vecteurs deA:A={yE/∀xA, hx, yi=0}.

Convention.=E,{x}=x. Théorème.

• ∀AP(E),A est un sev deE.

{0}=Eet E={0}.

ABBA.

A= (Vext(A)).

SiF est un sev, on a toujoursFF ={0}mais on n’a pas toujoursFF=E.

Théorème de la projection orthogonale.

SoitE un espace préhilbertien puisFun sous-espace vectoriel de Ede dimension finie. AlorsE=FF.

Si x est un vecteur de E, on peut donc définir le projeté orthogonal pF(x)de x sur F. Si B = (ei)16i6n est une base orthonormale deE, alors

pF(x) = Xn

i=1

hx, eiiei.

Inégalité de Bessel.Soit(en)n∈Nune famille orthonormale. Alors,

∀xE, Xn

k=0

hx, eki26kxk2.

Familles totales.Soit(en)n∈Nune famille orthonormale.

(en)n∈Nest une famille totaleVect(en)n∈N=Eon a la formule deParseval:∀xE,

+

X

n=0

hx, eni2=kxk2.

5 Espaces euclidiens

5.1 Automorphismes orthogonaux, matrices orthogonales

5.1.1 Matrices orthogonales

SoitAMn(R). On noteC1, . . . ,Cn les colonnes de Aet L1, . . . , Ln les lignes deA.

Aest orthogonaletAA=AtA=In

AGLn(R)etA−1=tA

(C1, . . . , Cn) est une B.O.N deMn,1(R)muni du produit scalaire canonique

(L1, . . . , Ln) est une B.O.N deM1,n(R)muni du produit scalaire canonique.

Théorème.AOn(R)tAOn(R).

Théorème.On(R)est un sous-groupe de(GLn(R),×).

Théorème. Soient E un espace euclidien de dimension n, B une B.O.N de E, B une famille de n vecteurs de E, A=MatB(B). Alors,B est une B.O.N deEsi et seulement siAOn(R).

(6)

Théorème.AOn(R)det(A){−1, 1}.

Théorème.O+n(R) =SOn(R)est un sous-groupe de(On(R),×)et aussi de(SLn(R),×).

Théorème.O1(R) ={±I1}.O2(R) =

cosθ sinθ sinθ cosθ

, θR

cosθ sinθ sinθ cosθ

, θR

.

5.1.2 Automorphismes orthogonaux SoitfL(E).

fest orthogonal∀(x, y)E2, hf(x), f(y)i=hx, yi(fconserve le produit scalaire)

∀xE, kf(x)k=kxk(fconserve la norme (euclidienne))

Théorème.SoientE un espace euclidien de dimensionn,Bune B.O.N de E,fL(E), A=MatB(f). Alors,fO(E) si et seulement siAOn(R).

Théorème.fO(E)det(f){−1, 1}.

Théorème.O+(E) =SO(E)est un sous-groupe de(O(E),◦)et aussi de(SL(E),◦).

Théorème.O(E1) ={±IdE1}.O(E2) ={rotations}{réflexions}.

5.1.3 Réduction des endomorphismes orthogonaux ou des matrices orthogonales Théorème.SoitfO(E)(resp.AOn(R)). Sp(f){−1, 1}(resp. SpR(A){−1, 1}).

Théorème.SoitfO(E). SiFest un sev de Estable parf, alorsF est un sev deEstable parf. Plus précisément, siF est stable parf, la restriction def àF (resp.F) induit un automorphisme orthogonal deF (resp.F).

Théorème.f O(E)il existe une B.O.N de Edans laquelle la matrice de fest une matrice diagonale par blocs du type

R1)

. ..

Rk) 0

−1 . ..

−1

0 1

. ..

1

Ri) =

cosθi sinθi sinθi cosθi

(*).

AOn(R)Aest orthogonalement semblable à une matrice du type(∗).

Théorème.fO+(E3)il existe une B.O.N deEdans laquelle la matrice defest

cosθ sinθ 0 sinθ cosθ 0

0 0 1

.

5.2 Endomorphismes symétriques, matrices symétriques (réelles)

SoitfL(E).fest symétrique∀(x, y)E2,hf(x), yi=hx, f(y)i.

SoitA= (ai,j)16i,j6nMn(R).ASn(R)tA=A∀(i, j)J1, nK2, aj,i=ai,j.

Théorème.SoientBune B.O.N deE,fL(E),A=MatB(f).fest symétriqueAest symétrique.

Théorème.SoitfS(E). Alors,χfest scindé surR.

SoitASn(R)Mn(C). Les valeurs propres deAdansCsont réelles.

Démonstration.SiX6=0etAX=λX, alors

λtXX=tX(AX) =tXtAX=t AX

X=λtXX . . .

Théorème.SoitfS(E). SiFest un sev de Estable parf, alorsF est un sev deEstable parf.

Théorème spectral.

SoitfL(E).fest symétriquefest diagonalisable en base orthonormée.

SoitAMn(R).Aest symétriquefest orthogonalement semblable à une matrice diagonale.

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