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Diffusion élastique à l'approximation des centres diffuseurs fixes pour un système de particules identiques

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(1)

HAL Id: jpa-00208117

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208117

Submitted on 1 Jan 1973

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Diffusion élastique à l’approximation des centres diffuseurs fixes pour un système de particules identiques

P. Benoist-Gueutal

To cite this version:

P. Benoist-Gueutal. Diffusion élastique à l’approximation des centres diffuseurs fixes pour un système de particules identiques. Journal de Physique, 1973, 34 (11-12), pp.943-949.

�10.1051/jphys:019730034011-12094300�. �jpa-00208117�

(2)

LE JOURNAL DE PHYSIQUE

DIFFUSION ÉLASTIQUE A L’APPROXIMATION DES CENTRES

DIFFUSEURS FIXES POUR UN SYSTÈME DE PARTICULES IDENTIQUES

P. BENOIST-GUEUTAL

Université Paris VII et Division de

Physique Théorique (*),

Institut de

Physique Nucléaire,

BP

1,

91406

Orsay,

France

(Reçu

le 13

juin 1973)

Résumé. 2014 L’extension de

l’approximation

des centres diffuseurs fixes pour un

problème

à trois

particules identiques

est étudiée. Il est montré

qu’il

existe une

ambiguïté.

Mais

l’application

à un

système

de trois bosons

interagissant

par l’intermédiaire de

potentiels

à deux corps

séparables,

montre que les

conséquences numériques

de cette

ambiguïté

sont faibles à haute

énergie.

Abstract. 2014 The extension of the fixed

scattering

centers

approximation

for the three identical

particles problem

is studied. It is shown that there exists an

ambiguity.

But the

application

to a system of three bosons

interacting

via

two-body separable potentials

shows that the numerical consequences of this

ambiguity

are small at

high

energy.

Classification Physics Abstracts

12.30

1. Introduction. -

L’approximation

des centres

diffuseurs fixes

fixed

scattering

centers

approxima-

tion »

abrégée FSA)

a été

proposée [1], [2], [3],

pour décrire à haute

énergie

la diffusion

élastique

d’un

projectile

sur une cible de

particules

liées. Récemment

Kujawski

et Lambert

[4]

l’ont

appliquée

à la diffusion par un

système

de deux

particules

liées pour étudier l’information

qu’on pouvait

en déduire aux

énergies

intermédiaires sur la structure nucléaire et l’interac- tion

projectible-cible.

En

1971,

Kowalski

[5]

a cons-

taté que le

premier

ordre de diffusion

multiple

de la

FSA,

dans la diffusion

nucléon-deuton,

est en meilleur

accord avec la solution exacte que le

premier

ordre de

l’approximation d’impulsion.

Ce

résultat,

en faveur

de

l’approximation

des centres

fixes,

incite à en pour-

suivre

l’étude et

l’application. Cependant

tous les

travaux antérieurs relatifs à cette

approximation supposent

essentiellement le

projectile

incident dis- cernable des constituants de la cible. Or dans la diffusion

nucléon-noyau

les effets d’indiscernabilité

projectile-particules

cibles ne sont pas

négligeables, particulièrement

si la cible est un noyau

léger.

Le but

de ce travail est d’étudier une éventuelle extension de

l’approximation

des centres fixes respectant le

prin- cipe d’indiscernabilité ;

il est limité au

problème

à

trois corps, un

projectile

et deux

particules

cibles

pour une raison

qui

sera

précisée ci-après.

Lorsque

le

projectile

est discernable des

particules cibles, l’approximation

des centres fixes est

générale-

ment

[1], [4]

effectuée sur

l’équation

de

Schrôdinger

du

problème,

mais cette

présentation

ne se

prête

pas aisément

[1]

à l’étude de l’extension de la FSA à un

système

de

particules

indiscernables. C’est

pourquoi,

dans une

première partie, qui

ne contient pas de résultats nouveaux dans le cas d’un

projectile

discer-

nable des

particules cibles,

nous

précisons

les

hypo-

thèses

qui

permettent d’obtenir les formules de la FSA à

partir

des

équations intégrales

du type Watson

ou Faddeev

(1)

pour

l’amplitude

de diffusion élas-

tique.

Pour le

problème

à 3 corps

indiscernables,

les célèbres

équations

de Faddeev

[7] permettent

d’obtenir une

équation intégrale

exacte pour

l’ampli-

tude de diffusion correctement

symétrisée.

Nous

démontrons dans la deuxième

partie

l’existence d’une

équation intégrale

exacte du

type Watson,

bien

qu’il

soit

généralement

admis que cela n’est

possible qu’en négligeant

une

partie

des termes

d’échange.

Nous

( 1)

Nous distinguons les équations de Watson [6] et Faddeev [7]

par le propagateur qui est celui de trois particules libres pour

Faddeev, du projectile libre et des particules cibles en interaction pour Watson.

(*) Laboratoire associé au CNRS.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019730034011-12094300

(3)

944

étudions ensuite les

équations intégrales approchées,

obtenues en

appliquant

les

hypothèses

de la FSA

précisées

dans la

première partie.

On constate alors

que les

équations intégrales

du

type

Watson ou Faddeev conduisent à deux

approximations

diffé-

rentes. La

signification

de cette

ambiguïté, qui

ne

se manifeste toutefois que dans les termes de diffusion

multiple

d’ordre

supérieur

ou

égal

à trois est discutée.

Dans la troisième

partie,

une

application numérique

est faite pour un

problème

de trois bosons simulant la diffusion

nucléon-deuton,

dans le cas d’interac- tions à deux corps

séparables.

La

rapide

convergence de la série de diffusions

multiples

de

l’approximation

des centres fixes à haute et moyenne

énergie,

limite

les

conséquences

de

l’ambiguïté théorique évoquée

ci-dessus à une faible

imprécision numérique.

2.

L’approximation

des centres fixes dans la diffu- sion

élastique

d’un

projectile

discernable des

particules

cibles. - Nous considérons ici un

système

de trois

particules

de

spin nul,

de masse m,

interagissant

par l’intermédiaire de forces à deux corps. vi

désigne

l’interaction de la

paire (j, k).

L’hamiltonien du

problème

s’écrit :

Nous poserons :

La

prescription :

« limite

quand il

tend vers

0+ »

sera sous-entendue dans les formules suivantes. E est

l’énergie

du

problème

dans le

système

du centre de

masse.

Nous

représenterons

l’état initial

par k(1), 9(2, 3) );

qJ(2, 3) désigne

l’état lié de la cible

d’énergie

eo et hk

l’impulsion

relative du

projectile

o 1 » par

rapport

au centre de

gravité

de la cible. Cet état vérifie

l’équation :

avec

La section efficace différentielle de diffusion élas-

tique

dans le

système

du centre de masse est donnée

par :

est la

position

relative des

particules

cibles.

L’opé-

rateur de transition M est défini formellement par :

Nous poserons :

2.1

EQUATION

INTÉGRALE DE WATSON. - En uti- lisant l’identité :

on obtient :

soit :

où l’on a

posé :

Les

systèmes d’équations intégrales couplées (2. 10)

et

(2.11) permettent

en

principe

le calcul de

l’opé-

rateur de transition M. La résolution par itération du

système (2. 10) correspond

au

développement

de

diffusions

multiples

de

Watson,

dans les états

intermédiaires,

états propres de

Ai,

le

projectile

1

est

libre,

les

particules

cibles 2 et 3 en interaction.

En itérant le

système d’équations intégrales (2.10)

on obtient des

équations intégrales séparées

pour

M2

et

M3 :

Dans la résolution de ces

équations

intervient

l’expres-

sion des éléments de matrice du

propagateur

g1 1

où E représente

la suite

complète

des états un de la

n

cible

d’énergie

En-

Dans

l’approximation

des centres fixes

[2], [4],

on suppose

qu’à chaque étape

de diffusion

multiple

la cible est, soit dans son état

fondamental,

soit dans

(4)

un état excité dont

l’énergie d’excitation En -

eo est faible devant

l’énergie

du

projectile.

Cette

hypo-

thèse n’est

justifiée

que dans une diffusion

élastique

ou faiblement

inélastique, qui

contraint l’état final de la cible à être peu différent de l’état initial. Cette

hypothèse permet

de

négliger

Bo - En au dénominateur de

(2.13). Compte

tenu de la relation de fermeture :

on obtient pour les éléments de matrice

de gl l’expres-

sion

approchée :

où g’

est le

propagateur

libre d’une

particule ayant

pour masse y la masse réduite du

système :

, .. , ,

112 k2

et pour

énergie cinétique 2

°

En

remplaçant

gl

par gf

dans

(2 .11 ),

on obtient

une

expression approchée t2

de i2 solution de

l’équa-

tion

intégrale :

En utilisant l’invariance par translation de l’interac- tion V2, les éléments de

matrice l, p’ v2 1 Â, P >

s’expriment

en fonction des éléments de matrice

de v2

dans la base des états

d’impulsion

relative de la

paire (1, 3)

sous la forme :

Dans le cas d’un

potentiel

local :

Il en résulte que :

Lorsqu’on

résout

l’équation intégrale (2.15)

on

obtient :

Âf 1 t(p) 1 Â > = ei(A’-A)P/2 Âf 1 t 1 Â > (2.18) ( À’ ( t](p) ] À )

est

l’amplitude

de diffusion d’une

particule

de masse p,

d’énergie !i2 k2/2

p par le

poten-

tiel V2 centré au

point - p/2, ( Âf 1 t2 1 Â >

étant la

même

amplitude

pour un

potentiel

centré à

l’origine.

On obtient de même une

expression approchée t3

de L3 avec :

Âf 1 t;(p) 1 Â > = ei(A-A’)P/2 Âf 1 t; 1 Â > (2.19) amplitude

de diffusion par le

potentiel

V3 centré au

point

+

p/2.

Les

expressions approchées M2

et

Mg

de

M2

et

M3

sont obtenues en résolvant à la

place

de

(2.12)

les

équations intégrales :

M2 - t2

+

t2 g t3

+

t2 g t3 g ml

(2 . 20) M3 -

t3 +

t3 g

t2 +

t3 g t2 g M3

On obtient alors :

k f, P f 1 M f 1 k, p > = b(p - P f) k f 1 M f (p) 1 k >

(2.21) où ( k’ ] M’(p) 1 k >

est

l’amplitude

de diffusion sur

la couche

d’énergie

de la

particule

de masse p,

d’énergie

!i2 k2/2 J-l,

par l’ensemble des

potentiels v2 et

V3 centrés

respectivement

en -

p/2

et +

p/2. L’ampli-

tude de diffusion

élastique (2.7)

est alors :

MlF = f 1 p(p) 12 P’ 1 M’(k) 1 k > dp (2 . 22)

valeur moyenne

de kf 1 Mf(p) 1 k >

sur la distri-

bution de

probabilité 1 qJ(p) 12

de la variable p.

Si les interactions V2 et V3 ne sont pas locales

(2.16)

n’est

plus

exact. Néanmoins les

expressions (2.17)

à

(2.22)

restent les formules de base de

l’approximation

des centres

fixes,

sous

l’hypothèse supplémentaire

de validité de

(2.17) [4].

2.2

EQUATION

INTÉGRALE DE FADDEEV. - En vue

Je

l’extension de la FSA au cas de trois

particules indiscernables,

nous

préciserons

dans ce

paragraphe

les

hypothèses qui permettent

de retrouver les for- mules

(2.17)

à

(2.22)

à

partir

de

l’équation intégrale

de Faddeev pour

l’amplitude

de diffusion. En utilisant l’identité :

(5)

946

On remarque

qu’on

obtient exactement les mêmes formules

approchées qu’à partir

de

l’équation

de

Watson si l’on fait

l’hypothèse qui :

c’est-à-dire si l’on admet que dans la

propagation

libre

impliquée

par

go, la quantité

eo - e, e

repré-

sente

l’énergie cinétique

relative de la

paire (2, 3)

reste

négligeable

devant

l’énergie

du

projectile.

Cette

hypothèse

est cohérente avec le modèle des centres fixes.

3.

L’approximation

des centres fixes pour un sys- tème de trois

particules

indiscernables. -

Ayant

en

vue dans la dernière

partie

une

application

numé-

rique

à un

système

de trois

particules identiques

de

spin nul,

nous considérons ici le cas de trois bosons indiscernables. Le cas de trois fermions est

analogue.

L’expression

exacte de la section efficace est donnée par

(2.6)

et

(2.7),

mais on suppose que

9(2, 3) représente

un état

symétrisé

de la cible :

Pi désigne l’opérateur d’échange

des

particules j

et k.

L’opérateur

de transition M

complètement symé-

trisé est défini formellement par :

Nous considérerons la

décomposition

suivante

de M :

MB

est le terme

d’échange

de

l’approximation

de

Born et

correspond

au

phénomène

de

o pick-up »

d’une

particule

de la cible par le

projectile.

Dans l’élément de matrice

(2.7)

M est

pris

entre

états

symétriques 9(2, 3)

de la cible. Nous

désignerons

par

N2

la restriction à droite de

l’opérateur N2

sur

le sous-espace des états

symétriques

du

système (2.3).

On démontre

qu’on peut

alors écrire

N>

sous la

forme

où l’on a

posé

3.1 1

EQUATIONS

INTÉGRALES POUR

N>. -

Le calcul

de la contribution exacte de

MB

à l’élément de matrice

(2.7)

de M ne comporte en

principe

aucune difficulté.

D’autre part,

9(2, 3)

vérifiant la

propriété

de

symétrie (3 .1 ),

les contributions de

Nz

et

N3

sont

égales.

Nous nous proposons d’étudier une méthode appro- chée de calcul de

N 2 >

basée sur les

hypothèses

de

l’approximation

des centres diffuseurs fixes. Comme

au

paragraphe précédent,

nous effectuerons ces

approximations

à

partir

de

l’équation intégrale

que vérifie

N2 .

En utilisant l’identité :

on démontre que

N2

vérifie

l’équation intégrale

de

Faddeev

[7]

où l’on a

posé :

t2 étant défini par

(2.24).

On vérifie facilement que la solution itérée de

l’éq. (3.10) conduit,

pour

l’opérateur

de transition

M,

au

développement

bien connu de diffusions mul-

tiples

de Faddeev.

On peut

également

démontrer que

N2

vérifie une

équation intégrale

du

type

Watson :

où l’on a

posé :

gl 1 et go étant définis par

(2.4) :

En utilisant

(3 .11 )

et

(3. 14)

on démontre que

T2

vérifie

également l’équation :

3.2 EXTENSION DE L’APPROXIMATION DES CENTRES DIFFUSIONS FIXES. - Nous nous proposons d’étudier les résultats obtenus en

appliquant

aux

systèmes d’équations

exactes

(3.10), (3 .11 )

et

(3.12), (3.14)

les

hypothèses

de

l’approximation

des centres fixes

définies au

paragraphe

2. Ces

hypothèses

sont d’une

part

l’approximation (2.24)

sur les propagateurs :

(6)

et, d’autre

part l’hypothèse

de validité de la formule

(2.17). (Nous

remarquerons que l’interaction

n’est pas locale même si vi est

locale.)

t2 défini par

(3 .11 )

et

T2

défini par

(3.14)

conduisent

à la même

approximation :

où t2

est défini par

(2.17)

et

(2.18).

Cependant

les

équations intégrales (3. 12)

et

(3 .10)

donnent deux

approximations

différentes de

N2 qui

sont

respectivement :

On constate que l’itération de ces

équations

donne

des

poids

différents aux termes de diffusion

multiple

d’ordre

supérieur

ou

égal

à trois. On remarque

égale-

ment que si on définit

T2

par la formule

(3 .1 S),

son

expression approchée

diffère de

t2

par des termes de diffusion d’ordre

supérieur

ou

égal

à trois. Il existe donc une

ambiguïté

dans

l’application

directe des

hypothèses

de la FSA pour un

système

de

particules indiscernables,

dont on

peut comprendre l’origine

de la

façon

suivante :

lorsque

le

projectile

« 1 » est

discernable des

particules cibles,

l’une des idées de base de la FSA est que, dans une diffusion

élastique

à haute

énergie,

le

projectile

conserve à

chaque étape

de la diffusion

multiple

une

énergie cinétique

voisine

de son

énergie

initiale et

finale, cependant

que

l’énergie cinétique

relative de la

paire (2, 3)

reste faible. Les interactions V2 et v3 sont donc

supposées

se

produire

à une

énergie

relative voisine de 3

E/4

et l’interac-

tion vl 1 à une

énergie

relative

négligeable

devant

3

E/4

si E est suffisamment

grand.

Considérons alors

l’équation intégrale

de Faddeev

(2.23).

En utilisant les relations :

on trouve, en itérant

l’équation,

trois termes à l’ordre

trois pour

M2 :

Les formules

approchées

de la FSA

négligent

les deux

derniers et

plus généralement

tous les termes du

développement

de diffusions

multiples

de Faddeev où interviennent une ou

plusieurs interactions t

1 de

la

paire (2, 3)

dont

l’énergie

relative est

supposée

faible. Ces termes n’existent

qu’à partir

de l’ordre trois.

Dans

l’équation intégrale (3.13)

de

Faddeev,

il

existe un terme d’ordre trois :

’i2 go 13 go 12’

mais

l’indice « 3 » de l’interaction intermédiaire ne suffit

plus

à identifier une interaction à haute

énergie,

en

effet la

symétrisation

de la

première interaction t2 permet

que presque toute

l’énergie

soit conférée à la

particule

« 3 » et l’interaction

suivante t3

est alors

à basse

énergie.

Si l’on admet que le modèle de la FSA

néglige

les termes

apparaît

une interaction à basse

énergie,

on constate

qu’il

existe une

ambiguïté

dans le formalisme

symétrisé qui

ne permet pas d’identifier de tels termes à

partir

de l’ordre trois de la diffusion

multiple.

L’incertitude sur

l’approxi.

mation de

T2 signalée

ci-dessus a la même

origine.

Nous ne voyons pas actuellement de méthode pour lever cette

ambiguïté

et décider s’il y a lieu de

préférer

la formule

(3.17)

ou la formule

(3.18)

ou

toute formule de la forme :

La

possibilité d’appliquer

la FSA reste alors sou-

mise à la

rapide

convergence du

développement

de

diffusions

multiples

de la FSA : il faut que la correc-

tion

apportée

par les termes d’ordre

supérieur

ou

égal

à 3 soit

négligeable.

Les calculs de

Kujawski

et Lambert

[4] indiquent qu’il

en est bien ainsi à haute

énergie.

Nous nous proposons de vérifier et de

pré-

ciser ce

point

au

paragraphe

suivant sur un

exemple simple.

4.

Applications numériques

à un

système

de trois

bosons avec des interactions

séparables.

- Nous consi-

dérons ici un

système

de trois bosons

ayant

la masse m du nucléon et une interaction à deux corps

séparables

dans l’état 1 = 0 de la forme

Les

paramètres

D

et f3

choisis sont ceux

qui

repro- duisent la

longueur

de diffusion et la

portée

effective

de l’interaction nucléon-nucléon

singulet

A l’interaction

1) correspond

pour l’état

cp(p)

la

fonction d’onde de Hulthén :

Le

paramètre

oc est choisi pour donner

l’énergie

de

liaison du deuton :

(7)

948

On a

où 0 est

l’angle

de diffusion dans le

système

du centre

de masse. Le choix d’une interaction

séparable permet

de résoudre exactement

l’équation intégrale (3.19)

pour le calcul des éléments de matrice de

N>

On obtient :

En

reportant (2.19), (2. 20)

et

(4.10)

dans

l’éq. (3 .19),

on obtient :

La valeur x = 1

correspond

à

l’équation intégrale (3.10)

déduite de

l’équation

de

Faddeev, x = 4 1

à

l’équation intégrale (3.12)

déduite de

l’équation

de

Watson. La valeur x = 0 donne la contribution des termes de

simple

et double diffusion.

Sur la

figure

1 on a

reporté

la valeur de la section efficace différentielle de diffusion

élastique

en unités

1 O - 26 cm’

en fonction de

l’angle 0

de diffusion dans le

système

du centre de masse pour une

énergie

incidente de 300 MeV laboratoire. La courbe « a »

donne la contribution du terme de

simple

diffusion

correspondant

à

N:; = îl].

Elle est

proportionnelle

au facteur de forme de l’état lié de la cible. La courbe « b »

représente

la contribution de la diffusion

FIG. 1. - Section efficace différentielle dans le système du centre

de masse pour une énergie incidente de 300 MeV dans le labo- ratoire. Courbe a : Diffusion simple ; Courbe b : Diffusion simple plus « pick-up » ; Courbe c : Diffusion double ; Courbe d : Diffu-

sions simple, plus double, plus « pick-up ».

FIG. 2. - Section efficace différentielle dans le système du centre de masse. Courbes a : Diffusions simple, plus double, plus « pick-

up » ; Courbes b : Calcul exact par la formule (3.18) ; Les indices 1, 2, 3, 4 sont relatifs respectivement aux énergies Elab = 70, 150,

300 et 450 MeV.

(8)

simple

et du terme

MB

de

« pick-up » (4.8).

Elle

montre que l’effet d’identité du

projectile

avec les

particules

cibles

joue

un rôle très

important

par le terme

MB

dont la contribution est dominante pour e > 90°. La courbe o c » est calculée avec

c’est-à-dire le seul tierme de double

diffusion,

enfin

la courbe o d »

représente

la contribution de

On remarque que le terme de double diffusion ne

peut

être

négligé

au

voisinage

de 0 = 1000 et

qu’il

interfère de

façon

destructive avec les deux

premiers.

Sur la

figure

2 on a

reporté

la valeur de la section efficace différentielle donnée par les formules

(4.8)

et

(4.12)

pour x = 0

(courbes «au>)

et x = 1

(courbes

« b

»).

Les indices

1, 2, 3,

4

correspondent respectivement

à des

énergies

incidentes de

75, 150,

300 et 450 MeV dans le laboratoire. L’écart entre

chaque

ensemble de courbes « a » et « b » donne une limite

supérieure

de l’incertitude liée au traitement des termes de diffusion

multiple d’ordre >

3. Il traduit

également

la

rapidité

de convergence du

développe-

ment de diffusion

multiple

au-delà de l’ordre 2.

Sa valeur maximum se situe dans la

région

du mini-

mum de la section efficace

différentielle,

zone d’inter-

férence destructive entre le 1 er et le 2e

ordre,

les

termes d’ordres

supérieurs

ont une

importance

rela-

tive

plus grande.

5. Conclusions. - La résolution exacte des

équa-

tions de Faddeev pour la diffusion nucléon-deuton

aux

énergies supérieures

à 100 MeV avec une interac-

tion nucléon-nucléon réaliste

paraît

encore très diffi-

cile. La recherche de méthodes

d’approximation

n’est

donc pas sans intérêt. Parmi

celles-ci, l’approximation

des centres diffuseurs fixes a retenu récemment l’at- tention de

plusieurs

auteurs

[2], [4], [5].

La compa- raison avec le modèle de Glauber

[8],

pour un

problème

non

antisymétrisé,

a été faite dans la référence

[2].

Nous avons étudié ici dans

quelle

mesure il est

possible d’appliquer

les idées de base de la FSA en

respectant

le

principe

d’indiscernabilité. Pour cela

nous avons montré que, outre le

développement

de

diffusions

multiples

de

Faddeev,

il existe un

dévelop- pement

formellement exact de diffusions

multiples

du

type

Watson.

Lorsqu’on

effectue les

approximations

des centres diffuseurs fixes

(mais interchangeables

avec le

projectile)

dans les deux

équations intégrales correspondantes,

on constate que le formalisme pro-

posé comporte

une

ambiguïté

à

partir

des termes de diffusions

multiples

d’ordre trois.

L’application

à un

modèle

simple

de 3 bosons simulant la diffusion nucléon-deuton nous a

permis

d’étudier les consé- quences

numériques

de cette

ambiguïté,

liées à la

rapidité

de convergence de la série de diffusions

multiples.

Elles

peuvent

être considérées comme

négligeables

pour des

énergies supérieures

à 150 MeV.

Dans ce domaine

d’énergie,

il serait maintenant nécessaire de comparer aux données

expérimentales

de la diffusion

nucléon-deuton,

les résultats du

calcul,

effectué avec des interactions nucléon-nucléon réa-

listes,

de la série de diffusions

multiples

de

l’approxi-

mation

antisymétrisée

des centres

fixes,

éventuelle- ment

tronquée après

l’ordre deux.

Remerciement. - Je remercie

Mlle

Marie-Thérèse Commault

qui

s’est

chargée

avec

diligence

des calculs

numériques

de ce travail.

Bibliographie

[1] FOLDY, L. L., WALECKA, J. D., Ann. Phys. 54 (1969) 447.

[2] KUJAWSKI, E., Ann. Phys. 74 (1972) 567.

[3] KUJAWSKI, E., Phys. Rev. C 7 (1973) 18.

[4] KUJAWSKI, E., LAMBERT, E., A paraître dans Ann. Phys.

[5] KOWALSKI, K. L., PIEPER, S. G., Phys. Rev. C 4 (1971) 74.

[6] TAKEDA, G., WATSON, K. M., Phys. Rev. 97 (1955) 1336.

[7] FADDEEV, L. D., Sov. Phys. JETP 12 (1961) 1014.

[8] GLAUBER, R. J., in « High Energy Physics and Nuclear Struc- ture » G. Alexander ed., p. 311 (North-Holland, Amster- dam) 1967.

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