HAL Id: jpa-00208117
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Submitted on 1 Jan 1973
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Diffusion élastique à l’approximation des centres diffuseurs fixes pour un système de particules identiques
P. Benoist-Gueutal
To cite this version:
P. Benoist-Gueutal. Diffusion élastique à l’approximation des centres diffuseurs fixes pour un système de particules identiques. Journal de Physique, 1973, 34 (11-12), pp.943-949.
�10.1051/jphys:019730034011-12094300�. �jpa-00208117�
LE JOURNAL DE PHYSIQUE
DIFFUSION ÉLASTIQUE A L’APPROXIMATION DES CENTRES
DIFFUSEURS FIXES POUR UN SYSTÈME DE PARTICULES IDENTIQUES
P. BENOIST-GUEUTAL
Université Paris VII et Division de
Physique Théorique (*),
Institut de
Physique Nucléaire,
BP1,
91406Orsay,
France(Reçu
le 13juin 1973)
Résumé. 2014 L’extension de
l’approximation
des centres diffuseurs fixes pour unproblème
à troisparticules identiques
est étudiée. Il est montréqu’il
existe uneambiguïté.
Maisl’application
à unsystème
de trois bosonsinteragissant
par l’intermédiaire depotentiels
à deux corpsséparables,
montre que les
conséquences numériques
de cetteambiguïté
sont faibles à hauteénergie.
Abstract. 2014 The extension of the fixed
scattering
centersapproximation
for the three identicalparticles problem
is studied. It is shown that there exists anambiguity.
But theapplication
to a system of three bosonsinteracting
viatwo-body separable potentials
shows that the numerical consequences of thisambiguity
are small athigh
energy.Classification Physics Abstracts
12.30
1. Introduction. -
L’approximation
des centresdiffuseurs fixes
(«
fixedscattering
centersapproxima-
tion »
abrégée FSA)
a étéproposée [1], [2], [3],
pour décrire à hauteénergie
la diffusionélastique
d’unprojectile
sur une cible departicules
liées. RécemmentKujawski
et Lambert[4]
l’ontappliquée
à la diffusion par unsystème
de deuxparticules
liées pour étudier l’informationqu’on pouvait
en déduire auxénergies
intermédiaires sur la structure nucléaire et l’interac- tion
projectible-cible.
En1971,
Kowalski[5]
a cons-taté que le
premier
ordre de diffusionmultiple
de laFSA,
dans la diffusionnucléon-deuton,
est en meilleuraccord avec la solution exacte que le
premier
ordre del’approximation d’impulsion.
Cerésultat,
en faveurde
l’approximation
des centresfixes,
incite à en pour-suivre
l’étude etl’application. Cependant
tous lestravaux antérieurs relatifs à cette
approximation supposent
essentiellement leprojectile
incident dis- cernable des constituants de la cible. Or dans la diffusionnucléon-noyau
les effets d’indiscernabilitéprojectile-particules
cibles ne sont pasnégligeables, particulièrement
si la cible est un noyauléger.
Le butde ce travail est d’étudier une éventuelle extension de
l’approximation
des centres fixes respectant leprin- cipe d’indiscernabilité ;
il est limité auproblème
àtrois corps, un
projectile
et deuxparticules
ciblespour une raison
qui
seraprécisée ci-après.
Lorsque
leprojectile
est discernable desparticules cibles, l’approximation
des centres fixes estgénérale-
ment
[1], [4]
effectuée surl’équation
deSchrôdinger
du
problème,
mais cetteprésentation
ne seprête
pas aisément[1]
à l’étude de l’extension de la FSA à unsystème
departicules
indiscernables. C’estpourquoi,
dans une
première partie, qui
ne contient pas de résultats nouveaux dans le cas d’unprojectile
discer-nable des
particules cibles,
nousprécisons
leshypo-
thèses
qui
permettent d’obtenir les formules de la FSA àpartir
deséquations intégrales
du type Watsonou Faddeev
(1)
pourl’amplitude
de diffusion élas-tique.
Pour leproblème
à 3 corpsindiscernables,
les célèbres
équations
de Faddeev[7] permettent
d’obtenir uneéquation intégrale
exacte pourl’ampli-
tude de diffusion correctement
symétrisée.
Nousdémontrons dans la deuxième
partie
l’existence d’uneéquation intégrale
exacte dutype Watson,
bienqu’il
soit
généralement
admis que cela n’estpossible qu’en négligeant
unepartie
des termesd’échange.
Nous( 1)
Nous distinguons les équations de Watson [6] et Faddeev [7]par le propagateur qui est celui de trois particules libres pour
Faddeev, du projectile libre et des particules cibles en interaction pour Watson.
(*) Laboratoire associé au CNRS.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019730034011-12094300
944
étudions ensuite les
équations intégrales approchées,
obtenues en
appliquant
leshypothèses
de la FSAprécisées
dans lapremière partie.
On constate alorsque les
équations intégrales
dutype
Watson ou Faddeev conduisent à deuxapproximations
diffé-rentes. La
signification
de cetteambiguïté, qui
nese manifeste toutefois que dans les termes de diffusion
multiple
d’ordresupérieur
ouégal
à trois est discutée.Dans la troisième
partie,
uneapplication numérique
est faite pour un
problème
de trois bosons simulant la diffusionnucléon-deuton,
dans le cas d’interac- tions à deux corpsséparables.
Larapide
convergence de la série de diffusionsmultiples
del’approximation
des centres fixes à haute et moyenne
énergie,
limiteles
conséquences
del’ambiguïté théorique évoquée
ci-dessus à une faible
imprécision numérique.
2.
L’approximation
des centres fixes dans la diffu- sionélastique
d’unprojectile
discernable desparticules
cibles. - Nous considérons ici un
système
de troisparticules
despin nul,
de masse m,interagissant
par l’intermédiaire de forces à deux corps. vidésigne
l’interaction de la
paire (j, k).
L’hamiltonien duproblème
s’écrit :Nous poserons :
La
prescription :
« limitequand il
tend vers0+ »
sera sous-entendue dans les formules suivantes. E est
l’énergie
duproblème
dans lesystème
du centre demasse.
Nous
représenterons
l’état initialpar k(1), 9(2, 3) );
où
qJ(2, 3) désigne
l’état lié de la cibled’énergie
eo et hkl’impulsion
relative duprojectile
o 1 » parrapport
au centre degravité
de la cible. Cet état vérifiel’équation :
avec
La section efficace différentielle de diffusion élas-
tique
dans lesystème
du centre de masse est donnéepar :
où
est la
position
relative desparticules
cibles.L’opé-
rateur de transition M est défini formellement par :
Nous poserons :
2.1
EQUATION
INTÉGRALE DE WATSON. - En uti- lisant l’identité :on obtient : ’
soit :
où l’on a
posé :
Les
systèmes d’équations intégrales couplées (2. 10)
et
(2.11) permettent
enprincipe
le calcul del’opé-
rateur de transition M. La résolution par itération du
système (2. 10) correspond
audéveloppement
dediffusions
multiples
deWatson,
où dans les étatsintermédiaires,
états propres deAi,
leprojectile
1est
libre,
lesparticules
cibles 2 et 3 en interaction.En itérant le
système d’équations intégrales (2.10)
on obtient des
équations intégrales séparées
pourM2
etM3 :
Dans la résolution de ces
équations
intervientl’expres-
sion des éléments de matrice du
propagateur
g1 1où E représente
la suitecomplète
des états un de lan
cible
d’énergie
En-Dans
l’approximation
des centres fixes[2], [4],
on suppose
qu’à chaque étape
de diffusionmultiple
la cible est, soit dans son état
fondamental,
soit dansun état excité dont
l’énergie d’excitation En -
eo est faible devantl’énergie
duprojectile.
Cettehypo-
thèse n’est
justifiée
que dans une diffusionélastique
ou faiblement
inélastique, qui
contraint l’état final de la cible à être peu différent de l’état initial. Cettehypothèse permet
denégliger
Bo - En au dénominateur de(2.13). Compte
tenu de la relation de fermeture :on obtient pour les éléments de matrice
de gl l’expres-
sion
approchée :
où g’
est lepropagateur
libre d’uneparticule ayant
pour masse y la masse réduite dusystème :
, .. , ,
112 k2
et pour
énergie cinétique 2
°En
remplaçant
glpar gf
dans(2 .11 ),
on obtientune
expression approchée t2
de i2 solution del’équa-
tion
intégrale :
En utilisant l’invariance par translation de l’interac- tion V2, les éléments de
matrice l, p’ v2 1 Â, P >
s’expriment
en fonction des éléments de matricede v2
dans la base des états
d’impulsion
relative de lapaire (1, 3)
sous la forme :Dans le cas d’un
potentiel
local :Il en résulte que :
Lorsqu’on
résoutl’équation intégrale (2.15)
onobtient :
où
Âf 1 t(p) 1 Â > = ei(A’-A)P/2 Âf 1 t 1 Â > (2.18) ( À’ ( t](p) ] À )
estl’amplitude
de diffusion d’uneparticule
de masse p,d’énergie !i2 k2/2
p par lepoten-
tiel V2 centré aupoint - p/2, ( Âf 1 t2 1 Â >
étant lamême
amplitude
pour unpotentiel
centré àl’origine.
On obtient de même une
expression approchée t3
de L3 avec :
Âf 1 t;(p) 1 Â > = ei(A-A’)P/2 Âf 1 t; 1 Â > (2.19) amplitude
de diffusion par lepotentiel
V3 centré aupoint
+p/2.
Les
expressions approchées M2
etMg
deM2
etM3
sont obtenues en résolvant à la
place
de(2.12)
leséquations intégrales :
M2 - t2
+t2 g t3
+t2 g t3 g ml
(2 . 20) M3 -
t3 +t3 g
t2 +t3 g t2 g M3
On obtient alors :
k f, P f 1 M f 1 k, p > = b(p - P f) k f 1 M f (p) 1 k >
(2.21) où ( k’ ] M’(p) 1 k >
estl’amplitude
de diffusion surla couche
d’énergie
de laparticule
de masse p,d’énergie
!i2 k2/2 J-l,
par l’ensemble despotentiels v2 et
V3 centrésrespectivement
en -p/2
et +p/2. L’ampli-
tude de diffusion
élastique (2.7)
est alors :MlF = f 1 p(p) 12 P’ 1 M’(k) 1 k > dp (2 . 22)
valeur moyenne
de kf 1 Mf(p) 1 k >
sur la distri-bution de
probabilité 1 qJ(p) 12
de la variable p.Si les interactions V2 et V3 ne sont pas locales
(2.16)
n’estplus
exact. Néanmoins lesexpressions (2.17)
à(2.22)
restent les formules de base del’approximation
des centresfixes,
sousl’hypothèse supplémentaire
de validité de(2.17) [4].
2.2
EQUATION
INTÉGRALE DE FADDEEV. - En vueJe
l’extension de la FSA au cas de troisparticules indiscernables,
nouspréciserons
dans ceparagraphe
les
hypothèses qui permettent
de retrouver les for- mules(2.17)
à(2.22)
àpartir
del’équation intégrale
de Faddeev pour
l’amplitude
de diffusion. En utilisant l’identité :946
On remarque
qu’on
obtient exactement les mêmes formulesapprochées qu’à partir
del’équation
deWatson si l’on fait
l’hypothèse qui :
c’est-à-dire si l’on admet que dans la
propagation
libre
impliquée
pargo, la quantité
eo - e, où erepré-
sente
l’énergie cinétique
relative de lapaire (2, 3)
reste
négligeable
devantl’énergie
duprojectile.
Cettehypothèse
est cohérente avec le modèle des centres fixes.3.
L’approximation
des centres fixes pour un sys- tème de troisparticules
indiscernables. -Ayant
envue dans la dernière
partie
uneapplication
numé-rique
à unsystème
de troisparticules identiques
despin nul,
nous considérons ici le cas de trois bosons indiscernables. Le cas de trois fermions estanalogue.
L’expression
exacte de la section efficace est donnée par(2.6)
et(2.7),
mais on suppose que9(2, 3) représente
un étatsymétrisé
de la cible :où
Pi désigne l’opérateur d’échange
desparticules j
et k.
L’opérateur
de transition Mcomplètement symé-
trisé est défini formellement par :
Nous considérerons la
décomposition
suivantede M :
MB
est le termed’échange
del’approximation
deBorn et
correspond
auphénomène
deo pick-up »
d’une
particule
de la cible par leprojectile.
Dans l’élément de matrice
(2.7)
M estpris
entreétats
symétriques 9(2, 3)
de la cible. Nousdésignerons
par
N2
la restriction à droite del’opérateur N2
surle sous-espace des états
symétriques
dusystème (2.3).
On démontre
qu’on peut
alors écrireN>
sous laforme
où l’on a
posé
3.1 1
EQUATIONS
INTÉGRALES POURN>. -
Le calculde la contribution exacte de
MB
à l’élément de matrice(2.7)
de M ne comporte enprincipe
aucune difficulté.D’autre part,
9(2, 3)
vérifiant lapropriété
desymétrie (3 .1 ),
les contributions deNz
etN3
sontégales.
Nous nous proposons d’étudier une méthode appro- chée de calcul de
N 2 >
basée sur leshypothèses
del’approximation
des centres diffuseurs fixes. Commeau
paragraphe précédent,
nous effectuerons cesapproximations
àpartir
del’équation intégrale
que vérifieN2 .
En utilisant l’identité :
on démontre que
N2
vérifiel’équation intégrale
deFaddeev
[7]
où l’on a
posé :
t2 étant défini par
(2.24).
On vérifie facilement que la solution itérée de
l’éq. (3.10) conduit,
pourl’opérateur
de transitionM,
au
développement
bien connu de diffusions mul-tiples
de Faddeev.On peut
également
démontrer queN2
vérifie uneéquation intégrale
dutype
Watson :où l’on a
posé :
gl 1 et go étant définis par
(2.4) :
En utilisant
(3 .11 )
et(3. 14)
on démontre queT2
vérifie
également l’équation :
3.2 EXTENSION DE L’APPROXIMATION DES CENTRES DIFFUSIONS FIXES. - Nous nous proposons d’étudier les résultats obtenus en
appliquant
auxsystèmes d’équations
exactes(3.10), (3 .11 )
et(3.12), (3.14)
les
hypothèses
del’approximation
des centres fixesdéfinies au
paragraphe
2. Ceshypothèses
sont d’unepart
l’approximation (2.24)
sur les propagateurs :et, d’autre
part l’hypothèse
de validité de la formule(2.17). (Nous
remarquerons que l’interactionn’est pas locale même si vi est
locale.)
t2 défini par
(3 .11 )
etT2
défini par(3.14)
conduisentà la même
approximation :
où t2
est défini par(2.17)
et(2.18).
Cependant
leséquations intégrales (3. 12)
et(3 .10)
donnent deux
approximations
différentes deN2 qui
sont
respectivement :
On constate que l’itération de ces
équations
donnedes
poids
différents aux termes de diffusionmultiple
d’ordre
supérieur
ouégal
à trois. On remarqueégale-
ment que si on définit
T2
par la formule(3 .1 S),
sonexpression approchée
diffère det2
par des termes de diffusion d’ordresupérieur
ouégal
à trois. Il existe donc uneambiguïté
dansl’application
directe deshypothèses
de la FSA pour unsystème
departicules indiscernables,
dont onpeut comprendre l’origine
de la
façon
suivante :lorsque
leprojectile
« 1 » estdiscernable des
particules cibles,
l’une des idées de base de la FSA est que, dans une diffusionélastique
à haute
énergie,
leprojectile
conserve àchaque étape
de la diffusion
multiple
uneénergie cinétique
voisinede son
énergie
initiale etfinale, cependant
quel’énergie cinétique
relative de lapaire (2, 3)
reste faible. Les interactions V2 et v3 sont doncsupposées
seproduire
à une
énergie
relative voisine de 3E/4
et l’interac-tion vl 1 à une
énergie
relativenégligeable
devant3
E/4
si E est suffisammentgrand.
Considérons alors
l’équation intégrale
de Faddeev(2.23).
En utilisant les relations :on trouve, en itérant
l’équation,
trois termes à l’ordretrois pour
M2 :
Les formules
approchées
de la FSAnégligent
les deuxderniers et
plus généralement
tous les termes dudéveloppement
de diffusionsmultiples
de Faddeev où interviennent une ouplusieurs interactions t
1 dela
paire (2, 3)
dontl’énergie
relative estsupposée
faible. Ces termes n’existent
qu’à partir
de l’ordre trois.Dans
l’équation intégrale (3.13)
deFaddeev,
ilexiste un terme d’ordre trois :
’i2 go 13 go 12’
maisl’indice « 3 » de l’interaction intermédiaire ne suffit
plus
à identifier une interaction à hauteénergie,
eneffet la
symétrisation
de lapremière interaction t2 permet
que presque toutel’énergie
soit conférée à laparticule
« 3 » et l’interactionsuivante t3
est alorsà basse
énergie.
Si l’on admet que le modèle de la FSAnéglige
les termes oùapparaît
une interaction à basseénergie,
on constatequ’il
existe uneambiguïté
dans le formalisme
symétrisé qui
ne permet pas d’identifier de tels termes àpartir
de l’ordre trois de la diffusionmultiple.
L’incertitude surl’approxi.
mation de
T2 signalée
ci-dessus a la mêmeorigine.
Nous ne voyons pas actuellement de méthode pour lever cette
ambiguïté
et décider s’il y a lieu depréférer
la formule(3.17)
ou la formule(3.18)
outoute formule de la forme :
La
possibilité d’appliquer
la FSA reste alors sou-mise à la
rapide
convergence dudéveloppement
dediffusions
multiples
de la FSA : il faut que la correc-tion
apportée
par les termes d’ordresupérieur
ouégal
à 3 soitnégligeable.
Les calculs deKujawski
et Lambert
[4] indiquent qu’il
en est bien ainsi à hauteénergie.
Nous nous proposons de vérifier et depré-
ciser ce
point
auparagraphe
suivant sur unexemple simple.
4.
Applications numériques
à unsystème
de troisbosons avec des interactions
séparables.
- Nous consi-dérons ici un
système
de trois bosonsayant
la masse m du nucléon et une interaction à deux corpsséparables
dans l’état 1 = 0 de la forme
Les
paramètres
Det f3
choisis sont ceuxqui
repro- duisent lalongueur
de diffusion et laportée
effectivede l’interaction nucléon-nucléon
singulet
A l’interaction
1) correspond
pour l’étatcp(p)
lafonction d’onde de Hulthén :
Le
paramètre
oc est choisi pour donnerl’énergie
deliaison du deuton :
948
On a
où 0 est
l’angle
de diffusion dans lesystème
du centrede masse. Le choix d’une interaction
séparable permet
de résoudre exactementl’équation intégrale (3.19)
pour le calcul des éléments de matrice de
N>
On obtient :
En
reportant (2.19), (2. 20)
et(4.10)
dansl’éq. (3 .19),
on obtient :
La valeur x = 1
correspond
àl’équation intégrale (3.10)
déduite del’équation
deFaddeev, x = 4 1
àl’équation intégrale (3.12)
déduite del’équation
deWatson. La valeur x = 0 donne la contribution des termes de
simple
et double diffusion.Sur la
figure
1 on areporté
la valeur de la section efficace différentielle de diffusionélastique
en unités1 O - 26 cm’
en fonction del’angle 0
de diffusion dans lesystème
du centre de masse pour uneénergie
incidente de 300 MeV laboratoire. La courbe « a »
donne la contribution du terme de
simple
diffusioncorrespondant
àN:; = îl].
Elle estproportionnelle
au facteur de forme de l’état lié de la cible. La courbe « b »
représente
la contribution de la diffusionFIG. 1. - Section efficace différentielle dans le système du centre
de masse pour une énergie incidente de 300 MeV dans le labo- ratoire. Courbe a : Diffusion simple ; Courbe b : Diffusion simple plus « pick-up » ; Courbe c : Diffusion double ; Courbe d : Diffu-
sions simple, plus double, plus « pick-up ».
FIG. 2. - Section efficace différentielle dans le système du centre de masse. Courbes a : Diffusions simple, plus double, plus « pick-
up » ; Courbes b : Calcul exact par la formule (3.18) ; Les indices 1, 2, 3, 4 sont relatifs respectivement aux énergies Elab = 70, 150,
300 et 450 MeV.
simple
et du termeMB
de« pick-up » (4.8).
Ellemontre que l’effet d’identité du
projectile
avec lesparticules
ciblesjoue
un rôle trèsimportant
par le termeMB
dont la contribution est dominante pour e > 90°. La courbe o c » est calculée avecc’est-à-dire le seul tierme de double
diffusion,
enfinla courbe o d »
représente
la contribution deOn remarque que le terme de double diffusion ne
peut
êtrenégligé
auvoisinage
de 0 = 1000 etqu’il
interfère de
façon
destructive avec les deuxpremiers.
Sur la
figure
2 on areporté
la valeur de la section efficace différentielle donnée par les formules(4.8)
et
(4.12)
pour x = 0(courbes «au>)
et x = 1(courbes
« b»).
Les indices1, 2, 3,
4correspondent respectivement
à desénergies
incidentes de75, 150,
300 et 450 MeV dans le laboratoire. L’écart entrechaque
ensemble de courbes « a » et « b » donne une limitesupérieure
de l’incertitude liée au traitement des termes de diffusionmultiple d’ordre >
3. Il traduitégalement
larapidité
de convergence dudéveloppe-
ment de diffusion
multiple
au-delà de l’ordre 2.Sa valeur maximum se situe dans la
région
du mini-mum de la section efficace
différentielle,
zone d’inter-férence destructive entre le 1 er et le 2e
ordre,
où lestermes d’ordres
supérieurs
ont uneimportance
rela-tive
plus grande.
5. Conclusions. - La résolution exacte des
équa-
tions de Faddeev pour la diffusion nucléon-deuton
aux
énergies supérieures
à 100 MeV avec une interac-tion nucléon-nucléon réaliste
paraît
encore très diffi-cile. La recherche de méthodes
d’approximation
n’estdonc pas sans intérêt. Parmi
celles-ci, l’approximation
des centres diffuseurs fixes a retenu récemment l’at- tention de
plusieurs
auteurs[2], [4], [5].
La compa- raison avec le modèle de Glauber[8],
pour unproblème
non
antisymétrisé,
a été faite dans la référence[2].
Nous avons étudié ici dans
quelle
mesure il estpossible d’appliquer
les idées de base de la FSA enrespectant
leprincipe
d’indiscernabilité. Pour celanous avons montré que, outre le
développement
dediffusions
multiples
deFaddeev,
il existe undévelop- pement
formellement exact de diffusionsmultiples
dutype
Watson.Lorsqu’on
effectue lesapproximations
des centres diffuseurs fixes
(mais interchangeables
avec le
projectile)
dans les deuxéquations intégrales correspondantes,
on constate que le formalisme pro-posé comporte
uneambiguïté
àpartir
des termes de diffusionsmultiples
d’ordre trois.L’application
à unmodèle
simple
de 3 bosons simulant la diffusion nucléon-deuton nous apermis
d’étudier les consé- quencesnumériques
de cetteambiguïté,
liées à larapidité
de convergence de la série de diffusionsmultiples.
Ellespeuvent
être considérées commenégligeables
pour desénergies supérieures
à 150 MeV.Dans ce domaine
d’énergie,
il serait maintenant nécessaire de comparer aux donnéesexpérimentales
de la diffusion
nucléon-deuton,
les résultats ducalcul,
effectué avec des interactions nucléon-nucléon réa-
listes,
de la série de diffusionsmultiples
del’approxi-
mation
antisymétrisée
des centresfixes,
éventuelle- menttronquée après
l’ordre deux.Remerciement. - Je remercie
Mlle
Marie-Thérèse Commaultqui
s’estchargée
avecdiligence
des calculsnumériques
de ce travail.Bibliographie
[1] FOLDY, L. L., WALECKA, J. D., Ann. Phys. 54 (1969) 447.[2] KUJAWSKI, E., Ann. Phys. 74 (1972) 567.
[3] KUJAWSKI, E., Phys. Rev. C 7 (1973) 18.
[4] KUJAWSKI, E., LAMBERT, E., A paraître dans Ann. Phys.
[5] KOWALSKI, K. L., PIEPER, S. G., Phys. Rev. C 4 (1971) 74.
[6] TAKEDA, G., WATSON, K. M., Phys. Rev. 97 (1955) 1336.
[7] FADDEEV, L. D., Sov. Phys. JETP 12 (1961) 1014.
[8] GLAUBER, R. J., in « High Energy Physics and Nuclear Struc- ture » G. Alexander ed., p. 311 (North-Holland, Amster- dam) 1967.