HAL Id: jpa-00238284
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238284
Submitted on 1 Jan 1884
HAL
is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire
HAL, estdestinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
J. Jamin
To cite this version:
J. Jamin. Sur l’hygrométrie. J. Phys. Theor. Appl., 1884, 3 (1), pp.469-473.
�10.1051/jphystap:018840030046900�. �jpa-00238284�
469
SUR
L’HYGROMÉTRIE;
PAR M.J. JAMIN.
M. Mascart
publie,
tous les ans, dans les Annales du Bureaumétéorologique
deFrance)
les observations effectuées dansprès
de cent stations
réparties
sur la surface entière du pays, et il en est de même dans tous lesÉtats européens.
Ce sont des documentstrès
précieux qui
recèlent toutes les conditions de laMétéorologie
et où chacun peut
puiser.
J’en aidéjà
extrait lapression
de lacouche d’air
comprise
entre la base et le sommet du puy deDôme ; j’Pn
vais tireraujourd’hui
une remarquegénérale
relative àl’hy- gro111é tri e.
Quand
on parcourt le Tableau intitulé Humiditérelative)
onest étonné de le voir si uniforme. Les moyennes sont à peu
près
les mêmes dans tous les mois et à toutes les stations. Ainsi l’on
trouve à
Clermont-Ferrand,
àmidi,
dans l’année i 880 :Il est clair
cependant qu’il
y a degrandes
différences dans les conditionshygrométriques
des mois de février etd’aoit,
et que, si elles ne sontpoint
accusées par leTableau,
c’estprobablement
parce que le
système adopté
pour réduire les observations estvicieux.
Ce
système consiste,
eneffet,
àexprimer
lerapport f F
de la forceélastique
observéej’à
la force maximumF,
que la vapeur aurait à la mêrnetempérature
si l’air était saturé : c’est cequ’on
nonmel’humidité relative.
Or,
pour un airdonné,
decomposition
con-stante, le
quotient f F
varie : il avec laproportion
de vapeur;2° avec L’altitude et la
pression barométrique, puisque j’est
pro-portionnelle
à cettepression;
3° avec, et surtout avec latempé-
rature
qui change
la valeur de F : c’est donc une fonction de trois variablesindépendantes;
c’est surtout une fonctionde t,
et l’onpeut
espérer qu’elle
mette en évidence les variations de laquantité
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018840030046900
perturbatrices pression, température;
mais cela est facile à faire.
Quand
ils fontl’analyse
del’air,
les chimistes déterminent lesproportions d’oxygène,
d’azote et d’acidecarbonique;
pour lacompléter,
il seraitlogique d’y ajouter
laproportion
de vapeur d’eau.Puisque
cette vapeur est un gaz soumis aux mêmes lois decompression
et de dilatation que les autres gaz, iln’y
a aucuneraison de la mesurer autrement.
Soient
f la
tension de vapeur, H lapression
totale de l’atmo-sphère, H - ( celle
de l’air sec; on aP P’
est donc lerapport
dupoids
dela vapeur
à celui de l’air sec ; il estindépendant
de lapression
et de latempérature, puisque,f
et
H -f
suivent des lois communes; il ne variequ’aBTec
la propor- tion de vapeurelle-même,
et il la mesure; ilexprime
la richessehygrométrique
enpoids,
etf H-f la
mesure en volume.Il faut remarquer que les observations ne donnent pas directe-
ment le
rapport
habituellement conservéf F.
Eneffet, Fhygromctrc
à condensation
mesurer qui
est fonction de lapression
et consé-quemment
del’altitude;
lepsychromètre
détermineF’-f H; il
fautfaire un calcul pour passer de la mesure
observée,
que l’on oublieensuite,
à lafonction f,
la seule que l’on conserve; mais c’est enintroduisant le dividende F que l’on introduit
précisément
dansles Tableaux les
perturbations provenant
de latempérature, qui
masquent l’influence de la vapeur et
compliquent
le résultat. Ilne serait pas
plus
difficile de calculereu
de legarder
que decalculer et de
garder f F;
ce seraitremplacer
une fonctioncomplexe
dont on ne peut rien tirer par la mesure
précise
enpoids
ou envolume de la
composition hygrométrique
de l’air.Je propose donc de
supprimer
dans les Tableaux météorolo-giques
l’humiditérelative f F
et de laremplacer
par la richessehygrométrique f H-f. Pour justifier
cette substitution, il me suf- fira d’en montrer l’effet par unexemple.
Je choisis les mesuresf’aites par M.
Alluard,
àClermont-Ferrand,
eni88o,
etpubliées
dans les Annales
météorologiques.
Onn’y
voit pas de diiérences bien sensibles entre les diversmois ;
lesnombres
décroissent du matin à311,
cequi
prouve l’influence de latempérature,
ainsi que l’a montré M.Angot.
Rienn’y indique
leschangements
de l’hui-xnidité.
CLERMONT. - Hlunidité relative.
Voici maintenant le même Tableau modifié où l’on a
remplace f F
par
f H-f.
Pour éviter lesdécimales,
les résultats ont été multi-pliés
par 100000.On voit immédiatement par ce dernier Tableau :
1° Que
la richessehygrométrique
croîtdepuis
le matinjusque
vers midi ou 3h pour diminuer ensuite avec l’abaissement du Soleil
et
pendant
lanuit;
cela tient à deux causes : àl’évaporation
pen- dant lejour
et à la dilatation del’atmosphère.
)0
Que
la richesse augmente dejanvier
àjuillet-août
pour dé- croîtreensuite ; qu’elle
varie de0,005 jusqu’à o, 018,
c’est-à-direqu’elle
est de trois à quatre foisplus grande
en étéqu’en
hiver.On trouve de même
qu’elle
augmente dans les payschauds,
mêmequ’elle
estplus grande
àLaghouat qu’à Marseille;
donc il fautconclure avec M. Dove
qu’il
y a moins d’air sec en étéqu’en
hiverdans
l’hémisphère
nord.31 La
capacité hygrométrique
del’air,
c’est-à-dire le maximum de vapeurdu’il peut contenir,
estexprimée
parF H-F. Or,
à me-sure
qu’on s’élève,
latempérature
et Fdiminuent;
d’autre part, H décroîtégalement.
Ce sont deux causes inverses devariation;
l’expérience
prouve que lacapacité décroît,
mais très lentement.De méme, la richesse est
toujours
un peu moindre au sommetqu’-à
la base du puy de Dôme.
,
473 4° La dernière colonne du Tableau mesure la
capacité
totalependant
lanuit, quand
latempérature
est à son minimum. Elleest
généralement plus grande
que la richesse à 6h dumatin;
maisquelquefois
elle estplus petite,
d’où l’on peut conclure que l’airest saturé à toute hauteur
quand
satempérature
est minimum. Celaexplique
toutes les condensations de vapeurqui
ontgénéralement
lieu
pendant
la nuit.En
résumé,
les valeursde f F
ne nous apprennent que ledegré
de sécheresse ou d’humidité
relatives;
elles ne mesurent pas laquantité
de vapeur. Aucontraire,
lerapport f H-f mesure la com-
position hygrométrique
del’air;
il met en évidence leschange-
ments
qui
surviennent lejour
, lanuit, l’été, l’hiver,
aux diverseslatitudes et altitudes.
C’est
pourquoi je répète qu’il
serait rationnel desupprimer
lesvaleurs
de f F
et de lesremplacer
par celles def H-f.
M. Mascartet M.
Angot
ont bien voulu secharger
de faire exécuter les calculs que nécessiterait cettemodification,
et les résultats serontpubliés
dans les Annales dit Bureau central
inéléoi-ologique, après
avoirété
communiqués
à l’A.cadémie.ESSAI SUR LE POUVOIR REFROIDISSANT DES GAZ;
PAR M. CH. RIVIÈRE.
Ce travail avait pour but d’étudier le
pouvoir
refroidissant des gaz dans des limites depression
et detempérature plus
étenduesqu’on
ne l’avaitfait jusqu’alors.
La méthode
qui
a paru seprêter
le mieux à ce genre de re- cherches consistait dans l’observation d’un fil échauffé par uncourant
électrique : quand
ce fil a atteint satempérature
station-naire,
ilperd
par ravonnement et par contact avec le gaz unequantité
de chaleurégale
à celle queproduit
le passage du courant.Les conditions de milieu é tant