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REVUE DE PRESSE DU 16 DECEMBRE

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Academic year: 2022

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REVUE DE PRESSE DU 16 DECEMBRE

France 3

Édition 19/20 pays gardois du 15/12/2020

>> Reportage suite à la fusillade de ce week-end au Chemin Bas d'Avignon qui a fait un blessé grave. 4 personnes ont été interpellées dont une avec une GAV prolongée. La SRPJ poursuit l'enquête avec des armes de poing et armes de guerre retrouvées par les policiers.

>> Reportage et interview du maire de Vallabrègues qui est "blanchi" et relaxé des

accusations de son adversaire RN aux dernières municipales. Il était accusé de fraude suite à l'annulation des bulletins du candidat RN car il manquait la nationalité de deux colistiers

>> Reportage à Vauvert 1ère commune du Gard a instauré le permis de louer. La ville de Beaucaire vient également d'instaurer ce permis pour les logements du centre ville afin de lutter contre l'habitat indigne.

>> Reportage sur la récolte de jouets dans les écoles par le père noël vert du secours populaire.

>> Reportage sur la préparation des joueurs de NO qui affronte Nice ce soir.

Édition 19/20 Occitanie du 15/12/2020

>> Reprise à Narbonne sur la marche funèbre organisée par 400 restaurateurs qui souhaitent interpeller l'opinion publique et les élus sur leur situation et la fermeture de leur établissement suite à la crise sanitaire

>> Reportage au Mas de la Barque station de ski nordique qui connaît une hausse de fréquentation

>> Reportage sur le 2ème jour du procès de l'assassinat du gérant de la supérette de Pignan.

Le verdict est attendu demain.

>> Reportage au polygone de Montpellier qui a installé un dispositif numérique permettant de calculer le nombre de personnes présentes dans le centre commercial

>> Reportage sur la situation des finances des départements suite à la crise sanitaire. La chambre régionale des comptes estime que pour 2020 les finances sont saines elle craint pour 2021 une situation "inconfortable" notamment en raison de la baisse attendue des droits de mutation.

>> Reportage au centre de tri de Lattes où la poste a engagé de nombreux saisonniers pour faire face à l’augmentation de l’activité.

>> Reportage dans les PO où les eaux de la rivière têt ont été colorées afin de vérifier l'étanchéité des travaux engagés sur la RN bordant la rivière.

Objectif Gard

FAIT DU JOUR Pays d’Uzès : l’Ombrière ouvre ses portes et présente sa programmation

Ce mardi 15 décembre aurait dû être la date de réouverture pour les cinémas, les théâtres et les salles de spectacles. La date idéale en somme pour inaugurer l’Ombrière, le nouveau centre culturel du Pays d’Uzès.

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Si la réouverture des lieux culturels a été reportée, ce n’est pas le cas de la présentation de la saison culturelle de l’Ombrière, qui s’est tout de même tenue ce mardi matin. Pas vraiment une inauguration, celle-ci interviendra plus tard, dans des circonstances espérées plus favorables. En attendant, le centre culturel de la CCPU ouvre enfin ses portes, après « cinq ans de travail technique », souligne la directrice de l’Ombrière, Nadège Molines.

L’Ombrière, dont nous avons déjà largement parlé depuis les débuts du projet, se compose rappelons-le de deux salles. La plus grande, « La Fabrique », peut accueillir de 350 à 500 places assises et jusqu’à 800 debout, les gradins étant rétractables. La plus petite, « Le Labo », a une capacité de 200 personnes assises et 350 debout. Les deux salles sont séparées par une cloison qui, lorsqu’elle est ôtée, permet d’avoir une grande salle de 800 places assises, 1 200 debout, et d’y tenir des salons ou des séminaires. L’Ombrière a également un grand hall et un espace extérieur tout aussi grand qui peut aussi accueillir des événements.

Le tout a coûté « 7,7 millions d’euros hors taxes, dont 3,4 millions d’euros de subventions (du Département, de la Région et de l’État, ndlr), financés sans emprunt », précisera le président de la CCPU, Fabrice Verdier. Un président qui en profitera pour se faire le défenseur de la culture, en présence notamment du directeur de la Scène nationale du Cratère d’Alès, Denis Lafaurie, et de la directrice du Centre chorégraphique national la Maison CDCN, Liliane Schauss : « On se met plus en danger quand on va à Carrefour ou à Intermarché, je dis au Gouvernement : "soyez durs avec nous sur les protocoles, mais permettez-nous d’ouvrir." » Le maire d’Uzès et ancien président de la CCPU, Jean-Luc Chapon, qui a initié le projet, insistera plus sur l’aspect congrès/séminaires du nouvel équipement. « J’ai tellement souffert de nous voir refuser des séminaires et des congrès, et encore, heureusement que nous avions le Pont du Gard pas loin, mais nous avons dû en refuser des dizaines de fois », lancera-t-il, avant d’affirmer que « quatre salons sont déjà réservés et nous allons travailler à obtenir des séminaires. » Quand il y en aura de nouveau, cela va sans dire.

Tanguy Pastureau pour commencer

Le Pays d’Uzès a donc son équipement culturel et de congrès, qui ouvrira le 23 janvier pour le spectacle de l’humoriste Tanguy Pastureau. « La programmation a été présentée hier (lundi soir en conseil communautaire, ndlr) et a fait consensus », affirmera le vice-président de la CCPU délégué à la culture, Christophe Gervais. L’humoriste de France Inter aura donc le privilège de jouer en premier sur la scène de l’Ombrière, la première de six dates (plus une à Garrigues-Sainte-Eulalie) qui nous amèneront jusqu’au mois de mai.

Plusieurs de ces spectacles sont en co-accueil : celui des Frères Jacquard, présenté comme « un spectacle burlesque et musical », le 29 janvier et l’Imperial Quartet le 13 mars à Garrigues- Sainte-Eulalie, le sont avec le Cratère, « La Femme de la photo », adaptation des « Années » d’Annie Ernaux par la compagnie « Le Cri dévot », le 4 février, avec les ATP d’Uzès et « Tous les yeux s’émerveillent » de la chorégraphe Léa Moro le 2 avril avec la Maison CDCN.

« La culture n’a pas de frontières, nous avons décidé de travailler ensemble », soulignera Fabrice Verdier. Des collaborations avec des établissements et des structures plus éloignées géographiquement sont aussi envisagées.

Pour en revenir à la programmation, le premier semestre d’achèvera le 7 mai avec « Et pendant ce temps là, Simone veille », comédie féministe à succès de Trinidad. Et outre l’humour, la danse, le théâtre et la musique, la jeunesse aura droit à son festival « Mange ton

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biscuit » aux vacances d’hiver. Des résidences d’artistes sont également programmées au printemps.

Une programmation présentée comme « ambitieuse, mais qui correspond à nos moyens » par Fabrice Verdier, qui se dira plus tard « un peu inquiet sur les perspectives, c’est pour cela que nous avons choisi de démarrer modestement. » Comprendre que lorsque la situation sanitaire sera meilleure, l’Ombrière pourrait tourner à un régime plus élevé. Notamment avec des concerts. « Aujourd’hui il est très difficile d’organiser des concerts, explique Nadège Molines. On va tenter sur la seconde partie de la saison. »

Voilà pour les débuts de l’Ombrière, des débuts contrariés par la crise sanitaire. « Nous aurions pu faire le choix de n’ouvrir qu’en septembre, mais cette salle, il faut qu’elle ouvre, tranche Fabrice Verdier. C’est aussi un risque financier, mais on sera là, et je suis quasi persuadé que les gens seront là. » En tout cas, la billetterie est ouverte sur le site de l’Ombrière.

NÎMES Agression de Yoann Gillet à la terrasse d’un bar : quatre heures de confrontation aujourd’hui

L'agression de Yoann Gillet, l'élu Rassemblement national et directeur de cabinet du maire de Beaucaire avait beaucoup fait couler d'encre en octobre 2019.

La patronne de ce parti politique, Marine Le Pen, avait même pris la plume directement pour s'émouvoir de cet évènement survenu le 27 octobre en soirée dans un bar proche de la Maison carrée, à Nîmes. Une plainte avait été déposée à l'époque par l'élu et ses "amis" de soirée.

"Alors que je prenais ce samedi soir un verre avec des jeunes militants du Rassemblement national du Gard en terrasse du café Carré, à Nîmes, un groupe de personnes nous a insultés et menacés de mort, en se présentant à nous comme étant des "Antifas"", avait expliqué à

l'époque par communiqué Yoann Gillet.

Quelques instants plus tard, toujours selon lui : "Ces mêmes personnes sont revenues avec du renfort (une dizaine de personnes en tout) et nous ont agressés. L'un d'eux a d'abord écrasé sa cigarette sur ma joue. L'ensemble de notre groupe, composé de six personnes, a été frappé.

J'ai pour ma part été jeté au sol et ai reçu des coups de pieds au visage et sur l'ensemble du corps. L'un de nos amis a par ailleurs été transporté aux urgences."

Plus d'un an après les faits, une instruction est ouverte à Nîmes et la juge en charge des investigations a convoqué ce mardi après-midi les plaignants mais aussi les quatre agresseurs présumés et identifiés dans ce dossier. Pendant plus de quatre heures, chacun a expliqué sa position entre insultes et bagarres. L'enquête se poursuit...

NÎMES MÉTROPOLE Franck Proust recentre l’Agglo sur ses compétences

Le nouveau président Les Républicains de Nîmes métropole, Franck Proust, a fixé le cap de sa mandature : privilégier les investissements sur les transports, le développement

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économique ainsi que la sécurité des biens et des personnes.

Depuis quelques mois, la politique conduite à l’Agglo renoue avec le clivage Droite/Gauche.

Lundi soir, en conseil communautaires, Franck Proust a annoncé la couleur : l'Agglo se concentra désormais sur ses compétences. Exit donc le financement d’évènements sportifs, au grand dam des élus communistes. Le républicain a ainsi taillé dans la subvention allouée à la course cycliste de l’Étoile de Bessèges à qui il a fait sauter quelques rayons : « 110 000€ ont été promis par l’ancienne équipe. Nous n'en débloquerons que 40 000€, expose-t-il. D'ailleurs, j’ai même dit à Julien Plantier, premier adjoint nîmois, que l'on ne pourrait pas financer le Tour de France. »

Report de l’extension sud de la T1

Cette nouvelle doctrine s'inscrit dans les difficultés financières de la collectivité. Dans son budget 2021, l'Agglo prévoit de baisser les dépenses de 3,5 M€. Le budget investissement en prendra aussi un coup, atteignant péniblement les 60 M€. Il faut donc prioriser les projets. Sur les transports, l’extension sud de la ligne 1 du Tram'bus est repoussée à 2024 (*). Sur la T2, le calendrier est maintenu et la totalité de la phase de l'est nîmois devrait être terminée au second semestre 2022. Une ligne plus concernante qui ambitionne, à terme, de transporter 28 000 voyageurs contre 2 500 sur la T1.

Si Franck Proust entend faire des économies, il souhaite néanmoins aller au bout de sa vision pour l'est nîmois : « Nous devons créer un parking relais de 300 à 400 places avec des

services intégrés pour parcourir le dernier kilomètre, reliant l’arrêt de bus aux entreprises des zones d’activités économiques. Des espaces fonciers existent près de la salle de spectacle Paloma et à Marguerittes. » En parlant du village, l'Agglo met en perspective son projet avec la réouverture de la ligne TER de la Rive droite du Rhône et par conséquent, de la gare marguerittoise.

Enfin, toujours sur la question des transports, Nîmes métropole a voté une subvention d’équilibre de 11 M€ au budget annexe des transports (contre 10 M€ en 2019) pour

compenser « la perte de recette et la baisse du versement transport par les entreprises. » L’élu communiste Vincent Bouget a demandé « une aide exceptionnelle pour les étudiants sur leur abonnement annuel à 160€ » puisque ces derniers, qui travaillent chez eux, n’ont pas utilisé les bus. « C’est à l’étude », a répondu Franck Proust.

Trouver du foncier pour les entreprises

Sur le développement économique, la collectivité a signé une rallonge de 6 M€ sur Magna Porta, la zone d’activité économique autour de la gare Nîmes-Pont du Gard. « Vous coupez des crédits à des projets utiles socialement comme les transports et vous mettez de l’argent sur un projet encore flou ! », vilipende Vincent Bouget. L’édile républicain justifie l’urgence d'ouvrir Magna Porta : « Aujourd’hui, il manque des terrains pour accueillir des entreprises et donc de créer des emplois. » Georges-Besse, Grézan, Mitra… Ces zones d’activités

économique sont presque saturées.

Début 2020, l’Agglo a finalement confié à la SPL Agate la concession d’aménagement pour Magna Porta. Dès 2023, la société publique locale espère pouvoir commercialiser 70 hectares de terrain autour de la gare. Pour ce faire, des études hydrauliques et environnementales sont actuellement en cours. Sur la zone redessanaise de Magna Porta, les achats de terrains se poursuivent. Si l’Agglomération arrive à concrétiser son projet, ce secteur est voué à accueillir le parc à thème cher au président Proust.

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(*)L'extension sud de la T1 se compose de deux tanches prévues en 2024 et 2025 et 2025 pour un d'un montant respectif de 5 M€ et 6 M€

GARD RHODANIEN Conseil d’agglomération : ça avance pour les pôles d’échanges multimodaux de Bagnols/Cèze et Pont-Saint-Esprit

Ce lundi 14 décembre au soir, les élus du Gard rhodanien se sont réunis pour le dernier conseil d'agglomération de l'année 2020, à la salle multiculturelle de Bagnols/Cèze. Il aura fallu un peu plus de deux heures pour écouler les 36 points de l'ordre du jour.

C'est Claire Lapeyronie qui a ouvert la case n°16 du calendrier de l'Avent communautaire: pas de chocolat mais une belle avancée sur le projet des pôles d'échanges multimodaux de

Bagnols/Cèze et de Pont-Saint-Esprit. La délibération portait sur la définition du projet, l'affectation de la maîtrise d'ouvrage et l'approbation du plan de financement.

En effet, la Région Occitanie et l'Agglomération du Gard rhodanien travaillent à ce que ces PEM soient prêts pour la réouverture aux voyageurs de la ligne SNCF de la rive droite du Rhône, prévue pour décembre 2021. Pour rappel, les PEM sont des lieux de connexion de différents modes de transport, regroupant plusieurs correspondances.

"On tiendra le planning, aujourd'hui, il n'y a pas de raison. On a l'argent et tout ce qu'il faut", attestait Jean-Christian Rey en amont du conseil communautaire. "La bonne nouvelle, c'est que dans le cadre du plan de relance, l'État va abonder au financement à hauteur de 760 000

€", annonce Claire Lapeyronie, rapporteur de la délibération. Un nouveau montant qui vient aider ce projet déjà subventionné à 60-70%, dont le budget prévisionnel s'élève à 5 318 053 €.

Pour l'heure, les phases d'acquisition foncière des terrains des deux PEM sont en cours. Sur le calendrier prévisionnel, les études de conception devraient s'étendre de février à mai 2021 puis suivra la phase 1 des travaux de juin à décembre 2021. Quant à la phase 2, elle courra de septembre 2021 à mai 2022. La SNCF se charge des travaux entre la gare et les voies

notamment la sécurisation, l'aménagement de l'accès pour les personnes à mobilité réduite...

La délibération a été adoptée à l'unanimité.

Une navette urbaine pour Pont-Saint-Esprit en mai 2021

Toujours dans le domaine des transports, les élus ont voté pour la mise en place d'une navette urbaine à Pont-Saint-Esprit. Ce service devrait démarrer le 2 mai 2021, une fois que les travaux sur l'entrée de ville seront terminés. La navette gratuit Uggo dessert déjà la ville de Bagnols/Cèze depuis le 6 janvier 2020 et a transporté depuis 53 000 usagers.

Le point n°2 était particulièrement important pour l'avenir du territoire : c'est l'approbation de la dernière mouture du SCoT (schéma de cohérence territoriale) qui clôture presque 10 ans de procédure. Un document d'urbanisme commun pour répondre aux enjeux et aux évolutions du Gard rhodanien dans les années à venir (accueil des nouvelles populations, assurer la

transition énergétique, développement des services et des équipements de proximité...).

"C'est maintenant que le travail va commencer car d'avoir le SCoT validé nous permet de

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travailler tous ensemble avec les communes membres sur leur PLU, leurs documents

d'urbanisme... C'est la première marche pour arriver à la cohésion de notre territoire. [...] Tant qu'il existait pas, il bloquait énormément de procédures", resituait au préalable du conseil, Jean-Christian Rey. Ce n'est donc pas le moment de se beurrer la... biSCoT.

Les communes disposent d'un délai de deux ans pour mettre en compatibilité leur PLU. Yves Cazorla, vice-président et également maire de Laudun-l'Ardoise, a tenu à rappeler la

dynamique démographique que connaît sa commune depuis des années et espère que ce SCoT ne va pas restreindre les zones à urbaniser. "Il y a un petit peu de marge de manœuvre et de capacité d'adaptation. Peut-être que des communes n'atteindront pas ce taux de croissance donc d'autres pourront en avoir un peu plus. On aura du temps pour trouver des solutions intelligentes, ce n'est pas verrouillé", rassure José Rieu, maire d'Issirac, rapporteur de la délibération.

"Le SCoT donne des grandes orientations. Le seul maître de l'urbanisme dans une commune, c'est le maire"

Alexandre Pissas, maire de Tresques, est aussi intervenu en signifiant : "Nous commune de Tresques le rapport tel qu'il est présenté ne nous convient pas pour de très nombreuses raisons. [...] On ne comprend pas pourquoi la commune de Tresques n'apparaît pas dans les observations." Il approuve la recommandation n°5 voulant que les communes disposent d'une certaine latitude pour traiter les cas particuliers en matière d'urbanisme. "C'est une belle recommandation, mais je ne sens pas que dans l'approbation de ce SCoT elle puisse prospérer", pointe Alexandre Pissas.

Ce à quoi José Rieu lui a répondu : "Tu comprends bien qu'il y a des exigences qui sont difficilement compatibles avec l'orientation. On n'est pas fermés à la discussion mais certains éléments demandent des solutions adaptées. On ne peut pas tout prendre pour argent

comptant." Alexandre Pissas revient à la charge en affirmant que l'identification parcellaire relevait du "pouvoir municipal". "Avec le SCoT, on ne descend pas jusqu'à la parcelle, on parle de tâche urbaine. Tu joues sur les mots", lui rétorque José Rieu.

Et Christian Rey de clôturer ce dialogue avec un ton qui se veut apaisant : "Le SCoT donne des grandes orientations. Le seul maître de l'urbanisme dans une commune, c'est le maire."

Les éclaircissements n'auront pas fini de convaincre toute l'assemblée puisqu'après encore deux interventions de Sophie Guigue, maire de Salazac, et de Laurent Nadal, maire de Cavillargue, la délibération a été adoptée avec deux votes contre et 12 abstentions.

ROCHEFORT-DU-GARD Le cas de Martine Garofalo mis en délibéré au 8 janvier

La septuagénaire, en conflit avec son locataire et à la porte de sa propre maison à Rochefort- du-Gard depuis la fin de l’été, voyait son cas étudié ce mardi devant le tribunal de proximité d’Uzès.

« C’est reporté au 8 janvier 2021 », nous explique Martine Garofalo à l’issue de l’audience, mise en délibéré. Le locataire ne s’est pas présenté ce matin, faute de moyen de locomotion, même si son absence n’a pas entraîné ce nouveau délai. La Rochefortaise, épuisée par des mois de procédures, répond par une question lorsqu’on lui demande comment elle prend ce nouveau délai : « Comment pensez-vous qu’on vit ? Sans commentaires. » « C’est comme ça

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», lâche-t-elle, fataliste.

DÉPARTEMENT Les débuts timides de la présidente Françoise Laurent-Perrigot…

Quelle genre de présidente sera la socialiste Françoise Laurent-Perrigot ? C’est la question posée suite à son élection, le 27 novembre.

Depuis que la politique existe, ses protagonistes ont une obsession : capter l’auditoire.

Susciter une telle attention permet de porter des messages, d’expliquer les décisions et même parfois, de noyer le poisson ! À ce jeu-là, le président sortant, Denis Bouad, était plutôt bon.

Vieux routard de la vie publique, son humour et sa sympathie l’ont souvent sauvé de

situations inconfortables. Ces qualités lui ont permis aussi de mettre en valeur des projets, tels que la maison des services publics ou le plan Très haut débit. Si Denis Bouad a laissé son empreinte, son temps est révolu. Première femme présidente, Françoise Laurent-Perrigot est désormais à l'œuvre.

Ce matin, la socialiste a présidé sa première séance publique. Beaucoup s'impatientaient d'en goûter la saveur... Hélas, pas de quoi risquer la crise de foie ! La très consensuelle Françoise Laurent-Perrigot a frôlé la discrétion. Pourtant, il y avait matière à marquer les esprits, à imposer son style. À l'ordre du jour : l’examen de deux rapports annuels, véritables enjeux de société. Le premier concernait les violences faites aux femmes, présenté par Isabelle Fardoux- Jouve. Le phénomène est malheureusement en hausse cette année. Rien qu'à Nîmes, lors du premier confinement, la Ville a enregistré une augmentation de 30 % des violences

intrafamiliales. Dans son rapport, l'élue communiste a salué la création d’un observatoire départemental des violences faites aux femmes. Le Gard étant l’un des rares départements à en être doté.

« Passez à la vitesse supérieure ! », tacle Philippe Ribot

Après les femmes, place à l’écologie avec le rapport sur le développement durable. Une préoccupation prégnante pour de plus en plus de Gardois cherchant à limiter leur empreinte carbone. Dans un très long discours - qui brouille le message politique -, la vice-présidente EELV, Geneviève Blanc, a rappelé l’urgence climatique : « en 2050, le climat dans le Gard sera comparable à celui de l’Andalousie. » Et de citer quelques actions concrètes comme « notre contrat avec l’Adem pour le recours aux énergies renouvelables et photovoltaïques dans 11 bâtiments publics dont 9 collèges. » À savoir que « le coût énergétique d’un collège est de 40 000€ par an contre 7 000€ pour le nouveau collège à énergie positive Ada-Lovelace. » Une politique à développer.

Pour l’opposition, ce rapport est décevant. « Il n’y a aucune initiative notable à signaler ! », torpille l’élu UDI (Union des démocrates et indépendants), Philippe Ribot, ressentant « un certain essoufflement » de la majorité. Et d'insister pour « un fléchage des investissements sur la rénovation énergétique des bâtiments. » Même avis de l'élue Les Républicains, Pascale Bories : « En 2015, vous nous annonciez une réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre. Où en est-on ? Où en est-on de l’isolation des bâtiments ? De l’acquisition de véhicules électriques ? » Des questions qui resteront sans réponse. Sur son perchoir, Françoise Laurent- Perigot se contentera de « remercier toutes et tous » et notamment « la présentation très détaillée de Geneviève Blanc avec des actions très concrètes comme le schéma eau et climat.

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» En matière de concret, on pouvait espérer mieux.

Un budget 2021 « très prudent »

Place ensuite aux débats autour des orientations du prochain budget. Le dernier de la mandature 2015-2021 que certains imaginent offensif à la veille des élections. C'est à ce moment-là que la présidente, conseillère départementale depuis 1981, aurait pu fendre l'armure. Malheureusement, ce n'est pas pour de suite... Françoise Laurent-Perrigot a qualifié l'exercice « d’horizon de valeurs dans la continuité de Denis Bouad avec un but essentiel : mener nos projets à terme ! » Lesquels ? Qu'est-ce qui fait battre le cœur de l'élue ? Nous n'en saurons pas plus... S'il est vrai que, dans un contexte de majorité relative, la Gauche doit rester prudente, gare à ne pas tomber dans la platitude.

De son côté, le vice-président aux Finances, Martin Delord, qualifie le prochain budget de « prudent » avec une hausse des dépenses sociales de 17 M€. Si l'opposition est satisfaite du haut niveau d'investissement estimé à 130 M€, elle a attaqué une nouvelle fois sur ces marqueurs : les économies et le niveau d'endettement. « En 2018, nous étions à 777 M€. En 2021, elles sont estimées à 814 M€ ! », fait remarquer Laurent Burgoa, président du Bon sens républicain. Quant au Rassemblement national, Jean-Pierre Fuster a indiqué que ce budget était « de Gauche » et avec « beaucoup de tabous. » Alors, « vivement juin ! » a commenté le frontiste, en référence à la potentielle date des prochaines élections.

VILLENEUVE-LEZ-AVIGNON ZAC des Bouscatiers : de nouvelles propositions devront être formulées par

l’aménageur

Pascale Bories, maire de Villeneuve-lez-Avignon, a informé la presse de la décision des services préfectoraux et de l'aménageur Nexity de ne pas faire appel de la décision du tribunal administratif à propos de la ZAC des Bouscatiers. (Marie Meunier / Objectif Gard)

La ZAC des Bouscatiers sortira-t-elle de terre un jour ? Une nouvelle décision signe encore un coup de frein pour ce projet dont on commençait déjà à parler il y a 20 ans.

En effet, le 6 octobre dernier, le tribunal administratif de Nîmes a tranché en faveur de l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2018 pris par le préfet du Gard à propos de la ZAC. Arrêté

"portant sur la dérogation aux interdictions relatives aux espèces de faune sauvage protégées".

Il avait été attaqué en 2018 par le Collectif citoyen qui a donc eu gain de cause.

En discussion avec l'aménageur Nexity et les services préfectoraux, il a été décidé "qu'il n'y aurait pas d'appel au jugement du tribunal administratif", lâche la maire de Villeneuve-lez- Avignon, Pascale Bories. Ils avaient jusqu'au 7 décembre pour le faire. Point mort donc pour l'aménagement de la ZAC. "On est en attente de propositions de l'aménageur, que je ne connais pas à ce jour", explique la maire. Retenu sur le projet en 2007, Nexity devra encore faire preuve de patience donc (à moins qu'il ne se décourage ?).

Pour rappel, si le jugement a annulé l'arrêté, c'est notamment à cause du "choix d'implantation de la voirie principale traversant l'interface, (entre la partie urbanisée et la garrigue, ndlr), (qui) est de nature à faire obstacle [...] au maintien d'une continuité écologique", relate Pascale Bories. Bien que le tribunal administratif reconnaisse "l'intérêt majeur" de cette zone "au regard des besoins de la population : augmentation du nombre d'habitants, logements pour les

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jeunes, besoin d'infrastructures..."

Si la première magistrate de la commune entérine la décision du juge, elle veut réaffirmer "le besoin à terme de réaménager cette zone. Nous avons un PLU (plan local d'urbanisme, ndlr), qui a été modifié en 2017. C'est une vision sur 10 ans. Nous avons un délai pour tenir compte des différents objectifs et cette zone doit y répondre."

GRAND AVIGNON Recours en annulation des contrats eau et assainissement : le collectif de l’eau débouté

Le collectif de l'eau exige qu'un relevé réel des compteurs d'eau soit effectué avant la fin d'année, avant le changement de prestataire, dans les communes concernées. Il incite les administrés à se mobiliser également pour éviter de se retrouver face à des extravagances sur leur facture, comme ça a pu être le cas pour les Avignonnais, deux ans en arrière. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Le collectif de l'eau du Grand Avignon a déposé plusieurs recours en annulation des contrats eau de Suez et assainissement de Veolia. Ils ont été examinés le 19 novembre au tribunal administratif de Nîmes. Finalement, les jugements sont tombés ce 3 décembre : la juridiction ne retient pas les motifs plaidés par le collectif composé de sept associations et rejoint par 13 élus communautaires.

"Nous ne sommes pas découragés, les recours en administratif sont des éléments de notre combat, ils ne sont pas les seuls. Il y a d’autres juridictions au civil et au pénal", indique le collectif dans un communiqué. Et de conclure : "Ce qui compte, c’est que les usagers, les habitants, prennent conscience de leurs droits face au comportement des sociétés des eaux, deviennent eux-mêmes porteurs de la nécessité de maîtriser le bien commun universel : l’eau, et de le soustraire aux puissances financières."

Ces recours portaient sur les contrats appliqués à Avignon depuis le 1er janvier 2019. Mais ce seront les mêmes qui seront en vigueur à partir du 1er janvier 2021 dans plusieurs communes gardoises du l'agglomération du Grand Avignon notamment Villeneuve-lez-Avignon,

Roquemaure, Les Angles, Sauveterre ou encore Pujaut.

Alors pour prévenir, "des factures extravagantes, des m3 payés deux fois, des pénalités de retard doublées, etc.", comme ont pu le subir certains Avignonnais en 2019, le collectif invite les habitants des communes concernées à exiger le relevé de leur compteur, en déposant une lettre en mairie, et à prendre la précaution de relever eux-mêmes les chiffres de leur compteur le 30 ou 31 décembre ou à le prendre en photo. Une mobilisation en ce sens avait déjà été menée par quelques bénévoles sur le marché de Villeneuve-lez-Avignon le 3 décembre.

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