• Aucun résultat trouvé

Mines Maths 2 PSI 2000 — Corrigé

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Mines Maths 2 PSI 2000 — Corrigé"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 1/15

Mines Maths 2 PSI 2000 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Cyril Niboyet (Mines de Paris) ; il a été relu par David Guéron (Mines de Paris) et Éric Ricard (ENS Ulm).

Ce problème met en œuvre des techniques assez classiques en analyse en proposant l’étude des solutions des équations différentielles du type :

y′′(t) +ϕ(t)y(t) = 0 (E)

On s’intéresse au cas où la fonction ϕ est t 7→eit dans la première partie, puis t7→et dans la troisième partie, avant de conclure par l’étude du cas général dans la dernière partie.

Dans la première partie, on est amené à construire une solution de(E) à partir de ses coefficients de Fourier et à manipuler des inégalités faisant appel à la formule de Taylor avec reste intégral. La deuxième partie s’attache, quant à elle, à étudier une fonctiongdéfinie par une série entière ; la troisième partie est consacrée à l’étude des zéros des solutions de(E). Ces résultats trouvent leur application dans la qua- trième partie où est explicitée une solution de l’équation différentielle étudiée dans la troisième partie. Enfin, la dernière partie est l’occasion de s’intéresser au cas général, après avoir demontré le lemme très classique de Gronwall, qui est souvent utilisé dans la théorie des équations différentielles.

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

(2)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 2/15 Indications

I.1 Pour établir la réciproque demandée, montrer que les fonctionsf etfe:x7→

f(x+ 2π)sont solutions du même problème de Cauchy.

I.3.a Utiliser la formule de Taylor avec reste intégral, valable pour f de classeCn sur[a;b]:

f(b) =

nP−1 k=1

(b−a)k

k! f(k)(a) + Z b

a

(b−x)n−1

(n−1)! f(n)(x)dx

II.2 Utiliser tous les résultats du théorème des séries alternées : si (an)n∈N est positive et tend vers 0, alors le reste d’ordren de la sérieP

(−1)nan est du signe de(−1)n, et il est majoré en valeur absolue par|an|.

III.2.a Montrer qu’il existe un intervalle de la forme]τ;τ+c[sur lequelyne s’annule pas (ce qui est plus fort que de montrer seulement queyn’est pas nulle sur cet intervalle) en raisonnant par l’absurde (on pourra montrer qu’alors la dérivée dey enτ est nulle).

III.2.b Considérer la solutionz(t) = sinh

eβ2 (t−α)i

et utiliser un raisonnement si- milaire à celui de la question III.1.b.

IV.1.a Montrer que la série converge normalement sur]−∞;a].

IV.2.b Montrer dans un premier temps l’existence d’un plus petit zéro t0, puis construire la suite des zéros t1 < t2 < · · · et établir enfin que cette suite n’est pas bornée.

V.1 Étudier la fonction :

ϕ:t7−→[M + F(t)] exp

− Z t

a

g(x)dx

V.2.b Utiliser l’expression de y établie à la question V.2.a et appliquer le résultat de la question V.1 à la fonction|j|.

V.3.a Exprimery à partir de la relation établie à la question V.2.a .

V.3.b Établir le résultat en intégrant l’inégalité découlant de la question précédente entretet un réel à partir duquel cette inégalité est valable.

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

(3)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 3/15 Première partie

I.1

– Supposonsf 2π-périodique ; on a alorsf(0) =f(2π).

En outre, sif(x+ T) =f(x), alorsf(x+ T) =f(x) d’après le théorème de dérivation des fonctions composées, donc en particulier f(0) =f(2π).

Conclusion :

(f(0) =f(2π) f(0) =f(2π)

– Réciproquement, soitf une solution de(E1)vérifiant le système ci-dessus.

On considère la fonction fedéfinie surRparfe(x) =f(x+ 2π). Montrons que f =fe. En substituantt+ 2πà tdans(E1), il vient :

f′′(t+ 2π) +ei(t+2π)f(t+ 2π) = 0 ie fe′′(t) +eitfe(t) = 0

avec

(fe(0) =f(2π) =f(0) fe(0) =f(2π) = f(0)

D’après le théorème de Cauchy-Lipschitz, la solution de(E1)vérifiant les condi- tions initialesf(0)etf(0)est unique (problème de Cauchy), doncf =fe, c’est- à-diref(x) =f(x+ 2π)pour toutxréel. Autrement dit, f est2π-périodique.

Conclusion : f est 2π-périodique si et seulement si f(0) =f(2π) et f(0) =f(2π)

I.2.a Une solution2π-périodique de (E1)est de classe C2, donc en particulier de classeC1, ce qui permet de conclure (grâce au théorème de Dirichlet) quefest somme de sa série de Fourier.

I.2.b Calculons les coefficientscn(f′′)de deux manières différentes : – D’une part, pour toute fonctiong de classeC1, on a :

cn(g) = 1 2π

Z 2π 0

z }| {

g(x)×e| {z }inx

dx

= 1 2π

g(x)einx2π 0 − 1

2π Z 2π

0

−in g(x)einxdx cn(g) = in cn(g)

En appliquant ce résultat àf et àf, il vient :

cn(f′′) =in cn(f) =−n2cn(f)

Plus généralement, on peut montrer (par récurrence) que sif estkfois dérivable, alors

∀(n, k)∈N2 cn(f(k)) = (in)kcn(f)

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

(4)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 4/15

– D’autre part, f′′=−eitf

Il en résulte : cn(f′′) = cn(−eitf)

=−1 2π

Z 2π 0

eixf(x)einxdx

=−1 2π

Z 2π 0

f(x)ei(n−1)xdx cn(f′′) = −cn−1(f)

Conclusion : ∀n∈Z n2cn(f) =cn−1(f) (∗)

I.2.c Le coefficientc−1(f)vaut :

c−1(f) = 1 2π

Z 2π 0

f(t)eitdt

= 1 2π

Z 2π 0

−f′′(t)dt

= 1

2π[−f(t)]20π c−1(f) = 0

De(∗), on déduit par récurrence :

∀k <0 ck(f) = 0

Pourn >0, cn(f) = 1

n2 × 1

(n−1)2 × · · · × 1

12 ×c0(f)

ie cn(f) = 1

(n!)2 c0(f)

Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

Références

Documents relatifs

L’existence des matrices P et ∆ définies précédemment est justifiée par le fait que la matrice A, en tant que matrice symétrique réelle d’ordre n, admet une base orthonormée

Utiliser la question 17 pour l’égalité et le résultat sur les intégrales donné en introduction du sujet pour l’inégalité.. 19 Penser à utiliser le formulaire trigonométrique

De plus, garder à l’esprit l’analogie physique du lièvre et de la tortue permet de s’approprier facilement les résultats démontrés dans cette partie afin de les réutiliser par

Ce sujet nécessite une connaissance et une compréhension solide du cours sur les endomorphismes symétriques (avoir oublié, par exemple, que tout endomorphisme symétrique réel

• La troisième partie étudie d’abord un corollaire de la formule démontrée dans la deuxième partie (la formule des nombres pentagonaux d’Euler), puis utilise ce corollaire

Les outils mobilisés pour ce sujet sont essentiellement les théorèmes sur les séries de fonctions : interversion de limite et d’intégrale, dérivation terme à terme, intégra-

Les valeurs propres étant exactement les racines du polynôme caractéristique, on en déduit que la matrice D ne possède aucune valeur propre dans R... Ainsi les coefficients

• La cinquième partie permet de montrer que la condition (C2) implique la condi- tion (C1) dans le cas général.. Elle est assez courte, mais la dernière question nécessite une