PCSI 1 - Stanislas
DM de PHYSIQUE N
◦2 - 11/10/21 - CORRIGÉ
A. MARTINELECTROCINÉTIQUE
I. Pont de Wheastone
1. On introduit les courants i
1et i
4et les nœuds C et D comme indiqué ci-dessus. La loi des n œuds s’écrit I
0= i
1+ i
4. Après addition des résistances en série, la loi du pont diviseur de courant conduit à
i
1= R
3+ R
4R
1+ R
2+ R
3+ R
4I
0et i
4= R
1+ R
2R
1+ R
2+ R
3+ R
4I
0.
Par additivité des tension on a u
AB= u
4− u
1= R
4i
4− R
1i
1. On en déduit u
AB= R
4(R
1+ R
2) − R
1(R
3+ R
4)
R
1+ R
2+ R
3+ R
4I
0ou u
AB= R
4R
2− R
1R
3R
1+ R
2+ R
3+ R
4I
0. (1)
2. Le pont est équilibré si et seulement si R
4R
2= R
1R
3. 3. L’équilibre du pont s’écrit
Rr = X(θ
0)r ⇔ R = X
0(1 + aθ
0) = 52 Ω . D’après l’Eq. (1), l’élévation de température ∆θ conduit à une tension
u
AB= r(R − X(θ
0+ ∆θ))
2r + R + X(θ
0+ ∆θ) I
0⇔ u
AB= − rX
0a∆θ
2r + 2R + X
0a∆θ I
0= −4, 8 × 10
−7V.
4. En présence de la source e
0, le calcul des courants en 1. n’est plus valable. Les courants i
1et i
4sont remplacés par i
01et i
04= I
0− i
01. Le voltmètre étant idéal, il peut être remplacé par un interrupteur ouvert.
La loi des mailles dans la maille élémentaire supérieure s’écrit alors
−Xi
01+ e
0− ri
01+ (R + r)(I
0− i
01) = 0 ⇔ i
01= e
0+ (R + r)I
02r + R + X . Or u
AB= R(I
0− i
01) − Xi
01+ e
0d’où
u
AB= RI
0+ e
0− (R + X)(e
0+ (R + r)I
0)
2r + R + X ou u
AB= 2re
0+ r(R − X)I
02r + R + X = 2re
0− rX
0a∆θI
02r + 2R + X
0a∆θ . On reconnait que le second terme est la tension obtenue en 3., en l’absence de e
0. L’apparition de e
0ajoute donc une tension supplémentaire
∆u
AB= 2re
02r + 2R + X
0a∆θ ≈
a∆θ1
re
0r + R . On veut que cette tension parasite soit petite devant celle liée à ∆θ évaluée en 3. :
r|e
0|
r + R |u
AB| ⇔ |e
0|
1 + R r
|u
AB| ≈
1 + 52 1000
× 4, 8 × 10
−7= 4, 8 × 10
−7V.
1
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A. MARTINII. Supercondensateurs
II.1. Mesure d’une capacité de condensateur
1. On introduit le courant i ci-contre. La loi des mailles s’écrit E = Ri + u
cavec i = C
dudtc, ce qui conduit à
τ du
cdt + u
c= E avec τ = RC .
2. Il s’agit d’une équation différentielle linéaire d’ordre 1 à coefficients constants, avec second membre constant. La solution générale s’écrit u
c(t) = λe
−tτ+ E. La valeur de la constante λ est obtenue par les conditions initiales. Par continuité de la tension aux bornes du condensateur, qui est initiale- ment déchargé, on a
u
c(0) = λ + E = 0 ⇒ λ = −E et u
c(t) = E
1 − e
−tτ. La solution particulière E = lim
t→∞
u
c(t) est le régime permanent, qu’on identifie sur le graphe par l’asymptote à E ≈ 5, 1 ± 0, 1 V.
On peut déterminer τ en notant que u
c(t = τ ) = (1 − e
−1)E ≈ 0, 63E, c’est-à-dire u
c(τ) ≈ 3, 2 V. Par détermination graphique, on trouve que cette valeur est atteinte à l’instant τ = 1, 0 ± 0, 1 ms.
3. On déduit C = τ
R = 1, 0 µF. τ et R étant respectivement connus à 10% et 1% près, on peut considérer que R est connu de façon certaine et C connu à 10% près
1. D’où l’incertitude sur C : u(C ) ≈ 0, 1 µF.
II.2. Supercondensateurs
4. On ne connaît pas a priori la tension aux bornes de la source de courant, donc la loi des mailles n’est pas ici utile dans un premier temps.
Notons u
c0la tension aux bornes de la capacité pure, on a alors
∀t : u
c= R
0i + u
c0avec i = C
0du
c0dt .
Pour t ∈ ]0, ∆t[, on peut intégrer cette dernière relation car i = I = constante, ce qui donne :
∀t ∈]0, ∆t[ : u
c0(t) = I C
0t + u
c0(0
+) .
Avant la fermeture du circuit, le courant est nul et le condensateur chargé par une tension U
0, donc
∀t < 0, u
c= 0 + u
c0= U
0.
On en déduit u
c(0
−) = u
c0(0
−) = U
0, et par continuité de la tension aux bornes d’une capacité, on obtient u
c0(0
+) = U
0, d’où finalement
∀t ∈]0, ∆t[ : u
c0(t) = I C
0t + U
0et u
c(t) = R
0I + I C
0t + U
0.
1. La relation de composition des incertitudes relatives s’écrirait ici :u(C)
C =
s u(τ)
τ 2
+ u(R)
R 2
=p
0,01 + 0,0001≈0,1.
2
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A. MARTINAprès la coupure du courant, on a de nouveau
∀t > ∆t , u
c= 0 + u
c0avec i = C
0du
c0dt = 0 donc u
c= u
c0= constante . Par continuité de u
c0on trouve alors que u
c(∆t
+) = u
c0(∆t
+) = u
c0(∆t
−), d’où u
c(∆t
+) = I∆t
C
0+ U
0. 5. D’après l’étude précédente, on voit que les discontinuités de la courbe sont
u
c(0
+) − u
c(0
−) = u
c(∆t
−) − u
c(∆t
+) = R
0I .
Graphiquement cette discontinuité est évaluée à ∆u
c= 0, 11 V, ce qui donne R
0= ∆u
cI = 1, 1 mΩ (très faible).
La pente p =
CI0
de la phase de charge est mesurée à p = 2, 02 − 1, 66
10 ≈ 0, 036 V.s
−1d’où C
0= I
p = 2, 8 × 10
3F , ce qui est très gros (et justifie le terme de supercondensateur).
6. On note respectivement u
c1et u
c2les tensions aux bornes de chaque supercondensateur, et u
c0,1et u
c0,2celles aux bornes des capacités associées (cf ci-dessous, à gauche). La tension totale vérifie
u
c= u
c1+ u
c2= u
c0,1+ R
0i + u
c0,2+ R
0i = u
c0,1+ u
c0,2+ 2R
0i .
⇔
La deuxième égalité montre que le dipôle est équivalent à celui ci-dessus à droite, où l’on a permuté les éléments. Les résistances s’additionnent. Les inverses des capacités s’additionnent, car deux capacités C
1et C
2en série soumises à une tension globale u conduisent par additivité des tensions à i
C
1+ i C
2= du
dt ⇔ i =
1 C
1+ 1 C
2−1
du dt . On en déduit que le dipôle est équivalent à une capacité C
s= C
02 en série avec une résistance R
s= 2R
0.
Le raisonnement suivi serait identique avec n supercondensateurs en série, ce qui donnerait C
s= C
0n et R
s= nR
0.
7. a) Avec les mêmes notations que précédemment, le supercondensateur seul (ci-dessous à gauche) vérifie l’équation tension-courant suivante
∀t, u
c= u
c0+ R
0i avec i = C
0du
c0dt donc du
cdt = i
C
0+ R
0di dt . b) Pour le dipôle ci-dessous à droite, on peut donc écrire
du
cdt = i
1C
0+ R
0d i
1dt et du
cdt = i
2C
0+ R
0di
2dt avec i = i
1+ i
2. 3
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