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EB57/4 6 novembre 1 9 7 5

Les membres du C o n s e i l recevront au début de décembre un a d d i t i f au document E B 5 7 / 4 qui contiendra le rapport du D i r e c t e u r général sur dfa u t r e s réunions de groupes d ' é t u d e dont les rapports auront été reproduits en a n g l a i s et en français à la f i n de novembre.

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

6 novembre 1 9 7 5

EB57/4

CONSEIL EXECUTIF

Cinquante-septième s e s s i o n

Point 5 de lfo r d r e du jour p r o v i s o i r e

RAPPORTS DE GROUPES D1ETUDE

Rapport du D i r e c t e u r général

INTRODUCTION

Conformément au paragraphe 4 du d i s p o s i t i f de la r é s o l u t i o n E B 1 7 . R 1 3 , ^ le D i r e c t e u r général présente ci-après un aperçu de deux réunions de groupes d1é t u d e dont les rapports sont maintenant d i s p o n i b l e s en a n g l a i s et en f r a n ç a i s .

1 . DETECTION PRECOCE DES ALTERATIONS DE LA SANTE RESULTANT DE L'EXPOSITION PROFESSIONNELLE Rapport dfu n groupe d ' é t u d e

Genève, 10-16 décembre 1 9 7 42

1 Antécédents

Lfu n des o b j e c t i f s fondamentaux de la médecine préventive est de déceler les manifesta- tions morbides à un stade où les m o d i f i c a t i o n s pathophysiologiques e t / o u f o n c t i o n n e l l e s sont encore r é v e r s i b l e s . La médecine du t r a v a i l o f f r e un bon exemple de médecine p r é v e n t i v e puis- q u ' e l l e implique un examen médical périodique des t r a v a i l l e u r s tenant compte des risques profes- sionnels et autres risques l i é s à 11 environnement auxquels i l s sont exposés. I l e x i s t e déjà une abondante documentation sur les m o d i f i c a t i o n s biologiques qui annoncent les premiers stades des a l t é r a t i o n s de la santé résultant de 11 exposition de 11 être huma in à certains facteurs de r i s q u e , mais cette documentation nra pas encore f a i t l ' o b j e t dfu n e analyse ou d丨une é v a l u a t i o n systématique qui permette df élaborer des d i r e c t i v e s pratiques et df i n d i q u e r les lacunes de connaissances à combler par un e f f o r t de recherche. En 1 9 7 3 , le Comité OMS d ' e x p e r t s de la Sur- v e i l l a n c e de 11 Environnement et de la Santé en Médecine du T r a v a i l a v a i t recommandé notamment d ' é t a b l i r un programme à long terme sur la détection précoce des a l t é r a t i o n s de la santé résul- tant de l ' e x p o s i t i o n p r o f e s s i o n n e l l e et d1é l a b o r e r des d i r e c t i v e s d é t a i l l é e s r e l a t i v e s à une large s u r v e i l l a n c e de la santé des t r a v a i l l e u r s qui réponde aux besoins et aux ressources des pays en v o i e de développement. Dans sa résolution E B 5 3 . R 2 3 , le Conseil e x é c u t i f a p r i é le D i r e c t e u r général dfa p p l i q u e r ces recommandations. La réunion du groupe d1é t u d e dont i l est question i c i représente une première étape dans 11 é l a b o r a t i o n de ce programme à long terme.

Le groupe d1é t u d e a tenu compte des informations r e c u e i l l i e s grâce au programme CMS de recherche en médecine du t r a v a i l , notamment en ce qui concerne les e f f e t s de lf e x p o s i t i o n à un ensemble de risques p r o f e s s i o n n e l s a s s o c i é s , les premières m a n i f e s t a t i o n s des maladies profes- s i o n n e l l e s des voies r e s p i r a t o i r e s et les méthodes de s u r v e i l l a n c e de la santé dans les pays en v o i e de développement•

1 . 2 Le rapport

Le groupe a examiné certains c r i t è r e s de 1 ' é t a t de santé ou des premières a l t é r a t i o n s de la s a n t é , a l l a n t des m o d i f i c a t i o n s biochimiques et morphologiques i n i t i a l e s qui r é s u l t e n t de c e r t a i n e s expositions s p é c i f i q u e s dans le m i l i e u de t r a v a i l aux " m o d i f i c a t i o n s complexes" non

1 R e c u e i l des résolutions et d é c i s i o n sa V o l . I , 1948-1972, pages 14-15.

2 Org, mond. Santé Sér> Rapp. techn. № 571.

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spécifiques associées à certaines expositions subies sur les lieux de travail et en dehors.

Beaucoup de ces modifications se prêtent à une évaluation quantitative.

Le rapport expose en détail les principes applicables aux programmes d!évaluation de 11 état de santé, сT est-à-dire aux examens systématiques de la population active visant à pré- venir les altérations de la santé. Lfévaluation de l ' é t a t de santé et 1'évaluation de 11 envi- ronnement ne s'excluent pas mutuellement, mais sont complémentaires.

Le groupe a reconnu q u ' i l existe une grande diversité dans les réactions des individus ou des groupes à différentes contraintes et i l a examiné les facteurs endogènes et exogènes qui contribuent à accroître la vulnérabilité des travailleurs. Le rapport signale en particulier que des recherches plus poussées sont nécessaires au sujet des effets sur la santé de lf exposi- tion à des contraintes multiples.

Le groupe a discuté de 1'emploi des méthodes épidémiologiques en médecine du t r a v a i l , a i n s i que de certains aspects de la conception des études tendant à évaluer les relations entre, dfune part, l'exposition e t , d1autre part, l1e f f e t ou la réponse. I l a étudié la vali- dité des épreuves appliquées dans les études transversales et longitudinales, de même que les critères à adopter pour choisir des épreuves qui soient à la fois raisonnablement fiables et commodes. Le groupe a accordé une attention particulière aux techniques simples et pratiques qui ne nécessitent pas un équipement très complexe.

Le rapport fait état de l'importance croissante des facteurs psycho-sociaux du travail et de leurs effets sur la santé, tant dans les pays en voie de développement que dans les pays i n d u s t r i a l i s é s . I l signale aussi les domaines où un complément de connaissances est nécessaire, notamment : limites d1exposition admissibles, comparabilité des données, influence des facteurs

liés à l1hôte sur 1*effet des facteurs du t r a v a i l , évaluation des effets dTune exposition com- binée à di.vers facteurs, effets à long terme des faibles niveaux d'exposition et critères applicables à la surveillance biologique systématique. Le rapport donne plusieurs exemples de détection précoce des altérations de la santé, l!une des approches comportant étude des

fonctions physiologiques, des différents systèmes organiques et des paramètres biochimiques, la seconde 11 étude des altérations précoces de la santé chez les sujets exposés à des agents chi- miques tels que le sulfure de carbone et le plomb ou à des contraintes physiques comme le b r u i t .

1 . 3 Les recommandations

Le groupe a recommandé que 11 OMS mette au point un programme à long terme visant à éla- borer des guides pour la détection précoce des altérations de la santé, à améliorer la collecte et la diffusion des renseignements, à encourager la recherche, à assurer des cours de formation appropriés et à f a c i l i t e r la coordination et la coopération。 Les gouvernements ont été invités à prendre des mesures pour encourager lf application des connaissances existantes et pour établir des programmes de détection précoce des altérations de la santé chez l e s , t r a v a i l l e u r s , à stimuler la création d!i n s t i t u t s de médecine du travail et à introduire une législation appropriée.

Remarque : Le groupe a beaucoup avancé dans 1!étude fondamentale de ces questions et i l a énoncé des directives utiles sur le plan pratique. L1un des problèmes q u ' i l reste à aborder est celui des effets que peut avoir 1'exposition à des facteurs physiques et chimiques d'inten- sité relativement faible mais risquant de provoquer une altération de la santé chez les tra- vailleurs des pays en voie de développement par suite de carences nutritionnelles ou d'autres états morbides préexistants. Cf est là un domaine de recherche important car les résultats obtenus pourraient influer sur les décisions à prendre quant au moment et à la nature de 1'in- tervention préventive et probablement conduire aussi à la découverte de différents types d'in- dicateurs de lfa l t é r a t i o n globale de la santé. Le groupe a défini certains critères de priorité pour les études et travaux de recherche ultérieurs; ces critères nécessiteront une analyse assez poussée des problèmes de médecine du travail dans différentes régions du monde pour les- quelles on ne dispose pour le moment que df informations fragmentaires. Pendant quelque temps encore, le programme à long terme devra se fonder sur des jugements empiriques.

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Le groupe ne s,est guère occupé du rôle des a s s i s t a n t s médicaux et du personnel para- médical dans la d é t e c t i o n des premières m a n i f e s t a t i o n s de m a l a d i e . Or l ' e m p l o i de ce personnel dans les pays en v o i e de développement permettrait de d é c e l e r des risques s p é c i f i q u e s , df en p r é d i r e les e f f e t s et d ' e n repérer les premières m a n i f e s t a t i o n s , après quoi les s e r v i c e s de médecine du t r a v a i l et d ' a c t i o n s a n i t a i r e pourraient i n t e r v e n i r de façon e f f i c a c e . Le problème des p e t i t e s i n d u s t r i e s demeure en suspens; de même que pour les autres programmes s a n i t a i r e s ou socio-économiques dans ce s e c t e u r , les services n é c e s s a i r e s font souvent d é f a u t .

1 . 4 Répercussions sur le programme de 1 ' O r g a n i s a t i o n

Le rapport représente une première étape dans 1 ' é l a b o r a t i o n du programme à long terme recommandé par la r é s o l u t i o n EB53。R23. En j u i n 1 9 7 5 , le Comité c o n s u l t a t i f de la Recherche médicale a lui a u s s i préconisé d1e n t r e p r e n d r e des recherches dans ce domaine. Des études sys- tématiques et des d i r e c t i v e s concernant la détection précoce des a l t é r a t i o n s de la santé ont été prévues conformément au programme proposé, auquel des ajustements seront apportés à mesure que le nouveau système d ' i n f o r m a t i o n sur la médecine du t r a v a i l permettra de r e c u e i l l i r plus de renseignements sur les p r i n c i p a u x problèmes dans ce s e c t e u r . I l est prévu df e f f e c t u e r ces études et df énoncer ces d i r e c t i v e s chaque a n n é e . En o u t r e , i l sera i n d i s p e n s a b l e dT é t u d i e r des problèmes tels que 11 aggravation de la morbidité générale par s u i t e des risques p r o f e s s i o n n e l s et de r é v i s e r les limites admissibles connues. La s u r v e i l l a n c e b i o l o g i q u e est p o s s i b l e pour certaines catégories p r o f e s s i o n n e l l e s avec le concours d ' i n s t i t u t i o n s c o l l a b o r a t r i c e s . Cela permettra de confirmer la v a l i d i t é de ce type de s u r v e i l l a n c e pour l1é v a l u a t i o n de lf exposi- tion g l o b a l e des t r a v a i l l e u r s et dfo b t e n i r de nouveaux renseignements sur les modifications biologiques i n i t i a l e s chez 1!ê t r e humain. LfOMS devrait a i d e r à élaborer des méthodes simples et sûres pour lfé v a l u a t i o n et la maîtrise des problèmes de médecine du t r a v a i l car de t e l l e s méthodes sont partout très demandées, notamment dans les pays qui s1 i n d u s t r i a l i s e n t .

2 . EXAMEN DU PROGRAMME OMS DE TECHNOLOGIE DE LfEDUCATION ET DE COMMUNICATION EN EDUCATION Rapport d ' u n groupe d1é t u d e

Genève, 18-25 mars 19751

2 . 1 Antécédents

Le programme OMS de technologie de l ' é d u c a t i o n et de communication en éducation est une e n t r e p r i s e relativement n o u v e l l e qui a été mise en p l a c e en 1 9 7 1 . On a depuis lors regroupé les a c t i v i t é s dans ce domaine en un programme de t r a v a i l à long terme qui réponde aux besoins et aux problèmes réels des pays. Avant que lfO r g a n i s a t i o n ne s1 engage dans ce programme, i l a paru opportun d1i n v i t e r un groupe d1é t u d e à f a i r e le point des a c t i v i t é s passées et à procéder à une analyse c r i t i q u e de la p l a n i f i c a t i o n à long terme. S1a g i s s a n t des recommandations pour l ' a v e n i r , i l é t a i t demandé au groupe d*étude dfe x a m i n e r les a c t i v i t é s de lfOMS en matière de technologie de 1 ' é d u c a t i o n et de communication en éducation dans le contexte de tout ce que f a i t 11 Organisation pour a i d e r au développement des personnels de s a n t é . En e f f e t , la techno- logie de l ' é d u c a t i o n est une a c t i v i t é de soutien q u i , en tant que t e l l e , ne peut être disso- c i é e des nombreux programmes auxquels e l l e peut c o n t r i b u e r .

2 . 2 Le rapport

Le groupe a commencé par f a i r e le point de la s i t u a t i o n en ce qui concerne la place de la technologie de 1!é d u c a t i o n et de la communication en éducation dans les a c t i v i t é s de 11 OMS.

I l a ensuite examiné la p o l i t i q u e d!ensemble de 11 O r g a n i s a t i o n dans le domaine de la s a n t é , notamment les tendances nouvelles et les perspectives en matière de développement des sciences

s a n i t a i r e s de base et des personnels de s a n t é , ce qui lui a permis d1é v a l u e r non seulement le rôle joué j u s q u1i c i par le programme de technologie de lfé d u c a t i o n , mais également son i n t é r ê t pour lf ensemble des a c t i v i t é s de l ' O r g a n i s a t i o n。

1

Document WHO/EDUC/75.176.

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EB57/4 Add.l Page 4

Après avoir noté les changements survenus ces dernières années dans le domaine de la tech- n o l o g i e de l ' é d u c a t i o n , le groupe a souligné que 1!i n t é r ê t e s s e n t i e l de c e t t e technologie est de permettre une approche systémique des problèmes d ' é d u c a t i o n qui tienne compte des o b j e c t i f s d1 ensemble de 11 organisme ou du programme pour lequel on cherche à résoudre ces problèmes.

Les technologues de 1? éducation peuvent contribuer aux travaux de lf OMS de trois façons p r i n c i p a l e s :

a ) en f a i s a n t le d i a g n o s t i c des problèmes df éducation dans leur contexte local et en mettant au point un système dfé d u c a t i o n qui permette dfa p p o r t e r les remèdes souhaitables;

b ) en aidant les enseignants à c h o i s i r dans la gamme des méthodes d i s p o n i b l e s c e l l e qui est le mieux adaptée au processus dfa p p r e n t i s s a g e dans une s i t u a t i o n donnée; et

c ) en recherchant et en d é f i n i s s a n t des approches nouvelles du processus d * a p p r e n t i s s a g e qui tiennent compte des nombreuses contraintes auxquelles se heurtent les programmes

dfé d u c a t i o n dans les pays en v o i e de développement•

Etant donné la m u l t i p l i c a t i o n des demandes dfa s s i s t a n c e en matière de technologie de l ' é d u c a t i o n , et a f i n d!a i d e r lfOMS à f i x e r les p r i o r i t é s , le groupe a proposé des d i r e c t i v e s pour le choix des a c t i v i t é s qui méritent d ' ê t r e appuyées par 1 ' O r g a n i s a t i o n . Dans le rapport sont également examinées les ressources nécessaires pour que lfOMS puiáse remplir son rôle dans ce domaine.

2 • 3 Les recommanda tions

Voici les principa les recommandations formulées par le groupe :

a ) la technologie de 11 éducation ne pourra être e x p l o i t é e dans son i n t é g r a l i t é que si l ' o n parvient à mettre ses méthodes en valeur dès les premiers stades dfu n programme ou dfu n p r o j e t . I l faut donc f a i r e appel aux services c o n s u l t a t i f s compétents au stade de la p l a n i f i c a t i o n d ' u n programme ou d1u n p r o j e t , a u s s i bien quf aux stades de lf exécution et de

1!é v a l u a t i o n ,

b ) Dans toute la mesure p o s s i b l e , des travaux de recherche et de développement doivent être entrepris sur l1élément " t e c h n o l o g i e de lf éducation" des programmes et p r o j e t s de

l ' O M S .

c ) I l faut é v i t e r que la technologie de l ' é d u c a t i o n ne soit i n s t i t u t i o n n a l i s é e en tant q u1e n t i t é d i s t i n c t e . Lf OMS doit f a i r e largement appel à la technologie de lf éducation comme moyen de f a c i l i t e r la communication.

d ) I l faut é l a r g i r le réseau a c t u e l des centres collaborateurs OMS dans diverses disci- p l i n e s , d e manière à y i n c l u r e des centres de technologie de 1 ' é d u c a t i o n , a f i n que 1'OMS p u i s s e g a r a n t i r un impact maximum à 11 apport croissant de la technologie de lfé d u c a t i o n dans les Etats Membres.

e ) I l faut v e i l l e r à ce que les moyens de financement soient s u f f i s a n t s pour l1a c t i v i t é g l o b a l e de l1OMS dans le domaine de la technologie de lfé d u c a t i o n , spécialement en ce qui concerne le développement des personnels de s a n t é .

I l a été également recommandé que le personnel de 1!OMS s o i t tenu au courant des f a i t s nouveaux en matière de technologie de 1fé d u c a t i o n qui pourraient les a i d e r dans leur activité;

i l conviendrait d ' a u t r e part de renforcer la collaboration avec dfa u t r e s i n s t i t u t i o n s .

2 . 4 Répercussions sur le programme de l ' O r g a n i s a t i o n

La réunion du groupe s1 est tenue à point nommé et lf on s1 est i n s p i r é de ses d é l i b é r a t i o n s pour formuler la p a r t i e du sixième programme général de t r a v a i l ayant t r a i t au développement des personnels de s a n t é . Comme les recommandations du groupe s ' a d r e s s e n t à 1 ' O r g a n i s a t i o n et portent sur ses a c t i v i t é s futures en matière de technologie de lfé d u c a t i o n et de communication en é d u c a t i o n , le rapport est p u b l i é sous la forme d1u n simple document ( W H O / E D U C / 7 5 . 1 7 6 ) et non dans la S é r i e de Rapports t e c h n i q u e s , I l a i d e r a beaucoup 1 ' O r g a n i s a t i o n à f i x e r des p r i o r i t é s pour l1a v e n i r .

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EB57/4 Add.l Page 5 Remarques : La recommanda t ion du groupe citée plus haut au paragraphe 2 . 3 d ) devra être élargie et alignée sur la politique actuelle en matière de développement des personnels de santé, qui veut que l ' o n encourage la création de centres d'éducation multidiscipliriaires capables dfa s s u r e r aux pays et aux établissements des services plus étendus que ceux corres- pondant à la seule technologie de l ' é d u c a t i o n .

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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ WORLD HEALTH ORGANIZATION

5 décembre 1975 E B 5 7 / 4 A d d . l

CONSEIL EXECUTIF

Cinquante-septième s e s s i o n

Point 5 de l ' o r d r e du jour p r o v i s o i r e

Rapport du D i r e c t e u r général RAPPORTS DE GROUPES D ^ T U D E

INTRODUCTION

Le présent document est un addendum au rapport du D i r e c t e u r général sur deux réunions de groupes d1 étude p u b l i é le 6 novembre 1975 sous la cote E B 5 7 / 4 , I l t r a i t e de deux autres réunions de groupes d ' é t u d e dont les rapports sont maintenant d i s p o n i b l e s en a n g l a i s et en f r a n ç a i s La numérotation des deux rapports en question prolonge c e l l e des rapports couverts par le document E B 5 7 / 4 , soit :

3 . RISQUES POUR LA SANTE LIES AUX NOUVEAUX POLLUANTS DE L'ENVIRONNEMENT Rapport d!u n groupe d ' é t u d e de 1 !CfMS

4 . INDICES STATISTIQUES DE LA SANTE DE LA FAMILLE Rapport d ' u n groupe d ' é t u d e de l'OMS

EXAMEN DES RAPPORTS

3 . RISQUES POUR LA SANTE LIES AUX NOUVEAUX POLLUANTS DE L'ENVIRONNEMENT Rapport d!u n groupe d!é t u d e de 1!0 M S

Genève, 3 0 septembre-5 octobre

3 . 1 Antécédents

La réunion OMS sur les c r i t è r e s d ' h y g i è n e du m i l i e u (novembre 1 9 7 2 ) a v a i t discuté de 1 ' a m p l e u r du programme OMS d ' é v a l u a t i o n des e f f e t s s a n i t a i r e s des agressions p o t e n t i e l l e s d ' o r i - gine environnementale et a v a i t i n s i s t é sur la n é c e s s i t é d ' u n e i d e n t i f i c a t i o n prévue des risques que pourraient f a i r e courir à la santé les nouveaux produits chimiques et autres i n t r o d u i t s dans 11 environnement. La question a été brièvement réexaminée par un groupe s c i e n t i f i q u e QMS sur les c r i t è r e s d ' h y g i è n e du m i l i e u ( a v r i l 1 9 7 3 ) , qui a recommandé q u!o n s ' e f f o r c e d ' é l a b o r e r des c r i t è r e s s a n i t a i r e s pour les risques d ' o r i g i n e environnementale parallèlement à 1 ' i n t r o - duction de nouveaux facteurs chimiques, physiques et b i o l o g i q u e s dans 11 i n d u s t r i e , la collecti- v i t é et 1'environnement. La Vingt-Sixième Assemblée mondiale de la S a n t é , dans sa r é s o l u t i o n W H A 2 6 . 5 8 , ^ a prié le D i r e c t e u r général de donner une haute p r i o r i t é à 11 i d e n t i f i c a t i o n précoce

des risques pour la santé des facteurs environnementaux et à la prévention de leurs conséquences, a i n s i que d * é t u d i e r et de mettre au point un programme coordonné pour 11 évaluation des e f f e t s sur 11homme d ' a g e n t s b i o l o g i q u e s , chimiques et physiques présents dans 11 environnement, y

Ces rapports sont j o i n t s au présent document (exclusivement à 11 i n t e n t i o n des membres du Conseil e x é c u t i f ) .

2

Document C E P / 7 5 . 4 .

3

R e c u e i l des résolutions et d é c i s i o n s , V o l . I I , 1973-1974, pages 18-19.

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EB57/4 Add.l Page 2

compris les substances nouvelles et potentiellement dangereuses. Comme suite à ces recomman- dations et à ces demandes, le groupe d1étude sur les risques pour la santé liés aux nouveaux polluants de 11 environnement a été convoqué avec mission d'évaluer les méthodes existantes de prévision des risques que font courir à la santé les nouveaux polluants de 11 environnement, d'examiner quelques problèmes p r i o r i t a i r e s et de suggérer des directives pour 1'engagement de programmes nationaux dans ce domaine.

3 • 2 Le rapport

Le rapport du groupe d1 étude se compose de trois parties principales : prévision en hygiène de 11 environnement, moyens dfi d e n t i f i e r les polluants ou dangers nouveaux ou potentiels dans 1'environnement et aperçu de quelques questions qui requièrent une attention p r i o r i t a i r e .

La prévision technologique en hygiène de 1'environnement a pour objet de recenser, d'ana- lyser et d ' é v a l u e r systématiquement les risques potentiels du progrès technique sur la santé humaine. E l l e doit aussi permettre d1 explorer les moyens de prévenir 11 apparition de nouveaux risques d ' o r i g i n e environnementale* Dans 11 examen de méthodes possibles de pronostication de nouveaux problèmes d'hygiène du m i l i e u , le groupe d!é t u d e a porté son attention sur les points suivants : enregistrement des nouvelles substances chimiques; relation entre la structure chimique et 1 ' a c t i v i t é biologique; détermination du comportement des substances chimiques dans 1'environnement; application de systèmes rapides d1 essai biologique en laboratoire pour éprouver la mutagénicité, la cancérogénicité et la tératogénicité des produits chimiques et pour opérer un premier dépistage des effets écologiques.

La deuxième p a r t i e du rapport a trait aux moyens d ' i d e n t i f i e r les polluants ou dangers nouveaux ou potentiels dans 11 environnement• E l l e i n s i s t e en p a r t i c u l i e r sur la nécessité d1 explorer la p o s s i b i l i t é d1é t a b l i r des banques de données toxicologiques et d'aménager des systèmes d ' a l e r t e aux effets n u i s i b l e s à la santé mettant à profit les statistiques s a n i t a i r e s , 1 ' e x p é r i e n c e acquise en médecine du t r a v a i l , des études spéciales de produits chimiques dans 1'environnement, la surveillance écologique et la surveillance épidémiologique.

La dernière p a r t i e du rapport évoque quelques-unes des questions auxquelles i l faudrait accorder une attention p r i o r i t a i r e dans les programmes d1 i d e n t i f i c a t i o n des risques de santé provenant des nouveaux polluants de 11 environnement. La première concernait 11 incidence de la production et de 1 U t i l i s a t i o n d ' é n e r g i e sur la salubrité de 11 environnement. Le groupe a souligné que l ' é n e r g i e concerne le grand public non seulement parce qu1 e l l e est essentielle à 11 a c t i v i t é humaine, à la santé, voire à la v i e elle-même, mais aussi eri raison de ces réper- cussions sur 11 environnement. Pour garantir la prise en compte de la gamme complète des pro- blèmes de santé en rapport avec 11 énergie, le groupe a établi une l i s t e des différentes sources d ' é n e r g i e , de leurs effets sur 1'environnement, des risques de santé associés et des actions possibles de la part de 11 OMS. La deuxième question abordée concernait la technologie des maté- riaux et des produits chimiques, autre domaine où les développements ont été rapides au cours des dernières décennies. Parmi les problèmes à considérer, le groupe d'étude a attiré 1 Atten- tion sur 11 industrie des matières plastiques et des p l a s t i f i a n t s , sur l ' u t i l i s a t i o n de matières et matériaux ignifuges, sur 11 emploi des métaux nobles, sur l ' u t i l i s a t i o n des photosensibili- sateurs et sur les nouvelles acquisitions de la lutte chimique contre les organismes n u i s i b l e s .

Le rapport comporte sept annexes qui fournissent des renseignements techniques plus d é t a i l l é s sur les banques de données toxicologiques ainsi que sur les risques pour la santé et 1'environnement liés à diverses sources d'énergie et sur la technologie des matériaux des produits chimiques,

3 . 3 Les recommandations

Parmi les quinze recommandations formulées par le groupe d ' é t u d e , 1'attention du Conseil exécutif est spécialement attirée sur les suivantes.

a ) Les Etats Membres devraient instituer des systèmes pour évaluer les produits chimiques nouveaux qui sont commercialisés et, au besoin, pour en réglementer 1'emploi.

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b ) L'OMS devrait é l a b o r e r des d i r e c t i v e s p r e c i s e s quant au genre d1 information n é c e s s a i r e pour déterminer les dangers éventuels pour la santé des produits chimiques nouveaux ou des u t i l i s a t i o n s nouvelles de produits e x i s t a n t s .

c) L'OMS et dfa u t r e s o r g a n i s a t i o n s i n t e r n a t i o n a l e s compétentes devraient f o r u n i r une assis- tance technique aux pays en v o i e de développement pour les a i d e r à renforcer leurs moyens de p r é v i s i o n en matière d ' h y g i è n e du m i l i e u .

d ) Les E t a t s Membres devraient créer des banques de données t o x i c o l o g i q u e s , ou r e n f o r c e r et u n i f i e r c e l l e s qui e x i s t e n t , en v e i l l a n t spécialement à ce q u ' e l l e s soient aisément a c c e s s i b l e s à la communauté s c i e n t i f i q u e i n t e r n a t i o n a l e .

e ) Les Etats Membres devraient accorder une p r i o r i t é élevée à 1 ' a m é l i o r a t i o n de leurs statis- tiques s a n i t a i r e s et 1'OMS devrait proposer des moyens d ' a c c r o î t r e 1 ' u t i l i t é des r e g i s t r e s n a t i o n a u x ( r e g i s t r e s du cancer par exemple) et devrait encourager leur n o r m a l i s a t i o n .

f ) L'OMS d e v r a i t , de concert avec d ' a u t r e s o r g a n i s a t i o n s i n t e r n a t i o n a l e s compétentes, encou- rager des études comparatives coût-risques-avantages sur les répercussions que peut avoir sur la santé 1 ' u t i l i s a t i o n des sources d ' é n e r g i e n u c l é a i r e s ou c l a s s i q u e s .

g ) Les travaux de recherche sur la p o l l u t i o n du m i l i e u e f f e c t u é s à 11 échelon n a t i o n a l ou i n t e r n a t i o n a l devraient davantage v i s e r à recenser et à d é f i n i r les nouveaux problèmes d ' o r d r e chimique qui risquent de s u r g i r à 1 ' a v e n i r .

3 , 4 Répercussions sur le programme de 1 ' O r g a n i s a t i o n

Le rapport propose d ' i n t é r e s s a n t e s o r i e n t a t i o n s pour les a c t i v i t é s futures de 1'OMS en matière de prévention des risques que peuvent f a i r e c o u r i r à la santé les p o l l u a n t s et autres

facteurs de 11 environnement• L'CJMS mène déjà activement un programme consistant à préparer des examens p r é l i m i n a i r e s de produits chimiques vraisemblablement appelés à f a i r e 11 objet d!u n e u t i l i s a t i o n c r o i s s a n t e au n i v e a u de la production i n d u s t r i e l l e et de la consommation des ménages.

Dans ce programme, qui se déroule avec 1 ' a p p u i du Programme des Nations Unies pour 1'Environ- nement (PNUE), une a t t e n t i o n toute spéciale est vouée à 11 é v a l u a t i o n d é t a i l l é e des u t i l i s a t i o n s

futures de ces p r o d u i t s , notamment en ce qui concerne le volume de leur p r o d u c t i o n , et de la q u a l i t é des informations toxicologiques e x i s t a n t e s . Les examens en question fournissent en outre des i n d i c a t i o n s sur les recherches biomédicales qu1 i l y aurait l i e u d1 engager pour amé- l i o r e r notre connaissance de l ' a c t i o n toxique des substances chimiques. Une autre approche de ce problème qui a été d i s c u t é e par le groupe d1 étude c o n s i s t e r a i t à procéder à une investiga- tion systématique d1 i n d u s t r i e s p a r t i c u l i è r e s pour évaluer les problèmes de santé qui peuvent s u r g i r à leur n i v e a u , en p a r t i c u l i e r dans la p e r s p e c t i v e de 1 ' é v o l u t i o n future des technologies q u ' e l l e s u t i l i s e n t . Comme s u i t e d i r e c t e aux recommandations du groupe d ' é t u d e , i l se tiendra en f é v r i e r 1976 à Research T r i a n g l e Park (Caroline du N o r d ) , sous les auspices communs de 1fOMS et du N a t i o n a l I n s t i t u t e on Environmental Health Sciences ( N I E H S ) , un symposium sur les risques que font courir à la s a l u b r i t é de 11 environnement les i n d u s t r i e s des matières p l a s t i q u e s et du caoutchouc synthétique. Le NIEHS est un des s i x nouveaux laboratoires collaborateurs de 1'OMS pour les e f f e t s sur la s a l u b r i t é de l'environnement. Le coût du symposium sera en grande p a r t i e financé par 1 ' I n s t i t u t . En ce qui concerne les banques de données t o x i c o l o g i q u e s , 1'OMS envi- sage activement avec le PNUE le renforcement de la collaboration s c i e n t i f i q u e sur tous les aspects s a n i t a i r e s du r e g i s t r e i n t e r n a t i o n a l prévu des substances chimiques potentiellement t o x i q u e s , p r o j e t p r i o r i t a i r e du PNUE.

Une autre question sur l a q u e l l e les recommandations du groupe d ' é t u d e fournissent d ' u t i l e s o r i e n t a t i o n s est 1 ' a c t i v i t é de 1'OMS concernant les risques de santé provenant de d i f f é r e n t s systèmes de production d ' é n e r g i e . Des contacts ont été é t a b l i s avec 1 ' I n s t i t u t i n t e r n a t i o n a l d ' a n a l y s e systémique appliquée en vue de la p a r t i c i p a t i o n de 1'OMS au p r o j e t de 1 ' I n s t i t u t qui a t r a i t à l ' é n e r g i e , plus particulièrement en ce qui concerne 1 é v a l u a t i o n des risques de santé associés à la production de 1 ' é n e r g i e et les méthodes d ' é l a b o r a t i o n de normes r e l a t i v e s à la q u a l i t é de 11 environnement.

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Remarques : Les recommandations du groupe d!étude intéressent directement 1 *intensification du programme de 1'OMS dans le domaine considéré et fournissent des suggestions détaillées à ce s u j e t . Le choix des questions discutées dans le rapport du groupe d'étude traduit une nouvelle approche du programme OMS de salubrité de 1'environnement5 spécialement pour ce qui touche aux aspects préventifs de la maîtrise de 11 environnement. Les disciplines représentées au sein du groupe d1 étude étaient correctement dosées, sauf peut-être en ce qui concerne les risques auxquels la santé est exposée du fait de la production d ' é n e r g i e . Si la partie du rapport consacrée à ce sujet était quelque peu sommaire, elle fournissait néanmoins une liste très u t i l e de questions prioritaires à considérer en relation avec différents systèmes de consom- mation de 11 énergie dans l ' a v e n i r . Certains estimeront peut-être que le rapport couvrait un

champ trop vaste et était par endroits trop technique, mais с1 était nécessaire au stade actuel du développement du programme de l'OMS dans ce domaine. Le Secrétariat estime que ce rapport est un document très p o s i t i f qui fournit des orientations détaillées pour le programme de 11OMS•

4 . INDICES STATISTIQUES DE LA SANTE DE LA FAMILLE Rapport d'un groupe d'étude

Genève, 17-22 mars 19751 4 . 1 Antécédents

Bien q u ' e l l e soit universellement au centre de la vie sociale, la famille n ' a que rarement été étudiée sous 1‘angle de la santé des collectivités.

L1 interrelation entre la santé et la famille n1 est pas un phénomène statique mais un pro- cessus dynamique. La notion de cycle v i t a l de la famille est un important cadre de référence qui permet de suivre la vie d!u n e famille dans ses étapes successives. Elle permet aussi d'étu- dier utilement les variations du comportement social et économique en les rapprochant des données connues sur la santé et les groupes familiaux.

L'OMS a organisé à Genève, en 1971, une consultation sur les aspects statistiques des études sanitaires sur le groupe familial chargé de passer en revue les diverses approches possibles de 11 étude de la santé de la famille afin de formuler des directives sur la façon de se servir de la notion de santé de la famille pour en faire un instrument u t i l e en vue du rassemblement et de 1'analyse des données pertinentes, La consultation avait aussi pour mandat d ' é t u d i e r les sources possibles d'information qui pourraient servir à 1'étude de la santé et de la maladie et d1 examiner plus particulièrement les possibilités de mieux u t i l i s e r les infor- mations existantes.

Le rapport de cette consultation a servi de base à une consultation sur la santé de la famille qui a eu lieu à Genève en 1972. En même temps, elle a utilement servi de point de départ et de cadre de référence pour 11 élaboration d1un programme interdisciplinaire dans le domaine des statistiques relatives à la santé de la famille. I l a en outre aidé à préparer le groupe d'étude sur les indices statistiques de la santé de la famille qui a été convoqué avec les objectifs suivants :

a) faire le point des évolutions récentes et des travaux en cours en ce qui concerne la mesure de 1!é t a t de santé de la famille;

b) déterminer et évaluer différentes approches possibles et les différents indices per- mettant de mesurer la santé de la famille;

c) examiner les diverses composantes d'une banque de données sur la santé de la famille;

d) aider à établir une liste de travaux de recherche prioritaires;

e) formuler des recommandations en vue d'une action future.

1

Document DSl/75.5.

(11)

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4 . 2 Le rapport

La tâche p r i n c i p a l e du groupe d ' é t u d e é t a i t de déterminer quels indices de 11" é t a t de santé" de la famille i l convenait de retenir à des f i n s s t a t i s t i q u e s . Comme le champ couvert par le cadre général des indicateurs de la santé de la famille est très vaste e t , au mieux, mal d é f i n i , les implications i n t e r d i s c i p l i n a i r e s tendent à être considérables et les problèmes de mesure complexes. L ' a v i s général a été que la recherche d1 indices devrait s ' o r i e n t e r vers le recensement de mesures objectives factuelles qui soient reproductibles ou de v a r i a b l e s per- mettant de mesurer indirectement le phénomène. Ces indices devraient non seulement être aptes à mesurer 11" é t a t de santé" dans le temps et dans 11 espace mais aussi être de nature à faci- l i t e r 11 analyse de 1 ! l létat de santé" de groupe de f a m i l l e s .

Le groupe a principalement mis 1!a c c e n t sur : a) les indices démographiques, b) les

i n d i c e s de santé mentale, c) les indices de santé physique et organique3 d) les indices sociaux et e) les i n d i c e s r e l a t i f s à la p l a n i f i c a t i o n f a m i l i a l e . I l a appelé 11 attention sur les pro- blèmes techniques, f i n a n c i e r s et méthodologiques qu f impliquent le r e c u e i l , 11 analyse et 11 interprétation de données pertinentes. I l a examiné quelques innovations, t e l l e s que l ' u t i - l i s a t i o n de calendriers de santé pour la réunion de renseignements raisonnablement exacts, et a jugé qu1 e l l e s étaient prometteuses.

Du f a i t de la complexité et du volume des informations nécessaires aux études sur la santé de la f a m i l l e , la création d ' u n e banque de données à cet e f f e t sera d i f f i c i l e , d1 autant q u ' e l l e dépendra pour une large part du niveau et de la qualité des s t a t i s t i q u e s o f f i c i e l l e s a i n s i que de leur organisation et de leur informatisation. Le fusionnement ou 11 interconnexion de divers registres et relevés normalisés en un système intégré de banque de données n ' a été r é a l i s é que dans un p e t i t nombre de pays. L1 exploitation intégrée avec des informations centrées sur la f a m i l l e , notamment les résultats d1 enquêtes par sondage et des e x t r a i t s per- tinents d1 enquêtes sur les budgets f a m i l i a u x,e s t pratiquement i n e x i s t a n t e . Comme la construc- tion dfu n r e g i s t r e informatisé de la population est elle-même un processus très long et très coûteux, les perspectives de création dfu n e banque de données sur la santé de la famille ne sont guère b r i l l a n t e s .

Compte tenu des avantages comme des i n s u f f i s a n c e s que présentent les indicateurs statis- tiques pour une bonne appréhension des phénomènes é t u d i é s , le groupe d1é t u d e s1 est efforcé de recenser un certain nombre de v a r i a b l e s qui pourraient éventuellement servir d1 indices c h o i s i s de la santé de la f a m i l l e ; e l l e s ont été énumérées en annexe au rapport. Si quelques-uns de ces indicateurs sont assez solidement é t a b l i s , d1 autres en sont encore à un stade embryonnaire et appellent des études u l t é r i e u r e s . I l faut donc davantage y v o i r des suggestions quant aux directions dans lesquelles la recherche d!i n d i c e s spécifiques devrait être poussée que 11 expression de recommandations fermes.

4 . 3 Les recommandations

Les p r i n c i p a l e s recommandations du groupe d1 étude sont les suivantes.

a) L!OMS devrait entreprendre une étude d é t a i l l é e concernant, dfu n e part 1'opportunité et la p o s s i b i l i t é de mettre au point un indice ou une série d ' i n d i c e s pour exprimer certains aspects de 11 état de santé dfu n e f a m i l l e , d ' a u t r e part les limites d ' u t i l i s a t i o n de ces i n d i c e s . I l faudrait à cet e f f e t examiner le cadre s t a t i s t i q u e nécessaire a i n s i que les

méthodes de collecte et d ' é v a l u a t i o n des données à mettre au point pour constituer un système d1 information sur la santé de la famille. Dans ce contexte, i l conviendrait de développer la conception de la famille en tant qu1unité à u t i l i s e r pour les études s a n i t a i r e s . Cette question est d ' u n e importance capitale car e l l e intéresse non seulement le domaine des s t a t i s t i q u e s s a n i t a i r e s mais aussi c e l u i de la santé et de la famille en général.

b) Pour contribuer à assurer une meilleure comparabilité internationale des données, 1!OMS devrait :

i ) poursuivre 1 ' é l a b o r a t i o n de d é f i n i t i o n s , d ' u n e terminologie et de c l a s s i f i c a t i o n s et de d i r e c t i v e s concernant la c o l l e c t e , le traitement et la publication des données et favo- r i s e r leur adoption par les Etats Membres;

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i i ) stimuler, engager et coordonner des études internationales comparatives pour exa- miner de façon approfondie les facteurs qui limitent les possibilités de comparaison sur

l e plan international;

i i i ) mettre au point, en matière de statistiques de la santé de la famille, des critères de qualité universellement acceptés;

i v ) envisager d ' a i d e r les Etats Membres à développer, à améliorer et à évaluer leur base de données nationales sur la santé de la famille;

V ) inviter les pays à donner des renseignements sur 11 exploitation des banques de données, en mettant 1'accent sur 1,évaluation des relevés et registres existants et sur leur u t i l i s a t i o n e f f e c t i v e et/ou possible pour i d e n t i f i e r les familles.

c) L'OMS devrait :

i ) Envisager de créer un ou plusieurs centres de référence chargés de rassembler et de d i f f u s e r des informations de base sur les études de la santé de la famille. Ce matériel devrait inclure des travaux (publiés ou non) concernant, par exemple, la méthodologie et toutes les caractéristiques de la famille directement liées à la santé.

i i ) Poursuivre et étendre la collecte, le regroupement et l ' a n a l y s e des statistiques nationales sur la santé de la famille.

d) I l est nécessaire d!o r g a n i s e r un programme de recherche échelonné en vue d ' é l a b o r e r un ensemble de mesures qui aideront à déterminer si 一 et comment 一 certaines caractéristiques structurelles et fonctionnelles de la famille peuvent être associées à la santé, à la morbi- d i t é , aux accidents et à la maladie. A cette occasion, i l faudra envisager 1 E l a b o r a t i o n de mesures sensibles de la structure de la fonction et des interactions de la famille qui soient u t i l i s a b l e s dans les études sur la santé. Dans un premier temps, i l faudrait s'attacher à inventorier et à évaluer les techniques de mesure actuellement en usage dans divers pays.

e) L'OMS devrait favoriser la collecte, au moyen d'enquêtes nationales par sondage, de données sur la morbidité et la famille afin d1 obtenir des informations sur les rapports entre catactéristiques familiales et santé.

f ) Dans 11 évaluation des services et programmes de santé, y compris en ce qui concerne la p l a n i f i c a t i o n f a m i l i a l e , i l faudrait tenir particulièrement compte de leur a c c e s s i b i l i t é et de leur acceptabilité pour le groupe familial ainsi que de leur e f f i c a c i t é en tant que moyens de promouvoir la santé de la famille.

g) L'OMS devrait promouvoir l'enregistrement de données familiales sur les individus aux points d1 occurrence des événements de l ' é t a t civil et aux points d'entrée des individus dans le système de soins médicaux, où des renseignements à destination statistique sont normalement enregistrés. Ces données devraient3 au minimum, porter sur les points suivants : type de f a m i l l e , caractéristiques du chef de famille, t a i l l e de la famille et, pour chaque membre, liens avec le chef de famille, état matrimonial et âge des membres de la famille. Pour attein- dre cet o b j e c t i f , i l sera indispensable que 1!OMS collabore avec 1'Organisation des Nations U n i e s .

h) L!OMS devrait v e i l l e r à ce qu1 à l ' a v e n i r les programmes conçus par 11 Organisation des Nations Unies pour la tabulation des résultats des recensements prévoient des tableaux où figureront des dénominateurs pour 1'analyse des relevés biostatistiques et sanitaires a i n s i que les données de base nécessaires aux études sur la santé de la famille,

i ) L1 OMS devrait coopérer aussi étroitement que possible avec 1 O r g a n i s a t i o n des Nations Unies et les autres institutions intéressées pour f a c i l i t e r 1'échange des résultats auxquels aboutissent les recherches sur la famille.

j ) Vu 11 importance que le cycle v i t a l de la famille peut avoir pour la santé de la famille, i l faudrait s1 intéresser davantage à l ' a p p l i c a t i o n de ce concept et à l'adoption d!u n e approche

(13)

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dynamique dans les recherches sur la santé de la f a m i l l e . A cet e f f e t , i l c o n v i e n d r a i t de cons- t i t u e r un groupe de t r a v a i l , composé de membres du S e c r é t a r i a t de 1 O r g a n i s a t i o n des N a t i o n s U n i e s et de 11 OMS, qui s e r a i t chargé d ' a i d e r à accomplir cette tâche.

4 . 4 Répercussions sur le programme de 1 ' O r g a n i s a t i o n

Le rapport suggère des d i r e c t i v e s pour les a c t i v i t é s futures de 1'OMS dans le domaine des s t a t i s t i q u e s r e l a t i v e s à la santé de la f a m i l l e . I l d é f i n i t quelques champs d ' a c t i o n priori- t a i r e s et souligne 11 importance d!u n renforcement de la coopération i n t e r d i s c i p l i n a i r e . En p a r t i c u l i e r , i l i n v i t e instamment 1fOMS à promouvoir 1?i n c l u s i o n de renseignements r e l a t i f s à la f a m i l l e dans les recensements de population et les programmes de s t a t i s t i q u e s s a n i t a i r e s a i n s i que dans les enquêtes s a n i t a i r e s et les d o s s i e r s médicaux. I l a déjà été créé avec

1 ' O r g a n i s a t i o n des N a t i o n s U n i e s un groupe de t r a v a i l mixte chargé d ' é t u d i e r les problèmes méthodologiques de 11 i n v e s t i g a t i o n de la santé de la f a m i l l e sous l ' a n g l e du cycle v i t a l de la

f a m i l l e et de rédiger un rapport conjoint sur les p r i n c i p a l e s implications démographiques et s a n i t a i r e s de l ' é v o l u t i o n du spectre f a m i l i a l . La première p a r t i e dfu n e étude e n t r e p r i s e à 11 i n i t i a t i v e de 1!OMS sous le t i t r e "Santé et f a m i l l e : études sur la démographie des cycles v i t a u x de la f a m i l l e et sur leurs implications s a n i t a i r e s " a été achevée et est soumise pour p u b l i c a t i o n .

Remarques : Le groupe d ' é t u d e a exploré un large é v e n t a i l de problèmes r e l a t i f s à la mesure s t a t i s t i q u e de la santé de la f a m i l l e , La p a r t i c i p a t i o n d ' e x p e r t s de diverses d i s c i p l i n e s comme de personnels tant du Siège de 1'OMS que de certains bureaux régionaux témoignait de la m u l t i p l i c i t é des aspects que revêt la santé de la f a m i l l e . Le b i l a n que le groupe a dressé de l ' é t a t actuel des a c t i v i t é s s1 est révélé extrêmement u t i l e , comme l ' a été le forum o f f e r t pour des confrontations de vues et d1 expérience. En recensant les p r i n c i p a l e s lacunes que présentent la d i s p o n i b i l i t é de même que 11 a p p r é c i a t i o n de la q u a l i t é et de la p e r t i n e n c e des informations et en i n s i s t a n t non seulement pour qu1 on élabore de nouveaux o u t i l s de mesure mais aussi pour q u ' o n encourage l ' a p p l i c a t i o n imaginative des techniques e x i s t a n t e s t e l l e s que

c e r t a i n e s méthodes a c t u a r i e l l e s standards dans 1 ' a n a l y s e de la démographie de la santé de la f a m i l l e , le groupe d ' é t u d e a contribué à é t a b l i r des bases s o l i d e s pour les a c t i v i t é s futures de 1fOMS dans ce domaine.

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