HAL Id: jpa-00236978
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Submitted on 1 Jan 1874
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Sur l’aimantation de l’acier
E. Bouty
To cite this version:
E. Bouty. Sur l’aimantation de l’acier. J. Phys. Theor. Appl., 1874, 3 (1), pp.316-319.
�10.1051/jphystap:018740030031601�. �jpa-00236978�
le faisceau
primitif. Lorsque
la lumière tombe normalement sur les lames despath,
et que l’on utilise des faces naturellesqui
ne sontpas loin de donner le maximum
d’écart,
la distance des deux rayonsémergeant
dupremier spath
etprovenant
d’un même rayon incidentest environ le dixième de
l’épaisseur
de la lame despath.
On voitqu’avec
cettedisposition
il serait encore difficiled’obtenir
desfaisceaux très-écartés.
SUR L’AIMANTATION DE
L’ACIER;
PAR M. E. BOUTY.
Il n’existe
jusqu’ici
aucune théoriecomplète
des aimants.Maigre
la
simplicité
relative desphénomènes présentés
par le ferdoux,
onne saurait
espérer expliquer
ceux-là àpart,
et l’étude des aimants d’acier est encoretrop
peu avancée pour fournir les éléments d’une théoriephysique
satisfaisante.L’liypotlièse
de la forcecoercitive, développée
parCoulomb,
con-siste à
rapprocher
lesphénomènes présentés
par les’ aimants d’acier des loisexpérimentales
du frottement. Onpourrait
essayer depré-
ciser cette
hypothèse
à l’aide despropositions
suivantes :1 ° Toute force
magnétique
inférieure à une certaine limite C est sans action surl’acier trempé.
a° Toute force
magnétique
Fsupérieure
à cette limite Cagit
comme le ferait la force
F 2013C,
si l’onsupprimait
lepouvoir
coer-citif.
3°
Quand
la forcemagnétique
cessed’agir,
l’acier conserve sonmagnétisme, jusqu’à
une limiteégale
auplus
aumagnétisme qui
serait maintenu par une force
magnétique C,
si lepouvoir
coercitifn’existait
pas.Pour
juger
de la valeurexpérimentale
de cespropositions,
ilsuffit de remarquer
qu’elles
ne tiennent aucuncompte
desphéno-
mènes du
magnétisme temporaire.
Si un barreau d’aciercylindrique
est soumis à une force
magnétique dirigée
dans le sens de son axe,et si l’on fait v arier cette force de zéro à
l’infini,
lecylindre acquiert
d’abord
un certainmagnétisme temporaire, qui disparaît
entière-Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018740030031601
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ment avec la
suppression
de la forcemagnétisante; mais,
pour des valeurs de Fplus considérables,
il conserve une certaine fraction dumagnétisme temporaire, développé
d’abord.Quand
1 ’ dot t in-définiment,
lemagnétisme temporaire
et lemagnétisme permanente
développés
tendent vers deux limites distinctes. Si l’onprend
pour abscisses lesforces,
pour ordonnées les momentsmagnétiques
cor-respondants,
soit permanents, soittemporaires,
on obtint des courbes tangentes a l’axe des r àl’origine,
etasymptotes
à deuxparallèles
à 1 axe de -t-
Cfig. 1). Chaque
courbeprésente
unpoint
d’Inflexion.L’hypothèse
de la force cocrciLtB rfournirait une ligne brisée unique
Fig.1 .
telle que
OPQR.
La ressemblancegrossière
de l’allure de 1 touteligne
brisée avec celle de la courbe OMN dumagnétisme permanent
explique
suil’isamrncntl’usage
que l’onpeut
faire de la théorie deCoulomb, quand
on veut se borner al’explication
purementquali-
tative des
expériences.
M.Wiedemann a fait un pas de
plus
dansl’cvplicatiom
desphr-
nomènes
magnétiques,
en lesrapprochant
desphémene
que (h -pendent
de l’élasticité dessolides,
comme la flexion ou la torsion.Quand
on tord un filimparfaitement élastique
par des forces crois- santes,il e d’abord qu’une torsion temporaire
111 mais bientôt il conserve. d’une manièrepermanente
une fraction de la torsionqu’il
a subietemporaircment.
Onpeut poursuivrc
très-loin cettecomparaison ingénieuse qui
a d’ailleursl’avantage de se
fondu i Litune relation
physique
intéressante : un fil d acier tordu bc déturdpartiellement
par le fait de sonaimantatiull,
et un aimant que l’on tordperd
unepartie
de sonmagnétisme.
Je ne citerai
qu’un
fait nouveau àl’appui
del’analogie signalée
par M.Wiedemann. Considérons un circuit
qui
neconiprend,
outrela
pile
à courant constant,qu’une
seule bobine danslaquelle
onaimante. LTne
aiguille
d’acier récemmenttrempée
estintroduite, puis
extraitetrès-lentement,
et l’onrépète
untrès-grand
nombrede fois la même
opération.
Le momentmagnétique perimanent y, emporté
parl’aiguille,
s’accroit àchaque
passage, etj’ai
trouvéqu’il
estreprésenté
par la formuleoù x
représente
le 110II1jJre des passages, A et B étant deux con- stantes.Le curieux accroissement dont il est ici
question
estindépendant
de la durée de
chaque
immersion del’aiguille,
et il ne saurait ètreattribué a l’action des courants induits
développés
par son ïnt,ro-duction ou son
extraction ;
car, dans les conditions de mouvementtrès-1 ent où
l’ai opéré,
ces courants induits sont tout à fait insen- sibles. Unedeuxième,
une troisièmeapplication d’une
force ma-gnétique
constante accroît lemagnétisme permanente
comme unedeuxième,
une troisième torsionproduite
par une force constante accroit la torsionpermanente acquise
à lapremière
fois(1).
On
peut
superposer dans un même fil une certaine torsion per-manente et mne torsion
temporaire
de sens con traire. Le même faitest vrai pour le
magnétisme ,
et seproduit quand
on soumet uneaiguille
fortement aimantée par un courant à l’action d’un courant de sens contrairetrop
faible poursupprimer
entièrement l’aiman-tation ;
mais icil’analogie
est-elle aussiparfaite
que dans les casprécédentes
Je ne le pense pas. Si l’on forme un faisceau de lamesou de barres d’acier assez courtes que l’on
trempe
et que l’on ai-(’ ) J’ai employé pour aimanter trois autres procédés :
i° On introduit l’aiguille, on établit le courant et l’on extrait lentement l’aiguille;
2° On introduit lentement l’aiguille, le courant passant; on supprime le courant
et l’on retire l’aiguille.
3° On introduit l’aiguille; on établit et l’on interrompt le courant; on retire l’ai-
guille.
La répétition de chacun de ces trois procédés fournit une augmentation du moment magnétique représentée par une formule hyperbolique comme la formule (i).
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mante tout d’une
pièce,
etqu’un sépare
ensuite les diverseslames,
on trouve que la somme de leurs moments
magnétiques
est biensupérieure
au momentmagnétique de
aimantprimitif. Or l’on
ne voit
apparaitre
au moment de laséparation
des lames aucuneforce
magnétique
nouvellea laquelle
ullpuisse
attribuer l’augment- tation observée. Onsupprime
seulement une inaction anqui masquait
unmagnétisme permanent,
existantdéjà.
par un ma-gnétismc temporaire
de sens contraire . Icicependant
il n’y avaitrien d’anormal dans l a constitution du barreau aimanté une
fois,
et il serait dificile de citer un casanalogue
pour la torsion.Je suis coll
ailcu,
pour mapart,
que dans ce cas lasuperposition
des deux sortes de
magnétisme
ncpeut
exister au sein du même élémentmagnétique,
et que cette thexpérience
révèlel’ liétérogénéité
des éléments
magnétiques
de l’acier Dans Facte (1(’ l’acieration nttde la
trempe,
lacondition, quelle quelle soit qui correspond
1la
propriété
de conserver unmagnetisme
permanent. lit’ ’II ditcommuniquée qu’à
certains de ceséléments,
les autres restantdans la condition du fer doux. Cette
opinion, déjà ancienne,
sembleconfi rmée par des
expériences
recentes de B Holz Cepluvision
a mesuré le moment
magnétique
de barreaux ailllalltésilltacts,
utrongés plus
ou moinsprofondément
par l’acidechlorhydrique.
Lesbarreaux
rongés superficiellement présentem
une surface rugueuse dont lesaspérités
sont formées d’une substance aciéreuse peu oupoint attaquable
par 1 acide(Kohleneisen)
et affectant dans l’inté- rieur des barreaux unedispostion
variable l’antot elle forme unesorte de réseau
empàté
par la masseferrugineuse attaquable ;
tan-tôt,
aucontraire,
les deux matières sont mêléesplus intimement,
et l’acier
proprement
dit est engrains fins
isolés L auteur croitpouvoir
déduire de sesexpériences
que cet acier est le vraisllpport
dela force
coercitive. Le reste de la masse en seraitdépourvu.
(1) Il faut tenir compte d’un changement dans la destination
compagnant la separation; mais de changement est hors de propotiion aB
observé.
(1) A. Hols, Eune l ptd halls dert changement 1874).