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Submitted on 1 Jan 1953
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Absorption infrarouge de N2 et O2 induite par les forces
intermoléculaires
R. Coulon, B. Oksengorn, St. Robin, B. Vodar
To cite this version:
69
ABSORPTION INFRAROUGE DE N2 ET O2
INDUITE PAR LES FORCES
INTERMOLÉCULAIRES
Par MM. R.COULON,
B. OKSENGORN,St. ROBIN et B.
VODAR,
Laboratoire des Hautes Pressions
(Bellevue).
Des bandes de rotation-vibration
correspondant
à des transitions normalement interdites ont été récemment observées dans
l’infrarouge
avecH2,
N2, 02
etCO2 comprimés.
Dans le cas deO2
etN3,
les
bandes fondamentales sont situéesrespectivement
aux environs de 1556 et 2331 cm-’[1].
Ces bandes fondamentales n’ont pas été étudiéesjusqu’ici
àdes
pressions
élevéesprobablement
à cause desdifficultés dues à la faible résistance
mécanique
des fenêtrestransparentes
dans cetterégion spectrale.
Un
appareillage déjà
décrit[2]
a pu êtreadapté
sur lespectromètre
Perkin-Elmer. La bombequelque
peu modifiée pouraugmenter
l’ouverture utile dufaisceau lumineux était munie de fenêtres de fluorine
de 7
mmd’épaisseur posées (avec
contactoptique)
sur des embases en acierportant
une ouverture de7,5
mm de-diamètre contre la fenêtre. Ces fenêtrespeuvent
résister à despressions répétées
de 900atm,
mais ont
cependant
une durée de vie limitéequi
peut
être considérablementaugmentée
en réduisantl’ouverture utile de l’embase.
L’épaisseur
de la couche absorbante état de 20 mm environ. L’azote utilisérenfermait seulement o,0004 pour 100
d’02
etl’oxygène
27 mg d’eau au mètre cube(cette quantité
est d’un ordre degrandeur - suffisamment
faible pour ne pasgêner
les mesures[3]).
La
figure
1 représente
leprofil
de la bande 2 331 cm-1de
N2
obtenu enprotant
lerapport d2
du coemcientd’absorption
au carré de la densité enamagats (1)
en fonction du nombre d’ondes. Ceprofil
reste lemême sur tout l’intervalle de nos mesures
(de
200à 900
kg/cm2.)
Le coefficientd’absorption intégré
est de 1,2. 1 o-1 cm-1 par
amagat2,
valeur très voi-sine de celle trouvée à bassepression [1].
La courbe 1(fig. 2)
montre que laproportionnalité
deêm à d2
se conserve très bien aux fortes densités.Avec
O2,
cetteproportionnalité
n’estplus
vérifiéecomme le montre la courbe 2
(fig. 2);
"
moins vite que d2 2(la courbe
3( fig. 2)
estl’extrapolation
de la droite observéejusqu’à
5o atm[5]).
Un tel effetne
peut
pas être attribué à uneimpureté.
Commeil ne se
produit
pas avecN2
niH2
[1]
à despressions
égales,
il estpeut-être possible
de, le
relier à la formation de molécules 04 au sein du gazcomprimé
(2).
Laprésence
de molécules04
en nombre croissant avecla
pression
pourrait
en effet provoquer despertui’-bations
importantes
duphénomène
deproduction
de ces bandesinfrarouges
que l’onpeut
attribuer à(’) Les densités ont été déduites des travaux de H. M. Wou-ters (Thèse Amsterdam, 1941) pour N3 et de E. H. Amagat
(Ann. Chim. Phys., 1893,
29,
68) pour O2.(2) Le nombre de molécules 02 polymérisées en 0, pourrait
atteindre l’ordre de grandeur de 25 pour 100 du nombre
total pour des pressions voisines de iooo atm [4].
des distorsions moléculaires induites durant les chocs
binaires
[6].
Onpeut
penser d’autrepart
à la dimi-nution du nombre relatif de molécules02,
mais leffet observé est siimportant
que cetteexplication
est peu
probable [comparer
les courbes 3 et 2(fig. 2)].
Des mesures en fonction de latempérature
permet-tront de
préciser
le mécanismequi
est en*jeu.
Fig. 1.
Fig. 2.
[1] WELSH H. L., CRAWFORD M. C., MAC DONALD J. C. F. et CHISHOLM D. A. 2014
Phys. Rev., 1951, 83, 1264. [2] ROBIN S. -
Thèse, Paris, 1951; J. Chim. Phys., 1952,
49, 1.
[3] HETTNER G. - Ann.
Physik, 1918, 55, 476. [4] HERMAN L. 2014
Thèse, Paris, 1939; Ann. Physique, 1939,
11, 548.
[5]
CRAWFORD M. F., WELSH H. L. et LOCKE J. L. -Phys.
Rev., 1949, 75, 1607.
[6] VAN KRANENDONK J. et BIRD R. B. -
Physica, 1951,
17, 953.
Manuscrit reçu le 1 er décembre 1952.