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Sur un procédé permettant d'accroitre la hauteur de la zone sensible d'une chambre à diffusion

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00234915

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00234915

Submitted on 1 Jan 1954

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Sur un procédé permettant d’accroitre la hauteur de la

zone sensible d’une chambre à diffusion

A. Rogozinski

To cite this version:

(2)

304

ne

présentait

pas

d’anisotropie perceptible.

D’autre

part,

il est

probable,

d’après

la valeur de 8

mesurée,

qu’il n’y

a pas eu

« affaissement ))

de la lame de chrome

lorsqu’elle

a été recouverte d’aluminium.

Manuscrit reçu le 9 février

1954.

[1[

ABELÈS F. - Rev.

d’Optique, 1952, 31, 127.

[2]

uBELÈS F. et MILLECAMPS M. - Article à

paraître dans

Opfica

Acta.

[3]

ABELÈS F. - C. R. Acad.

Sc.,

1950,

230, 1942.

[4]

FRANCON

1I. - Rev.

d’Optique,

1953, 32,

349.

SUR UN

PROCÉDÉ

PERMETTANT D’ACCROITRE

LA HAUTEUR DE LA ZONE SENSIBLE

D’UNE CHAMBRE A DIFFUSION

Par A.

ROGOZINSKI,

Laboratoire de

Physique

cosmique

de l’Institut

d’Astrophysique,

Paris.

Dans une chambre à diffusion

rectangulaire,

comme

par

exemple

dans celle décrite récemment

[1],

la hauteur h de la zone sensible n’excède pas 20 à 30 mm

dans les meilleures conditions de fonctionnement de

l’appareil.

Étant

donné

qu’une

telle hauteur

peut

s’avérer insuffisante dans de nombreuses recherches concernant la

Physique

nucléaire ou le

rayonnement

cosmique,

nous avons cherché à l’accroître sans,

toutefois,

modifier

profondément

la structure si

simple

de la chambre.

Le

procédé qui

nous a

permis

de réaliser un accrois-sement notable de la zone

sensible,

tout en assurant

une excellente

qualité

des

trajectoires qui s’y forment,

a

consisté

à

disposer

à l’intérieur de la chambre et

près

de ses

parois

un berceau en matière faiblement

conductrice de la chaleur.

Après

avoir

essayé

différents

matériaux,

nous avons

obtenu les meilleurs résultats avec un berceau en verre d’une dizaine de centimètres de hauteur et de 2-3 mm

d’épaisseur, engagé

dans des rainures

pratiquées

sur une

profondeur

de 3 mm dans la

plaque

froide de la chambre

( figure).

Les rainures

sont

remplies

d’alcool afin d’assurer un bon contact

thermique

entre le berceau et la

plaque.

Le berceau a pour

rôle,

d’une

part,

de soustraire dans une

large

mesure le volume sensible de la chambre

à l’influence

thermique

de ses

parois

et,

d’autre

part,

de favoriser dans la

région qu’il

délimite

l’établis-sement d’un

gradient

de

température

moins accentué

que dans une chambre normale. On

parvient

de cette

façon

à étaler la même chute de

température

sur une

zone

plus grande

et à réaliser ainsi l’accroissement cherché de h. Par

ailleurs,

grâce

à sa

propriété

d’écran

thermique,

le berceau

permet

de chauffer les

parois

extérieures de la chambre pour en faire

disparaître

le

givre

dont elles se couvrent et

qui

rend

souven-impossible

toute

photographie

des

trajectoires.

On obtient un

effet

optimum,

en maintenant la

tem-pérature

Tj

de la

plaque

supérieure

autour

de +

20 o C

et celle de la

plaque

du fond entre - 6o) et - 55a C.

La hauteur de la zone sensible ainsi obtenue atteint

5-6 cm pour les électrons et

plus

de 6 cm pour les

particules

lourdes. Il est

possible

d’obtenir des haut

teurs sensibles encore

plus

grandes

en

augmentant

la valeur de

Ts,

mais ceci a pour effet de rendre les

trajectoires

trop

diffuses. Par

contre,

en diminuant T,

jusqu’à

environ + 100

C,

on réduit la zone

sensible,

mais les

trajectoires

deviennent alors d’une finesse

remarquable

et

présentent,

de

plus,

une vitesse de chute très lente. Nous avons pu observer dans ces

conditions des

trajectoires

de

particules

cc conservant une cohérence

parfaite pendant

und dizaine

de secondes. Pour des

températures

Ts

encore

plus

basses,

on observe un effet

prononcé

de discrimination

entre différentes

particules,

car, par suite de l’insuf-fisance du flux de vapeur

(d’alcool méthylique)

qui

traverse la zone

sensible,

les

trajectoires

des

électrons cessent

d’y

être

perceptibles;

seules les

particules

oc donnent encore des

trajectoires, qui

sont, celles-ci,

d’une

grande

finesse.

Il convient enfin de

signaler

l’absence

presque

totale de tourbillons dans une chambre munie d’un

berceau en verre.

Manuscrit reçu le 12 février

1954.

[1]

vOISIN A. - J.

Physique

Rad.,

1953,

14,

459. Depuis

cette

publication, la

chambre à fait

l’objet

d’un certain nombre de

perfectionnements,

qui seront décrits dans

un travail ultérieur.

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