Chapitre 1
STRUCTURES ALGEBRIQUES
1.1 Groupes et morphismes de groupes
A. Lois de composition internes
Definition 1.1. Soit E un ensemble no.n vide. On appelle loi de composition in- terne {LCI} sur
E
toute application. deE
xE
dansE.
Notation 1.1.
Si
* :Ex E
---+E
est une LCI, ['imagede (x, y)
est *(x,y)
et sera notee x*
y. En general on utilise les symboles+
ou . pour une LCI.Exemples 1. -
E = { "'
◊}....
L 'application (x, y) ---+ x2
IYI
est une LCI sur 71,. Par contre (x, y) ---+_ Jx +
y ne l'est pas4
La composition des applications est une LC! sur A(X, X) l'ensemble des ap- plications de X dans X.B. Groupes
Definition
vi:
Soit G un ensemble non vide muni d 'une loi de composition in- terne no tee *.On dit que ( G,
*)
est un groupe lorsque l'operation*
verifie- a) 'tx, y, z E G c'est l'associativite.
b} E G : \;/x E G x * e e * x
=
x. e est dit un element neutre de *·- c) \;/x E G E G x
*
x'=
x'*
x=
e tout element admet un symetrique notex' = x-
1 (on verra qu 'il est unique).Si de plus la Loi * verifie
- d} 'tx, y E G x
*
y y*
x,elle est dite commutative et l'on dit que (G,
*)
est un groupe abelien (ou commutatif).Notations 1.1. Dans un groupe commutatif la loi est souvent notee
+,
le syme-, trique x' note x'=
-x.Sans information sur la commutativite elle est notee . et x' x-1.
1
Exemples 2. 1. L 'ensemble des permutations de trois personnes de leurs places muni de la composition est un groupe.
2.
(JN, + ),
((Q, x) ne sont pas des groupes.3. V l'ensemble des vecteurs du plan muni de ['addition des vecteurs est un groupe commutatif.
4.
P ['ensemble des paniers (achetes ou retournes) dans un supermarche muni de 11[ 'addition II des paniers est un groupe.Proposition 1.1. Dans un groupe (G, .) on a:
- Le symetrique x1 de x element de G est unique.
- Vx,y,z E G (xy
=
xz==>
y=
z) et (yx=
zx==>
y=
z) (tout element est simplifiable a gauche, comme a droite).- Vx, y E G (x.y)-1
=
y-1 .x-1- Vx E G (x-1 )-1
=
x (le symetrique du symetrique de x est x lui meme).C. Sous-groupes
Definition 1.3. Une partie H de G, est dite un sous-groupe de (G, .) si:
a) H
=I 0
H est non videb} Vx,y EH x.y EH H est stable pour le produit (cad H.H c H)v
c) Vx EH x-1 E H H est stable pour le passage au symetrique (cad H-1 c HJ.
On note alors : H ~ G.
Exemples 3. - {
e}
et G sont des sous-groupes de G.- 2'/l
= { · · · ,
-4, -2, 0, 2, 4, · · · } est un sous-groupe de ('fl,+),par contre { · · · , -5, -3, -1, 1, 3, 5, · · ·} {2k
+
1 / k E 'fl} ne l'est pas.Proposition 1.2. Les trois conditions precedentes sont equivalentes
a : i)
H=I 0
ii) Vx, y E H x.y-1 E H.
Proprietes 1.
eH ea.
D 'apres ce qui precede ea E H pour tout sous-groupe de G et
f:.J2
Si H et K sont des sous-groupes de G alors Hn
G est un sous-groupe deV G. Et en general si ( Hi).EI sont des sous-groupes de G alors
n
Hi est uniEI
sous-groupe de G.
Si A est une partie quelconque de G, On note par gr(A) ['intersection de tousles sous-groupes de G qui contiennent A. gr(A) est le sous-groupe de G engendre par A.
Par exemple gr(0)
• = {e}
et gr({e}){e}.
Dans ((I;",.) on a gr({2})
= {· .. , ½, ¼, ½,
1,2,4,8,· .. }.Notations 1.2. et proposition :
Pour
(G, .)
un groupe et x E G, on definit:Vn E 71., xn
=
n- fois{
~ sin> 0
' x0
=
e sin 0(x-l )-n
=
(x-1 )lnl sin < 0 Et l 'on demontre que :Remarques 1.1.
gr(A).
• A est un sous-groupe de (G, .) si et seulement si A -
• On dit que B est une partie generatrice de
(G, .)
si G=
gr(B).• On dit que (G, .) est un groupe monogene quand il existe a E G tel que G
=
gr( {a}).
• Un groupe
(G, .)
est dit cyclique s'il est fini et monogene.D. Morphismes de groupes
Definition 1.4. Soient (Gi, .) et (G2 ,
*)
des groupes etf
une application de G1dans G2 . C'est un morphisme (ou homomorphisme) de (G1 , .) dans (G2 ,
*)
si:V(x, y) E
Gi ,
f(x.y) f(x)*
f(y)({_, Un isomorphisme est un morphisme bijectif.
(t
Un endomorphisme est un morphisme d 'un groupe dans lui meme.~/ Un automorphisme est un endomorphisme bijectij.
Exemples 4. - Si (G, .) est un groupe et a E G, alors L 'application ha : (tZ,
+)
-t(G, .)
avec Vn E 71., : ha(n)=
an est un morphisme de groupes;- Si
(G, .)
est un groupe commutatif, g: G -t G avec Vx E G : g(x)=
x-1 est un automorphisme.Notations 1.3. Hom( G1 , G2 ) est [ 'ensemble de tous les morphismes du groupe (G1 , .) dans le groupe (G2 ,
*).
En particulier End(G)=
Hom(G, G).- S'il existe un isomorphisme entre ( G1 , . ) et (
G
2 ,*)
on ecritG
1~ G
2- Aut(G)= est ['ensemble des automorphismes de
(G, .).
Proprietes 2. Si f est un morphisme du groupe ( G1 , . ) dans le groupe ( G2 ,
*)
alors : 1. Soit e1 (resp. e2 ) l'element neutre de G1 {resp. G2 ) alors:2.
Vx E G1 : f(x-1)
= (f(x))-
13. Si H1 est un sous-groupe de (G1 , .) alors f(H1 )
{f
(x) / x E H1 } est un sous-groupe de(G2, *).
3
•
4.
SiH2
est un sous-groupe de(G
2 ,*)
alors1-
1(H2) = {x / l(x) E H2}
est un sous-groupe de (G1, .).5 En particulier
1 (
G i) est un sous-groupe de G2 , appele l 'image de1
et note l(G1) Im(f).Et
1-
1( { e2}) est un sous-groupe de G1 appele le noyau de1
et noteK
er(f)= 1-
1( {e2})
6. Soient (G1,.), (G2,*) et (G3,•) trois groupes et G1
-4
G2~
G3 deux morphismes de groupes. La composee g o1 :
G1 --t G3 est aussi un mor- phisme de groupe.E. Produit de groupes Definition 1.5. et propsition
Etant donnes deux groupes (G1 , .) et (G2 , *), on definit sur G
=
G1 x G2 la loi 6.definie par :
VX (a,b) E Get W
=
(c, d) E G, X6.Y=
Z avec Z=
(a.c,b*
d).(G, 6.) est un groupe, nomme le groupe produit de G1 et G2 •
Exemples 5. 'll}, 'll,3,
IR? ...
1.2 Groupes symetriques Sn
A. Permutations d'un ensemble :fini Dans ce paragraph E designe un ensemble firti de cardinal n E IN'*.
Definition 1.6. On appelle permutation de toute bi'iection de dans E.
On note S(E) ['ensemble des permutations de E.
Exemples 6. Pour E
= {a}
il n'y a qu'une seule bijection c'est Id(a)=
a et done S({a})=
{Id}.Pour
E =
{o.b}
on a deux bijections :IdE : E --t E
1 :
E --t Ea
-+a
et a -+ bb - t b b - t a
Proposition 1.3. (S(E), o) est un groupe d'ordre n! {l'ordre d'un groupe est le nombre de ses elements).
B. Le groupe symetrique Sn
Definition 1.7. Pour E {l, 2, 3, · · · , (n - 1, n)}, le groupe (S(E),
o)
est appele le groupe symetrique d'ordre n. On le note Sn.Un element a E Sn est note er= (
cr[l) al
2) : : :a-(n) ) .
La composition de deux permutations 0-1 o 0-2 sera notee CT10"2.
Le support de CT E Sn note supp(a) est l'ensemble des elements qui ne sont pas invariants.
Exemples 7. S1
=
{Id} est d'ordre l=
l!., (12) (12)
- S2 est
f
orme de : Id=
1 2 et a
=
2 1done d'ordre 2 2!.
Et l'on a supp(Id)
= 0
et supp(a)= {l, 2}.
C. Les cycles et les transpositions
Definition 1.8. On appelle cycle toute permutation a E Sn telle que : supp(a-)
=
{i1,i2,· ··,im}
(m>
1),- a(i1) i2 , CT(i2) i3 , · · · , a{im-1)
=
im et a(im)=
i1.m est appele la longueur du cycle a. On convient que Id est un cycle de longueur O.
Exemples 8. Dans S5 on a :
c1
=
(2, 3, 4) est un cycle d'ordre 3 et c2=
(2, 1, 5, 4) est un cycle d'ordre 4.Definition 1.9. On appelle transposition, toute permutation er qui echange deux elements de { 1, 2, • • • , n} en laissant les autres elements invariants ( c.
a.
d. supp(a-) =
{ . .}) 0 l t ( . .) ( 1 . . . i j n )
i, J . n a no e Tij ou i, J
=
1 . . . j i . . . n ·Theoreme 1.1. 1. Tout cycle de Sn est produit de transpositions.
2. Toute permutation est produit de cycles
a
supports disjoints deuxa
deux.3. Toute permutation de Sn est produit de transpositions. Cette decomposition n'est pas unique.
4-
Le nombre des transpositions figurant dans la decomposition d'une permuta- tion a toujours la meme parite.S . l'
1. . c : Sn --t { -1, 1}
01t
app 1cation CT -t (-lt(,,-)ou v(CT) est le nombre de transpositions intervenant dans une decomposition de a en transp9sitions.
Proposition 1.4. Et definition :
L'application c: est un morphisme du groupe (Sn,
o)
dans le groupe ({-1, l}, .).
€(CT) s 'appelle la signature de a.
5
1.3 Anneaux et morphismes d'anneaux
A. Anneaux
Definition 1.10. Soit A un ensemble non vide muni de deux lois de composition intemes
(+)
et(.). Le triplet (A,+,.) est un anneau si:1) (A,+) est un groupe commutatif
2) a- Vx, y, z EA : x.(y.z)
=
(x.y).z la loi (.) est associativeb- :HAE A : Vx EA x.lA
=
lA.x x IA est un element neut"'e de la loi (.) c- Vx, y, z E A : et la distributivite de (.) par rapporta ( +)
{
x.(y
+
z)=
(x.y)+
(x.z)(y
+
z).x (y.x)+
(z.x)Si de plus la loi (.) est commutative (vx, y E G x.y y.x) on dit que (A,+,.) est un anneau commutatif.
Exemples 9. - (7l,
+, .),
(JR,+,.) et(<C,
+, .) sont des anneaux commutatifs.- (P(E), 6, n) est un anneau commutatif (E etant un ensemble).
Notations 1.4. L 'element neutre de la loi (
+)
est note O A et celui de la loi {.) lA,Le symetrique (dit oppose) de x E A est note -x. Le symetrique de x E A pour la loi (.)s'il existe est note x-1 (dit inverse).
L 'ensemble des elements de A qui admettent un inverse est note : U (A)
= {
a E A / :3b E A : ab=
ba 1 A}.- Etant donne a E A et n E 7l, on definit (ou on note) na par :
{
a
+ · · · +
a si n>
0 na=
n-foisOx OA sin= 0 (-n)(-a) sin< 0
- Etant donne a EA et n E lN', on definit an par:
a0
=
IA pcrur n 0a1
=
a pour n 1an
=
a.an-I=
an-I .a pour n ~ 2 Proprietes 3. Pour a, b, c EA .- On a a.O A
=
0 A ·a=
0 A- On a a.(-b)
=
(·-a).b -(a.b) Par suite lA).a=
lA.(-a)=
-a eta.(b
c) =
a.b a.c et (b - c).a=
b.a c.a et Vn E 7l (na).b a.(nb)=
n(a.b)Si ·a.b b.a (a et b commutent), on a la formule du binome
n
(a+ bf=
L
C~ak.bn-k_J,,;c,cQ
- U(A) est stable pour la multiplication et (U(A), .) est un groupe.
B. Sous-anneaux et anneau produit
Definition 1.11. Une partie B de A est un sous-anneau de l'anneau (A,+,.) si : 1. IA EB,
2.
Vx, y EB ,
x y EB,
3. Vx, y EB, xy EB.Exemples 10. • (?l,+, .) n'a qu'un seul sous-anneau qui est ?l lui meme.
• (IN,+,.) n'est pas un sous-anneau de (?l, +, .).
Definition 1.12. et proposition
Soit (A,+,.) et (B, *, •) des anneaux. On munit l'ensemble Ax B des lois de com- position intemes :
pour taus X (a, b), X1
=
(a', b') dans Ax B, X EBY= (a+ a', b*
b1) et X 0 Y=
(a.at, b • b')alors (Ax B, EB, 0) est un anneau, appele l'anneau produit de (A, .) et (B, *, •).
Et l'on a OAxB
=
(OA, OB) et IAxB (IA, IB) C. Morphismes d 'anneauxDefinition 1.13. Soient (A,+,.) et (B, EB, 0) deux anneaux et <p : A --t B une application. On dit que <p est un morphisme d'anneaux si pour tous x, y EA : a) <p(x
+
y)=
<p(x) $ <p(y)b) <p(x.y)
=
<p(x) 0 <p(y)c)
<p(IA) ls.Exemples 11. L'application f: 7l --t
<C
avec f(n)=
n est un morphisme d'an- neaux de (?l,+, .)
dans(<C, +, .)
Par contre g(n)
= ¾
ne l'est pas.Proprietes 4. Soit <p un morphisme d'anneau. Alors : 1.
2.
<p(-a)
=
-<p(a) Va EA.3. On en deduit par recurrence
<p(na) n<p(a) Va E A et Vn E ?l.
4-
Si.a est inversible on a5. Par recurrence on a :
7
,
, .,.
'_:'!
... .
D. Ideal d'un anneau commutatif
Definition 1.14. Une partie I d'un anneau commutatif (A,+,.) est un ideal si
c 'est un sous-groupe du groupe additif (A,+), et, si pour tout a E J et tout
>.
E A :>.a E J.
Exemples 12. 1-
{O}
et A sont des ideaux de A.2- Pour n E IN, n'll, est un ideal de l'amieau ('ll,,
+, .).
Remarques 1.2. 1. I est un ideal de A si et seulement si il verifie les deux conditions
{1} [(a
EJ)
et (b E J)]==> [a+
b E J]{2} [(a E
J)
et(>. E A)]==>
[>.a EJ]
2. L'intersection d'une famille d'ideaux de A est unideal de A.
3. Le noyau cp-1({0B}) d'un morphisme d'anneaux cp : A -t Best unideal de A.
1.4 Corps et morphismes de corps
A. Corps
Definition 1.15. Un corps est un triplet (K,
+, .)
tel quea)
(K,+, .)
est un anneau commutatif;b) tout element de K*
=
K \ {OK} est inversible.Un morphisme du corps (K,+,.) dans le corps (K',..l,o) est tout morphisme de l'anneau (K, .) dans l'anneau (K', ..l, o ).
Exemples 13. ('ll,, .) est un anneau mais pas un corps.
((Q,
+, .), (IR,+,.)
et(<C, +, .)
sont des corps.Definition 1.16. Une partie H c K est un sous-corps du corps (K,
+, .)
si:1} IKE H,
2) 'vx,y EH : (x y) EH, 3} 'vx,y
EH\
{OK} : xy-1EH.
Exemples 14. (Q est un sous-corps de
IR .
.~·· -
,.
Chapitre 2 Polync)mes
Dans toute la suite
on
considere le corps (lK, +,.)OU lK=
R OU 1K =<C.2.1 A. L'anneau {lK[X], +, .)
2.Ll Definitions
Definition 2.1. On appelle polyname
a coe.fficients
dans K toute suite (a0 , a1 , - · - , CLn, - • ·)=
(ap)pEN
d'element.s de 1K n'ayant qu.'un nombre fini de term.es non nuls.Ce po_lynome est dit 1WJ'T1Uliise ( ou unitaire) si son dernier coefficient non nul1 ap- pele coefficient dominant est
egal a
1.Le polynome O
= (0,
0, • • - ) est appele le polynome nul.Le polynome
(I, 0, -· · )
est appele le polynome unit€..Exemples 15. En pren.ard I( =(Q La suite u
= (a.p)pe.N
avec.ap =
(-1)11 n'est pas un poiynomea
coefJicient.s dansJR.
En prenant IK
=
(C l,a suite u= (i,
0,,/2,
ln5, 1r, 0, -· · , G.n, • • ·) avec CLn 0 pour n>
5ei;t
un polyn{Jme ~ coeffide:n.t.s dans <C.2.1.2 Operations entre les 1 olynLmes
Soit
P = (a.,,),,eN
etQ = (bq)qEN
deux polynomes et a E JK On definit:L'addition.
p
+ Q=
(ao +bo,al +bi. ... ) G.n + bn, ..• )=
((l + bp)peN La. multip.Iication entre deux polynomes.P.Q
= (
a0bo, aob1 a1bo,- • • • , Cn, · • ·)= (
Cn)nENoil Cn
= L
apbq=
0-o~+
Ct1 bn-l + · · · + lln-1 b1 + llnbo,;,+q=n
Cn est bien nul pour
n
2m0 lorsque Op= 0 et b9=
0 Vp>
mo et Vq mo.La. multiplication externe..
oP = (a:a
0 , aa1, aa2, · · · ).Notations 2-.1. Posons X
=
(ai).i.=
(0, ~, 0, · · · ), tel qu.e a1=
l et ak=
0 \/k=f
I.Ge polynome est appeli l'indeterminee.
Par convention on pose X0
=
(1, 0, • • •)=
e0 (le polyniime unite).Et l'on definif X1
=
X ei. X2=
X.X=
(0, 0, 1, 0, · · ·} e2 • • • Xn e,,.Ainsi tout polynome P
=
(ak)k s1ecrit de fafon unique {puisque les ak s'ar.nulenta
partir d'un certain rong) :
/ ,
,.
P = aoX
0+
a1X1+
42,X2+ · · · = L a,.x1..
A:Efl
Throreme 2.1.
En notantIC{X]
l'ensemble de tousles polyn.6melJa
coefficienb.dans I<, on a :
(JK[X},+, .,·en
un armeau commuta.tif.On l'appelle Vimneau des polyn6mes
a
uneindeterminee, a coefficients
dansJK.
2.1.3 Degre et valuation d'un p(?lyn6me
D~flnition 2.2. 1. Le degrt d'un polynt;me P
=
(a1:)1:, non· md, estn
le plus gruncldes entiers
k tel que a1: ,/; 0. Onnote
deg(P)= n.
En
Jait
deg(P) est
le plus grand exposant ka
coefficient non nul dans l 1 icriturep = E «.:X".
l:Efi
2. La valuation d'un polyn6me P
= (at)A:,
non nul, est r le pluspetit
des en.tiers k tel queat=/.
0. On note val(P)=
r.En Jail val(P)
est
le pluspetit
exposant ka
coefficient non nul dans l'ecritu:rep = E «.:X"'.
kefi
3. Par convention on pose :
deg(O)= -oo
et val(O)= +oo.
Exemples 16.
Pour P .
(O,O,~l,5,0,i,O,· · ·)= -X2
+ 5x3 +iX5, deg(P)=
5et
val(P)=
2.Remar'}Ue 2.1.
L
~,q,plicatio,,. j :K
i-+ ]({( [X]O )a
➔a,,···
est
un
fumwmor.~d'annea:u, iniedit Ce qui
nDU5 permetd'identifier les constantes
a E I{et
les pofgnJmu:sdi.ts
const.ants dela
fonne ( a, 0, · · · ) .Proprietes 5. Soil. P
et Q
deu% polynlJmes deK[X].
AlorB . (!)deg(P+Q) < max(dcg(P),
deg(Q))
et l'on a igaliU si deg{P) =/; deg(
Q).
f. deg(P.Q}
= deg(P) +
deg(Q).~ val(P+Q} >min{val(P),val(Q))
L/ et l'on
a igaliU .si val(P).=/.val(Q).
,I. val(P.Q)
= val(P) + val(Q).
2.2 B. La division euclidienne dans (l<[X], +,.)
Throreme 2.2.
et.difiniti.o,i:
Soit A
etB deus
~~B
1Wft nul.H aiste un cm,ple
1UDfll£
de polrn,,mu (Q,
R) tel que :A= BQ + R
et.deg{R) < deg(B).
Q
est appelL le q,u,tientet
R estappele le reste
dela
divmon eucli.dienne de A parB.
Exemples
17. 1) Fai:re
laD.E
deA
1 =·X
5+X
4-X3+X-1
parB
1= X3+X2+2.
2} Faire
laD.E
deA2 =X2+X -11,ar
~=X
3+X2+2.
' ,· 1~
A
=
BQ+
Xk+I Ravec
d0Q
~ k.Q et x1.+1 R sont respectivement appeles quotient et reste de la division suivant les puissances croissantes
de
A par B d l'ordre k.{faire la DSPC de A par B c'est trouver Q et R).
Exemples 21. l/ faire la DS;. "U de A
=
X5 - 3X4 - 2X3+
X2+
3X+
2 par B= 2 +
3X+ X
2a
l 'ordre k= 5.
2) Faire la DSPC de A= X3 -2X5 par B
=
3- 5X3a
l'ordre k=
2.Preuve 1. 1) Verifier d 'abord l 'unicite.
2} Demontrer: l'existence en roisonnant sur val(A} suivant que A= 0, val(A}
<
k+ l ou val(A)>
k+
1.2.4 D. Racines d 'un polynome et ore lre de multiplicite
Definition 2.5. A chaque polynome P _
(t1o,
a1 , • • ·}= ao.X'"· +a
1X+· ·
·+t1nXn de d egre 'n
on associe app z.ca wn notee . l'z· t· '
P:JK
t-tJK
P-( )x ➔ X
= aa +
a1x+ · · · +
0-nxn".!n
polyname O on associe l'application mdleO(x) =
0 Vx E ]ICP
est dite la fonction polynome associeea P
Remarque 2.3. 1}Par cette association on a une correspondance bijective entre les polyn6mes
a
coefficients dans1K
etle.s
jonctions polynomes de1K
dansK.
,,..,.,-..._
- - - -- - -
2} Et
l'on aP + Q = P + Q, PQ = PQ
etAP= AP.
3) Faire la difference entre fonction polynome et les f onctions qui ne sont pas des fonctions polynomes.
Theoreme
2.5. et definitiona E
1K
est dit une racine ( ouzero)
du polynome P s 'il verifie l 'une deux conditions suivantes qui sont equivalentes :1J
P(a)= o.
~) le polyn8me X - a divise le polyn"me P.
Exemples 22. A
=
1+ X2 =
(1, 1, 0, · · •) n'a pas de racines dansR.
Par contre il a. des mcines dans C.
B
=·./2-
X= (./2,-1,0, · · ·)
a une roeineclans R.
Proposition 2.3.' Fonnule de Taylor.:
Soit Pun polynbme
de degrenet a
Ef·:.
On•-'.p
= tp(•>ea) ;,ex -a)°= p{•l(a) + p{
1>ea) :,ex - a)+·
Exemples 23.
&Tire
la fonnule de Taylor en a=
1 puis en b=
-1 pour le polynlJme P=
-1+
X - X2+
X4. Thooreme 2.6.
et definitiona E 1K est dit une
mcine
d'ordre -k E JN- (ou de multiplicite k) du. polynome P, lorsp'ilverifa
l'une des conditions suiw~ qui sont equ.ivalentes:;PJ
P(a)=
P(a)= · · · = pc1:-
1)(a) =
0 etP<~>(n) #
0.'2} Le polynome
(X -
a)l: di.vise Pet(X
-a)k+l ne divise pas P.16
Definition·2.3. On dit qu.'un polynome B divise un.polynome A, et on note B/A
{ OU que A est divisible pa.r B OU maltiple de B ), si le reste R de la D.E de A par B est · le polynome nul.
Exemples 18.
1) B ...:. X2 -
1 diviseA= X
4+
X2 - 2.2) Un polynome constant non nul P
=
c, divise tout polyn6me A.DMinition 2.4.
1) Si B
diviseA
1et A
2,alors B
est, un diviseur commun de A1 et Az.2) Si A1 et A2 n'ont pas de diviseur commun de degri superieur ou
egal a
un,alors
A1et
A2sont
dits premiersentre
em;.3) Un
polynomeP
de deg(P) ~1, est
dit iniductible da:rislK(X], si ses seuls
divi.seu:rs sont les polynomes A=
a ou A=
a.Pou
a EJK.
Exemples 19.
1) B = X +
Iest un diviseur commun de A
1=
1+
2X+ X2
et A2
= l-X
2•i!} D1
= X
-1 et D2= X +
1sont premiers entre eu:r.
3) Tout polynome de degre un P
=
aX +best irreductible dansJK[X].
Proposition 2.1.
Soie.nt
A1t::t
A2 dt.ux polynomeEa
coeffe.ci.ents dans IC Rexiste
an polynome unitaireD
et un seultel
que :1) D est un divi ;eur commun de A1 et A2,
2}
tr
D est le pl:t.s grandparm.i
les diviseurs communs deA
1 d A2.D
estappele
leplus
grand commundiviseur {pgcd). On note D =
A1 AA
2 •Remarque 2~2- 1} Le pgal. D de
A
1et A
2 est le dem:ierrute
non md normalise dansla
.,uiledes divisions euclidiennes sucressives (connue sous
lenom
d'algorithme d'Eudide).2} Par l'algorithme d1Euclide on a. l'existence. de deux polynomes U
et
V tel qu.eD =
U.A1+
V.A2. . .Eµ,
partictdier on a let:h€mime
Theoreme 2.3. A1
et
A2sont premiers entre eu.x, si
dseulement si
ilenste deu:r polyatJmes
U1 etU
2 tels qt1eU1.A1 + U2.A2 =
1(l'identite de
Bezout).Exemples 20 .. 1} Determiner le pgcd(A,B) avec A
=
2X4 - 4X2+
2 et B=
.k3+2.k1 +x.
2)
Determiner:.kpgcd(A,B)avec A= X
4 -X2et B = X2 +
2.Theoreme 2.4 .. de. G4'll.SS
Soient A, B, C trois polynomes. On a/,'implication:
si
C
est premier avecB
etC divise AP alors C divise A.
2 .3 C. La division suivant les puissances croissantes.
Proposition ·2.2.
Pour
taus polynomes Aet
B=
b0X0+b1X+· · •+apX" (b
0=I
OJ, et tout en tier k E1N,
il eriste un couple unique ( Q,R)
de. polynomes, tels que2.5 E. Factorisation dans<C[X] et dans IR[X]
Theoreme 2.7.
de D'AlembertTout polynome,
a
coefficients dans«::,
de degre n, possede exactement n rocines dans(C ( une rocine d 'ordre k comptant pour k racines).
Remarque ZA. 8i
x,,
x2 , • • • , Xp sont toutes les racines. dew:a
dew: distinctesn
d'ord.,-.,..s respectifs a1 , a2 , • • · ,a,, du polynomeP ·
E akX",
d'apres ce qui precede,.i:=0
(X
x
1}01/P, ainsi que (X - x2)a,/P,etc · · •.Et<!,.nt premiers entre eux done :
(X - x1)Q1
(X -
x2)Ct2 · • • (X -Xp)
0P / P.Et l'on a a1
+
a2+ · • • +
ap=
n, et le quotie1,t est de degre 0, le tenne de degre rtdevant et.re
a.,.X"',
on a done· •p = a.,.(X -
X1)°'1(X -
x2)a, · · •(X -
:lr"'
Exemples 24. Factoriser P
=
X 4 - 6X3+
8X2+
6X - 9 dans<C[XJ.
Remarque 2.5. Tov.t polynome
a
coefficients reels, est un cas particulier de po-- lyn()mesa
coefficients complexes, et done possede autant de racines complexes que son degre.Ses
rocines sont necessairement conjuguees dew:a
dew:.Si z
est mcine d 'ordrek
de P alorsz
est aussi racine d 'ordre k de P.Theoreme 2.8.
Tout polynome de degre nE lN*, a
coefficientsreels,
se decompose en Jacteurs du premier degre(X
-a) {oil. a est une rocine reelle), et(ou) en facteurs du second degr€a
discriminant negatif.Exemples
25.
Factoriser en facteu.rs irreductibles, dansJR[XJ,
le polynome P2X
4+2.
Remarque
2.6.
Le:; polynomes irreductibles clans«::[XJ
sont les polynomes de la farme. aX+
b avec a, b E0:::.
Les polynmnes irreductibles dans
JR(X]
sont les polynomes de laf
onne aX+
b aveca..o
ER ou de laformeaX
2+bX+ca
discriminant negatif ( c.ad: A= fr-4ac<
f).Chapitre 3
Fractions rationnelles
3.1 A. Le corps (n<(X), +, .)
On pose K,
= JK{X)
x JK[X]* eton
definit surJC
la relation'R. (
qui est une relation d'equivalence) par:(A, B)'R.(A',
B') si et seulement siAB'= A
1B.
L
'ensembleJC etant
mnnides
deuxJois
de compositioninternes {compatibles
avec'R.)
(A,B)
+ {A',B'} =(AB'+
A'B,BB')addition
(A, B).(A', B')= (AA', BB')
. multiplicationL'ensemhle note
K{X) =
/C/n, dont leselements
sont notesA/Bou j
est muni des loisA A' AB'+A'B A A' AA' Ii
+
B'=
BU et Ji· B'=
BB'c'est un corps.
L'application
P
➔ ;_' est un morphisme injectifd'anneau
deJK[X)
dans1K(X), a
l'aide
duquel
on identifieles elements
del{[X] a ceux d'nn sous-an.neau
deK(X).
L'element nul
estf (note 0).. ·
L'element
uni~ ~eK(X)
est1;
finver:se de :(A=# 0
etB f 0)
est.~-Proposition 3.1.
1} Pour
ch.aque. fracl.ion nJtionnelleF E K{X),
il existeun
representant5
de F., td. que les pof:g,,om,es Pet Q
soi.ent premien entre ev.z. Cerepresentant
est unique au:,; ~ multiplicativespres?
etest
appeli la fonneirreductible de F.___ , 1
Si en plus Q
est[normalist}m parle de(w,me iriiductil,~ !ioTffUduee\de
F.2) F
=
~ est la ]orme irreductihle4e F
.(I{= R ou
C)si
et seulemtmf si A et. Bn' ont
pas deracir..e
001D111.Unedans
(C_Definition 3.1. Soit F
= G
une fraction mtionnelle mise .sous fonne irred:uc-tihle-On dejinit : .
1) Les - ~ e s (cm
les zeros) deF
sont lesmcino
deP.
i¼:.;<iJ~ 4e F
~ontles mcines
deQ. .
3
g= deg(P) -
deg(Q). ...{.) L'ensemble noti D(F) = {x
E1K / Q(x) f O}
estl'ensemble de definition
de F.5) L 'application F : D(F) t--t lK
X ➔ .P(.2:}
Q(:z;)
1/
est appelee la fonction rationnelle
as$ociee
d F.Exemples
26.F = x:s.-3:::t;x-
1 etG =
W~+l'danner
1es ra.;;.i:ies et les poles
de F et G, le:u.rs degres et leurs ensembles de definition etlet
fondions rationnelles a.ssociees.Proposition
3.2. Pour F= S
et G= i
deux fractions mises sows fonne irriduc-tible, on a : · .
- Vx E D{F) U D(G)
(F+G)(x),
--
F(x)+G(x) -
F(x) • G(x)
- (F·
G)(x}- F
=
G {au sensdes
fractions mtionnelles) si et seulement si 'Ix E D(F} U D(G) : F(x)=
G(x)"3.2 B.Decomposition d'une fraction rationnelle sur<C(X)
Soit F
= i
mise sous forme irreductible normalisee. Decomposons B en facteursirreductibles
dans
«![X] : · ·r
B
= IT
(X - Cli)0"=
(X - a1) ~ (X - a:i)a:z • • •(X -
a,.)a.-
i=l
ou
les(Cli:}i,
sont les racines deB
distir,.ctes deuxa
deux, et cliaque Cli est racin !d'ordre
Ot de B, de.g(B)=
o:1+ • • • +
o.En
faisant ladivision euclidienne de A par B,
ii existedem
polJI~·::me..
uniquesE
et R tels que :A= BE+ R et deg{R) < deg(B).
Theoreme 3.1..
et
definition:Avec
les
notationsci-tles:ms,
la fruction F s1lc:rit, d1une maniere uniqueet
d'une seule, sous la forme :F
=
E+
~
cx'?...~1J +
(.X~1r1+. •. + cx'!i-:)°'1 l
+ _su_+
(X-a.:t) (X-o,)3 92+· .. +
(X-«12)""2 '!aa+
+ ( cx':1.,.5 + cx~>
2+ · · · + ex:::=>-)
Le polyn6me E
est
tlJf)pdi.la
partie entiere de F.Les
{<=i;}i.; sont desamstantes
de«!.La partie (
(f..!a..\ + ,x:!.>2 + · · · + (x::!)'"')
esta.ppelee
partie principale relative au pljle a;, et les monlhne,sdont.
ei;e est fon,ik se nomment les/radi.ons
de premiere.espe,ce.
24
Etapes a suivre pour faire la decomposition en el&nents simples d'une
A . .
fraction
F=
Rdans te(X)
.. 1)
Ecrire
F ~~....,fonne irreductible normalisee F= -~ (
ensimplifiant
par le pgcd( ..4.,
B) ).· R 2) Faire la D.E de P par
Q
pour avoir Ia partie entiere: P=
E+
Q3)
Decomposer1.]
en facteurs irreductiblesdans<C(X]:
Q= (X-a1)
011 • • • (X-a,:)
01:.4) Donner la forme de la DES et calculer les coefficients
(i;;).
Exemples 27.
differentes mtthodes pour faire la decompositionen elemen'ls
simples dans<C(X) :Par identification (calcul direct)
· 2X
4+3X
2Decomposer en elements simples dans
<C(X)
la fraction F= (X _ l)
2(X _ i) • Utilisation de valeurs, passage aux limites
. X
3-X2+1
Dic.omposer en
elements
simples danstU(X)
la fraction F= (X _ i){X
2+ l) •
Division suivant les puissances
croissantesD - .t:1 , • l d
'"{X)
l ~,. . F X2 .,._ iX+ 1
ecomposer en caements simp es ans"' aJ'..._twn
= {X -i)'(X + l)
2 •3.3 B.Decomposition d'une fraction rationnelle sur JR(X)
Soit
F= i
m.ise sous forme irreductible normali$ee.En faisant la
division eucli- dienne de A par B, il existe deux polynOmes uniques, E et R tels que:A=
BE+R et
deg(R)<
deg(B).La
factorisation deB
·en facteUIS irredt· :tiblesdans R[X)
est de la fori:ne :8
B = II p;;
ou chaquePa
est de la formaP. = (X -
a;) a-,eca.
une racine reelle de·i=l
B
d'ordre Oi ouP. =
X2+ biX +
Ci avec 6.,= lif - 4Ci <
0.Theoreme
3.2.
et de.fini.tion:Avec les notations ci-dessus, la fraction F
a'ecrit, d'une
manie:re unique et d'uneseule, sous la f orme : ·
F - Q + + Qu.+~+-··+~ ~!ff+ !ff+··-+~
.f\ 2 ltl
+
+ (~+~+···+';¥:)
Les (Cs;)i.; sont des polyniimes de
R[X]
tels que deg(Ci;<
deg(Pi).aX+b· .
Si deg(P.)
=
2, p]': est dit un e"lement du second espl:ce.t
Et.apes a suivre :
Ils sont les memes, sauf que la decomposition en facteurs irreductibles du denomi- nateur, doit se faire dans
JR.fX].
" :
...
...
Exemples 28. dijferentes methodes po_ur faire la decomposition en elements simples dans