A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
É MILE P ICARD
Sur les équations différentielles linéaires et les groupes algébriques de transformations
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 1resérie, tome 1, no1 (1887), p. A1-A15
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A.I
ANNALES
DE LA
FACULTÉ DES SCIENCES DE TOULOUSE.
SUR LES
ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES
ET LES
GROUPES
ALGÉBRIQUES
DE TRANSFORMATIONS, PAR M.ÉMILE
PICARD.1. Les
analogies
entre leséquations
différentielles linéaires et leséquations algébriques
ont étédepuis longtemps signalées
etpoursuivies
dans des direc-tions différentes. On n’a pas
cependant, je crois,
cherché comment la théoriecélèbre de Galois concernant les
équations algébriques pourrait
être étendueaux
équations
différentielles linéaires. Enemployant
une méthodeprésen-
tant une
grande analogie
avec celle dont a fait usage l’illustregéomètre,
on arrive à une
proposition qui correspond,
enquelque
sorte, au théorèmefondamental de
Galois,
et l’on est ainsi conduit à la notion de ceque j’ap- pellerai
le groupe detransformations
linéairescorrespondant
àl’équation
différentielle.
J’emploie
cetteexpression
de groupe detransformations déjà employée
d’une manièregénérale
par M.Sophus
Lie dans une série de Mé-moires,
extrêmementremarquables,
quej’aurai plusieurs
fois l’occasion deciter,
afin dedistinguer
ce groupe de celui que l’onappelle généralement
legroupe de
l’équation
linéaire1 ).
( 1 ) Les points principaux de ce travail ont été énoncés dans une Note insérée aux
Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences en avril 1883.
Considérons donc une
équation
différentielle linéaireoù nous supposerons que les coefficients sont des fonctions rationnelles de la
variable x,
et soit y1, y2, ..., ym unsystème
fondamentald’intégrales.
J’envisage l’expression
suivantequi
est, comme onvoit,
uneexpression
linéaire ethomogène
parrapport
ày,, y2, ..., y,n et à leurs dérivées
jusqu’à
l’ordre /7~ 2014 i.Les m2 coefficients A
représentent
des fractions rationnellesquelconques
de x. Cette fonction V satisfait à une
équation
linéaire d’ordrem2, qu’il
serait facile de
former; désignons
cetteéquation
paroù les P sont évidemment des fonctions rationnelles.
On a
d’ailleurs,
en différentiant V un nombre de foiségal
àmz
équations
dupremier degré
parrapport
à V et sesdérivées, qui
donnentoù les ce ,
~, ... , X
sont rationnelles en x.A toute
intégrale
del’équation ( 2 ) correspond
unsystème d’intégrales
y, , y2, ..., ym del’équation (I);
cesystème pourrait
n’être pas fondamental.Ceci arriverait si le déterminant de y" y2, ..., y,n et de leurs dérivées
jus- qu’à
l’ordre m - z étaitnul;
en écrivantceci,
on obtiendra une certaineéquation
en Vk étant au
plus égal
à m2 - 1 . .On aura donc un
système
fondamental y" Y 2’ ..., si l’onprend
pour V uneintégrale
del’équation (2)
ne satisfaisant pas àl’équation (3).
Ceci
posé,
ilarrivera,
engénéral,
c’est-à-dire sil’équation ( 1 )
estprise arbitrairement,
quel’équation (2)
n’aura aucune solution commune avec uneéquation
différentielle(linéaire
ou nonlinéaire)
à coefficientsrationnels,
d’ordre
inférieur à m~,
si l’on fait abstraction des solutionsqui
satisfont àl’équation (3).
Mais il pourra, dans certains cas, en être autrement; supposons donc que
l’équation
différentielled’ordre p
(/* représentant
une fonctionrationnelle) remplisse
cette condition. Je sup- pose, deplus, l’équation précédente irréductible,
dans le sensemployé
par M.K0153nigsberger (Théorie
deséquations différentielles, I882),
c’est-à-dire .n’ayant
aucune solution commune avec uneéquation
de même forme etd’ordre
moindre;
dans cesconditions,
toutes les fonctions V satisfaisant àl’équation (4)
satisferont àl’équation (2),
et, deplus, l’équation (4) n’aura,
avec
l’équation (3),
aucune solution commune; parsuite,
àchaque
solutionde
l’équation
correspond
unsystème
fondamentald’intégrales
pourl’équation
linéaireproposée.
Soient
donc y"
y2, ..., y,n lesystème
fondamentalcorrespondant
à unecertaine solution V de
l’équationf==
o etYf, Y2,
...,Ynt
lesystème
cor-respondant
à une solutionquelconque
V de la mêmeéquation ;
on aurales coefficients a
dépendent
seulementde p paramètres arbitraires,
et nousallons voir facilement
qu’on peut
les considérer comme desfonctions algé-
briques
de pparamètres
arbitraires.En
effet,
considéronsl’intégrale générale
del’équation
Cette
intégrale générale
sera nécessairement de la formeles v étant des solutions de
l’équation (2),
et les rl des fonctionsalgébriques
convenables
de p paramètres
arbitraires.Donc,
dansfigureront algébriq~uement
p constantesarbitraires,
et, parsuite,
si y,, y2, "9 ymdésignent
unsystème
fondamentalcorrespondant
à une solutionparticulière p
del’équation f,
les coefficients a de la substitutiondépendront,
d’une manièrealgébrique, de p paramètres arbitraires;
nousdésignerons
cesparamètres
parÀf, À2, ..., Àp.
Il est évident que, si l’on considère deux
substitutions,
telles que(S), correspondant
à deuxsystèmes
distincts de valeurs desparamètres À,
leproduit
de ces substitutions sera une substitution de mêmeforme,
les para- mètres 03BB étantremplacés
par un troisièmesystème
de valeurs. Les substi- tutions(S)
forment donc un groupe continu detransformations, d’après l’expression adoptée
par M.Sophus
Lie dans sesprofondes
etimportantes
recherches
[voir
Theorie derTransformationsgruppen (Math. Annalen,
t.
XVI)
et une série de Mémoires enI876-I878-I879
dans les Archives nor-wégiennes for
Mathematik ognaturvidenskab].
Je
désignerai
par G ce groupe continu etalgébrique
de transformationslinéaires,
et nousl’appellerons
legro upe de transformations
relatif àl’équa-
tion linéaire
(i).
Ce groupe de transformations ne doit évidemment pas être confondu avec ce que l’onappelle généralement
le groupe del’équation
linéaire.
2. On
peut établir,
àl’égard
de ce groupe, laproposition suivante, qui rappelle
le théorème fondamental de Galois dans la théorie deséquations algébriques
_:_ .Toute fonction rationnelle de
x, , ..., y,n, de.
s’exprimant
rationnellement enfonction
de x, reste invariablequand
oneffectue
sur y" y2, , ... les substitutions du groupe G.Considérons,
eneffet,
une tellefonction ;
en yremplaçant y1,
y2, ..., ym par leur valeur en fonction deV,
etégalant
à une fractionrationnelle,
onaura
F et R étant rationnelles. Or cette
équation
se trouvera vérifiée pour une certaine solution V del’équation /*==
o ; elle le sera, parsuite,
pour toutes les solutionsd’après
l’irréductibilité de cette dernièreéquation.
Ceci revientà dire que la fonction rationnelle considérée ne
change
pasquand
on effectucsur y, , ..., ym la substitution S.
A ce théorème on
peut joindre
laproposition
suivante : :Toute
fonction
rationnelle de x, y1, y2,..., ym et
leursdérivées, qui
reste invariable par les substitutions du groupe
G,
est unefonction
unz-forme
de x.Soit
une telle
fonction ;
le groupe del’équation (d’après
la dénominationusuelle),
c’est-à-dire le groupe des substitutions à effectuer sur y,, y 2? - ’ ’?
quand
on fait décrire à la variable tous les chemins
possibles,
rentre évidemmentdans le groupe de
transformations,
c’est-à-dire que toutes les substitutions du groupe del’équation
sontcomprises
dans lasubstitution (S)
pour des valeurs convenables desparamètres
X. Donc lafonction f restera
invariablequand
on effectuera surles y
toutes les substitutions du groupe del’équa- tion ;
cette fonctionf
est, parsuite,
une fonction uniforme de x. On pourraajouter
que c’est une fonction rationnelle de x, sil’équation
différentielle n’a que despoints singuliers,
pourlesquels
lesintégrales
soientrégu-
hères.
3. Tels sont les résultats
auxquels
on est tout naturellementconduit,
encherchant à
développer,
pour leséquations
différentielleslinéaires,
uncthéorie
analogue
à celle de Galois pour leséquations algébriques ;
nous noustrouvons ainsi amenés à la considération des groupes de transformations linéaires et
algébriques.
Présentons
d’abord à cesujet
une remarquegénérale.
Concevons un tel groupe de transformations
les a étant des fonctions
algébriques
de rparamètres arbitraires (r n2).
Différentions ces
équations
unefois,
deuxfois,
...jusque (n - i)
fois. Onaura d’abord
et d’autres
équations
semblables. Entre r + i de ceséquations, qui
sont ennombre
n2,
éliminons lesparamètres;
nous aurons une relation entre les Yet leurs
dérivées,
et entreles y
et leursdérivées,
et ce sera une relationalgé- brique
entière.Soit
Concevons maintenant
qu’on
effectue sur y , , y~, ..., Yll une substitutionquelconque
du groupe detransformations;
on aura, endésignant par y’1, y~,
...,y;~
les valeurs transformées de y 4’ ... ~ y n’.
on aura, par
suite,
en faisant la même élimination queplus haut,
les relations
( 1 )
et( 2 )
doivent avoirlieu, quels
que soient les Y et leurs dérivées. Les coefficients des différents termes en Y et > ... seront donc lesmêmes,
à un facteurprès;
on obtiendra ainsi despolynômes
en y, , y~,, ..., Yn et leurs
dérivées [au plus j usqu’à
l’ordre( n - I )~ ;
cespolynômes
seront des invariants du groupe, c’est-à-dire que, effectuant sur les y et simultanément sur leurs dérivées une substitution du groupe, onaura .
~, étant une constante. _
L’étude des groupes de
transformations
est donc intimement liée à la recherche despolynômes
ou dessystèmes
depolynômes
enqui
sereproduisent,
à un facteurprès, quand
on effectue simultanément surles termes d’une même
ligne
un ensemble de substitutions linéaires.4. Cherchons à
quoi
reviendra la recherche directe des groupesalgé- briques
de transformations linéaires. Il est nécessaire derappeler
les théo-rèmes
généraux
de M. Lie sur les groupes de transformations(Mathem.
Annalen,
t.XVI). Considérons,
avec l’éminentgéomètre,
les néquations qui
définissent une famille de transformations entre les x et lesx’,
oùfigurent
rparamètres
arbitraires a, , , ... Ces transformations formerontun groupe si la succession de deux transformations de cette famille est encore une transformation de la même famille.
Une transformation est dite
infinitésimale
par M. Lie si elle a la formeot
désignant
unequantité
infinimentpetite.
M. Lie a montré que
chaque
groupe de transformations à j~paramètres
contient r transformations infinitésimales
indépendantes.
Ces transforma- tions infinitésimales déterminentcomplètement
le groupe de transforma- tions.’ Soient
les r transformations
infinitésimales
du groupe. On aura pourchaque
va-leur
de i,
enposant Aq(F)
==Xq,i~F ~x
1 -}-...-kXq,n~F ~xn, r(r - I) 2
relations dela forme
. Les sont des constantes
indépendantes
du nombre i. On a ainsi entre .les X
-
identités, qui expriment
les conditions nécessaires et suffi-santes pour que les r transformations infinitésimales considérées
puissent
être les transformations infinitésimales d’un groupe à r
paramètres.
Cesconditions
peuvent
encore se mettre sous la formec’est-à-dire
Ces conditions étant
remplies,
on aura le groupe lui-même enprocédant
comme il suit. Considérons les
équations
différentiellesoù les À sont à considérer comme des constantes. Soient
/~
intégrales premières
de cesystème,
où les X ont été mis enévidence,
etposons
de ces n
équations,
on tirerace sera le groupe
cherché,
enremplaçant
par les r
paramètres
ai, a2, ... ,Ces théorèmes
généraux rappelés,
revenons maintenant aux groupes linéaires de transformations. Les substitutions infinitésimales seront mani- festement ici des substitutionslinéaires;
on doit doncpartir
de r substi-tutions
linéaires,
entrelesquelles
on supposera vérifiées les identités(E),
dont il a été
parlé plus
haut. Lesystème
est ici un
système d’équations
linéaires à coefficients constants. Nous au-rons,
d’après
cequi précède,
à chercher lesintégrales
de cesystème, qui,
pour t
= to, deviennentrespectivement égales
à x t, X2’ ... ~ Or ces inté-grales
devront être nécessairement de la formeles A étant des
expressions
linéaires ethomogènes
en ... , ,p.~ , ~,?, ... ~ , pn étant les racines de
l’équation
fondamentale relativeau
système
deséquations
linéaires. Cetteéquation
sera évidemment de laforme
9" 92’ ..., 9n étant des
polynômes homogènes
enÀf, À2,
...,Àr
dedegrés respectivement égaux
à leurindice ; les p
seront donc des fonctionsalgé-
.briques
ethomogènes
dedegré
un enÀ" À2,
... ,Àr. Quant
aux coefficients de ... , dans lesA,
ce seront des fonctionshomogènes
dedegré
zéro enÀt, À2,
...,ar.
Si donc on pose
et, en outre,
on aura pour p
l’équation
dont nous
désignerons
les racines par P, p:O ..., pn.Les A seront alors des fonctions linéaires et
homogènes
enePt,
...,dont les coefficients seront des fonctions rationnelles en a, , a2, ... ,
?2? ’ ’ ’ ? fin.
Les
équations (S)
donneront alors le groupe de transformationsqui
apour substitutions infinitésimales les r
substitutions
initiales. Ce groupe nesera pas, en
général, algébrique,
et laquestion
serait de cherch.er commentdoivent être choisies les r substitutions initiales pour que le groupe fût
algébrique:
Je me réserve de revenirplus
tard sur cettequestion générale;
nous allons examiner
seulement,
en ce moment, certains casparticuliers,
d’ailleurs fort étendus.
5. Dans un de ses Mémoires
(Archives norwégiennes, 1878,
p.IIO),
M.
Sophus
Lie considère incidemment un groupeparticulier
de transfor-mations linéaires.
Désignons,
commeplus haut,
les 1 substitutions infinité- simales parA, ( F), A2 ( F),
...,Ar(F)
etsupposons-les
telles que le cro-chet
(A;,
soit une fonction linéaire deA, , A2’
...,M. Lie a montré que, dans ces
conditions,
on pourra, par un choix con- venable des variablesindépendantes,
donner auxexpressions
A(F)
la formecommune
Ce sont les groupes dont les r substitutions infinitésimales sont de cette
forme,
que nous allons considérer.On
peut
remarquer que tout groupe à deuxparamètres
rentre nécessai-rement dans
l’hypothèse précédente,
et c’est de ce cas que nous allons d’abord nous occuper. Soient doncles deux
expressions correspondant
aux deux substitutions fondamentales.Il nous faut écrire que
(A, AZ~
est une combinaison linéaire deA, (F)
etAz ( F~ ;
on voit de suitequ’il
faut posercar le terme en
~F ~x1
manque dans(A1 A2).
Les coefficients de
~F ~x2, ~F ~x3
2 3 > ...>~F ~xn
n dans(A, A2)
ne contiennent respec- tivement pas de termes en x2, x3, ... , il en résulte que ,et nous allons voir que ces relations vont nous donner la solution du pro- blème. Les racines ~." ~.2, ..., [-Ln
de l’équation caractéristique correspondant
au
système d’équations
linéaires formées dans leprécédent paragraphe
sontici
donc
les
exponentielles
..., sont donc fonctions de l’une d’entreelles,
et fonctionsalgébriques
si ce,~32,
~~3, ..., pn sont dans des rap-ports
commensurables.Quant
aux coefficients de dans lesA,
ce serontdes fonctions de
~‘2;
nous pourrons doncprendre
pourparamètres
La condition nécessaire et
suffisante,
pour queA, ( F)
etA~ ( F), supposés susceptibles d’engendrer
un groupe detransformations, engendrent
ungroupe
algébrique,
est donc quc a,03B22
, ..., dans dcsrapports commensurables,
et ce théorème nouspermet,
parsuite,
de trouver tousles groupes algébriques de transformations
linéa ircs àdeux paramètres.
L’énoncé
précédent
résout laquestion proposée,
mais il est facile de ter-miner
complètement
le calcul. Onsimplifiera,
ensupposant,
comme il estpermis,
quel’identité donne des relations dont le
type général
seraet a a i = a vi, en
supposant
que le coefficient dedF
dansA, F
soitDifférentes
hypothèses peuvent
êtrefaites;
prenons le casgénéral
où ai,..., an sont distincts. Si donc on considère toutes les différences
elles ne
pourront
êtreégales; soit,
dansA, ~F), ~, ~
o.Alors on aura
toutes les autres différences
ne
pourront
êtreégales
àka, ;
parsuite,
Soit de même
~~ ~
o, on auraet il faud.ra écrire
En continuant
ainsi
on voit que, dansl’hypothèse où 03B21 03B3203B43 ...
,o,t-, ~ o, on a etOn a vu
plus
haut que af, a2, ..., an devaient être dans desrapports commensurables,
cequi
revient ici à dire que k est commensurable.6. On
peut chercher,
de la mêmemanière,
les groupesalgébriques
detransformations linéaires à un nombre
quelconque
de.paramètres,
pourvu que les substitutions infinitésimalesremplissent
les conditionsindiquées
aucommencement du
paragraphe précédent.
Il suffira d’examiner le cas de troisparamètres ;
soit doncOn doit avoir
identiquement
les
’~,
~,, v étant des constantes.Dans
(A2, A3),
iln’ y
a p as de terme en~F ~x1,
et les coefficients de~F ~x2
,dF ,..., ~F ~xn
ne contiennentrespectivement
pas de termes en x,, x3, ..., xn;il en résulte que .
pareillement
la deuxième et la troisième identité nous donnentOn conclut de
là,
en laissant de côté des casexceptionnels,
dont la dis-cqssion,
d’ailleurs bienfacile, présenterait
peud’intérêt,
queCes relations vont nous donner de suite la solution du
problème.
Les ra-cines ~2, ..., ~,n de
l’équation caractéristique (voir
n°4)
sont icidonc
les
exponentielles ..., e n(t-t0)
sont donc fonctions de l’une d’entreelles,
y et fonctionsalgébriques
si 03B1,03B22,
03B33, ’"9 03C1n sont dans desrapports
commensurables.Quant
aux coefficients de dans les An"
4),
ce seront des fonctionsde 03BB2 03BB1
et2014
nous pourrons doncprendre
pour
paramètres
et, sous la condition
indiquée, le
groupe seraalgébrique.
A.I5
7. Prenons comme
exemple,
enterminant,
le cas de deux variables et de deuxparamètres.
Soient
on aura
posons donc
On a les
équations
linéairesle groupe
correspondant
seracri et 0-2 étant les deux
paramètres arbitraires; s
devra êtrecommensurable,
en le
désignant
parp;
onpeut
alors écrire le groupep
et q
étant deux entiers.Xi et le
etermInant X
sont les deux seuls invariants dis- ,tincts de ce groupe si