C OMPOSITIO M ATHEMATICA
I SAIE M AXIMOFF
Sur les ensembles mesurables B dans l’espace transfini
Compositio Mathematica, tome 7 (1940), p. 201-213
<http://www.numdam.org/item?id=CM_1940__7__201_0>
© Foundation Compositio Mathematica, 1940, tous droits réservés.
L’accès aux archives de la revue « Compositio Mathematica » (http:
//http://www.compositio.nl/) implique l’accord avec les conditions gé- nérales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute utili- sation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit conte- nir la présente mention de copyright.
Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques
http://www.numdam.org/
transfini
par
Isaie Maximoff Tscheboksary
1. Soit
Qi
lepremier
nombre transfini queprécèdent ri
nombres transfinis. La suite de nombres
sera nommée
point
del’espace
transfini d’ordre i. Nousdésignons
cet espace par
11i).
Nous dirons
qu’un point quelconque
de
l’espace I(i)
estégal
à un autrepoint
à u près
sipour tout oc
qui
satisfait à la conditionL’ensemble des
point,s r
deI(i)
pourlesquels
xl, ae2’ ..., aen,n étant un nombre natz.trel
quelconque (n ,Qo),
sontdonnés,
est
appelé portion
d’ordre n de11i).
L’ensemble des
points x
de11i)
pourlesquels
xi, x2, X3, ... xn,...(n no)
sont donnés estappelé
arrondissement deI(i)x,
et nousAppelons
espace transfini à m dimensions l’ensemble de tous lessystèmes [X(l), X(2),
...,ae( m)]
oùx(s),
1c s ç
rn, est unpoint quelconque
deCi)
Cet et espace seradésigné par IÉI> 2>
x(m) ouquelconque
dex(s)..e
espace seradésigne
parx(1)X(2)... x(m)
ouAppelons portion
d’ordre n del’espace Ixi>
l’ensemble despoints
M [X(1)X(2) ... ae(m)]
de cet espacedont les
coordonnéesae(1),
ae(2),
..., x(m)appartiennent
chacune auxportions
d’ordre nquel-
conques, soient
ô,, b2,
...,(jm,
situéesrespectivement
dans lesespaces
Appelons
arrondissement deI(i)
l’ensemble de tous lespoints
de cet espace dont les coordonnées
x(1), appartiennent
chacune aux arrondissementsquelconques,
situésrespectivement
dans lesespaces
Il est évident que si m est un nombre naturel
quelconque,
l’en-semble de toutes les
portions de 1,(1),(2)
... x(m) est de lapuissance
i.Considérons une suite d’ensembles
formés de
points
de1(i).
Nous aurons à effectuer sur ces ensembles les trois
opérations
suivantes.
I. Somme
(Qi).
Cetteopération
faitcorrespondre
à la suite(2)
l’ensemble
formé des
points appartenant
à l’un au moins des ensemblesErx.
L’ensemble S ainsi obtenu
s’appelle
la somme(Di) des
ensemblesdonnés
Ea (ce Qi).
II. Partie commune
(Qi).
Cetteopéra,tion
donne l’ensemble P formé despoints
communs à tous les ensembles de la suite(2).
L’ensemble P ainsi obtenu
s’appelle partie
commune(P-i)
auxensembles de la suite
(2);
nous ladésignons
par Une suite d’ensemblesde
points
deIx(i)
estappelée convergente (f0,)
si pourchaque point X
de cet espace il existe une valeur a = oeo,dépendant
deX,
telleque X
ou bienappartient
nécessairement à tous lesE«,
a > oco, ou bien
n’appartient
à aucun desEa,
oc > oco.III. Limite
(Di).
L’ensemble E de tous lespoints X qui
appartiennent
à tous lesE cx’
CI..:2: oc0(oc0 dépend
deX),
estappelé
limite(Di)
de la suiteconvergente (4)
et nous écrivons:Classe initiale. Si l’ensemble E de
l’espace Ix(i)
et son com-plémentaire
CE =Ix(i)
- Epeuvent
êtrereprésentés
commesommes
(Qi)
deportions
de cet espace, Eappartient à
la classeinitiale
K(i)
La classe
Ka(i) (Ni)
est définie comme l’ensemble de tous les ensembles depoints
Equi
sont limites(Di)
d’ensemblesErx
declasses
précédentes
Si un ensemble E
appartient
à la classeKI" (,,i)
sansappartenir
à une classe
précédente,
nous dirons que l’ensemble E est de classe x.Le but de cette note est de démontrer que pour tout nombre
a, a
Di,,,
il existe effectivement au moins un ensemble Equi
est de classe oc.2. La notion fondamentale
qui
nous servira dans cette étude est celle depoint-limite.
Le
point
xo deIZ>
est dit limite de la suite depoints
si
quel
que soitl’entier n,
les Xv sont, pour v assezgrand,
contenusdans la
portion
d’ordre nqui
contient xo, etsi,
en outre, les xv sontégaux à aJo
àDo près.
Nous dirons que le
point.
limite de la suite de
points
où est limite de la smite de
points
Pomr
exprimer
queXo
est limit,e de la suitenous écrivons
Etant donné un ensemble P de
points
de1/§’,
on ditqu’un
point Xo (faisant partie
ou non deP)
estpoint-limite
pour P si touteportion
contenantXo
contient au moins unpoint X,
de P tel que
X1
estégal
àXo
àQo près,
maisXl -i= Xa. Désignons
par P(1) l’ensemble déterminé de manière suivante:
en
premier lieu,
toutpoint-limite
pour Pappartient
àP(1);
en second
lieu,
si unpoint X appartient
àP(1),
alors p(1) contient toutpoint
Xqui appartient
à l’arrondissement conte- nant X.Nous dirons que p(1) est le dérivé de P.
Nous
appellerons fermé
tout ensemble F de11i) qui jouit
despropriétés
suivantes:a)
toutpoint-limite
pour F est contenu dansF;
b)
si unpoint X appartient
àF,
alors F contient toutpoint
X
qui appartient
à l’arrondissement contenant X.Nous dirons
qu’une portion
est relative à l’ensembleE,
si ellecontient au moins un
point
deE,
etqu’elle
est extérieure àE,
si elle ne contient aucun
point
de E.THÉORÈME 1. Tout ensemble fermé F est
complémentaire
dela somme de toutes les
portions
extérieures à F.Démonstration. Soit
la suite de toutes les
portions
extérieures à F et soitEn
effet,
soitf
unpoint quelconque
de F.Il est clair que
f
n’est pas contenu dansP,
parsuite, f
estcontenu dans CP. Cela veut dire que F C C P.
Soit p un
point quelconque
de CP.Il est clair que p n’est pas contenu dans P. Cela veut dire que si
Qn
est laportion
d’ordre n contenant p, cetteportion Qn, quel
que soit n, n’estidentique
à aucune desportions
La
portion Qn
contient au moins unpoint qn de F, quel
que soit n. Soitqn
unpoint qui
est déterminé de la manière suivante:en
premier lieu, qn appartient
à l’arrondissement contenant qn;en second
lieu, qn
estégal
aupoint
p àprès
deQo.
Le
point qn
ainsi déterminéappartient
àF, puisque
F estfermé.
On doit considérer les cas suivants:
Ou bien il existe un entier v
telque qn
= p pour tout n > v.Dans ce cas p
appartient
à Fpuisque qn
est un élément de F.Ou bien il n’existe aucun entier v tel
que q£ = p
pour toutn > v. Cela veut dire que pour tout entier v on
peut
trouver unentier n, n > v, tel
que q’ :A
p.Dans ce cas p est un
point-limite
pourF,
parsuite,
pappartient
à l’ensemble fermé F.
Donc,
nous avons: CP C F et F C CP d’où résulte F = CP.Voici une
conséquence
immédiate du théorèmeprécédent:
tout ensemble fermé
appartient
à la classeK1(i) (ei).
Voici encore un
exemple
d’un ensemble ferméqui
est de classe 1:soit X un
point quelconque
deIx(i),
l’arrondissementA(X)
contenant X est un ensemble de classe 1 et, en outre, il est fermé.
THÉORÈME 2. Le
complémentaire
de la somme(Di)
deportions
est fermé.
Démonstration.
Soit p
unpoint-limite quelconque
pour CS oùS est la somme de
portions.
Laportion Qn(P)
d’ordre n contenantp contient au moins un
point qn
de CS tel que qn estégal
aupoint
p à
Qo près et q #
p. Lepoint qn appartient
àCS,
parsuite,
iln’appartient
pas àS, quel
que soit n. Comme gnn’appartient
pas à
S,
laportion Q,,(p)
n’est pas contenu dansS, quel
que soit m.Cela veut dire que p
n’appartient
pas àS, parsuite, p
est contenudans S.
Donc,
S est fermé.THÉORÈME 3. La
partie
commune(Qi)
aux ensembles fermés est fermé.Démonstration. Prenons une suite
quelconque
d’ensembles fermésD’après
le théorème 1 onpeut
écrire:Fa = CSOE
oùSa
est la somme(Di)
d’ensembles fermés. Alors3. Soit E un ensemble
quelconque
depoints
deIX(i) .
Enfaisant
correspondre
à tout élément X de cet ensemble unpoint
de
I(’),
nous obtenons une fonctiondéfinie sur E.
Alors supposons que E =
Ix(i).
Cette fonction est dite continue en
point X 0 si,
pour tout nombrenaturel n,
il existe un entier ,un tel quef(X)
est contenudans la
portion
Pd’ordre n,
contenantYo = f(X0), lorsque X0
est contenu dans la
portion Q
d’ordre ,un contenantXo,
etqu’en
outre, si Y
= f (X )
et si Xparcourt
l’arrondissement deIX(1),
alors Y
parcourt
l’arrondissement deIY(i)
contenantYo.
Dans ce
qui
suitjoue
un rôle essentiel la suite de fonctions continuesayant
lespropriétés
suivantes:a)
à toute suite depoints
situés
respectivement
danscorrespond
unpoint
et un seul deIt(i);
b) si t’ =1= t"
il existe un nombre ce, ce CQi’
tel queVoici le
procédé analogue
à celui de N. Lusin1) qui
nous donneune telle suite de fonctions. L’ensemble de tous les
points
de
Ix(i)
pourlesquels
oc étant
fixe,
sont donnés estappelé
groupe d’ordre oc deIX(i).
Maintenant à tout
groupe ô
d’ordre 1 deIt(i)
nous faisonscorrespondre
un groupe d’ordre 1 deIt(i),
etréciproquement.
A tout
groupe à
d’ordre 2 deIt(i)
nous faisonscorrespondre
unsystème F2
formé de deux groupesô,
etô2
d’ordre 2respective-
ment situés dans
Iti
etI(i)
de manière que le groupe d’ordre 1 contenant àcorresponde
au groupe d’ordre 1 contenantÔ,,
et que vice versa à toutsystème .I’2 analogue corresponde
un grouped’ordre 2 de
Ii’).
1) Leçons sur les ensembles analytiques et leurs applications (Paris, 1930),
115-116.
Soit n un nombre de
première espèce
et nQi.
D’une manièregénérale,
à toutgroupe ô
d’ordre n deI(’) correspond
unsystème rn
formé de n groupesbl, ô2, ..., c5n
d’ordre n situés respec- tivement surIii), Iii), ..., I tn
de telle manière que le groupe d’ordre n - 1 contenant c5corresponde
à un groupeFn-1
formé-de groupes d’ordre n-1 contenant
respectivement c51, c2, ..., an-1 et
que vice versa à toutsystème analogue hn corresponde
un groupe d’ordre n de
Iii).
Soit oc un nombre transfini de seconde
espèce
tel que ocQi.
D’une manière
générale,
à toutgroupe 6
d’ordre et deIti
cor-respond
unsystème l’a
formé de groupesd’ordre cc situés
respectivement
dansde telle manière que
chaque
groupe d’ordre(1..’,
0c’ oc, contenantô
corresponde
à unsystème Ta,
formé de groupes d’ordre (1..’contenant
respectivement bl, Ô2, - - " ôq,
et vice versa.On voit bien que le
procédé indiqué
nous donne leséquations- qJn(t)
étant continue surIli).
Donc,
nous avons les fonctions cherchéesx(t).
4. Nous dirons que tout ensemble E de
I(i) qu’on
obtient àpartir
desportions
deIX(i)
au moyen des deuxopérations
"somme(.Qi)"
et"partie
commune(.Qi)’" répétées
auplus g, fois,
estmesurable
B(ei).
Nousdésignons
parB(l)(,B,-i)
la classe de tous les-ensembles mesurables
B(Ni).
Il est évident que
chaque
classeK(.)(ei), oc Qi+1’
nepeut
contenir que des ensembles mesurables
B(ei);
l’inverse a encorelieu: tout ensemble de
points
E mesurableB(,i) appartient
àune classe
K,,(,)
déterminée. Il est aisé de démontrer les théo- rèmes suivants:THÉORÈME 4. Si un ensemble de
points E
est de classe a, soncomplémentaire
CE l’est aussi.THÉORÈME 5. La somme
(Qi)
et lapartie
commune(Di)
d’en--sembles sont de classe au
plus égale
à la classe immédiatementsupérieure
aux classes de tous les ensemblescomposants.
THÉORÈME 6. Soit Y
= f(X)
une fonction continue surI(i)
Si
f(X) parcourt
tous lespoints
Y d’un ensemble B de classe oc, Xparcourt
tous lespoints
d’un ensemble A de classea’,
a’ ce.Pour étudier la structure des ensembles mesurables
B(t*i)
nousavons besoin des définitions suivantes:
Un ensemble E de classe ce est dit accessible
supérieurement
siE est la
partie
commune(Qi)
d’ensembles de classes inférieures à a.De
même,
un ensemble E de classe ce est dit accessible inférieure- ment si E est la somme(Qi)
d’ensembles de classes inférieures à ce.Appelons
élément de classe ce, « a 1, tout ensemble de classe «qui
est accessiblesupérieurement
etqui
deplus
dans le cas oùoc est un nombre de seconde
espèce
n’est pas accessible inférieu- rement.Si ce = 0
appelons
élément de classe « touteportion.
THÉORÈME 7. Tout ensemble de classe ce est une somme
(Di)
d’éléments de
classe ç
cen’ayant
aucunepartie
commune.Pour le démontrer supposons que le théorème est vra.i pour toutes les classes inférieures à ce et montrons
qu’il
est encore vraipour la classe ce elle-même. Soit E un ensemble
quelconque
declasse oc. Nous avons
où
E,,
est de classe an ce. Commel’opération limn--+.QiEn
seramène aux sommes
(Qi)
et auxparties
communes(.Qi)
par la formulenous pouvons écrire
On voit bien que les
parenthèses
sont des ensemblesn’ayant
aucune
partie
commune deux à deux et que la classe de chacune desparenthèses
est oc.Si la classe d’une
parenthèse
est inférieure à oc, cetteparenthèse
est,
d’après l’hypothèse faite,
une somme(Qi)
d’éléments declasse oc sans
parties
communes deux à deux. Si uneparenthèse
est un ensemble accessible inférieurement de classe a, elle est une somme
(Di)
d’ensembles de classe oc et, parsuite,
une somme(Di)
d’éléments de classe ce.Or,
si uneparenthèse
est de classe « et n’est pas un ensemble accessible inférieurement de cetteclasse,
c’est un élément de classe (x.Donc,
E est une somme(Qi)
d’éléments declasse
«sans
partie
commune deux à deux.Comme
chaque
ensemble E de classeK(’)(mi)
est une somme(Qi)
deportions,
le théorème est vrai pour « = 0, et, parsuite,
dans tous les cas.
THÉORÈME 8. Si E est un ensemble
plan
situé dansI(’)
et sinous transformons
l’espace I(’
en un espaceIx(i)
au moyen deséquations t
=q;(7:), ae
= x, lafonction
étant continue dansIr(i)
la transformée E’ de E est un ensemble dont la classe nedépasse
pas la classe de E.Pour le démontrer nous construisons une fonction
déterminée par la formule:
Il est évident que la fonction 0 est continue sur
I(’) -
Si lepoint [t, y] parcourt
l’ensembleE,
lepoint correspondant [r x]
parcourt
l’ensemble E’qui d’après
le théorème 6 est de classe inférieure ouégale
à la classe de E.5. Prenons dans
l’espace Ixÿ
à deux dimensions un ensemble E de classe ce. Nous dirons que l’ensemble de tous lespoints [xo, y]
de cet espace où x0 est unpoint
donné deI(x),
est une droiteparallèle
à l’axe OY. Nous ladésignons
parl’équation x
= x0.Désignons
parl’équation
y = x l’ensemble de tous lespoints [x, y]
deIxy(i)
satisfaisant àl’équation
y = x. Nousl’appelons
une
diagonale
deIxy(i).
Si nous coupons l’ensemble E par la droite x = xo nous obtenons
un ensemble
linéaire,
et ilimporte
de reconnaître la nature de cet ensemble e.On
peut
sanspeine
démontrer les théorèmes suivants:THÉORÈME 9. Tout ensemble à deux dimensions de classe ce
est
coupé
parchaque
droite x = xo suivant un ensemble linéaire declasse
ce.14
THÉORÈME 10. Tout élément E à deux dimensions de classe oc est
coupé
parchaque
droite x = x0 suivant un ensemble equi
ou bien est de classe oc, ou bien est un ensemble de classe oc accessible inférieurement et
supérieurement
en mêmetemps,
oubien un élément de classe oc.
Ceci étant
établi,
nous posons la définition suivante: nousdirons
qu’un
élément de classe ce situé dansIx(i)1
X(2) ... x(m) X est universel si l’on obtient tous les éléments à m dimensionspossibles
de classe a en
coupant
l’ensemble E par l’ensemblede tous les
points
THÉORÈME 11. Il y a des éléments universels de classe 1 à
rra + 1 dimensions.
Pour le
voir,
prenons une suiteformée de toutes les
portions
duek
Sdo,
uneportion
d’ordre k dansIx(i).
Faisonscorrespondre
àô l’ensemble
Eô
despoints [X(1)X(2) 0153(m)0153]
deI(i) X(l) X(2) X(-) X
dont les coordonnées x
appartiennent
à ô et dont les[0153(1)0153(2) ... xc my appartiennent
à la somme des kportions na + nu
+ - ..+ na.
Il est clair queEb
est une somme(Di)
de
portions
à m + 1 dimensions.Cela
posé
prenons la somme S de tous les ensemblesEb
ainsidéfinis. Comme l’ensemble de tous les ensembles
Eô
a lapuissance
Ni’ l’ensemble S est un ensemble de classe 1 inférieurement.
Je dis que son
complémentaire
E = CS est un élément universel de classe 1.Pour le voir prenons un élément
quelconque
à rn dimensionsde classe 1. Soit e cet ensemble. Le
complémentaire
Ce de e estune somme
(Q;).
de
portions
de Si nous prenons lepoint
de
If:),
on voit bien que l’ensembleIll) x(’) ...x(m) Xo
coupe Spré-
cisément suivant l’ensemble
Ce,
parsuite,
Eprécisément
suivantl’ensemble e.
Donc,
on obtient tous les éléments à n dimensions de classe 1 encoupant E
parD’autre
part,
il y a des éléments à m dimensions de classe 1qui
ne sont pas des ensembles de classeK(l) (e,).
De cela il résulteque E
est un élément universel de classe 1.THÉORÈME 12. Il y a des éléments universels de toute classe Démonstration. Nous supposons que cette existence est
déjà
démontrée pour toutes les classes inférieures
à f3,
et nous allonsdémontrer
qu’elle
a encore lieu pour laclasse P elle-même, p Qi+1
Soit
une suite d’éléments universels de toutes les classes
précédentes [sauf K&i} (Ni)]
à deuxdimensions,
chacun de ces éléments étantrépété
dans la suite(1)
une infinité Ni de fois. Nous supposons que l’élément universelErf..
est situé dansl’espace Ii«x’
Alors
désignons
parE1oc
le transformé deEa
au moyen deséquations
où les yq
(t)
sont les fonctions continues déterminéesprécédemment [voir 3]. D’après
le théorème 8 l’ensembleE’
est d’une classequi
nedépasse
pas la classe deEa. Donc,
la réunion S des ensemblesE«
est unensemble,
ou bien de classeP,
ou bien accessible inférieurement de classeP.
Nous allons démontrer que S a la
propriété
suivante:quel-
que soit l’ensemble e à rn dimensions
supposé
ou bien de classep
ou bien accessible inférieurement de classeP,
il existe unpoint
ro tel que la droite T = T.parallèle
à l’axe OX dansItx(i)
coupe S
précisément
selon cet ensemble e.En
effet,
nous avonsoù ea
est un élément de classeP. D’après
la définition même de la suite(1)
il existe unpoint t k
tel que ladroite tak = tO
parallèle
à l’axe OX dansItax
coupeEak précisement
selonek.
Puisque,
dans la suite(1) chaque
terme étant considéré commeun ensemble
géométrique
estrépété
une infinitéNi
defois,
nouspouvons supposer la suite de nombres
croissante,
donc sans nombreségaux.
Dans cesconditions, d’après
la
propriété supposée
des fonctionsil existe un
point
zo telque t,,’ ,k = q k (ro), quel
que soitk,
et telque pour les autres
zâ
définis par leségalités t=cprJ-( ’t’o)
les droitestrx = t) parallèles
à l’axe OX dansI(’)
IXnecoupent
pas les éléments universelscorrespondants.
Lepoint
ro étant défini de cette manièreon voit bien que la droite t = zo
parallèle
à l’axe OX dansItx
coupe S
précisément
selon l’ensemble e.Soit E le
complémentaire
de S. Nous allons démontrer que l’ensembleplan
E ainsi défini est effectivement un élément declasse P
et, parsuite, qu’il
existe des ensembles de toute classe.Pour le voir nous menons la
diagonale x
= t dansItx(i)
et nousdésignons
par q l’ensemble despoints
de cettediagonale qui n’appartiennent
pas à E. Nous dirons que lepoint
deIx(i)
estprojection
dupoint [t, x]
deIx(i)
sur l’axe OX. Soit e laprojection de n
sur l’axe OX. Nous commençons par la démonstration du fait que e nepeut
être obtenu encoupant
E par une droite t= to
parallèle
à l’axe OX.En
effet,
soitto
unpoint
deIx(i)
tel que la droite t =to
coupe E selon e. Considérons lepoint
M de ladiagonale
située sur ladroite t =
to.
Nous allons démontrer que l’existence de cepoint
M
implique
contradiction.Deux cas seulement sont
possibles.
Ou bien le
point
Mappartient
à E. Dans ce cas, laprojection
N de M
appartient
à e. D’autrepart, e
est laprojection
de l’en-semble q
formé despoints
ducomplémentaire
CEqui
appar- tiennent à ladiagonale. Donc,
Mappartient
àCE,
cequi
estcontradictoire.
Ou bien le
point
Mappartient
à CE. Dans ce cas, laprojection
N de M
appartient
à e.Or,
l’ensemble e est laprojection
despoints
de E situés sur la droite t =
to. Donc,
Mappartient
àE,
etnous tombons à nouveau dans une contradiction.
Cela
posé,
prenons l’ensembleplan
E telqu’on
obtient sûrementtous les ensembles linéaires
possibles
de classefi
encoupant
E par lesparallèles t = to
à l’axe OX. Si l’ensemble E était lui- même de classefl,
lapartie
commune à E et à ladiagonale
x = t le serait aussi. Dans ces conditions
l’ensemble q
serait declasse
f3
ainsi que saprojection e
sur l’axe 0X.Donc,
l’ensemble e devrait être obtenu encoupant
E par unedroite t
= ta
cequi
estimpossible.
Voici la conclusion à
laquelle
nous sommes ainsi amenés parce raisonnement:
Toute classe
contient au moins un ensemble
qui n’appartient
à aucune classeprécédente,
(Reçu le 14 novembre 1938.
Reçu avec des modifications le 22 mars 1939.)