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Chapitre SUITES NUMERIQUES 1 re

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Histoire des mathématiques

L’un des premiers travaux portant sur les suites de nombres semble provenir d’Archimède (très brillant scientifique grec de Sicile, mathématicien physicien et ingénieur ; 287 av.J.C – 212 av.J.C). Dans son traité « La mesure du cercle », pour trouver une valeur approchée de 𝜋, il avait eu la brillante idée de considérer des polygones réguliers inscrits et circonscrits à un cercle de rayon 1 : d’abord deux triangles équilatéraux puis deux carrés, deux pentagones, ect.

Figure : Exemples de polygones réguliers inscrits et circonscrits à un cercle : pentagone, hexagone et octogone.

Comme on peut le voir sur la figure ci-dessus, plus le nombre de côtés du polygone inscrit au cercle est grand et plus son périmètre est proche de la circonférence du cercle tout en lui restant inférieur. De même, plus le nombre de côtés du polygone circonscrit est grand et plus son périmètre est proche de la circonférence du cercle tout en lui restant supérieur. Les périmètres de ces deux polygones forment ainsi deux suites de nombres qui encadrent la circonférence du cercle, en l’occurrence 2𝜋.

Comme Archimède de nombreux autres grands scientifiques (Fibonacci, Lucas, Bernoulli, Newton, Moivre, Cauchy, Wallis, pour ne citer qu’eux…) vont, historiquement s’intéresser aux suites dans le but d’approcher des valeurs numériques.

Au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, l’intuition et le génie de mathématiciens tels Euler ou Bernoulli amènent à l’établissement de nombreux résultats relatifs aux suites, reléguant parfois au second plan les limites de validité de leurs découvertes.

Il faut donc attendre le XIXe siècle pour qu’Augustin Louis Cauchy (mathématicien français réputé pour sa rigueur et sa finesse ; 1789 – 1857) pose les fondements rigoureux de la théorie des suites. Cauchy prend ainsi sa revanche sur les illustres

mathématiciens du XVIIe et du XVIIIe siècle. Deux événements décisifs viennent alors donner un élan supplémentaire aux suites : l’introduction de la notation indicielle qui consiste à repérer chaque terme d’une suite par une même lettre affectée d’un indice et le point de vue de Peano (mathématicien italien, la définition axiomatique des entiers naturels porte son nom ; 1857 – 1932) qui définit une suite comme étant une fonction de ℕ dans ℝ.

Plus récemment, dans la seconde moitié du XXe siècle, le développement des outils de calcul va logiquement donner un nouvel essor à l’étude des suites. A l’heure actuelle, les domaines d’application des suites sont bien vastes : Analyse numérique, Mathématiques financières, Physique, Biologie, ect.

I Généralités sur les suites 1.1 Définition

Exemple

La suite 𝑢 qui associe à tout entier naturel son double.

On note 𝑢0=0, 𝑢1=2, 𝑢2= 4, 𝑢3 = 6, 𝑢4 = 8, …

• 0 est le premier terme de la suite : c’est le terme initial.

• 2 est appelé terme d’indice ou de rang 1 (c’est pourtant le deuxième terme de la suite).

Définition Une suite numérique 𝑢 une fonction définie sur ℕ (ou à partir d’un entier naturel 𝑝) à valeurs dans ℝ qui à tout entier naturel 𝑛 associe un réel, noté 𝑢(𝑛) (se lit « u de n ») ou, plus généralement, 𝑢𝑛 (se lit « u indice n »). Ainsi : 𝑢 ∶ {ℕ → ℝ

𝑛 ↦ 𝑢𝑛.

.

Chapitre SUITES NUMERIQUES 1

0 1 2 3

partie de

0

2 4 6

𝒖

(2)

2 Remarques

1) 𝑛 est l’indice ou le rang et 𝑢𝑛 est le terme de rang 𝑛. Il ne faut donc pas confondre le rang d’un terme avec sa place dans la suite.

Par exemple, 𝑢𝑛+1 est le terme de rang 𝑛 + 1 (le terme suivant 𝑢𝑛) et le terme qui précède 𝑢𝑛 est 𝑢𝑛−1. 2) Attention !! (𝑢𝑛) désigne le nom de la suite (u ici) alors que 𝑢𝑛 désigne le terme de rang 𝑛.

3) Une suite peut être définie qu’à partir du rang 1, 2, … par exemple : la suite qui associe à tout entier son inverse :

Nous allons maintenant passer en revue les différentes façons de « générer » une suite.

1.2 Suite définie par une formule explicite

Une suite est définie par une formule explicite lorsque 𝑢𝑛 s’exprime directement en fonction de 𝑛, comme une fonction pour laquelle les réels « 𝑥 » seraient remplacés par des entiers qu’on note plutôt « 𝑛 » : 𝒖𝒏= 𝒇(𝒏).

Exemples

1) Soit (𝑢𝑛) définie pour 𝑛 ∈ ℕ par 𝑢𝑛= −2𝑛 + 10.

On peut donc calculer le terme initial 𝑢0= 𝑢(0) = −2 × 0 + 10 = 10.

𝑢1= 𝑢(1) = −2 × 1 + 10 = 8 𝑢2= −2 × 2 + 10 = 6 𝑢3 = −2 × 3 + 10 = 4 terme d’indice 1 terme d’indice 2 terme d’indice 3 2) Soit (𝑣𝑛) définie pour 𝑛 ∈ ℕ par 𝑣𝑛= 𝑣(𝑛) = (𝑛 − 1)2− 9.

𝑣0= (−1)2− 9 = −8 𝑣1= 02− 9 = −9 𝑣2= 12− 9 = −8 𝑣3= 22− 9 = −5 3) Soit (𝑤𝑛) définie par 𝑤𝑛=𝑛−2120.

𝑤0=120

0−2= −60 𝑤1 = 120

1−2= −120 𝑤2 =120

2−2= 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 !

Pour éviter un tel problème, on dira donc que cette suite est définie à partir de 𝑛 = 3.

Remarque

On peut ici calculer n’importe quel terme de la suite très facilement : 𝑣72= 712− 9 = 5 032.

1.3 Suite définie par une relation de récurrence

Une autre façon de définir une suite consiste à donner son premier terme (voire un autre) et une relation

permettant, connaissant un terme, de calculer le suivant. Une telle relation s’appelle relation de récurrence. C’est une façon un peu plus compliquée et surtout beaucoup moins directe de définir une suite. En particulier, la détermination d’un terme est obtenue à partir d'un (ou plusieurs) des termes précédents :

{ 𝒖𝟎 (ou 𝒖𝒑)

∀𝒏 ∈ ℕ, 𝒖𝒏+𝟏 = 𝐟(𝐮𝐧) 1

2 3 4

partie de

1

1/2 1/3 1/4

𝒖

(3)

1) On définit la suite (un) par :

u0 = 5 et chaque terme de la suite est le triple de son précédent.

Les premiers termes de cette suite sont donc : u0 = 5, u1 = 3 x u0 = 3 x 5 = 15, u2 = 3 x u1 = 3 x 15 = 45.

De façon générale, on peut noter (𝑢𝑛) ∶ { 𝑢0= 5

∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+1= 3𝑢𝑛. 2) Soit (vn) : { 𝑣0= 3

∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛+1 = 4𝑣𝑛− 6 .

Les premiers termes de cette suite sont donc : v0 = 3, 𝑣1= 4𝑣0− 6 = 4 x 3 – 6 = 6, 𝑣2= 4𝑣1− 6 = 4 x 6 – 6 = 18, 𝑣3= 4𝑣2− 6 = 4 x 18 – 6 = 66.

Remarques

1) Contrairement à une suite définie par une formule explicite, il n'est pas possible, dans l'état, de calculer par exemple v13 sans connaître v12.

2) Attention !! Ne pas confondre 𝑢𝑛+1 qui est le terme d’indice 𝑛 + 1 avec 𝑢𝑛+ 1 qui est le terme d’indice n auquel on ajoute 1.

3) Le mot récurrence vient du latin recurrere qui signifie "revenir en arrière".

1.4 Algorithmes

1) Considérons la suite (𝑢𝑛) définie par :𝑢𝑛= −2𝑛2+ 15

2) Considérons la suite (𝑢𝑛) suivante définie par récurrence : (𝑢𝑛) ∶ { 𝑢0= 3 𝑢𝑛+1 = 4𝑢𝑛− 6

3) Algorithme de seuil avec la suite suivante : (𝑢𝑛) ∶ { 𝑢0= 25 𝑢𝑛+1= 0,8𝑢𝑛+ 10

En langage naturel : Sous Python :

N0 def seuil() :

U25 N=0

Tant que 𝑈 ≤ 40 U=25

nn+1 while U<=40:

U0,8U+10 N=N+1

Fin Tant que U=0.8*U+10

Return(N)

La boucle While s’utilise comme condition d’arrêt qui est le contraire de l’inégalité souhaitée (n t.q 𝑢𝑛> 40) (c’est- à-dire que les instructions sont exécutées tant que le terme n’est pas strictement supérieur à 40).

L’algorithme retourne la valeur 5. Ce qui veut dire qu’à partir du terme 𝑢5, les termes de la suite dépassent le nombre 40

U 25 30 34 37.2 39.75 41.108

U<=40 V V V V V F

(4)

4

1.5 Calculatrice

Voici le « mode d’emploi » pour afficher les premiers termes d’une suite à la calculatrice.

On a pris la suite suivante : (𝑢𝑛) ∶ { 𝑢0= 2

∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+1= 0.5𝑢𝑛+ 3

(5)

1.6 Représentation graphique d'une suite

Dans un repère, la représentation graphique de la suite u est l'ensemble des points 𝑃𝑛 de coordonnées (n ; 𝑢𝑛 ).

Exemple

Pour tout n de ℕ, soit 𝑢𝑛 = 𝑛2

2 – 3.

Remarques

1) Contrairement à une fonction, la représentation graphique d’une suite n’est pas une courbe mais un nuage de points car la suite n’est définie que sur ℕ (ou une partie de ℕ).

2) 𝑢1,5 n’a mathématiquement pas de sens et donc le point (1,5 ; 𝑢1,5) non plus.

II Sens de variation d’une suite 2.1 Définitions

Une suite est une fonction particulière, on retrouve donc naturellement la notion de sens de variation pour une suite.

Remarque

1) On obtient les définitions de strictement croissante, décroissante ou monotone en remplaçant les inégalités larges par des inégalités strictes.

2) On dit que la suite est monotone si elle est soit croissante, soit décroissante, soit constante. « Etudier la monotonie d’une suite », c’est donc étudier ses variations.

Exemple

Soit (𝑢𝑛) la suite définie sur ℕ par 𝑢𝑛 = 1

𝑛+1. On a 𝑢𝑛+1= 1

𝑛+2 .Soit 𝑛 ∈ ℕ, alors 𝑛 + 2 > 𝑛 + 1 ⇔ 1

𝑛+2< 1

𝑛+1⇔ 𝑢𝑛+1< 𝑢𝑛. Donc (𝑢𝑛) est strictement décroissante.

Définitions Soit (𝑢𝑛) une suite définie à partir du rang 𝑝 ∈ ℕ.

On dit que cette suite est :

(i) croissante si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑝, 𝑢𝑛+1 ≥ 𝑢𝑛 (ii) est décroissante si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑝,𝑢𝑛+1 ≤ 𝑢𝑛. (iii) est constante si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑝,𝑢𝑛+1= 𝑢𝑛.

(6)

6 Remarques

1) Dans certaines situations, on étudiera la monotonie d'une suite pour des valeurs de n supérieures ou égales à une valeur donnée entière p comme énoncé dans les définitions ci-dessus. Par exemple la suite 𝑣 définie explicitement par 𝑣𝑛= (𝑛 − 1)2− 9 est croissante si on ne tient pas compte du terme initial : on peut conjecturer qu’elle est strictement croissante à partir de 𝑛 = 1.

On fait donc comme si le terme 𝑣0 = −8 n’existait pas !

−8 − 9 < −8 < −5 < 0 < 7 < ⋯

2) ATTENTION !! il existe des suites non-monotones (pas forcement croissante ou décroissante ou constante). Par exemple, la suite définie pour tout entier naturel n par 𝑢𝑛= (−1)𝑛 (appelée suite alternée) est non-monotone puisque ses termes sont les suivants : 1 ; −1 ; 1 ; −1 ; 1 ; −1 ; 1 ; −1 ; 1 ; …

2.2 Méthodes d’étude du sens de variation

Soit (𝑢𝑛) une suite définie à partir du rang 𝑝 ∈ ℕ.

Pour étudier le sens de variation de la suite (𝑢𝑛) , trois méthodes s’offrent à vous. Les voici ci-dessous :

Démonstration Démonstrations

(i) Soit un entier 𝑛 ≥ 𝑝, 𝑢𝑛+1− 𝑢𝑛 ≥ 0 alors 𝑢𝑛+1≥ 𝑢𝑛 et la suite est croissante. Idem pour (ii).

Remarque

C’est la méthode la plus générale pour étudier la monotonie d’une suite ; surtout lorsque l’expression est une somme (ou une différence).

Démonstrations

(i) Soit un entier 𝑛 ≥ 𝑝. Bien entendu, 𝑛 < 𝑛 + 1. La fonction 𝑓 étant croissante sur un intervalle contenant 𝑛 et 𝑛 + 1, alors 𝑓(𝑛) ≤ 𝑓(𝑛 + 1) donc 𝑢𝑛 ≤ 𝑢𝑛+1 donc la suite (𝑢𝑛) est croissante. Idem pour (ii).

Remarques

1) Cette méthode concerne donc uniquement les suites définies par une formule explicite (et non les suites définies par récurrence).

2) La réciproque est fausse ! Si (𝑢𝑛) est croissante, 𝑓 ne l’est pas forcément.

Démonstrations

(i) Soit un entier 𝑛 ≥ 𝑝. Si 𝑢𝑛+1

𝑢𝑛 ≥ 1 alors 𝑢𝑛+1≥ 𝑢𝑛 (on peut multiplier par 𝑢𝑛 sans changer le sens de l’inégalité car 𝑢𝑛> 0 !) et la suite est alors croissante. Idem pour (ii).

Propriétés – Méthode 1 : Etude du signe de la différence

(i) Si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑝, 𝑢𝑛+1− 𝑢𝑛≥ 0, alors (𝑢𝑛)est croissante.

(ii) Si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑝, 𝑢𝑛+1− 𝑢𝑛≤ 0, alors (𝑢𝑛) est décroissante.

.

Propriétés – Méthode 2 : Etude du sens de variation d'une fonction

On suppose que (𝑢𝑛) est définie par la relation 𝑢𝑛= 𝑓(𝑛) où 𝑓 est une fonction définie sur [𝑝; +∞[.

(i) Si 𝑓 est croissante sur [𝑝; +∞[ alors (𝑢𝑛) est croissante.

(ii) Si 𝑓 est décroissante sur [𝑝; +∞[ alors (𝑢𝑛) est décroissante.

Propriétés – Méthode 3 : Comparaison de 𝒖𝒏+𝟏

𝒖𝒏 à 1 pour les suites strictement positives On suppose que tous les termes de la suite (𝑢𝑛) sont strictement positifs.

(i) Si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑝, 𝑢𝑢𝑛+1

𝑛 ≥ 1 , alors (𝑢𝑛) est croissante.

(ii) Si pour tout entier 𝑛 ≥ 𝑝, 𝑢𝑛+1

𝑢𝑛 ≤ 1 , alors (𝑢𝑛) est décroissante.

.

(7)

Cette méthode est particulièrement adaptée aux suites dont l’expression est un produit (ou quotient) comportant une puissance (dépendant de n) de manière générale.

Exemples

1) Soit la suite (𝑢𝑛) définie pour tout 𝑛 ∈ ℕ par 𝑢𝑛= 6 − 3𝑛.

Méthode 1

𝑢𝑛 = 𝑓(𝑛) avec 𝑓 la fonction affine définie sur [0; +∞[. Cette fonction est strictement décroissante (car le coefficient directeur est −3 < 0) donc (𝑢𝑛) est strictement décroissante aussi.

Méthode 2

Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛+1− 𝑢𝑛 = 6 − 3(𝑛 + 1) − (6 − 3𝑛) = 6 − 3𝑛 − 3 − 6 + 3𝑛 = −3 < 0 donc 𝑢 est strictement décroissante.

Méthode 3

Inutilisable : (𝑢𝑛) ne garde pas le même signe (et même strictement négative à partir du rang 𝑛 = 3).

2) Soit la suite (𝑣𝑛) définie pour tout 𝑛 ∈ ℕ par 𝑣𝑛+1 = 𝑣𝑛1

𝑛 et 𝑣1= 4.

Méthode 1

Inutilisable pour une fonction définie par récurrence.

Méthode 2

Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛+1− 𝑣𝑛 = −1

𝑛 par définition de 𝑣. Comme 𝑛 > 0, alors 1

𝑛> 0 donc −1

𝑛< 0.

donc (𝑣𝑛) est strictement décroissante.

Méthode 3

Envisageable, mais pas très pratique de faire apparaître des soustractions dans une fractions…

Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛+1

𝑣𝑛 =𝑣𝑛

1 𝑛 𝑣𝑛 =𝑣𝑛

𝑣𝑛

1 𝑛

𝑣𝑛 = 1 − 1

𝑛𝑣𝑛< 1 à condition que 𝑣𝑛> 0 ce qui reste à prouver.

3) Soit la suite (𝑤𝑛) définie pour tout 𝑛 ∈ ℕ par 𝑤𝑛= 3𝑛

𝑛+1. Méthode 1

Il faudrait connaître les variations de la fonction 𝑓(𝑥) = 3𝑥

𝑥+1, ce qui n’est pas le cas.

Méthode 2

Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑤𝑛+1− 𝑤𝑛 =3𝑛+1

𝑛+23𝑛

𝑛+1=3𝑛+1(𝑛+1)(𝑛+2)(𝑛+1)−3𝑛(𝑛+2)= ⋯ (compliqué !) Méthode 3

Tout d’abord on constate que pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑤𝑛= 3𝑛

𝑛+1> 0. La méthode 3 est envisageable.

Soit 𝑛 ∈ ℕ.

𝑤𝑛+1 𝑤𝑛 =

3𝑛+1 𝑛 + 2

3𝑛 𝑛 + 1

= 3𝑛+1

𝑛 + 2×𝑛 + 1

3𝑛 =3𝑛+1

3𝑛 ×𝑛 + 1

𝑛 + 2= 3 ×𝑛 + 1

𝑛 + 2= 3 ×𝑛 + 2 − 1

𝑛 + 2 = 3 × (1 − 1 𝑛 + 2) Or 𝑛 ≥ 0 donc 𝑛 + 2 ≥ 2 donc 1

𝑛+21

2 par décroissante de la fonction inverse sur [0; +∞[ donc − 1

𝑛+2≥ −1

2 donc 1 − 1

𝑛+2≥ 1 −1

2 donc 1 − 1

𝑛+21

2 donc 3 (1 − 1

𝑛+2) ≥3

2> 1.

Ceci étant valable pour tout 𝑛 dans ℕ, (𝑤𝑛) est strictement décroissante.

Exercice 1

Etudier la monotonie des suites (𝑢𝑛) suivantes en choisissant une méthode adaptée : 1. 𝑢𝑛= 𝑛2− 2𝑛

2. 𝑢𝑛= 2𝑛− 𝑛 3. 𝑢𝑛=2𝑛−1

𝑛2

4. 𝑢𝑛= 𝑛 × 2𝑛 5. 𝑢𝑛= 5 −2

𝑛

Exercice 2

On considère les deux suites (𝑎𝑛) et (𝑏𝑛) définies par :

(8)

8

III Approche de la notion de limite d’une suite

L’objectif est d’observer le comportement des termes d’une suite lorsque 𝑛 devient « très grand », ce qui se dit aussi : lorsque « n tend vers +∞ ».

3.1 Suite convergeant vers un réel

Quelques exemples pour comprendre :

1) Pour 𝑛 ∈ ℕ, on considère la suite (𝑢𝑛) définie par 𝑢𝑛=2𝑛+1

𝑛 . On obtient le tableau de valeurs avec des termes de la suite :

Plus 𝑛 devient grand et plus les termes de la suite semblent se rapprocher de la valeur 2. On dit que dans ce cas que la suite (𝑢𝑛) converge vers 2 et on note 𝑙𝑖𝑚

𝑛→+∞𝑢𝑛= 2.

2) Pour 𝑛 ∈ ℕ, on considère la suite (𝑣𝑛) définie par 𝑣𝑛=11𝑛−6(−1)𝑛

3𝑛−4(−1)𝑛. Ci-dessous, la représentation graphique de cette suite :

Les valeurs de 𝑢 semblent se stabiliser entre 3 et 4. En terminale, vous pourrez montrer que cette suite converge vers 113 ≈ 3,7. Soit 𝑙𝑖𝑚

𝑛→+∞𝑤𝑛=11

3.

D’où la définition d’une suite convergente :

Définition Soit (𝑢𝑛) une suite définie à partir du rang 𝑝 ∈ ℕ.

Si les termes 𝑢𝑛 se rapprochent d’un nombre réel 𝐿 lorsque 𝑛 grandit indéfiniment, on dit que la suite (𝑢𝑛) est une suite convergente et qu’elle converge vers 𝐿. Et on note :

(9)

3.2 Suite divergente

Exemples

1) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ on définit la suite (𝑢𝑛) par 𝑢𝑛= 𝑛2+ 1.

Calculons quelques termes de cette suite :

u0 = 02 + 1 = 1, u1 = 12 + 1 = 2, u2 = 22 + 1 = 5, u10 = 102 + 1 = 101, u100 = 1002 + 1 = 10001.

Plus n devient grand, plus les termes de la suite semblent devenir grand.

On dit que la suite (un) diverge vers +∞ et on note : lim

𝑛→+∞𝑢𝑛= +∞.

2) Pour tout n de ℕ, on considère la suite (vn) définie par : 𝑣𝑛+1 = (−1)𝑛𝑣𝑛 et 𝑣0= 2.

Calculons les premiers termes de cette suite :

𝑣1= (−1)0𝑣0 = 2, 𝑣2= (−1)1𝑣1 = –2, 𝑣3= (−1)2𝑣2 = –2, 𝑣4= (−1)3𝑣3 = 2, 𝑣5= (−1)4𝑣4 = 2.

Lorsque n devient grand, les termes de la suite ne semblent pas se rapprocher vers une valeur unique. On dit que la suite (vn) diverge.

Définition Une suite est divergente lorsqu’elle n’est pas convergente.

(10)

10 Correction des exercices

Exercice 1

1. Croissante à partie de 1 2. Croissante

3. Décroissante à partir de 1 4. Croissante

5. Décroissante à partir de 1 Exercice 2

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