TD Histoire-Géographie
Interroger les traces du quotidien Construire une frise chronologique
Interroger son quotidien Le mettre en perspective
avec des grands repères historiques
Compétences
Démarche d’enseignement
• À partir de l’exploration des espaces familiers des élèves déjà réalisée au cycle 2, on identifie des
traces spécifiques de la préhistoire et de l’histoire dans leur environnement proche, pour situer ces traces dans le temps et construire des repères historiques qui leur sont liés. On confronte
rapidement ces traces proches à des traces
préhistoriques et historiques différentes relevées dans un autre lieu en France, pour montrer
l’ancienneté du peuplement et la pluralité des
héritages.
Une entrée dans l’histoire
par l’exploration des espaces familiers
Exemple de l’INSPE Molitor
Tous les textes sont issus de l’encyclopédie en ligne Wikipédia Les images sont issus de cette même encyclopédie
ou des collections du Musée Carnavalet à Paris
L’INSPE Molitor
• (ESPE). Elle siège dans les locaux historiques d'une ancienne École normale d'instituteurs construite en 1882 par l'architecte Léon Salleron sur la propriété Ternaux.
• Une école normale primaire est un établissement chargé de former les instituteurs et les institutrices.
• La première a été créée en Autriche en 1770 ; en France, il en a été créée une à Strasbourg en 1794, puis sont apparues les écoles normales
d'instituteurs en 1810 et en 1838 la première école normale d'institutrices.
• Le système des écoles normales primaires, longtemps élément essentiel dans la structuration de l'enseignement primaire public, a perduré en France jusqu'en 1990-1991 ; elles ont alors été intégrées dans les IUFM, où étaient formés les enseignants du primaire et du secondaire.
• La loi dite Paul Bert est promulguée le 9 août 1879 par le président de la République Jules Grévy. Cette loi en sept articles oblige à nouveau les départements à disposer d'une école normale primaire de garçons et, ce qui est nouveau, d'une école normale primaire de filles pour les élèves- institutrices.
• En 1990, les écoles normales sont remplacées par les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) , en 2013, École
supérieure du professorat et de l'éducation. En 2019, les ESPE changent de nom et sont rebaptisées les INSPE, instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation.
Ecole normale d'instituteurs d'Auteuil, façade sur le jardin, 10 rue Molitor, 16ème
arrondissement Paris.
Fichot, Michel Charles (Troyes, 06–06–1817 - Paris, 07–07–1903), dessinateur
Dates: Entre 1882 et 1903 Dessin
Institution :Musée Carnavalet, Histoire de Paris
Plaques commémoratives dans le hall du bâtiment
Rue Molitor
• Cette voie, ouverte par un décret du 30 novembre 1862, prend sa dénomination actuelle par un autre décret du 2 mars 1867.
• Gabriel-Jean-Joseph Molitor est un militaire français né le 7 mars 1770 à Hayange (Luxembourg français) et mort le 28 juillet 1849 à Paris. Il commence sa carrière en 1791, pendant la Révolution française. Élu capitaine, il sert à l'armée du Rhin et est promu colonel en 1795. Passé à l'armée du Danube, il se bat contre les Autrichiens au sein des divisions Lefebvre et Lecourbe et devient général de brigade en 1799. Au terme de la campagne de Suisse en 1800, il est fait général de division et après une autre campagne contre les troupes autrichiennes, il est nommé à la tête de la division militaire de Grenoble. Il conserve ce poste jusqu'en 1805, date à laquelle il est affecté à l'armée du maréchal Masséna pendant la campagne d'Autriche, et se distingue à la bataille de Caldiero. Le général Molitor est ensuite nommé gouverneur de la Dalmatie en 1806 et parvient à pacifier la région, avant d'être envoyé en Poméranie suédoise et d'être fait comte de l'Empire en 1808. Il prend part à la campagne d'Autriche de 1809 aux côtés de Masséna et joue un rôle important dans les batailles d'Essling et de Wagram. Envoyé occuper divers postes administratifs au Royaume de Hollande, il ne rejoint l'Empereur qu'en 1814, au début de la campagne de France à laquelle il
participe au sein du corps d'armée du maréchal Macdonald. Inspecteur général de l'infanterie sous la Première Restauration, Molitor se rallie à Napoléon pendant les Cent-Jours et prend le
commandement d'une division du 5e corps de Rapp. Disgracié un temps sous la Seconde
Restauration, il participe à l'expédition d'Espagne en 1823 à l'issue de laquelle il est élevé à la dignité de maréchal de France. Il est nommé gouverneur des Invalides, deux ans avant sa mort.
Le maréchal
Molitor sur son lit
de mort, Isidore
Pils, 1849.
Rue Boileau
• Nicolas Boileau, dit Boileau-Despréaux, est un homme de lettres français du Grand Siècle, né le 1er novembre 1636 à Paris et mort le 13 mars 1711 dans la même ville. Poète, traducteur, polémiste et théoricien de la littérature, il fut considéré en son temps et par la postérité comme le législateur ou le « Régent du Parnasse » pour son « intransigeance passionnée ».
Admirateur et ami de Molière pendant dix ans, familier de Furetière et de Chapelle, il fut dans le dernier quart du siècle le collègue et interlocuteur privilégié de Racine.
• Nicolas Boileau est l'auteur des deux vers célèbres, extraits de L'Art poétique :
• « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement
• Et les mots pour le dire arrivent aisément »
Boileau par Jean-Baptiste Santerre (1678).
Rue Michel-Ange
• Cette voie, ouverte par un décret du 30 novembre 1862, prend sa dénomination actuelle par un autre décret du 2 mars 1864.
• Michel-Ange, de son vrai nom Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni (simplement Michelangelo Buonarroti, en italien), né le 6 mars 1475 à Caprese (République de Florence) et mort le 18 février 1564 à Rome (États pontificaux), est un sculpteur, peintre, architecte, poète et urbaniste florentin de la Haute Renaissance.
• Ses œuvres les plus connues sont universellement considérées comme des chefs-d’œuvre de la Renaissance :
• David (1504), lequel a longtemps orné la façade du Palazzo Vecchio de Florence avant d'être transféré dans l'Académie des Beaux-Arts de la ville ;
• La Pietà (1499), exposée dans une chapelle latérale de la basilique Saint-Pierre de Rome ;
• Moïse (1515) du tombeau de Jules II dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens de Rome ;
• Le plafond de la chapelle Sixtine - peint entre 1508 et 1512 ;
• Le Jugement dernier - influencé par la fresque de Melozzo da Forlì Ascensione di Cristo - exécuté entre 1536 et 1541 sur le mur de l’autel de cette chapelle.
• Architecte, il conçoit le dôme de Saint-Pierre de Rome.
• Son œuvre a une influence considérable sur ses contemporains, si bien que sa «manière» de peindre et de sculpter est abondamment reprise par les représentants de ce qu'on appellera le maniérisme qui prospère dans la Renaissance tardive. Preuves de l'admiration que lui vouent les intellectuels et d'autres artistes de son temps, plusieurs biographies sont publiées de son vivant ; la première est incluse dans Le Vite, recueil des biographies des artistes de la
Renaissance, due à Giorgio Vasari en 1550, la seconde émane de son élève, Ascanio Condivi en 1553. Une courte biographie par Paolo Giovio, Michaelis Angeli Vita paraît en 1527.
Michelangelo par Daniele da Volterra Création : vers 1545 Daniele da Volterra — Metropolitan Museum of Art, online collection (Identifiant
Metropolitan Museum of Art 436771)
Auteuil
• L'étymologie du toponyme Auteuil ferait référence au latin altar (« autel »), ou au latin altum (« élevé ») et gaulois ialo (« clairière, zone défrichée »)
• En 623, le testament de Bertrand du Mans, évêque et propriétaire de la villa de Nigeon, qui occupe l'emplacement de l'actuel Trocadéro, mentionne le futur Auteuil et sa source sous le nom de Fontainette (Fontanitum). Son testament, rédigé en mars 616 et transcrit par les Actes des évêques du Mans, est une source majeure sur la puissance foncière de
l'aristocratie franque. Il donne la liste de plus de 75 villae ou portions de villae que Bertrand possédait et qu'il a partagées entre l'Église, en particulier celle du Mans, ses neveux et petits-neveux ainsi que des membres de l'entourage royal. L'ensemble des biens fonciers couvrait 300 000 hectares, dispersés dans toute la Gaule occidentale.
• En 1109, les abbés de Sainte-Geneviève deviennent les seigneurs d'Auteuil. La seigneurie dure jusqu'à la Révolution. À sa création, elle s'étend vers l'ouest sur presque tout le
territoire de l'actuel Boulogne-Billancourt jusqu'à l'île de Sèvres incluse, la frontière avec la paroisse de Saint-Cloud étant l'actuelle rue de Billancourt.
• Maurice de Sully confère à Auteuil le statut de paroisse en 1192. Le chapitre génovéfain y instaure au cours du xiiie siècle une seigneurie banale et crée pour sa commune d'Auteuil un poste de maire, administrateur du domaine qui vit sur place.
• En 1790, à la Révolution française, la seigneurie d'Auteuil est remplacée par la commune d'Auteuil.
• En 1860 lors de l'extension de Paris du mur des Fermiers généraux à l'enceinte de Thiers, la commune d'Auteuil est supprimée et son territoire est réparti entre Paris et Boulogne. Ma partie intérieure à l'enceinte, soit un peu moins de la moitié du territoire, est rattachée à Paris, devenant un quartier du nouveau 16e arrondissement.
Plaque dans l'église Notre-Dame d’Auteuil
Plaque commémorative de la création du XVIe arrondissement
Paris à travers les textes et les mots
•
Le nom de la cité est attesté pour la première fois par Jules César, au milieu du Ier siècle av. J.-C., dans la Guerre des Gaules, sous la forme Lutecia ou Lutetia (selon les manuscrits). On trouve ensuite Lutetia apud Parisios au ive siècle2(Parisios étant à l'accusatif pluriel) ; puis Parisios [usque] en 400 - 410, et enfin Paris, attestée dès 887. Le géographe Ptolémée la nomme Lucotetia ou Lucotecia, ce qui est considéré comme une mésinterprétation.
•
Paris doit son nom au peuple gaulois des Parisii (au nominatif pluriel). Le mot Paris est issu du latin Parisiis (au datif locatif pluriel), désignation qui a supplanté Lutetia (Lutèce), suivant un processus général observé dans la Gaule du Bas Empire vers le ive siècle pour les capitales de civitas (cités gallo-romaines). Puis le nom du peuple au datif locatif est seul resté, le nom signifiant alors chez les Parisii. Selon Pierre-Henry Billy, Lutetia pourrait être issu du gaulois *luta, boue, avec le suffixe -etia1, ce qui correspond très bien à la nature du terrain décrit par César dans la Guerre des Gaules (existence d'un marais permanent qui déversait ses eaux dans la Seine). Quant à l'étymologie de l'ethnonyme Parisii, elle n'est pas connue avec certitude. Il pourrait provenir du gaulois *pario, chaudron (cf. le
provencal pairol de même sens), signifiant alors « Ceux du chaudron », avec une référence mythique et sacrée (thème celtique du chaudron
d'abondance représentant la survie dans l'Au-delà et les richesses de l'Autre Monde).
Les Commentaires sur la guerre des Gaules ((en latin : Commentarii de Bello Gallico), ou simplement La Guerre des Gaules (Bellum Gallicum ou De Bello Gallico), sont un ouvrage d'histoire en sept livres où Jules César raconte sa victorieuse guerre des Gaules (58-52). Les Commentaires sont constitués de notes rédigées au fur et à mesure de la guerre, dans lesquelles il relate ses opérations militaires. Les dates et conditions de publication de l'œuvre font débat : une publication unique après la défaite de Vercingétorix, ou bien sous forme de lettres parues séparément, ou encore une publication en trois fois.
La copie la plus ancienne est carolingienne, ce qui en fait une des plus anciennes copies complètes de l'Antiquité classique.
Paris
à travers les fouilles archéologiques
• L'Île-de-France est occupée par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en
témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. À cette époque, la zone occupée par Paris était marécageuse, en raison notamment d'un changement de lit de la Seine et couverte de forêts.
• Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le 12e arrondissement où ont été mis au jour en septembre 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy ont permis la découverte des traces d'un habitat permanent de la période chasséenne (entre 4 000 et 3 800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : trois grandes pirogues
monoxyles en chêne qui constituent les plus anciennes embarcations découvertes en Europe, un arc en bois, des flèches, des poteries ainsi que de nombreux outils en os et en pierre10,11. L'occupation humaine sur le site de Paris remonterait donc à au moins six mille ans. La présence humaine semble avoir été permanente durant le Néolithique final (3400–1800 av. J.-C.) comme l'atteste l'existence de plusieurs mégalithes, Pet-au- Diable derrière l'Hôtel de ville, Pierre-au-Lay à proximité du Châtelet, Pierre-au-Lard près de l'église Saint-Merri ou le Gros-Caillou rue Saint-Dominique12.
• En 2008, un site datant du mésolithique moyen (8 000 - 6 500 av. J.-C.) a été mis au jour par l'INRAP dans le 15e arrondissement, à proximité de la Seine à l'endroit de la rue Henry-Farman (en face de l'héliport)13,14. Il a révélé des traces d'occupation par des chasseurs-cueilleurs nomades15 ; on suppose qu'à l'époque, un bras de la Seine occupait l'emplacement de l'actuelle rue Henry-Farman. Le site aurait également été réoccupé plus tard, au néolithique et au premier âge du fer.
Pirogue monoxyles en chêne.
Musée Carnavalet, Histoire de Paris https://www.carnavalet.paris.fr/coll ections/pirogue-monoxyle-p03