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Note sur un résultat dans l'homologie sectionnelle

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Academic year: 2022

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(1)

D IAGRAMMES

J

UAN

-J

OSÉ

A

RRABAL

Note sur un résultat dans l’homologie sectionnelle

Diagrammes, tome 27 (1992), exp. no1, p. JA1-JA11

<http://www.numdam.org/item?id=DIA_1992__27__A1_0>

© Université Paris 7, UER math., 1992, tous droits réservés.

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(2)

O Z A Q R A M M E S V O L U M E 2 7 , 1 9 9 2

NOTE SUR UN RÉSULTAT DANS L'HOMOLOGIE SECTIONNELLE

Juan-José Arrabal

En 1977, Shih [4] a introduit, pour l'étude des sections d'une application f:Y—>X de classe Ck, où Y et X sont des espaces de classe Ck avec O^fcsoo, une nouvelle "homologie" appelée homologie sectionnelle

Cette homologie, introduite d'abord dans le cadre de la résolution des systèmes d'équations aux dérivées partielles, intervient également dans les problèmes liés aux singularités des applications différentiables.

Dans le cas d'une application f:Y—>X de classe Ck

avec k>0, un q-simplexe sectionnel de f k-fois différentiable/ est un couple (cr,7) formé d'un plongement or:à—»X de classe Ck et d'une application de

q

la même classe 7:A—>Y tels que l'on ait cr=fy. Ces

q

simplexes constituent les générateurs du complexe C(f)

(3)

des chaînes sectionnelles dont 1'homologie, notée H^(f) , est appelée homologie sectionnelle de classe C de f. Lalonde a établi le résultat fondamental suivant:

THÉORÈME S [3]: Il existe un morphisme canonique (p )#:H#(f) —»H^(X) qui, pour toute submersion f, est un isomorphisme en dimensions * <n = dim X et une surjection pour * = n.

Dans ce travail on donne un exemple qui montre que ce résultat est faux sans l'hypotèse de différentiabi- lité. On prouve, en effet, que H^f) * 0 pour f = id:

S2—>S2. On a donc aussi un contre-exemple à l'affirmation de Shih (voir [5]) sur l'homologie sectionnelle continue de l'identité d'un C.W. complexe fini.

1.- DEFINITIONS.

Soit f:Y—>X une application continue d'un espace Y dans un autre X. Notons A le q-ième simplexe

q

standard de Rq+1, défini par

AqH (xo#xl#...#xq)€Rq*1;xl^O, DV=1}>,

et considérons les couples (cr,r) d'applications continues

(r:A—»X, y:A—»Y (1)

q q

(4)

telles que a soit injective et f°y=<r. Dans [5], on désigne par & (f) le groupe abélien libre engendré par

q

ces couples.

Les projections p :(<r,y)—xr et p : (cr,y)—>y induisent des homomorphismes du groupe & (f) dans les groupes libre des chaînes singulières S (X) et S (Y) .

q q

P l

y \

S I

P

2

(2)

v

x ) <

— ? — V

Y )

Soit Sd l'homomorphisme de Subdivision barycentri- que, défini dans les complexes de chaînes S#(X) et S¥(Y). Si pour l'application y:A—>Y on a Sd y = £ô y

(8 -±1) , alors Sd cr = Sd fy = 1,8^7 .

On peut donc définir Sd dans S#(f) par Sd(cr,y) = Z S ^ f y ^ y ^

Pour c€& (f) on a évidemment

q

PiSd(c) = Sd(Pi(c)) et P2Sd(c) = Sd p2(c) (3) Les q+1 faces a de A nous permettent d'introduire un homomorphisme

i=0

Comme dans la théorie d'homologie singulière, on a d °d =0, et aussi Sd d =d Sd .

q-l q q-l q q q

(5)

Considérons les groupes quotients

C q ( f ) " Ker Sd

q

Si a-b€ Ker Sd , alors Sd (a-b)=0. Donc, 0=d (0) =

q q q

d Sd (a-b) = Sd 4(d (a)-d (b)) ; C'est à dire, si a-b<=

q q q-i q q

Ker Sd , d (a)-d (b)<= Ker Sd . Par conséquent, d

q q q q-l

induit un morphisme sur C^(f), que l'on notera aussi par d. et qui vérifie d od =0. Les groupes

r * q-l q

d'homologie du complexe \C (f),d )- sont appelés groupes d'homologie sectionnelle de f.

Un cycle de C (f) est représenté par une chaîne

q

c*S (f) telle que Sd (d (c))=0. Si c et c' sont deux

q ^ q-l q

représentants de Z€C(f), alors Sd(c) = Sd(c') et

q

p Sd(c) = p Sd c', où pi (i=l,2) sont les projections définies dans (2). Donc, les applications

p j Z € C (f)_> p Sd(c)€S (X)

1 q i q

p2: z€Cq(f)-* p2Sd(c)«Sp)

sont des morphismes de complexes de chaînes, et ils induisent le diagramme coamutatif suivant

(6)

/ H « ( f ) \

H (X) < H (Y)

q f

2 . - C O N T R E - E X E M P L E

M o n t r o n s m a i n t e n a n t qu'en g é n é r a l

P i .! H- i <i d> . - H- i <x>

n'est pas un isomorphisme, X étant un CW-complexe fini de dimension n et id:X—>X l'application identique.

En effet, prenons pour X la boule fermée de dimension 2, D2, et considérons dans X la chaîne sectionnelle

<Y= « V0^ + (<72'(r2) + ((73'(73)

o ù a , a et cr sont l e s 1-simplexes s i n g u l i e r s injectifs s u i v a n t s :

Soit s , s et s les 1-simplexes a f f i n e s q u i

1 2 3

forment l e bord orienté d u t r i a n g l e A B C d e la figure,

.2

(7)

et f une application continue de ABC sur D2 telle que f envoie AB sur une spirale infinie autour de B'=f(B), et les arêtes BC et CA sur les segments rect il ignés B ' C et C'A' respectivement. Alors, cr=f(s) (i=l, 2, 3 ) . Evidemment, c représente un cycle.

Supposons par absurde que pour X = D2 on vérifie p :H (id)« 0. Alors, la classe d'homologie sectionnelle représentée par c est la classe nulle.

Donc, il existe une 2-chaîne sectionnelle c , telle que Sdod oc= Sd°c . On applique p et on obtient

2 2 1 ^^ ^ ^1

p <>sd<>d oc = p oSd°c .

* 1 2 2 * 1 1

A l o r s

d2oP ioSdod2oc2 = p ^ s d o c ^ (*)

6

p oSd<>c é t a n t l a c h a î n e f<>sd(s + s + s ) = 7 f o s ' , où

1 1 2 3' ^ i r

1=1

{s',...,s' } est l'ensemble des simplexes affines de la

1 o

subdivision barycentrique du bord du triangle ABC.

Si l'on écrit £±5 pour la chaîne p <>sdoc (on rappelle que les simplexes S sont injectif s ) , on a

2

d2Œ±8i> = [ ( ! (-1)J (±3 8))

i j=o i J

et on désignera par £±y cette dernière somme formelle.

D'après les techniques de Dominguez [2] on construira une 2-pseudovariété N pour représenter la relation (*) par un bordisme.

(8)

On notera R+(resp., R~) l'ensemble des simplexes qui ont le signe + (resp., -) dans £±i> . On supposera données des ordinations sur R+ et R~. Soit R = { T , . . . , T } et soit R~= {o> ,...,(*> }, avec r^r'. On

1 r 1 r

définit une application injective h:R*—>R~ de la façon suivante:

1) h(x )= (j si T = w et T * a) , pour tout k'<k.

1 k 1 k 1 k'

2) Supposons qu'on a déjà défini l'image de { T ,...,x }. Alors, posons h(x )=CJ si T =<J avec

1 1 F x 1+1' i 1+1 i

u) ë h({x , . . . , T }) et, pour tout i'<i/ x *u 9 si Soit A l'ensemble obtenu en prenant une copie A1

du 2-simplexe standard A pour chaque terme 5 de la somme T±8 . On munit A de l'orientation + où -, selon le signe de 5 . Donc, chaque 1-simplexe singulier de d (£±ô )=E±i>. est défini sur une 1-face d'un

2 1 j

élément de A, et son signe dans £±v coïncide avec l'orientation induite sur cette face par le 2-simplexe auquel elle appartient.

Si l'on identifie les éléments de A qui correspondent à z^ et h(r ) , on obtient un polyèdre N=|L| qui est une pseudovariété à bord au sens de [1].

Désignons par L le sous-complexe de L tel que

(9)

|L|=3N. Soit g:N—>D l'application quotient induite par les simplexes singuliers 8 , et f=5|aN« Alors, g et f sont des applications injectives sur chaque simplexe de L et L respectivement. De même, on vérifie que les points A', B' et C sont des images par f de certains sommets de L.

Le support de la chaîne d(£±S ) coïncide avec l'image de la chaîne

6

p oSdoc = f°Sd(s +s + s j = y f o s '

1 1 1 2 3 ' *" i i = l

Donc, il coïncide avec l'image de l'application f.

D'après la définition de c , l'image du simplexe A par les simplexes singuliers de la chaîne p <>sdoc est:

a) Un segment rectiligne, si cette image est contenue dans les segments B ' C ou C'A';

b) Un segment curviligne, si elle est contenue dans la spirale infinie A'B'.

Il en va de même pour les images par f des 1-simplexes de L. De plus, l'image par f du complexe obtenu en enlevant un 1-simplexe de L, ne coïncide pas avec celle de L.

Le point final de la spirale A'B', B', est aussi l'image par f du sommet BeL, et le point initial du

(10)

segment B ' C Donc, il n'y a que deux 1-simpexes de L, lx et 12 , qui contiennent le sommet B. De plus, l'image de 1 est contenue dans le segment B ' C , et celle de 12 est une spirale infinie. Par conséquent, il n'y a qu'une composante connexe Q de lk(B,L) dont le bord est non vide. Soit V le cône B*Q. Il est clair que 1 et 1 sont contenues dans V, aussi que V est une 2-boule.

Alors, il existe une chaîne de 2-simplexes de V

l' 2f ' k-l' k

satisfaisant les conditions suivantes

a) tnt est une 1-face commune qui contient le sommet B,

b) 1 est une face de t , et 1 est une face de

v

L'intersection de 5(tkntfc-l) et g(l2) est le point B' puisque g|. est injective. Donc g(t n t ) et g(l )

t k k—1 2 k

sont des spirales infinies. Si on procède de même pour les simplexes t ^,..., t, t, on obtient que g(l ) est aussi une spirale infinie. Ceci contredit le fait que cette image est contenue dans le segment B ' C .

JA 9

(11)

BIBLIOGRAPHIE.

[1] Agoston, M. K.

Algebraic Topology. Marcel Dekker, Inc. New York. 1976.

[2] Dominguez, E.

"Interpretaciôn geométrica de la homologia singular". Revista Real Academia de Ciencias 69. Madrid, 1975, 149-156.

[3] Lalonde, F.

Homologie de Shih d'une submersion.

(Homologies non singulières des variétés feuilletées). Bull. Soc. Math. France. 1987.

Mémoire n0 30.

[4] Shih, W.

"Un invariant algébrique associé à une application continue et le problème de Cauchy global11. C.R.A.S., t.285, série A, p.333, Paris. 1977.

[5] Shih, W.

"Un invariant algébrique associé à une application continue". Diagrammes 15, Paris 1986.

(12)

Juan-José Arrabal

Departamento Alg. Comp. Geom. y Top.

Facultad de Matemâticas Universidad de Sevilla Apdo. 1160

41080 Sevilla Espagne.

L'auteur a bénéficié d'un financement dans le cadre du programme "Plan Andaluz de Investigaciôn" (JUNTA DE ANDALUCIA. ESPAGNE).

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